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  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les bourses d’études des étudiants des Universités publiques désormais payées au Trésor Public

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les bourses d’études des étudiants des Universités publiques désormais payées au Trésor Public

    Du changement dans le système de versement des allocations étudiantes à Madagascar. Désormais, le paiement des bourses d’études et des allocations d’équipements aux étudiants bénéficiaires sur l’ensemble du territoire national s’effectue directement auprès du Trésor Public. Cette mesure vise à centraliser les flux financiers et à sécuriser le processus de distribution. Selon les orientations budgétaires de la Loi de finances, cette gestion directe par la comptabilité publique permet d’assurer une meilleure traçabilité des fonds alloués au secteur de l’enseignement supérieur.

    Cette réorganisation répond à un besoin de transparence dans la gestion des deniers publics. Les données issues du rapport de performance du ministère de l’Économie et des finances indiquent que la centralisation des paiements au niveau du Trésor permet de réduire les intermédiaires financiers, limitant ainsi les risques de retards de traitement. En 2025, les autorités ont renforcé la numérisation des registres pour fluidifier l’accueil des étudiants au sein des différentes perceptions principales. L’impact de cette mutation repose sur l’uniformisation des procédures sur toute la Grande Île.

    Contrairement aux anciens modes de paiement parfois décentralisés auprès d’agences tierces, le passage au guichet unique du Trésor impose une rigueur administrative accrue. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’administration publique, visant à assainir la liste des bénéficiaires tout en garantissant que les budgets votés parviennent effectivement aux ayants droit. La direction générale du trésor public invite les étudiants à suivre les canaux de communication officiels pour les détails logistiques. Des guides de procédure seront diffusés progressivement afin de coordonner les passages aux guichets.

  • COMMERCE ET INVESTISSEMENT – Collaboration renforcée au cœur de la nouvelle dynamique bilatérale entre Madagascar et les États-Unis

    COMMERCE ET INVESTISSEMENT – Collaboration renforcée au cœur de la nouvelle dynamique bilatérale entre Madagascar et les États-Unis

    D’une relation d’appui diplomatique à un partenariat d’affaires robuste et mutuellement bénéfique. Une centaine d’acteurs, mobilisés dans le cadre du Madagascar-United States and investment symposium (Mustis) depuis mardi travaillent à la concrétisation d’une nouvelle dynamique du partenariat entre Madagascar et les Etats-Unis. Hauts responsables des deux gouvernements, leaders du secteur privé et entrepreneurs ou encore anciens participants à des programmes d’échange américains s’y engagent afin de développer les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux entre les deux pays.

    La Chargée d’affaires américaine, Stephanie Arnold, se dit convaincue du potentiel d’une collaboration renforcée entre Madagascar et les Etats-Unis dans divers secteurs. “Nous voyons là des opportunités pour renforcer les échanges commerciaux et les investissements, de développer les compétences, de créer des emplois et de favoriser une croissance durable, au bénéfice de nos communautés”, lance-t-elle.

    Le programme Mustis vise alors à créer des partenariats concrets en matière de commerce et d’investissement entre les entreprises américaines et malgache, en mettant en relation des partenaires potentiels et en s’attaquant aux défis communs. Le programme comprend des groupes de travail sectoriels consacrés à l’agriculture, au tourisme, à l’exploitation minière, à l’artisanat et au textile.

    L’ajustement du cadre opérationnel figure parmi les exigences formulées par la partie américaine pour optimiser la coopération bilatérale, indique la secrétaire générale du ministère du Commerce et de la consommation, Misa Rasolofoarison. Aussi, elle estime qu’afin de maximiser les bénéfices mutuels, il est impératif de stimuler les investissements directs étrangers (IDE) en provenance des États-Unis. Misa Rasolofoarison rappelle que plusieurs secteurs prioritaires ont déjà été identifiés pour capter ces flux de capitaux, à savoir l’agro-industrie, l’industrie minière, les énergies renouvelables, le secteur manufacturier, le tourisme, les technologies de l’information et de la communication (TIC).

