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  • Madagascar : L’Union européenne investit 170 milliards d’ariary dans la formation professionnelle

    Madagascar : L’Union européenne investit 170 milliards d’ariary dans la formation professionnelle

    L’Union européenne met le paquet. Son ambassadeur Roland Kobia parle de 170 milliards d’ariary qui vont être affectés dans la mise en œuvre du nouveau programme “Compétences pour tous”, consacré à la formation professionnelle des jeunes à Madagascar. L’objectif annoncé est d’offrir une formation technique de qualité à des milliers de jeunes issues de toutes les tranches d’âge, afin de leur garantir un emploi immédiat. C’est ce qu’a présenté le diplomate européen, lors d’un entretien exclusif vendredi.

     

    La force de ce programme réside dans sa co-conception avec le secteur privé malgache. L’Union européenne indique avoir consulté les groupements patronaux dans l’identification des réels besoins de recrutement. Ces échanges avaient permis d’arrêter quatre secteurs porteurs que sont l’économie bleue, l’économie digitale, l’économie verte et l’agroindustrie. Le programme constitue alors un pont direct vers l’emploi. “Les bénéficiaires sont assurés d’être recrutés dès la fin de leur cursus car le secteur privé les attend”, lâche Roland Kobia.

     

    Le programme est actuellement déployé dans cinq régions pilotes réparties sur l’ensemble du territoire. Et ces initiateurs entendent mettre un accent particulier sur les jeunes filles, qui font souvent face à des défis plus importants, bien que les garçons en soient également bénéficiaires.

     

    “Notre ambition est de pérenniser cette action. Avec le concours de l’État et des autorités régionales, si les résultats sont concluants, nous envisageons d’étendre ce modèle à l’ensemble du pays”, avance l’ambassadeur de l’Union européenne. “Nous misons sur un véritable partenariat pour transformer ce projet pilote en une réussite nationale durable”, poursuit-il.

     

    La jeunesse constitue d’ailleurs l’un des piliers prioritaires de l’action de l’Union Européenne à Madagascar, insiste Roland Kobia. Et ce, bien avant le mouvement populaire de l’année dernière, note-t-il. “Cet engagement ne date pas des événements de septembre ou d’octobre ; il était déjà au cœur de nos préoccupations bien avant cela. Toutefois, il est évident que la situation actuelle a renforcé cette priorité”, expose-t-il.

     

    L’ambassadeur insiste par ailleurs sur le rôle moteur que joue la jeunesse dans le pays, ainsi que de sa détermination à être un acteur clé de la transition et de l’évolution politique, sociale et économique de la Nation.

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  • ETATS-UNIS – Un assaillant armé tente de forcer l’entrée du “dîner des correspondants” auquel Donald Trump était présent

    ETATS-UNIS – Un assaillant armé tente de forcer l’entrée du “dîner des correspondants” auquel Donald Trump était présent

    Donald Trump parle de l’acte d’un « assassin en puissance » après qu’un homme armé a tenté samedi de forcer l’entrée d’un gala auquel assistait le président américain. L’assaillant a été arrêté avant de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le dîner des correspondants de la Maison Blanche. Des coups de feu ont été échangés, selon la police. Un membre des forces de l’ordre s’est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles.

     

    « Ce n’est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », déclareDonald Trump, encore en smoking, pendant une conférence de presse donnée à la Maison Blanche deux heures environ après l’incident. Selon le président américain, l’assaillant, dont l’identité n’a pas été communiquée immédiatement, était un « loup solitaire » et un « cinglé ».

     

    Le suspect comparaîtra lundi devant la justice, annoncent les autorités américaines lors d’une conférence de presse. Il sera inculpé de deux chefs d’accusation: le premier pour usage d’une arme à feu lors d’un crime violent et le second pour l’agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse, précise la procureure de la capitale américaine, Jeanine Pirro. Selon la police, l’assaillant portait deux armes à feu et de nombreux couteaux. Il n’a pas été touché par des tirs lors de son arrestation.

