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  • La loi de finance rectificative, le code minier et la loi sur les investissements parmi les principaux textes à débattre au Parlement

    La loi de finance rectificative, le code minier et la loi sur les investissements parmi les principaux textes à débattre au Parlement

    Antananarivo, 3 Mai, 6h55 – La session ordinaire du Parlement qui vient de s’ouvrir ce mardi devrait être studieuse. Trois projets de loi d’envergure au moins attendent les députés et les sénateurs. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale parle, entre autres, du projet de loi de finance rectificative, du projet de code minier et du projet de loi sur les investissements.

     

    Il est notamment attendu, dans le projet de budget rectificatif, une hausse du budget de la Commission électorale nationale indépendante. Le projet de code minier propose, de son côté, une hausse des redevances et ristournes qui seront exigées aux opérateurs miniers, le gouvernement envisageant de les faire passer de 2% à 5%. Le projet de texte sur les investissements, lui, entend proposer un cadre légal plus attractif et plus incitatif aussi bien aux investisseurs internationaux que locaux.

     

    Les dossiers relatifs à la mise en accusation de certains anciens hauts responsables de l’Etat font également partie des affaires sur lesquelles l’Assemblée nationale est attendue au cours de cette session. Depuis trois ans, les séances relatives à l’adoption des résolutions de mise en accusation sont cependant boudées par les députés et le quorum nécessaire au vote n’a jamais été atteint. Les travaux de la Haute cour de justice s’en trouvent ainsi bloqués.

     

     

  • BNI Lovainjafy – Jusqu’à 200 millions d’ariary de prêt à taux zéro pour les projets à fort impact

    BNI Lovainjafy – Jusqu’à 200 millions d’ariary de prêt à taux zéro pour les projets à fort impact

    Antananarivo, 2 Mai, 16h08 – Soutien aux entrepreneurs sociaux. La banque BNI Madagascar, sous le parrainage du ministère de l’Environnement et du développement durable, lance officiellement le programme BNI Lovainjafy. Il s’agit d’un projet d’accompagnement technique et financier à l’endroit “des acteurs économiques innovants et engagés dans un modèle durable à fort impact social et environnemental”.

    ⭕L’objectif du programme est de soutenir les initiatives à fort impact social et environnemental afin que celles-ci puissent impacter encore plus les zones où elles sont implantées mais aussi afin que les entrepreneurs se lancent dans ce genre d’initiative. Le programme est ainsi ouvert aux entreprises ou porteurs de projets dont les activités contribuent à la lutte contre la pauvreté, contre la dégradation de l’environnement ou encore contre le changement climatique. “Ce programme est une vitrine à destination des acteurs et entrepreneurs économiques qui veulent se lancer dans la protection de l’environnement et le développement durable”, indique Marie Orléa Vina, ministre de l’Environnement et du développement durable.

    ⭕Pour chaque édition du programme, la BNI ambitionne de soutenir quatre projets ou entreprises fortement impactant qui seront soutenus financièrement à hauteur de 15 millions d’ariary en forme de dons offerts par les partenaires du projet à l’instar du PNUD, du WWF, de Ciel ou encore de la fondation Axian et jusqu’à 200 millions d’ariary sous forme de prêt à taux zéro octroyé par BNI Madagascar. “Si un financement supplémentaire est nécessaire au delà des fonds octroyé à travers le programme, la BNI peut mettre à disposition un prêt classique à l’endroit des entreprises”, explique Mialy Rasoanarivony, Manager Impact E&S de BNI Madagascar. Afin de sélectionner les 4 projets lauréats, un concours est lancé et la soumission des dossiers est ouverte jusqu’au 21 juillet prochain.