    En matière de commerce, outre le secteur textile, les produits agricoles malgaches suscitent un vif intérêt, notamment la vanille, dont les États-Unis demeurent la principale destination. Le secteur extractif, particulièrement les minerais stratégiques, représente également un levier majeur de croissance, note-t-elle. Sur ce point, les États-Unis revendiquent leur statut de premier partenaire commercial de la Grande Île. En 2025, sous l’égide de l’AGOA, Madagascar a exporté près de 3 000 milliards d’ariary vers le marché américain, consolidant ainsi la position des États-Unis comme première destination des produits malgaches.

    “Les relations nouées ici constitueront la base d’une prospérité accrue pour nos deux nations”, reprend Stephanie Arnold. “Je me réjouis tout particulièrement des sessions thématiques ainsi que des réunions de groupes de travail prévues dans les mois à venir, afin que ce qui commence ici se traduise par un engagement durable et des résultats tangibles”, lance-t-elle.

  • TRAVAIL – Le montant du salaire minimum d’embauche de nouveau débattu, le décret attendu au plus tard le 1er mai

    TRAVAIL – Le montant du salaire minimum d’embauche de nouveau débattu, le décret attendu au plus tard le 1er mai

    De combien le salaire minimum d’embauche (SME) augmentera-t-il cette année dans le secteur privé? La question n’est pas encore tranchée. Le montant qui avait été convenu en février par les partenaires sociaux semble être remis en cause par le Conseil national du travail (CNT) qui s’est tenu vendredi. Alors que les groupements patronaux représentés par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Groupement du patronat malgache (Fivmpama) et la confédération syndicale Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM) s’étaient mis d’accord sur la somme de 300 000 ariary, une nouvelle proposition a été mise sur la table du CNT.

    Si l’on en croit une source ayant participé à la réunion du CNT, des organisations syndicales ont proposé un SME à 360 000 ariary. Mais “les organisations patronales ont rejeté cette nouvelle proposition”, poursuit notre interlocuteur. Le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique se veut plus nuancé et indique que “le patronat a accepté d’examiner la proposition retenue par les organisations syndicales”. “Il est à espérer qu’un consensus sortira dans l’intérêt des travailleurs malgaches”, ajoute le ministère dans son communiqué relatif à la réunion du CNT. Le ministère n’en ajoute pas moins que l’entente doit tenir compte aussi bien de l’intérêt des travailleurs que des possibilités des entreprises.

    Selon le ministère, la réunion de vendredi est une étape importante du dialogue social précédant la phase d’élaboration du décret fixant le SME. Après l’entente des partenaires sociaux sur le SME à 300 000 ariary en février, le CNT devait valider le montant retenu avant que le texte ne soit transmis au Conseil de gouvernement. Pour l’instant, le CNT n’a donc encore rien validé, attendant un compromis entre le patronat et les organisations syndicales. Celles-ci espèrent qu’un accord soit trouvé au plus vite pour que le décret soit publié au plus tard le 1er mai.

  • PARLEMENT – Feno Ralambomanana et Todisoa Andriamampandry remplacés à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – Feno Ralambomanana et Todisoa Andriamampandry remplacés à l’Assemblée nationale

    Deux nouveaux députés prendront bientôt leur siège à Tsimbazaza. Il s’agit des suppléants de Fenoherintsoa Ralambomanana et Todisoa Andriamampandry, tous deux respectivement nommés président de la délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo et ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Willy Jocelyn Andrianantenaina Ramboarivelo devient ainsi député élu dans le troisième arrondissement d’Antananarivo, tandis que Samoela Miharisoa Ramananarivo prend le siège du député élu dans le sixième arrondissement d’Antananarivo.

    La Haute Cour constitutionnelle (HCC) a rendu ses décisions relatives à la succession des deux députés élus sous les couleurs de la plateforme Firaisankina ayant quitté l’Assemblée nationale pour occuper de nouvelles fonctions publiques, mardi. En plus des cinq nouveaux députés présentés lundi 13 Avril à Tsimbazaza lors de la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire, ces deux nouveaux députés devraient être présentés devant leur collègue à Tsimbazaza pour prendre officiellement leur place.