     

    L’hôtel Hilton de Washington, où avait lieu le dîner avorté, n’est pas « un bâtiment particulièrement sûr », critique Donald Trump. Il reconnaît toutefois que le dispositif de sécurité « était très sûr », remarquant que le tireur avait été stoppé avant d’entrer dans la grande salle de réception où il se trouvait. C’est devant cet hôtel que le président Ronald Reagan avait été blessé par balle en 1981 lors d’une tentative d’assassinat.

     

    Le dîner annuel de l’association des correspondants à la Maison Blanche avait débuté depuis peu, selon les journalistes de l’AFP présents, quand une grande agitation s’est fait entendre aux portes de la salle. Des cris de « A terre! A terre! » ont retenti. Les convives se sont immédiatement allongés ou agenouillés par terre, beaucoup d’entre eux brandissant leurs téléphones pour filmer.

     

    Des agents du Secret Service, le service de protection du président et des membres du gouvernement, sont entrés dans la salle, lourdement armés. Les forces de l’ordre ont ensuite ordonné aux invités, journalistes, ministres, politiciens et personnalités diverses, de quitter l’immense salle située au premier sous-sol de l’hôtel. Ce n’est qu’après quelques secondes que les convives semblent réaliser qu’un incident s’est produit, Melania Trump montrant un visage angoissé.

     

    Des agents de sécurité lourdement armés interviennent alors très rapidement et évacuent le président vers la gauche de l’estrade. La musique d’ambiance s’arrête, alors que d’autres agents enjambent la table et semblent tenir en joue le public.

     

    L’association des correspondants à la Maison Blanche (WHCA) est organisatrice de ce grand raout politico-médiatique, qui réunit chaque printemps des centaines de personnes et auquel Donald Trump, qui attaque sans relâche la presse, assistait pour la toute première fois en tant que président. Il a assuré samedi soir que l’événement serait reprogrammé.

     

    Avec AFP

  • AÉROPORT IVATO – Le terminal domestique porte sa capacité à 216 passagers par heure

    AÉROPORT IVATO – Le terminal domestique porte sa capacité à 216 passagers par heure

    Fin de travaux au nouveau terminal domestique d’Antananarivo à Ivato. Les nouvelles infrastructures sont prévues être inaugurées mardi. Le bâtiment réhabilité, occupant l’espace de l’ex-terminal international, promet de moderniser radicalement l’expérience voyageur, avec une capacité de traitement qui bondit de 120 à 216 passagers par heure, confient les responsables de Ravinala Airports.

     

    Le chantier s’était attaqué à un bâtiment qui n’avait connu aucune rénovation majeure depuis 70 ans. L’espace a alors été entièrement repensé pour optimiser le confort des usagers, avec une salle d’embarquement qui double de volume, passant de 380 m² à 760 m². Ce qui permet à ce nouveau terminal de disposer de 236 sièges au lieu des 151 places assises d’avant.

     

    D’autres dispositifs ont également été mis en place, côté opérationnel, dont le doublement des accès pour fluidité des départs et arrivées. Le terminal dispose désormais de quatre portes d’embarquement contre seulement deux auparavant.

     

    Ceux qui s’apprêtent à voyager sont alors tenus de tenir compte des changements qui sont prévus durant la cérémonie officielle d’inauguration de ce nouveau terminal domestique. Le traitement des vols au départ et à l’arrivée d’Antananarivo se feront exceptionnellement au Terminal C à partir de 7h45 et jusqu’à la clôture de la cérémonie.

     

    Des perturbations du trafic sont susceptibles de survenir le 28 avril 2026 pour Madagascar Airlines. La compagnie invite ainsi les passagers à anticiper leur arrivée à l’aéroport et à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter tout retard lors des formalités d’enregistrement et d’embarquement.

  • JUSTICE – Bienvenu Manjany nommé nouveau Procureur général près de la Cour d’appel d’Antananarivo

    JUSTICE – Bienvenu Manjany nommé nouveau Procureur général près de la Cour d’appel d’Antananarivo

    La Cour d’appel d’Antananarivo accueille un nouveau procureur général. Le Conseil des ministres de jeudi entérine la nomination de Bienvenu Manjany. Celui-ci remplace Didier Alban Razafindralambo, qui a occupé ce poste depuis avril 2025.