  • ENERGIE – Le délestage de l’électricité s’étend en soirée sur le réseau interconnecté d’Antananarivo 

    ENERGIE – Le délestage de l’électricité s’étend en soirée sur le réseau interconnecté d’Antananarivo 

     

     

    Antananarivo, 2 Mai, 7h55 – Des quartiers de la Capitale et de ses environs vont devoir se retrouver dans le noir pendant trois heures ce mardi soir. La Jirama annonce des coupures tournantes d’électricité qui vont frapper de nombreuses localités desservies par le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) à partir de 18h jusqu’à 21h. C’est par exemple le cas de l’axe Andraharo jusqu’à Andranotapahina, ou encore de l’axe Mandroseza jusqu’à Ambohimanambola et Alasora, ainsi que de l’axe Androndra et Tanjombato jusqu’à Andoharanofotsy et Iavoloha.

     

    Lorsque la Jirama avait annoncé le retour du délestage pour cause d’insuffisance de fuel lourd sur le RIA, elle avait évoqué des coupures d’électricité d’une durée de 2 heures 30 et uniquement pendant la journée. Ces derniers jours, les coupures sont passées à 3 heures, et sont prévues avoir lieu même en soirée dans certains quartiers.

     

    Photo d’illustration

  • FETE DU TRAVAIL – Les syndicats réclament la publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum des employés du secteur privé

    FETE DU TRAVAIL – Les syndicats réclament la publication du décret d’application de la hausse du salaire minimum des employés du secteur privé

     

     

    Antananarivo, 1er Mai, 19h50 – Les syndicats s’impatientent. « Il est temps de publier le décret d’application de l’accord conclu entre les partenaires sociaux », annonce ce lundi José Randrianasolo, coordonnateur national de la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM). Dans son discours à l’occasion de la célébration du 1er mai au stade d’Alarobia, le leader syndical affirme s’adresser au président de la République et au Premier ministre. « Ne laissez plus cela traîner », poursuit-il alors, évoquant la hausse de 10% du salaire minimum convenu en janvier par le patronat et les syndicats mais dont le décret d’application se fait attendre.

     

    Prenant le relais des propos de son aîné, Herizo Ramanambola, président du Syndicat des employés de la douane et président tournant de la solidarité syndicale de Madagascar (SSM), insiste pour que ce salaire minimum ne soit pas inférieur à 250 000 ariary, le salaire promis par le président de la République en 2022. « Dans quel pays baisse-t-on le salaire des employés ? » martèle-t-il dans son discours. Il rappelle que l’année dernière, le salaire minimum était à 250 000 ariary, et que cette année, avec la fin de la subvention étatique qui ne s’etait appliquée qu’en 2022, le salaire minimum dans le secteur privé est descendu à 217 000 ariary.

     

    Avec l’accord conclu par les partenaires sociaux en janvier, ce salaire minimum d’embauche devrait passer à 238 000 ariary. Afin que le SME de 2023 ne soit pas inférieur à la promesse présidentielle de 2022, les partenaires sociaux ont sollicité le maintien du principe de la subvention même s’ils disent vouloir demander à l’Etat de ne payer que le gap entre 238 000 ariary et 250 000 ariary à titre de subvention.

     

  • TRAVAIL – Andry Rajoelina rend hommage aux travailleurs

    TRAVAIL – Andry Rajoelina rend hommage aux travailleurs

    Andry Rajoelina rappelle la mission étatique de veiller au respect des droits des travailleurs et à la création d’un environnement de travail décent 

     

    Antananarivo, 1er Mai, 14h55 – C’est via sa page Facebook que le président de la République s’est d’abord adressé aux travailleurs à l’occasion du 1er. Dans un message publié ce lundi matin, il leur rend un hommage appuyé pour leur rôle dans le développement du pays. « Depuis 2019, nous avons travaillé sans relâche pour faire briller Madagascar, et vous, travailleurs, avez été derrière toutes ces réalisations », écrit-il, parlant des routes, des écoles, des hôpitaux, mais aussi des usines et des entreprises qui ont été créées. Évoquant sa fierté d’avoir été désigné lauréat du trophée Babacar Ndiaye – Prix Super grand bâtisseur africain, il tient à rappeler le rôle des travailleurs, aussi bien ceux du secteur privé que ceux du secteur public, dans la réalisation de toutes ces infrastructures.