  • COMMERCE – Les acteurs économiques malgaches s’approprient les leviers de la Zlecaf pour percer le marché africain

    COMMERCE – Les acteurs économiques malgaches s’approprient les leviers de la Zlecaf pour percer le marché africain

    Maîtriser les instruments de la Zlecaf pour une intégration réussie. Le Gouvernement malgache, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a lancé ce lundi un atelier national ayant pour objectif de transformer la ratification de cet accord de Zone de libre-échange continentale africaines en opportunités économiques concrètes pour la Grande île. Cet objectif requiert une “appropriation effective de cet accord par les acteurs économiques du pays”, expose la Chargée d’affaires économiques auprès de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), Simone Assah Kuete.

     

    Cette responsable de la CEA soutient un impératif de compétence technique. Bien que Madagascar ait ratifié l’accord en 2024, l’appropriation des outils techniques reste un défi majeur, soulève-t-elle. L’atelier est alors dédié au renforcement des compétences du secteur privé ainsi que des membres du Comité national de mise en œuvre de la Zlecaf. Les travaux portent notamment sur la maîtrise des règles d’origine, le portail tarifaire en ligne et le Système panafricain de paiement (PAPSS). L’objectif central est l’appropriation technique des instruments opérationnels de l’Accord, condition sine qua non à son déploiement effectif, lance-t-elle.

     

    Pour le gouvernement, l’intégration à la Zlecaf doit marquer une rupture avec l’exportation de matières brutes. Haingotiana Michela Andriamadison, ministre du Commerce et de la consommation, insiste sur la nouvelle orientation stratégique du Gouvernement. “L’enjeu stratégique pour la Grande Île réside dans l’exportation de produits à forte valeur ajoutée vers ce marché, favorisant ainsi l’intégration commerciale régionale. Notre défi consiste désormais à privilégier l’exportation de produits transformés plutôt que de matières premières brutes, afin de maximiser la création de valeur au niveau national”, a-t-elle plaidé.

     

    Le secteur privé voit d’ailleurs dans la Zlecaf un potentiel de croissance à exploiter. Gil Razafintsalama, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) rappelle l’immensité du marché et ses gains potentiels. “Il faut y aller et se structurer pour intégrer cette zone de libre-échange continental. C’est 1,3 milliards de consommateurs qui pourront atteindre 2,5 milliards en 2050. Un PIB estimé à 2500 milliards d’euros. Une libéralisation tarifaire qui pourrait engendrer plus de 17 milliards d’euros”, indique-t-il en soutenant que “si on applique correctement, si on débloque les variables tarifaires, on peut même arriver jusqu’à 19 milliards d’euros supplémentaires”.

     

    Durant les deux jours d’atelier, plusieurs sessions à thème portant sur les opportunités pour le secteur privé en l’occurrence sur le commerce des marchandises, le commerce des services seront programmées. L’évolution de la mise en œuvre de la Zlecaf à Madagascar sera passée en revue avec un état des lieux. Ils verront la participation d’une cinquantaine d’acteurs publics et privés.

  • SUSPICION DE TENTATIVE DE DÉSTABILISATION – Fanirisoa Ernaivo évoque des liens entre des manifestants de la “Gen Z” arrêtés et le Colonel Patrick Rakotomamonjy

    SUSPICION DE TENTATIVE DE DÉSTABILISATION – Fanirisoa Ernaivo évoque des liens entre des manifestants de la “Gen Z” arrêtés et le Colonel Patrick Rakotomamonjy

    Des précisions officielles sur la “garde à vue” des trois manifestants du mouvement GenZ. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, rapporte des suspicions de liens entre ces jeunes et le Colonel Patrick Rakotomamonjy, dans le cadre des enquêtes sur la tentative de coup d’Etat pour laquelle le nom de l’officier supérieur est poursuivi. Elle s’est exprimée sur le sujet, ce mardi, en marge de la séance d’adoption du projet de loi sur I’enregistrement des naissances à titre dérogatoire dans le cadre de l’enrôlement biométrique de masse.