     

    Bienvenu Manjany, en dehors de ses fonctions au sein du corps de la magistrature, a également été un homme politique. Ancien sénateur élu en 2016 pour la province de Mahajanga sous les couleurs du parti HVM, il a occupé, durant son mandat, le poste de vice-président de Mahajanga et a “siégé” au nom de cette institution au sein de la Haute Cour de justice. Il s’est également présenté aux dernières élections législatives dans la circonscription électorale de Maintirano.

     

    Avant d’embrasser une carrière politique, Bienvenu Manjany avait déjà été membre de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (Cenit) de 2012 à 2015.

     

    Outre le nouveau PGCA, le Conseil des ministres procède d’autres nominations. Johanna Hariniony Randrianasolo devient commissaire général de la loi près le Conseil d’État. Tafita Razafimanantsoa est nommé commissaire général du Trésor public près la Cour des comptes. Marie-Laure Arimalala est, quant à elle, nommée Premier président de la Cour d’appel de Fianarantsoa.

  • REFONDATION – Le début des concertations au niveau des fokontany à avancer le mois prochain

    REFONDATION – Le début des concertations au niveau des fokontany à avancer le mois prochain

    Le ministère de la Refondation se met en avance sur son calendrier. Il prévoit une modification de son chronogramme et annonce un démarrage des concertations avec deux mois d’avance sur le calendrier initial. A entendre Hanitra Razafimanantsoa, ministre de la Refondation, les échanges vont débuter au niveau des fokontany et cela devrait démarrer dès le mois de mai.

    “Si l’on se réfère au programme initial, le lancement effectif était prévu pour le mois de juillet”, rappelle la ministre lors d’une rencontre avec les partenaires dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, jeudi. Mais suite à l’appel “pressant’” lancé par le président de la Refondation, lors de l’ouverture de la concertation nationale des jeunes, il y a une semaine, le ministère a pris la décision de lancer dès que possible cette concertation.

    Aucune date n’a cependant encore été annoncée pour le lancement officiel de ces concertations au niveau du Fokontany. “Nous devons encore nous co dncerter pour confirmer si la date convient à tous”, souligne la ministre. Elle indique toutefois que “dans certaines régions, comme le Vakinankaratra, des fokontany ont déjà lancé les concertations sans attendre le lancement officiel.

    Pour l’heure, le ministère en est encore au stade de la “formation des formateurs”. Il est nécessaire d’avoir “des personnes qualifiées pour diriger le processus”, explique la ministre.

    Pour ce qui est du budget, les fonds sont déjà prévus et intégrés dans la phase de préparation. Mais tout cela doit encore faire l’objet d’un examen conjoint. Pour le moment, c’est le gouvernement qui prend en charge les coûts et toute aide extérieure sera ensuite accueillie à bras ouverts, conclut Hanitra Razafimanantsoa.

  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Le FMI table sur un taux de croissance économique à 3,6% pour Madagascar en 2026

    PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Le FMI table sur un taux de croissance économique à 3,6% pour Madagascar en 2026

    Quelle quantité de richesse Madagascar pourrait-il produire concrètement cette année ? Selon le Fonds monétaire international (FMI), la capacité de la Grande île à produire des richesses devrait s’améliorer de 3,6% par rapport à l’an dernier pour atteindre 4,1% en 2027. C’est le taux de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel du pays, rapporté par cette institution de Bretton Woods, dans son rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne qu’elle a publié en ce mois d’avril.

    La Banque mondiale s’est, de son côté, déjà montrée un peu plus optimiste pour cette année en anticipant une croissance de 3,8%. Une progression, qui selon ses explications, devra être appuyée par l’investissement public dans les infrastructures critiques ainsi que par l’investissement privé dans les secteurs des mines, du tourisme et des télécommunications. Elle se montre toutefois plus réservée pour l’après-2026. Alors que le FMI espère une accélération continue, la Banque mondiale estime que la croissance pourrait plafonner autour de 4,2 % sur la période 2027-2028.

    Mais le portefeuille des ménages reste sous pression malgré ces chiffres qui peuvent paraître encourageants. En 2026, ces deux institutions financières prévoient que les prix vont continuer de grimper avec une inflation estimée à 8,3 %. Le coût de la vie pourrait donc augmenter de manière généralisée à ce niveau, touchant aussi bien les produits alimentaires que les services essentiels. Une décélération à 7% du taux d’inflation est néanmoins attendue pour 2027, selon la prévision du FMI.

