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  • SITUATION POLITIQUE – Les forces de défense et de sécurité appellent au calme et au respect des dispositions menant à la concertation nationale

    SITUATION POLITIQUE – Les forces de défense et de sécurité appellent au calme et au respect des dispositions menant à la concertation nationale

    Les forces de défense et de sécurité sortent de leur silence face à la situation politique actuelle du pays. Dans une déclaration commune effectuée ce mercredi au ministère des Forces armées à Ampahibe, elles appellent au calme et au respect des dispositions mises en place en vue de la concertation nationale. “Nous invitons ceux qui ont l’intention de semer des troubles à cesser leurs manoeuvres et exhortons ceux qui souhaitent s’exprimer à le faire dans la sérénité”, indique le Général Ely Razafitombo, ministre des Forces armées, qui a lu la déclaration commune dans les locaux de son département.

     

    Dans leur communiqué, les forces de défense et de sécurité reconnaissent que “des jeunes, des civils et des éléments des forces de l’ordre aspirent à apporter des changements pour le pays”. Elles déplorent néanmoins “des velléités de perturbations de la vie nationale ainsi que de renversement des institutions actuellement en place”. “Nous constatons tous que les réseaux sociaux sont utilisés à cette fin”, souligne le Général Ely Razafitombo. Il rapporte, entre autres, que “des idées prônant la division et portant atteinte à la souveraineté ainsi qu’à l’unité nationale sont également véhiculées” sur ces plateformes.

     

    “Le temps n’est pas à la division et au clivage”, insiste-il alors, appelant les uns et les autres “à assurer et à préserver l’harmonie au sein de la société pour le développement du pays”. Un appel particulier est lancé aux éléments des forces de défense et de sécurité. Ceux-ci sont invités à préserver leur unité à travers le respect des valeurs qui les animent, la hiérarchie et l’esprit de promotion.

  • DIALOGUE – Le Colonel Michael Randrianirina exhorte le ministère de la Refondation à accélérer la concertation nationale

    DIALOGUE – Le Colonel Michael Randrianirina exhorte le ministère de la Refondation à accélérer la concertation nationale

    Un message qui se veut ferme. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, invite le ministère en charge de l’organisation de la concertation nationale à accélérer le processus. Lors de son discours d’ouverture de la concertation des jeunes au Centre de Conférences Internationales d’Ivato (CCI), ce mardi, le Chef de l’État a recommandé à la ministre de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, ainsi qu’à ses collaborateurs et au FFKM d’agir “avec la plus grande célérité”.

    Le locataire d’Iavoloha a martelé que “le retard n’est pas acceptable”, tout en affirmant qu’il “encourage vivement toute initiative permettant d’aller de l’avant”. Selon le calendrier initialement établi par le ministère de la Refondation, les consultations devaient débuter au niveau des communes à la fin du premier semestre, pour s’étendre jusqu’à la fin de l’année dans le cadre de la concertation nationale.

    Le président de la Refondation prend l’exemple de la concertation des jeunes qui devrait être bouclée en l’espace de deux mois et estime que celle-ci doit servir de référence. En se basant sur ce modèle, il souligne que “si la concertation nationale peut également être finalisée dans un délai de trois à six mois, c’est exactement l’objectif recherché”.

    Dans son discours, le Colonel Michaël Randrianirina s’est déjà excusé pour le retard pris dans le lancement du processus de concertation nationale. Il rappelle que c’est la concertation nationale qui est la base même de la refondation et que c’est dans le cadre de la concertation nationale que tous les changements peuvent être portés.

    L’ambition du Chef de l’État est de clore la période de transition et d’organiser les élections dans les meilleurs délais. La période de la Refondation est prévue s’étendre sur deux ans, et le chronogramme prévoit des élections en 2027.

  • PARTENARIAT – Madagascar consolide ses engagements en matières économique et social aux Réunions des printemps du FMI et de la Banque mondiale

    PARTENARIAT – Madagascar consolide ses engagements en matières économique et social aux Réunions des printemps du FMI et de la Banque mondiale

    Une volonté politique à confirmer auprès des partenaires internationaux. Madagascar participe aux Réunions de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale à Washington. La délégation malgache, déjà sur place depuis le début de cette rencontre internationale, est rejointe par le Premier ministre de la Refondation, Mamitiana Rajaonarison. Un déplacement qui vise à témoigner de la consolidation des engagements pris par Madagascar, notamment en matière de réformes économiques et sociales, selon le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison.