    Selon la ministre, “les enquêtes ont permis d’établir des connexions entre ces jeunes, le Colonel Patrick [Rakotomamonjy] et certaines personnes déjà placées en détention dans le cadre de cette affaire”. Elle cite notamment le nom d’un ressortissant français. Elle précise que ces jeunes, se réclamant du mouvement “Gen Z”, sont maintenus en garde à vue pour les besoins de l’instruction.

    A l’entendre, les investigations ont permis de découvrir des conversations entre les suspects sur WhatsApp et Telegram. Ces échanges auraient “révélé la planification de manifestations et d’une tentative de coup d’État”, poursuit-elle. Fanirisoa Ernaivo souligne également l’existence de documents matériels “attestant qu’ils préparaient un renversement du pouvoir”. La ministre regrette que les manifestations ne soient pas liées à une “conviction idéologique” mais s’apparentent à ce qu’elle qualifie de “mercenariat”.

    Arrêté la semaine dernière, le Colonel Patrick Rakotomamonjy, objet d’un mandat d’arrêt, a immédiatement été placé en détention à la Maison de force de Tsiafahy. Il est actuellement interrogé en milieu carcéral, où il est détenu en raison du danger qu’il représente mais aussi l’importance des risques de fuite, selon la ministre. Une fois l’enquête préliminaire clôturée, il sera déféré puis présenté à un juge d’instruction, poursuit Fanirisoa Ernaivo.

  • COMMERCE – La chute des cours mondiaux fragilise la filière cacao malgache

    COMMERCE – La chute des cours mondiaux fragilise la filière cacao malgache

    Le marché mondial du cacao traverse une phase de volatilité extrême, marquée par une correction brutale des prix après les records de début 2024. Selon les données de marché publié par l’Organisation internationale du cacao (ICCO), les cours ont enregistré un repli de 48,1 % sur l’ensemble de l’année 2025, suivi d’une baisse supplémentaire de 10,3 % en janvier 2026. Cette instabilité place les pays producteurs, dont Madagascar, devant un risque de précarisation des revenus ruraux. Pour la Grande Île, dont le cacao représente le 12ème produit d’exportation avec environ 87,6 millions USD générés en 2024, cette tendance baissière impacte directement la rentabilité des exploitations.

    Face à cette situation, l’organisation Rainforest Alliance alerte sur les conséquences de cette chute pour les petits planteurs. À Madagascar, où la filière fait vivre environ 33 000 familles, le marché libéralisé expose les producteurs à une baisse immédiate du prix “bord champ”. Contrairement aux pays voisins disposant de fonds de stabilisation, les collecteurs locaux ajustent leurs tarifs en fonction des fluctuations boursières de Londres et New York. Ce mécanisme fragilise la capacité des paysans à maintenir les investissements nécessaires pour les certifications environnementales, pourtant essentielles pour accéder aux marchés internationaux.

    Le positionnement stratégique de Madagascar, détenteur du label “100% Cacao Fin” de l’ICCO, est également mis à l’épreuve. Si cette distinction permet théoriquement d’obtenir des primes de qualité, l’effondrement des prix de base réduit les marges de manœuvre des exportateurs. Les projections économiques nationales anticipent déjà un recul des recettes d’exportation des matières premières de 12 % pour l’exercice 2025. Cette situation pourrait contraindre certains acteurs à privilégier le volume au détriment des processus de fermentation et de séchage, compromettant ainsi l’image de marque de l’origine Madagascar à long terme.

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  • COMMERCE – Les boissons et plastiques importés sous enquête de sauvegarde de l’ANMCC

    COMMERCE – Les boissons et plastiques importés sous enquête de sauvegarde de l’ANMCC

    Deux enquêtes de sauvegarde pour protéger l’industrie malgache des boissons et celle des plastiques.
    L’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) lance des procédures qui ciblent les jus de fruits, nectars et boissons aromatisées importés, ainsi que les articles ménagers en plastique provenant de l’étranger.