     

    Pour le président de la République, le développement du pays nécessite la solidarité de tous. Afin de permettre aux travailleurs de jouer pleinement leur rôle, le chef de l’Etat rappelle que le rôle de l’Etat est ainsi de veiller au respect des droits des travailleurs et à la mise en place d’un environnement de travail décent pour tout citoyen. A Madagascar, le salaire minimum d’embauche est, par exemple, défini par décret même si la décision est prise d’un commun accord par les partenaires sociaux. L’Etat, en collaboration avec les employeurs et les employés, travaille également à la refonte du code du travail.

     

    Photo : Présidence de la République

  • ENERGIE – 12 heures de coupure d’électricité par jour à Mahajanga depuis le 30 avril jusqu’au 3 mai

    ENERGIE – 12 heures de coupure d’électricité par jour à Mahajanga depuis le 30 avril jusqu’au 3 mai

     

    Antananarivo, 1er Mai, 10h45 – Le délestage de l’électricité n’est plus tournant à Mahajanga. Tous les habitants de la Cité des Fleurs sont logés à la même enseigne au même moment. Depuis dimanche jusqu’au 3 mai, l’électricité est coupée de 10h à 22h dans quasiment tous les quartiers. L’approvisionnement devrait néanmoins se faire normalement de 22h à 10h.

     

    A en croire une publication du gouverneur de la région du Boeny, relayant les annonces de la Jirama, seuls l’hôpital d’Androva, l’hôpital « manara-penitra » et les stations de pompage seront approvisionnés en électricité. « Cette mesure a été prise pour éviter la coupure de la fourniture d’eau », précise encore le gouverneur.

     

    Comme dans de nombreuses localités du pays, Mahajanga souffre également de l’insuffisance de carburants. La production d’électricité par la centrale thermique qui approvisionne la ville s’en voit ainsi réduite, et la distribution devient rationnée.

     

  • TOURISME – Escale du jet privé touristique de luxe de TCS World Travel à Nosy Be ce week-end 

    TOURISME – Escale du jet privé touristique de luxe de TCS World Travel à Nosy Be ce week-end 

    Antananarivo, 1er Mai, 8h30 – L’agence de voyage TCS World Travel continue de faire de Madagascar une de ses destinations de luxe. Un de ses jets privés a atterri à Nosy Be ce week-end pour y amener une cinquantaine de touristes. Le voyage fait partie de l’itinéraire de 21 jours « Wildlife & Natural Wonders of the World: A Luxury Tour by Private Jet » dont le départ a eu lieu le 15 avril à Londres et qui compte neuf escales. Outre Nosy Be, les 48 passagers de l’avion ont pu ou vont pouvoir visiter Cappadoce, Jaipur, Ranthambore, les Maldives, la réserve naturelle privée de Grootbos , Cape Winelands, Okavango Delta et Victoria Falls.

     

    Outre l’excursion de 21 jours pour découvrir les merveilles de la faune et de la flore dans le monde, TCS World Travel offre plusieurs voyages de découverte sur les cinq continents, ainsi qu’un tour du monde. Pour 2024, Madagascar est encore sur la liste des destinations prévues. Comme il s’agit de longs voyages de plus de deux semaines, ses avions sont aménagés de façon à offrir le maximum de confort à leurs passagers.

     

    Selon l’agence, un jet est « configuré pour seulement 52 invités et comprend des sièges en cuir fabriqués sur mesure en Italie, un système d’inclinaison électrique et des toilettes extra-larges avec des miroirs pleine longueur ». Le personnel et l’équipage comptent pour leur part 18 membres et comprennent un chef et un médecin.

     

    Photo : Ravinala Airports

  • AGRICULTURE – Un deuxième hélicoptère bientôt mobilisé pour lutter contre les essaims de criquets

    AGRICULTURE – Un deuxième hélicoptère bientôt mobilisé pour lutter contre les essaims de criquets

    Antananarivo, 1er Mai, 6h35 – Les autorités entendent accélérer la lutte contre l’invasion des criquets. Alors que de nombreuses localités du Sud subissent des attaques d’essaims de criquets, Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage annonce la mobilisation prochaine d’un deuxième hélicoptère pour aider à lutter contre ces insectes ravageurs de culture. Il indique que les négociations avec l’armée de l’air ont abouti et vont permettre de déployer ce deuxième aéronef pour accélérer le traitement aérien des zones infestées.