    Pour la Banque mondiale, une décrue progressive de l’inflation à moyen terme est envisagée. Mais ce ralentissement repose avant tout sur le maintien par Banky foiben’i Madagasikara (BFM) d’une politique monétaire restrictive.

    Les perspectives restent menacées par plusieurs risques majeurs. La Banque mondiale parle par exemple de la fragilité des institutions, une application irrégulière des réformes, ainsi que la lenteur du redressement financier et opérationnel de la Jirama. Le secteur du tourisme pourrait également souffrir d’une performance plus faible dans les destinations principales du pays, estime-t-elle. À l’international, l’incertitude plane sur le non-renouvellement de l’AGOA après 2026 ; à laquelle s’ajoute la vulnérabilité de Madagascar face aux chocs extérieurs, notamment les catastrophes climatiques.

    Un conflit prolongé au Moyen-Orient pourrait par ailleurs faire grimper les coûts de l’énergie et du transport maritime. “Une telle situation alimenterait l’inflation à travers les prix du transport, de l’électricité et de l’alimentation. Cela affecterait de manière disproportionnée les ménages urbains, tout en réduisant les revenus des petits exploitants agricoles”, expose la Banque mondiale.

  • ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres nomme Nasolo Adakalo chef de région par intérim du Boeny

    ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres nomme Nasolo Adakalo chef de région par intérim du Boeny

    La région Boeny a enfin son nouveau dirigeant. Le Conseil des ministres de ce jeudi désigne Nasolo Adakalo au poste de chef de région par intérim. Celui-ci n’est pas un inconnu dans la région. Il a déjà occupé les fonctions de directeur des affaires administratives et financières (DAAF) de cette région de l’Ouest malgache.

    Par ailleurs, le nouveau chef de région par intérim de la région Boeny a également exercé les fonctions de secrétaire général au ministère de la Pêche et de l’Économie bleue à la fin de l’année 2025. Après cette nouvelle nomination, seule la région de l’Itasy reste dans l’attente de son chef de région. Les 22 autres circonscriptions ont désormais leurs chefs respectifs à leur tête.

  • SÉCURITÉ – 14 éléments de la sécurité présidentielle bénéficient d’une formation spécialisée assurée par des instructeurs russes

    SÉCURITÉ – 14 éléments de la sécurité présidentielle bénéficient d’une formation spécialisée assurée par des instructeurs russes

    Renforcement de capacité. Pendant près de deux mois, 14 éléments de la garde présidentielle ont bénéficié d’une formation intensive dispensée par des instructeurs russes en matière de sécurité des hautes personnalités ces dernières semaines. Cette formation visait à renforcer leurs compétences techniques et opérationnelles en sécurité rapprochée.

    Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, évoque une formation “intense, proche du réel” lors de la remise de certificats à ces éléments des forces armées à Iavoloha, jeudi. “Vous faites désormais partie des gardes de la Présidence de la République disposant de cette expertise”, souligne le Chef de l’État. Il encourage, par la même occasion, ces éléments de la garde présidentielle dans l’accomplissement de leur mission, en cette période qu’il qualifie “d’instabilité”.

    Le programme de formation de la garde présidentielle s’inscrit dans le cadre de la coopération entre l’État malgache et la Russie, qui a apporté un appui à la fois technique et pédagogique. La partie russe a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté de poursuivre son soutien au renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité.

  • INVESTISSEMENT – Le secteur des services capte 57,4% du total des entreprises créées dans la région Analamanga pour les deux dernières décennies

    INVESTISSEMENT – Le secteur des services capte 57,4% du total des entreprises créées dans la région Analamanga pour les deux dernières décennies

    Le dynamisme économique repose massivement sur les services pour Analamanga. Avec 6 828 sociétés créées, ce secteur affiche une domination écrasante, en captant 57,4% des 24 799 entreprises formelles répertoriées par l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) dans la région pour les deux dernières décennies. Des chiffres que la directrice générale de cette agence de promotion des investissements, Josielle Rafidy a présentés jeudi dans le cadre de la présentation de la célébration des 20 années d’actions de l’EDBM.