    D’après l’ANMCC, cette décision technique répond à une hausse notable des importations qui fragilise les branches de production locales. Désormais, chaque importation de ces produits est soumise à une déclaration préalable d’importation (DPI) via le système Midac, une mesure de régulation immédiate pour surveiller les flux entrants.

    L’enjeu pour Madagascar réside dans la préservation de son tissu industriel naissant face à la concurrence extérieure. Les statistiques douanières indiquent que les produits ciblés, notamment sous les positions tarifaires 2009 et 3924, occupent une part croissante du marché intérieur. L’enquête, prévue pour une durée de neuf à 12 mois, doit établir le lien de causalité direct entre ce volume d’importations et le dommage grave subi par les usines nationales. L’objectif est alors de vérifier si les capacités de production locales peuvent répondre à la demande sans être évincées par des produits à bas coûts.

    “Le processus repose sur une phase de consultation rigoureuse impliquant toutes les parties prenantes. Les opérateurs ont un délai de 30 jours pour se manifester et 45 jours pour soumettre leurs données chiffrées via des questionnaires techniques”, détaille Barthelemy, directeur général de l’ANMCC. Cette étape permet d’évaluer la compétitivité réelle des entreprises locales. Des auditions publiques pourront être organisées afin de confronter les arguments des importateurs et des producteurs nationaux, garantissant ainsi le respect des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)

  • MINES – Engagement commun de Madagascar et des États-Unis à promouvoir les opportunités autour du projet Vara Mada, d’après le département d’État américain

    MINES – Engagement commun de Madagascar et des États-Unis à promouvoir les opportunités autour du projet Vara Mada, d’après le département d’État américain

    Washington et Mahazoarivo s’accordent sur le projet de terres rares Vara Mada. C’est un des dossiers discutés entre le Secrétaire d’Etat américain adjoint, Christopher Landau, et le Premier ministre malgache Mamitiana Rajaonarison, lors d’un entretien lundi. Les deux parties avaient souligné leur engagement commun à promouvoir les opportunités de commerce et d’investissement concernant ce projet, rapporte le porte-parole adjoint principal du Département d’Etat américain, Tommy Pigott.

    Le Secrétaire d’État adjoint américain et le Chef du Gouvernement de la Refondation ont discuté des futures coopérations visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement stratégiques pour les États-Unis. Et ce, tout en générant des emplois, des recettes fiscales et des infrastructures structurantes pour Madagascar, poursuit Tommy Pigott. L’enjeu de cette coopération réside ainsi dans l’intégration de Madagascar aux chaînes de valeur mondiales de défense et de technologie.

    Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, avait indiqué avoir déjà discuté de ce sujet avec la Chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar au mois de mars de cette année. C’était lors d’une rencontre visant à discuter du renforcement et de l’élargissement de la coopération bilatérale entre les deux parties.

    Bien qu’il ait été souligné, à cette occasion, que ce partenariat s’est déjà diversifié et produit des résultats tangibles dans de nombreux secteurs, Siteny Randrianasoloniaiko avait rapporté avoir clairement indiqué que certains projets, dont Vara Mada, nécessitent encore un examen approfondi. “Nous marquons notre opposition à tout projet qui ne garantirait pas des bénéfices clairs, équitables et durables pour le peuple malgache. Notre principe est sans équivoque : aucun partenariat ne doit se faire au détriment des intérêts de la Nation”, avait-il insisté en ce temps-là.

    Dans son Sustainability Report 2025, publié en ce mois d’Avril, l’entreprise américaine Energy Fuels promotrice de Vara Mada annonce qu’elle continuera de donner la priorité au maintien de relations constructives avec ses gouvernements hôtes et les administrations publiques. À court terme, ses efforts resteront concentrés sur la collaboration avec les États, les agences gouvernementales et les autorités de régulation afin de faire progresser entre autres le développement de ses projets Bahia au Brésil et Vara Mada à Madagascar. Parallèlement, elle indique soutenir les initiatives des États-Unis, de l’Australie et des nations alliées en faveur des matériaux critiques.