    D’après le Grand Argentier, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison devra réaffirmer la détermination de Madagascar à mettre en œuvre les programmes convenus avec ces deux institutions de Bretton Woods. Et ce, tout en plaidant pour un soutien accru des partenaires en faveur des actions de transformation actuellement engagées à Madagascar, a-t-il indiqué.

    Depuis le début de ces Réunions de printemps à Washington, la délégation malgache a multiplié les échanges stratégiques, en premier lieu les discussions avec les responsables de la Banque mondiale. Celles-ci ont notamment permis d’établir des convergences sur des piliers fondamentaux tels que la stabilité macro-budgétaire, le développement des infrastructures, la connectivité et l’inclusion sociale, d’après le ministère de l’Économie et des Finances. La Grande Île y a également réaffirmé sa volonté d’accélérer les procédures et de lever les blocages à l’investissement afin de garantir une exécution plus efficace des projets structurants, selon ce département.

    La délégation, encore conduite par le ministre de l’Économie et des Finances, a par la suite tenu une séance de travail technique avec le Département des finances publiques (FAD) du FMI. Une rencontre qui a permis aux deux parties d’aborder de front les défis de la faible pression fiscale, de la corruption et de la fraude. Les discussions ont également porté sur la rationalisation des dépenses publiques et la réforme du régime des zones franches.

    D’autres rencontres sont encore attendues dans le cadre de ce déplacement de la délégation malgache à Washington. Les Réunions de printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale sont d’ailleurs des événements qui rassemblent des dirigeants du secteur public et privé, ainsi que des experts, pour discuter des grands dossiers mondiaux tels que la conjoncture économique, la lutte contre la pauvreté et le développement économique.

  • EMPLOI – 42 % des jeunes de 18 à 35 ans sont actuellement sans activité à Madagascar

    EMPLOI – 42 % des jeunes de 18 à 35 ans sont actuellement sans activité à Madagascar

    Madagascar affiche un taux de chômage global officiellement bas, estimé à 3 % l’année dernière selon les données de Trading Economics. Ce chiffre, qui devrait descendre à 2,90 % d’ici fin 2026, suggère une dynamique d’occupation stable à l’échelle nationale. Cependant, cette statistique masque une réalité plus complexe. L’essentiel de la population active occupe des emplois informels ou précaires, faute d’une capacité suffisante du secteur productif à générer des postes formels.

     

    Le point le plus saillant réside dans le déséquilibre frappant qui touche la jeunesse urbaine et diplômée. Bien que plus instruits que leurs aînés, les Malgaches de 18 à 35 ans sont les plus exposés à l’inactivité professionnelle. Selon le rapport 2025 d’Afrobarometer, 42 % des jeunes se déclarent sans emploi et en recherche active, contre seulement 11 % à 29 % pour les générations précédentes. Ce paradoxe souligne une inadéquation persistante entre les qualifications académiques et les besoins des entreprises.

     

    Les secteurs qui tirent actuellement le recrutement formel se concentrent dans les services numériques et l’offshore. Les plateformes de recrutement recensent une forte demande en téléopérateurs, gestionnaires de données et développeurs web, principalement basés à Antananarivo. Parallèlement, l’entrepreneuriat émerge comme une alternative majeure, 63 % des jeunes manifestant un intérêt pour la création de leur propre activité face à la rareté des postes dans la fonction publique ou les grandes firmes.

     

    L’enjeu d’ici 2027 reste l’intégration durable des nouveaux entrants sur le marché du travail. Avec le soutien de partenaires internationaux, le pays renforce les dispositifs de formation professionnelle pour réduire le manque d’expérience souvent reproché aux candidats. Pour stabiliser l’économie des ménages, le salaire minimum a été maintenu à 262 680 Ar début 2026, mais la priorité demeure la transformation du sous-emploi rural en opportunités industrielles à plus forte valeur ajoutée.

  • FINTECH – Les emprunts via mobile money supplante progressivement le crédit bancaire classique

    FINTECH – Les emprunts via mobile money supplante progressivement le crédit bancaire classique

    Le secteur financier africain connaît une bascule structurelle où les opérateurs de mobile money redéfinissent les règles du crédit. Selon le rapport 2025 de McKinsey & Company sur le secteur bancaire africain, les opérateurs télécoms et les fintechs ont bâti des écosystèmes capables de surpasser les institutions classiques.