     

    Cette concentration révèle une structure économique où le secteur tertiaire agit comme la principale porte d’entrée pour les investisseurs. Il se positionne bien loin devant les secteurs productifs traditionnels. Les TIC, qui avaient été isolés du secteur des services, arrivent même en seconde position avec 12,3% des entreprises créées durant la période sous revue, du fait qu’ils représentent un levier de croissance spécifique.

     

    Parallèlement à l’omniprésence des services, les secteurs dits productifs peinent à s’imposer. Et ce, malgré leur importance stratégique pour l’économie nationale. Les investissements dans le secteur secondaire demeurent marginaux durant ces 20 dernières années, déplore Josielle Rafidy. L’agribusiness, avec 8,7 % des créations, et le textile-habillement, à 6,2 %, occupent par exemple des places honorables mais révèlent un investissement industriel encore timide dans une région qui concentre pourtant l’essentiel de la main-d’œuvre qualifiée. Le secteur de l’énergie demeure même quasi invisible avec seulement 0,9 % des nouvelles entreprises.

     

    Le nombre des entreprises créées dans la région Analamanga affiche néanmoins une tendance globale à la hausse de 2005, bien qu’il y ait eu quelques fluctuations. Le rythme s’est notamment stabilisé autour de 1 000 créations, avec une accélération notable observée depuis 2021, atteignant un pic en 2024 avec 1 654 nouvelles entreprises.

     

    L’entrepreneuriat local est majoritaire dans la création d’entreprises à Madagascar, puisque les ressortissants malgaches représentent 60,5 % des créateurs de sociétés à Analamanga, pour 11 178 entreprises. Sur le plan international, les investisseurs Chinois (11,7 %) et Français (10,7 %) constituent les principaux contingents étrangers, suivis de loin par les investisseurs Indiens (4,1 %) et Mauriciens (2,4 %).

     

    Les données couvrant les 20 dernières années sont par ailleurs déjà intégrées à la plateforme Orinasa de l’EDBM. Cette dernière est déjà interopérable avec le système de la direction générale des Impôts (DGI). À court terme, la plateforme permettra également d’effectuer des modifications et des radiations en ligne. Et cette interopérabilité offrira à l’administration publique une visibilité complète sur la situation des associés ou des sociétés, notamment sur la question de la domiciliation, qui constituait jusqu’ici un obstacle majeur, explique Josielle Rafidy.

  • SITUATION EXCEPTIONNELLE – L’état d’urgence énergétique prolongée pour 15 nouveaux jours

    SITUATION EXCEPTIONNELLE – L’état d’urgence énergétique prolongée pour 15 nouveaux jours

    Madagascar est encore en situation exceptionnelle. Le Conseil des ministres de jeudi adopte un décret relatif à une nouvelle période d’urgence énergétique. Aucun détail n’est évoqué par le compte-rendu du Conseil des ministres, mais une source proche du dossier évoque une durée identique à la première période, ainsi que prévu par la loi relative aux situations d’exception. Ce texte dispose, entre autres, que “la durée de la situation d’urgence est de quinze jours” et que cela “peut être prolongé par périodes ne pouvant excéder chacune la période initiale”.

     

    Selon le communiqué rapportant la première période de l’état d’urgence énergétique, la “décision est prise suite au constat que nous vivons dans une crise profonde en raison des perturbations de l’approvisionnement en énergie dans toute l’île, en raison du conflit au Moyen Orient”. Evoquant une “crise affecte la continuité des services publics essentiels, le fonctionnement normal de l’économie et la vie quotidienne de la population”, le communiqué reconnaît une situation qui risque de “porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité et à la stabilité des institutions”.

     

    La suspension de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants est l’une des mesures prises dans le cadre de cette période. Cette mesure implique que le gouvernement peut, soit geler les prix à la pompe, soit aller au-delà du plafond de 200 ariary prévu au moment de réviser les prix. Au lendemain de la première déclaration de l’état d’urgence énergétique, il y a deux semaines, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait annoncé que le gap entre le prix réel et le prix à la pompe était de 1 600 ariary.