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  • SOCIÉTÉ D’ETAT – Le Conseil d’administration du Fonds souverain malagasy (FSM) nommé la semaine prochaine

    SOCIÉTÉ D’ETAT – Le Conseil d’administration du Fonds souverain malagasy (FSM) nommé la semaine prochaine

    La gouvernance du Fonds souverain malagasy (FSM) en cours de mise en place. Son conseil d’administration sera nommé “la semaine prochaine”, annonce le secrétaire général de la présidence, le Général Itibar Ottman, jeudi, lors de la cérémonie d’installation officielle du nouveau directeur général par intérim de la société, le Général Béni Xavier Rasolofonirina. Et comme celui-ci le rappelle, cet organe de gouvernance sera composé de sept membres dont deux désignés par la présidence, un par le Bureau du Premier ministre, deux par le ministère de l’Economie et des finances et deux issus du milieu économique.

     

    Le Général Béni Xavier Rasolofonirina souligne qu’il ne peut prendre de décisions sans cette instance dirigeante. “Selon la loi qui instaure le Fonds souverain malagasy, le directeur général ne peut rien décider sans l’aval du Conseil d’administration qui désigne lui-même son président”, confie-t-il à la presse. Les orientations stratégiques, l’approbation du budget et l’utilisation des ressources du fonds relèvent du Conseil d’administration, dont les décisions doivent en outre être validées en Conseil des ministres, insiste-t-il. “Il en est de même du personnel du FSM”, ajoute-t-il, évoquant le lancement prochain d’avis de recrutement.

     

    En attendant, le nouveau directeur général par intérim a officiellement et administrativement ses fonctions. En l’absence de son prédécesseur, soupçonné dans une affaire judiciaire liée à la gestion du Fonds, la cérémonie de jeudi s’est déroulée en présence d’huissier de justice. Ont également été présents le directeur général de l’Inspection générale de l’Etat et le secrétaire général de la présidence de la Refondation de la République.

  • ÉNERGIE – Deux nouvelles sous-stations électriques à construire à Toamasina avec l’appui de la Jica

    ÉNERGIE – Deux nouvelles sous-stations électriques à construire à Toamasina avec l’appui de la Jica

    Le réseau électrique de Toamasina sera renforcé avec la construction prochaine de deux sous-stations, soutenues par le Japon. Une convention a été signée entre la Jirama et l’agence de coopération internationale du Japon (Jica) et un cabinet de conseil japonais pour piloter le projet. Celui-ci couvre les appels d’offres, la sélection des prestataires et la supervision des travaux, avec un suivi un an après la mise en service.
     
    Financé par un don de 66 milliards d’ariary, le projet prévoit deux sous-stations à Toamasina I et II, ainsi qu’une ligne haute tension de 3,5 km pour les relier. Selon la Jirama, ces nouvelles infrastructures visent à réduire les coupures fréquentes, dues à la vétusté du réseau actuel. L’attribution du marché est attendue en septembre ouvrant ainsi la voie au démarrage effectif des travaux.
  • ÉPIDÉMIE – Un jeune homme en situation de vulnérabilité décède de la Mpox à Mahajanga

    ÉPIDÉMIE – Un jeune homme en situation de vulnérabilité décède de la Mpox à Mahajanga

    Madagascar recense trois décès depuis le début de l’épidémie de variole du singe, en décembre 2025. Le dernier décès, survenu en début de cette semaine a été enregistré à Mahajanga. Selon le directeur général de la médecine préventive auprès du ministère de la Santé publique, Dr Andrianina Désiré Rakotoarimino, il s’agit d’un jeune homme présentant une immunité affaiblie en raison d’une maladie chronique, ayant entraîné une surinfection.
     
    La victime faisait partie des 13 patients en traitement à l’hôpital Manarapenitra Mahavoky à Mahajanga. Un cas similaire avait été observé la semaine précédente à Ambanja, où un homme en situation de vulnérabilité a succombé.
     
    Certaines personnes vulnérables sont particulièrement exposées aux formes graves de la Mpox, notamment les diabétiques, les tuberculeux et les personnes vivant avec le VIH. La transmission de la maladie se fait majoritairement par voie sexuelle, représentant environ 66 % des cas recensés, selon notre source.
     
    Toutefois, à Mahajanga, la forte mobilisation des autorités locales a permis de renforcer la riposte. La transmission du virus pourrait même être interrompue d’ici la fin du mois d’avril. La campagne de vaccination progresse, notamment dans les sites dédiés.
     