    À Madagascar et dans l’Est du continent, cette tendance se confirme. Notamment le groupe Axian qui, présent dans 19 pays, a regroupé ses activités l’année dernière sous l’entité Axian Digibank & Fintech, unifiant ses marques MVola, Mixx by Yas pour consolider sa position.

    L’avantage majeur de cette mutation réside dans l’exploitation de la donnée transactionnelle. Contrairement aux banques traditionnelles, les opérateurs disposent d’historiques précis sur le comportement des usagers, leur géolocalisation et leur fidélité.

    Ces informations alimentent des modèles alternatifs capables d’évaluer la solvabilité d’un client sans exiger de garanties matérielles. Cette approche permet d’offrir des solutions de financement à des rythmes que les banques historiques, entravées par des délais d’instruction et des exigences de collatéral, peinent à suivre.

    L’expansion du groupe s’est accélérée avec l’obtention, en février 2026, d’une licence bancaire digitale aux Comores. Cette étape marque la volonté de Axian de ne plus se limiter à la simple diversification, mais de devenir la colonne vertébrale du système financier régional.

    L’objectif stratégique est d’accompagner un million de petites et moyennes entreprises (PME) d’ici 2030. Face à cette progression, les banques traditionnelles réagissent en ordre dispersé, souvent par des acquisitions, pour tenter de préserver leur part de marché dans un environnement de plus en plus dématérialisé.

    À Madagascar, l’intégration de MVola dans cette structure panafricaine renforce l’offre de services financiers avancés comme l’épargne et l’assurance. Le passage à une « banque digitale » permet de traiter des flux de données massifs pour inclure les populations à faible historique bancaire.

    Alors que les services financiers numériques de Axian enregistrent des croissances de revenus significatives, le paysage bancaire de la Grande Île se transforme, déplaçant le centre de gravité de la finance des agences physiques vers les plateformes mobiles.

  • HYDROCARBURES – L’État veut diversifier ses importations de carburant et ouvrir le secteur à de nouveaux opérateurs

    HYDROCARBURES – L’État veut diversifier ses importations de carburant et ouvrir le secteur à de nouveaux opérateurs

    Le temps du fournisseur unique de carburants bientôt révolu. La question est au cœur de la nouvelle feuille de route énergétique du Gouvernement de la Refondation. Dans un contexte de tensions géopolitiques et de psychose collective générée par l’état d’urgence énergétique actuel, la stratégie des autorités repose sur la diversification des sources d’approvisionnement en carburant afin de garantir des coûts à l’importation plus compétitifs. L’option a été soulevée par le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, lors de la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale d’Etat pour la Refondation, à Tsimbazaza, lundi.

    Jusqu’ici, les quatre distributeurs de produits pétroliers du pays privilégiaient un système d’achats groupés auprès d’un fournisseur unique, afin de limiter les coûts logistiques. Ce modèle se poursuit actuellement avec OQ Trading, chargé du sourcing pour l’ensemble du secteur. Mais les autorités envisagent désormais d’élargir leurs partenaires. La possibilité d’une coopération avec des opérateurs russes a d’ailleurs déjà été évoquée en février par le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko.

    Pour le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, cette évolution est devenue nécessaire. “Face au conflit au Proche-Orient, nous devons identifier des solutions alternatives. La priorité est de sécuriser des approvisionnements compatibles avec le pouvoir d’achat”, explique-t-il. Selon lui, Madagascar doit renforcer sa résilience face à la hausse des prix du pétrole, alors que le pouvoir d’achat reste fragile. L’objectif est de réduire la dépendance extérieure en développant à la fois l’exploitation des gisements pétroliers et les énergies renouvelables.

    L’autre disposition annoncée par le Premier ministre était justement l’intégration d’opérateurs destinés à l’exploitation des ressources locales. Il a notamment fait référence à un dossier dont les enjeux sont déjà familiers pour l’opinion publique, et sur lequel l’Etat entend mettre en œuvre un plan d’action accéléré. “L’objectif est d’assurer la disponibilité de produits pétroliers à moindre coût, favorisant ainsi une baisse structurelle du coût de la vie”, martèle-t-il.