     

    Avec un deuxième hélicoptère, la superficie des terrains traités contre les criquets devrait augmenter assez vite. Du 24 au 28 avril, l’épandage aérien des insecticides a permis d’atteindre 1 300 ha alors que le traitement terrestre n’a touché que 60 ha. Une semaine plus tôt, 1 200 ha ont pu être traités par voie aérienne. Ce qui porte à 3 500 ha la superficie couverte par voie aérienne depuis le début de la campagne, ainsi que le souligne le ministre sur la chaîne de télévision publique lors de l’émission « Lazao ny marina » du 28 avril.

     

    Pour ce qui est du traitement par voie terrestre, Harifidy Ramilison parle d’une superficie de 10 700 ha depuis novembre 2022. A l’entendre, les communautés locales ont été impliquées dans la lutte depuis le début de la campagne. Ainsi, 90 nouveaux pulvérisateurs ont été distribués auprès des localités attaquées par les criquets tandis que des insecticides y ont déjà été prépositionnés. Madagascar s’est, par ailleurs, doté de quatre nouveaux atomiseurs autoportés pour aider à la lutte anti-acridienne, ajoute-t-il.

     

    En décembre 2022, lors de la présentation du plan national pour la lutte antiacridienne et mobilisation des partenaires, le ministère avait estimé que pour la campagne 2022 – 2023, la superficie qui pourrait être infestée par les criquets ravageurs s’élevait à 300 000 ha. Le budget nécessaire à la lutte avait alors été évalué à 12 milliards d’ariary. Le bilan de la campagne anti-acridienne de 2021-2022, pour sa part, avait indiqué que ce sont 150 440 ha environ qui ont pu être traités contre les criquets ravageurs de septembre 2021 à août 2022.

  • La mise à l’échelle des chaînes de valeur comme la vanille, la filière bovine ou le textile soutenue par la Société financière internationale

    La mise à l’échelle des chaînes de valeur comme la vanille, la filière bovine ou le textile soutenue par la Société financière internationale

    Antananarivo, 30 Avril, 16h10 – La Société financière internationale (SFI) entend renforcer ses appuis pour les secteurs porteurs de la Grande île. Cette institution du Groupe de la Banque mondiale (GBM), consacrée au secteur privé, rassure sur son soutien à la mise à l’échelle de certaines chaînes de valeur comme la vanille, le bétail ou encore le textile. La SFI participe d’ailleurs, aux côtés de la Banque mondiale et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga) à la mise en œuvre du leur nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) avec Madagascar pour la période 2023-2027. Un partenariat qui vise l’accroissement des opportunités économiques, permettant de créer des emplois et d’augmenter les revenus.

     

    Des secteurs clés à fort potentiel de croissance et de création d’emplois bénéficieront également des investissements et de l’assistance technique de la SFI. Cette institution financière soutiendra les institutions de microfinance pour l’amélioration de l’accès de la population aux services financiers numériques. Ce qui va promouvoir l’inclusion financière et soutenir les activités économiques.

     

    La SFI se veut être un partenaire du gouvernement Malgache et du secteur privé du pays, comme l’a tenu à souligner sa responsable des opérations, Marcelle Ayo. « Nous nous appuierons sur le nouveau CPF pour accélérer notre stratégie de financement et de services de conseils afin d’améliorer d’urgence l’accès au financement pour les petites entreprises, de relever les défis en matière d’infrastructures, de renforcer le capital humain et de développer la résilience économique », a-t-elle exposé.

     

    Marcelle Ayo de la Société financière internationale reste persuadée qu’ « un secteur privé fort est essentiel pour une croissance économique durable, la création d’emplois, l’inclusion financière et la reduction de la pauvreté à Madagascar ». Mais comme l’a soutenu la représentante de la Banque mondiale, Marie-Chantal Uwanyiligira, « le secteur privé malgache est petit, très peu compétitif et caractérisé par de faibles niveaux d’investissement. Ce qui l’empêche de créer des emplois, de stimuler la croissance économique et de réduire la pauvreté ».