    Par ailleurs, après avoir repris les échanges avec les parties prenantes du projet, Energy Fuels souligne qu’elle continue de faire évoluer et de perfectionner ses processus de concertation avec les communautés et les autres acteurs concernés. L’objectif étant de renforcer la confiance et la transparence, de répondre aux doléances et d’établir les accords nécessaires qui sont indispensables avant toute étape ultérieure de développement du projet Vara Mada, lance-t-elle.

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  • COMMERCE – Partenariat économique modeste entre Madagascar et le Maroc malgré des ambitions affichées

    COMMERCE – Partenariat économique modeste entre Madagascar et le Maroc malgré des ambitions affichées

    Les échanges commerciaux entre Madagascar et le Maroc demeurent marginaux et évoluent bien en-deçà du potentiel des deux nations. Ce constat a marqué l’ouverture de la 12ème édition du Salon de la créativité “Voatra”, vendredi. Le Maroc ne pointe qu’au 42ème rang des clients de la Grande île, tandis que Madagascar n’occupe que la 105ème place de ses partenaires commerciaux mondiaux du Royaume chérifien en 2024, rapporte l’ambassadeur du Maroc à Madagascar Mohammed Benjilany.

    “Si nos relations politiques sont très bonnes, nos relations économiques et commerciales sont très en-deçà des attentes et aspirations de nos autorités respectives”, révèle le diplomate marocain. Il estime que les performances enregistrées dans ce partenariat restent insuffisantes au regard du potentiel et des opportunités d’affaires offertes par les deux pays.

    Une dynamique positive semble toutefois s’enclencher, comme en témoignent les chiffres encourageants présentés par le secrétaire général du ministère du Commerce et de la consommation, Misa Rasolofoarison. En deux ans, Madagascar a non seulement multiplié par six la valeur de ses exportations vers le Royaume chérifien, mais a également réussi à dégager un excédent commercial croissant, atteignant 6 millions de dollars en 2025, rapporte-t-elle.

    “Nous le savons, nous sommes encore loin de ce qui est possible de construire ensemble. Car derrière ces chiffres, il y a une réalité plus importante encore, ce commerce reste concentré sur quelques produits”, remarque-t-elle notamment. La progression, bien que réelle, reste fragile car elle repose sur une base étroite de produits traditionnels, l’agro-alimentaire et le textile côté malgache, contre l’industrie lourde et la pharmacie côté marocain.

    L’objectif est donc désormais de diversifier ce panier d’échanges pour sortir d’un commerce de niche. D’où l’importance des Journées Maroc-Madagascar, organisées dans le cadre de la 12ème édition du Salon de la créativité “Voatra”. A travers cette manifestation économique et la présence du Maroc en tant que pays invité d’honneur, “nous passons à une nouvelle étape, celle de l’action économique structurante”, lance Hassan Sakhi, président de la Chambre de commerce, d’industrie et de services (CCIS) de la région Rabat-Salé-Kénitra. Il s’est rendu à Madagascar, à la tête d’une délégation composée d’une dizaine de chefs d’entreprises marocains opérant dans différents secteurs.

    L’ambition de porter les échanges au-delà de leur niveau actuel reposait sur une sélection rigoureuse de secteurs clés. Aussi, comme souligné par Hassan Sakhi, le choix de l’agro-industrie, des énergies renouvelables, du numérique, du tourisme, de l’artisanat, du textile et des services financiers ne doit rien au hasard. Il s’agit d’une réponse directe aux “complémentarités naturelles” entre les deux économies.

    Ces journées Maroc-Madagascar ont par ailleurs été pensées pour traiter les véritables conditions de l’accélération économique, le financement, la structuration des filières, la mise en relation des entreprises et surtout la capacité à transformer les complémentarités théoriques en projets concrets, conclut Misa Rasolofoarison du ministère du Commerce et de la consommation.