  • GOUVERNEMENT – Le Premier ministre détaille la stratégie « 10-5-2 » pour la Refondation

    GOUVERNEMENT – Le Premier ministre détaille la stratégie « 10-5-2 » pour la Refondation

    “Nous devons nous concentrer sur des actions ayant un impact direct sur la population, car le temps nous est compté”. Et pour y arriver, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison mise sur la stratégie “10-5-2” destinée à piloter le Programme de mise en oeuvre de la Politique générale de l’Etat pour la Refondation. Cette approche repose sur trois axes : dix priorités d’action (10), cinq obstacles majeurs à lever (5) et deux exigences de mise en œuvre (2), centrées sur des résultats mesurables et des interventions concrètes.

    Si l’on en croit le chef du gouvernement, le “10” renvoie aux dix priorités du gouvernement : l’eau, l’électricité, la production, les infrastructures, la création d’emplois, la bonne gouvernance, la participation citoyenne, l’amélioration des services publics et la démocratie. “Ces choix traduisent une volonté d’efficacité dans une période de “Refondation”, qui impose de hiérarchiser les actions plutôt que de conduire une gestion administrative classique, explique-t-il.

    Le “5” désigne les principaux obstacles à lever, qualifiés de “gros cailloux” dans la PGE-R. “Si nous ne brisons pas ces obstacles, nous n’avancerons pas”, insiste le Premier ministre. Ces blocages concernent notamment les priorités vitales liées au quotidien des citoyens, la réponse économique face aux chocs internationaux, notamment pétroliers, la stabilisation macroéconomique et des finances publiques, la refondation institutionnelle et la transformation de l’action publique, ainsi que l’organisation d’élections crédibles et transparentes.

    Enfin, le “2” renvoie aux principes d’exécution : ne pas invoquer le manque de moyens comme frein à l’action, d’une part, et mettre en place des indicateurs de résultats, notamment dans les PMO sectoriels, d’autre part. Pour Mamitiana Rajaonarison, il s’agit de privilégier l’impact concret plutôt que les seules activités.

    Le Premier ministre a conclu en affirmant que la réussite de cette stratégie dépendra de la capacité du gouvernement à agir rapidement, tout en garantissant la continuité économique nécessaire au développement.

  • IMMOBILIER RÉSIDENTIEL – Un déficit de 1,7 million de logements à combler sur la Grande île

    IMMOBILIER RÉSIDENTIEL – Un déficit de 1,7 million de logements à combler sur la Grande île

    Le marché immobilier malgache atteint un seuil critique marqué par un déséquilibre profond entre l’offre et la demande. Selon les données de Madagascar Invest pour l’année 2025, le déficit de logements s’élève désormais à 1 730 000 unités à l’échelle nationale. Alors que la demande annuelle est estimée à 130 000 nouveaux logements, le rythme de construction actuel ne parvient pas à absorber ce flux, accentuant la pression sur les infrastructures existantes, particulièrement dans les centres urbains en pleine croissance.

    Cette pénurie structurelle transforme radicalement le paysage urbain, où la location devient la norme par nécessité. Dans les grandes agglomérations comme Antananarivo, Toamasina ou Mahajanga, entre 60 % et 70 % des résidents sont locataires. L’attractivité des centres d’affaires maintien des prix élevés : le loyer mensuel moyen pour un appartement de trois chambres en centre-ville atteint 3 946 666 ariary, contre environ 2 063 333 ariary en périphérie, reflétant une concentration de la demande sur les zones viabilisées.

    L’accès à la propriété reste freiné par des conditions de financement restrictives et des coûts de construction en hausse. Le taux d’intérêt moyen pour un prêt immobilier s’établit à 15,56 %, rendant le crédit inaccessible pour une large part de la population, avec un indice d’accessibilité de seulement 0,19. En conséquence, le coût de la maison neuve la moins chère est passé de 633 927 ariary en 2019 à 962 434 ariary ces dernières années, illustrant une inflation constante du secteur.

    Face à cette urgence, les perspectives d’ici 2030 reposent sur une mobilisation massive des investissements privés et publics. Pour stabiliser le marché, les experts prévoient que le secteur devra attirer plus de 300 millions de dollars d’investissements d’ici cinq ans afin de moderniser l’appareil productif immobilier et répondre aux besoins des 200 000 bénéficiaires ciblés par les nouveaux programmes.