     

    L’équipe du groupe de la Banque mondiale avait avancé la nécessité de mettre en place une « coalition » en faveur de la croissance. Celle-ci devra créer un cadre institutionnel solide, nécessaire à un secteur privé « dynamique » et « compétitif ». Ce qui implique également « la mise en place d’une administration publique stable, fiable et efficace, capable de fournir les infrastructures et les services nécessaires, tout en n’appliquant que des exigences réglementaires raisonnables », recommande le groupe de la Banque mondiale. Celui-ci salue toutefois les reformes entreprises dans les secteurs des mines, des telecommunications qui, selon lui, «peuvent contribuer à stimuler la croissance dont Madagascar a besoin pour sortir de la spirale de la pauvreté dans laquelle il se trouve ».

  • INFRASTRUCTURES – Andry Rajoelina désigné lauréat du Super prix du grand bâtisseur

    INFRASTRUCTURES – Andry Rajoelina désigné lauréat du Super prix du grand bâtisseur

    Le Président Andry Rajoelina a été désigné lauréat du Super prix du grand bâtisseur –  Trophée Babacar Ndiaye « pour ses engagements et ses investissements dans les infrastructures de mobilité de la Grande île ». 

     

    Antananarivo, 30 Avril, 7h50 – Une reconnaissance internationale pour le président de la République. L’organisation The Africa Road Builders attribue à Andry Rajoelina son Super prix grand bâtisseur – Trophée Babacar Ndiaye, annonce samedi la presse africaine. Le comité de sélection du trophée s’est appuyé sur le rapport du réseau Médias pour les infrastructures et la finance en Afrique pour arrêter son choix. Il s’est notamment basé sur certaines réalisations inaugurées par Madagascar pour désigner son lauréat.

     

    Dans le communiqué rapporté par Press Afrik, il est souligné que « le comité de sélection a particulièrement noté la livraison de la rocade d’Iarivo (…), l’agrandissement de l’aéroport d’Ivato (…), et le renforcement des connectivités en milieu rural ». Autant d’infrastructures qui, selon le porte-parole du comité de sélection rapporté par Press Afrik, témoignent du « leadership personnel » du chef d’Etat malgache, ainsi que de « ses engagements et investissements pour doter Madagascar d’infrastructures de mobilité en parfaite adéquation avec les objectifs du développement durable ».

     

    Le caractère inclusif des infrastructures citées est particulièrement mis en avant par le comité. Celui-ci parle, par exemple, de « l’intégration de voies piétonnes et cyclistes aux côtés des voies motorisées ainsi que des arrêts de bus sécurisés et des points de dépôt d’ordures » sur la rocade d’Iarivo qui en devient ainsi « une route résolument au service de la population ». Il évoque également la « prise en compte des personnes à mobilité réduite, l’amélioration des parkings, ainsi que la signalisation piétonne bien visible » au nouvel aéroport d’Ivato. « Le renforcement des connectivités de transport en milieu rural augmente indubitablement la productivité agricole et améliore l’économie et la vie des populations », ajoute enfin le comité.

     

    Le prix devrait être remis à Andry Rajoelina le 26 mai 2023, en marge des Assemblées Annuelles de la Banque africaine pour le développement (BAD) à Sharm el Sheikh en Egypte, où il est invité par le comité de sélection. Le Trophée Babacar Ndiaye, du nom d’un ancien président de la BAD, récompense « les projets ambitieux et concrets ayant un réel impact sur la mobilité des populations ». Il est organisé par Acturoutes, une plateforme d’information sur les infrastructures et le réseau routier en Afrique, et par l’organisation Médias pour les infrastructures et le financement en Afrique, un réseau de journalistes africains spécialisés dans les infrastructures routières. Ses précédents lauréats sont, entre autres, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan (2022), le président nigérian Muhammadu Buhari (2021), le président égyptien Abdel Fatah Al Sisi (2020) ou encore le président gambien Adama Barrow (2019).

     

    Photo : Presidence de la République