    Selon le dernier bilan communiqué le 7 avril par le porte-parole du ministère de la Santé publique sur le Mpox, le professeur Diavolana Andrianarimanana Köcher, deux nouveaux cas suspects ont été enregistrés, ainsi qu’un cas confirmé à Mahajanga. Neuf patients ont été déclarés guéris et un décès a été rapporté.
     
    Au total, 829 cas confirmés et 680 guérisons ont été recensés, pour 1 728 cas cumulés dans 49 districts sanitaires. Cette responsable n’a pas manqué de souligner que la vaccination reste un levier essentiel de prévention. Désormais ouverte à tous dans les centres de santé, elle est fortement recommandée pour les personnes vulnérables.
  • LOGISTIQUE PÉTROLIÈRE – Trois cargaisons attendus à Madagascar en six semaines pour une livraison accélérée de carburant

    LOGISTIQUE PÉTROLIÈRE – Trois cargaisons attendus à Madagascar en six semaines pour une livraison accélérée de carburant

    Les pétroliers entendent accélérer la cadence. En l’espace de seulement 48 jours, du 13 avril au 31 mai, Madagascar devra recevoir trois cargaisons majeures de produits pétroliers. Le pays qui fonctionne sur un cycle d’une livraison par mois en temps normal passera ainsi à trois navires en six semaines environ. Ce qui revient à injecter du carburant beaucoup plus rapidement que le rythme de consommation habituel.

    Une stratégie de sécurisation du supercarburant transparaît nettement dans le planning des livraisons avancé par le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM). Un premier navire est attendu le 13 avril avec un chargement de 64 500 tonnes métriques, incluant 19 000 m³ de supecarburant. Cette opération sera consolidée le 5 mai par une seconde livraison de volume identique, dont la part d’essence sera portée à 22 000 m³. Enfin, un troisième arrivage de 19 000 m³ de SP95, prévu pour le 31 mai, viendra parachever la reconstitution des stocks stratégiques. C’est 60 000 m³ de supercarburant que Madagascar devra donc recevoir en seulement sept semaines.

    Cette disposition est prise pour garantir la continuité des livraisons et le maintien d’un niveau de stock optimal. Ces volumes permettent alors de reconstituer pleinement les stocks de supercarburant et d’assurer une distribution fluide sur l’ensemble du territoire, soutient le GPM. Pour ce qui est du gasoil, le Groupement rassure que “la situation est d’ores et déjà confortable, avec un niveau de stock garantissant environ 20 jours de consommation à date”.

    Le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), Cydolain Raveloson fait néanmoins part de l’instauration de mesures de contingentement et de gestion des stocks, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement jusqu’à l’arrivée du navire-citerne, prévue lundi prochain. Malgré la disponibilité des stocks de supercaburant, en effet, des files d’attente importantes sont observées dans les stations-service.

    Selon les explications du DG de l’OMH, le phénomène ne relève nullement d’une pénurie sèche, mais serait due à une rupture de flux. La forte demande aurait entraîné un épuisement rapide des cuves dès le dépotage des camions-citernes, créant un temps d’attente pour le réapprovisionnement suivant.

    Aussi, pour y remédier à cela, une coordination avait été mise en place, avec notamment un planning de livraison. Les quatre distributeurs pétroliers soumettent quotidiennement à l’OMH un plan de livraison détaillé. Ce planning permet d’identifier en temps réel les stations-service approvisionnées et d’assurer une distribution continue jusqu’à l’arrivée des importations.

    Le GPM réitère par ailleurs que “la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers est assurée”. Quelques retards logistiques ponctuels avaient pu être observés ces dernières semaines, dans un contexte international marqué par des tensions au Moyen-Orient. Mais pour ce Groupement, “ces perturbations, limitées et temporaires, n’affectent en aucun cas la sécurité globale de l’approvisionnement”.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Une session extraordinaire du Parlement pour la “présentation du programme général de la Refondation” par le Premier ministre

    ASSEMBLEE NATIONALE – Une session extraordinaire du Parlement pour la “présentation du programme général de la Refondation” par le Premier ministre

    Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison devant les députés. Près d’un mois après sa nomination, le chef du gouvernement se prête à l’exercice constitutionnel de présentation du programme de mise oeuvre de la politique générale de l’Etat. Le Conseil des ministres de mercredi annonce la convocation d’une session extraordinaire du Parlement. La “présentation par le Premier ministre du programme général de l’Etat de Refondation” est le principal point à l’ordre du jour.