  • DIPLOMATIE – Quatre nouveaux ambassadeurs européens accrédités à Madagascar

    DIPLOMATIE – Quatre nouveaux ambassadeurs européens accrédités à Madagascar

    Madagascar renforce sa coopération avec l’Europe. Quatre nouveaux ambassadeurs de pays européens prennent officiellement leurs fonctions dans la Grande Île. Ils ont présenté leurs lettres de créance au président de la Refondation au palais d’Etat d’Iavoloha lundi. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, il s’agit d’ambassadeurs désignés “non-résidents”

    La liste comprend Romana Königsbrun, ambassadrice désignée de la République d’Autriche, Signe Winding Albjerg, ambassadrice désignée du Danemark, Tomas Uličný, ambassadeur désigné de la République tchèque et Carlos Antonio Rico Da Neves, ambassadeur désigné du Portugal.

    L’ambassadrice autrichienne a souligné la volonté de son pays, selon un communiqué de la Présidence de la Refondation, de renforcer la coopération avec Madagascar dans les domaines économique et culturel. Elle a également évoqué une expertise spécifique en matière d’énergies renouvelables et hydrauliques.

    De son côté, le nouvel ambassadeur portugais souhaite apporter l’expérience de son pays dans le secteur des énergies vertes au profit de la coopération bilatérale, tout en mentionnant des opportunités dans le secteur du tourisme.

    La République tchèque, quant à elle, mise sur une relation historique datant de plus de 50 ans. Son nouveau représentant a réaffirmé la volonté de Prague de consolider ses liens avec Antananarivo, particulièrement dans les secteurs de la santé et de la défense nationale.

    Les cérémonies de présentation de lettres de créances interviennent à la veille du premier dialogue politique entre Madagascar et l’Union européenne depuis l’avènement du régime de la Refondation. Le dialogue prévu ce mardi au ministère des Affaires étrangères s’inscrit dans le cadre de l’Accord de Samoa, signé le 15 novembre 2023, qui établit un partenariat stratégique de vingt ans entre l’Union européenne et les États membres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP).

  • BUDGET – L’Exécutif sollicite l’œil critique des députés sur le prochain projet de loi des Finances rectificatives

    BUDGET – L’Exécutif sollicite l’œil critique des députés sur le prochain projet de loi des Finances rectificatives

    L’Exécutif annonce une volonté de mettre fin à une “LFR de routine”. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison invite les parlementaires à exercer un examen rigoureux de la loi de Finances rectificative qui leur sera prochainement soumise. L’objectif est de s’assurer que ce projet budgétaire soit conforme aux cadres de planification stratégique définis, soutient le Chef du Gouvernement durant la présentation du Programme de mise en œuvre (PMO) de la Politique générale de l’Etat de la Refondation devant les députés ce lundi à Tsimbazaza.

    “Il nous tient à cœur d’éviter toute dissonance entre les ambitions affichées dans nos plans de développement et la réalité des allocations budgétaires. Nous souhaitons proscrire toute démarche qui tendrait vers plusieurs privilèges, par exemple”, expose le Premier ministre. Le Chef du gouvernement sollicite de la part des parlementaires une attention particulière lors de l’examen de la LFR, afin de s’assurer que les inscriptions budgétaires répondent concrètement aux objectifs de performance annoncés et que ce document ne se limite pas à une “LFR de routine” sous couvert d’un plan ambitieux.

    Le Premier ministre mise ainsi sur cette collaboration entre l’Exécutif et les institutions législatives chargées du contrôle de l’action gouvernementale. Cette démarche de contrôle conjoint contribuerait à instaurer une responsabilité partagée entre ces institutions, selon ses explications.

    Le projet de Loi de finances rectificative s’articule autour de deux axes stratégiques majeurs, avait récemment avancé le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. D’une part, la mise en œuvre de mesures d’atténuation rigoureuses pour répondre aux chocs conjoncturels et, d’autre part, l’adoption de dispositions concrètes visant l’opérationnalisation d’une relance économique désormais jugée impérative.

    Cette dynamique de redressement, érigée au rang de priorité nationale, bénéficie déjà d’un appui déterminant de nos partenaires techniques et financiers, rassure-t-il. À cet égard, des institutions de premier plan telles que le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et l’Union européenne ont confirmé leur plein engagement à accompagner l’exécution de ce programme d’envergure, témoignant ainsi de la crédibilité et de la pertinence des réformes engagées, selon les explications du grand argentier.