    Aucune date précise n’est indiquée dans le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif publié mercredi soir. Mais si l’on s’en tient aux dispositions constitutionnelles, la séance devrait se tenir au plus tard le 14 avril, soit 30 jours après la nomination du nouveau chef du gouvernement qui a eu lieu le 15 mars. La Constitution prévoit que “dans les 30 jours de sa nomination, le Premier ministre présente son programme de mise en œuvre de la politique générale de l’Etat au Parlement qui peut émettre des suggestions”.

    Outre la présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat, le Conseil des ministres prévoit également l’adoption d’autres projets de loi durant la session extraordinaire à venir. Aucun détail n’est non plus donné sur ces textes qui seront soumis à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

    Aucun autre dossier ne devrait par contre être examiné durant les réunions prévues la semaine prochaine. Selon la loi fondamentale, la session extraordinaire, convoquée par décret du président de la République pris en Conseil des ministres, est organisée “sur un ordre du jour déterminé”, et est clôturée dès que l’agenda est bouclé pour lequel il a été convoqué est épuisé.

  • CARBURANT – Le prix FOB du gasoil dépasse déjà 6 000 ariary, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    CARBURANT – Le prix FOB du gasoil dépasse déjà 6 000 ariary, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Un écart significatif est signalé entre le prix de référence et le prix appliqué. Le seul prix FOB (Free on board) à la source du gasoil, qui est estimé à 6 000 ariary par litre, excède déjà largement le prix à la pompe actuel de ce produit pétrolier à 4 660 ariary par litre. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga précise que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. Cette situation a été exposée par ce membre du gouvernement en marge d’une conférence de presse autour des troisième et quatrième revues des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) ce mercredi.
     
    Comme indiqué par le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, le prix FOB du gasoil sur le marché international, dont les importations de Madagascar proviennent du Sultanat d’Oman, se négocie actuellement aux alentours de 1 750 dollars par tonne métrique. Sur la base du taux de change du Marché interbancaire de devises (MID) communiqué par la Banky foiben’i Madagasikara, soit environ 4 163,8 Ariary pour un dollar, la conversion de ce cours international, en intégrant la densité spécifique du produit, révèle un coût d’acquisition brut excédant les 6 000 Ariary par litre.
     
    Et le ministre souligne que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. “En poussant l’analyse par une hypothèse de coûts nuls, c’est-à-dire en occultant les frais portuaires à Toamasina, le transfert par pipeline, le stockage technique au terminal de la Galana (GRT), la distribution primaire vers les dépôts ainsi que le transport final vers le réseau de détail, le seul prix FOB à l’origine dépasse déjà de loin le prix à la pompe actuel de 4 660 Ariary”, soulève-t-il. Le calcul fait même abstraction des marges commerciales des distributeurs et de la fiscalité pétrolière (taxes et redevances),
     
    Pour le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, ce différentiel critique entre le coût d’importation pur et le prix de vente final illustre l’ampleur systémique du choc pétrolier actuel. Ce qui justifierait l’état d’urgence énergétique déclaré depuis mardi par l’Etat.

  • ARNAUD GUILLOIS, AMBASSADEUR DE FRANCE A MADAGASCAR – “Madagascar est un Etat souverain qui décide librement de ses partenariats internationaux”

    ARNAUD GUILLOIS, AMBASSADEUR DE FRANCE A MADAGASCAR – “Madagascar est un Etat souverain qui décide librement de ses partenariats internationaux”

    La France réaffirme son soutien au processus de Refondation à Madagascar tout en défendant un partenariat « équilibré » et tourné vers des résultats concrets. Dans cet entretien accordé à www.2424.mg, l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, revient sur les enjeux de la visite de travail en France du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, le 24 février dernier, et sur les  priorités de la coopération bilatérale, notamment autour du développement du port d’Antsiranana. Il clarifie la position de Paris face à la diversification des partenaires internationaux d’Antananarivo. Entretien. 

     

    Quels étaient les enjeux de la visite de travail du président de la Refondation en France en février dernier?

    Le président de la Refondation de la République de Madagascar a en effet été reçu en tête à tête au Palais de l’Elysée par le président de la République française, le 24 février. Cet entretien a été suivi d’une rencontre élargie aux délégations ministérielles.  A cette occasion, le Président Macron a réitéré le soutien de la France à la poursuite du processus de Refondation, en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre du calendrier établi par les autorités de la Refondation et réaffirmé depuis lors par le Président Randrianirina. Les deux Présidents ont confirmé leur volonté de s’engager pour un partenariat renouvelé entre nos deux pays, un partenariat équilibré, tourné vers l’avenir et orienté vers des résultats concrets répondant aux aspirations de la population de Madagascar et notamment de sa jeunesse. La France souhaite notamment contribuer aux objectifs de la Refondation en faveur du développement économique et social de Madagascar, dans un cadre de gouvernance et un climat d’affaires améliorés. 

     

    La France, à travers notamment des financements de l’Agence française de développement, de contribuer à la rénovation et à l’extension du port civil d’Antsiranana

     

    Sur quoi les deux pays se sont-ils mis d’accord, notamment à Antsiranana?

    Les deux Présidents ont donc confirmé leur volonté de s’engager pour un partenariat renouvelé entre nos deux pays. A présent, il nous appartient de mettre en œuvre conjointement cet engagement présidentiel. S’agissant de ce qui a été agréé concernant Antsiranana, il s’agit d’une déclaration d’intention signée au Palais de l’Elysée devant les deux Présidents par les Ministres malgache et français. Elle porte, et je cite l’intitulé de la déclaration, sur « l’émergence d’un écosystème de l’économie bleue et le développement des capacités portuaires à Antsiranana ». Plus précisément, il s’agit pour la France, à travers notamment des financements de l’Agence française de développement, de contribuer à la rénovation et à l’extension du port civil d’Antsiranana, en s’attachant à réaliser des objectifs concrets : meilleure navigabilité via l’enlèvement des épaves, dragage et mise en œuvre d’un système de suivi de la navigation et du trafic, réalisation d’ouvrages permettant d’améliorer la desserte du port notamment pour la pêche et le cabotage, amélioration des zones de stockage, construction de linéaires de quai supplémentaires et d’une route de contournement du centre-ville. 

     

    Il a également été question d’une redynamisation des chantiers navals du port d’Antsiranana?

    En parallèle, nos deux Présidents ont exprimé, en effet, dans cette déclaration d’intention, leur souhait commun de travailler à la redynamisation des chantiers navals du port d’Antsiranana à travers l’entreprise publique Secren (Sociétés d’études, de construction et de réparation navale). L’objectif global est d’accompagner la dynamisation économique de la région Diana et du Grand Nord de Madagascar en contribuant à l’amélioration de la performance du complexe portuaire et à créer des emplois, notamment pour les jeunes, dans une dynamique inclusive. J’ajoute que l’Union Européenne et la Commission de l’Océan Indien ont vocation à rejoindre ce projet. Comme vous pouvez le voir, ce projet s’inscrit dans le cadre de l’ambition que j’évoquais un peu plus tôt : contribuer aux objectifs des autorités de la Refondation en faveur du développement économique et social de Madagascar, y compris en région. 

     

    De manière plus générale, où en sont les relations entre la France et Madagascar dans le contexte de la Refondation ?

    En ce qui concerne les relations entre la France et Madagascar dans le contexte de la Refondation, notre position est claire : la population de Madagascar, et en particulier sa jeunesse, a exprimé des revendications légitimes, que les autorités de la Refondation ont reprises dans leur programme : l’accès à l’eau, à l’énergie, à l’éducation, à un système de santé plus efficace, l’aspiration à la justice et à une meilleure gouvernance. La France souhaite s’inscrire en soutien à ces priorités. Comme pour nombre de nos partenaires, beaucoup de nos projets de coopération ont pâti par le passé d’une gouvernance locale trop fragile. Il est souhaitable d’y remédier. Et je précise qu’il ne s’agit pas seulement d’une question d’amitié et de solidarité entre nos deux pays, même si cette dimension est très importante. Comme vous le savez, nos deux pays sont voisins dans l’océan Indien. Nous faisons face aux mêmes enjeux dans cette région, dont la stabilité et la sécurité, qui sont essentielles dans le contexte international actuel.

     

    Des partenariats internationaux transparents, respectueux et qui bénéficient réellement à la population malgache ne peuvent que contribuer au développement de Madagascar.

     

    Les relations entre Madagascar et la Russie prennent une nouvelle tournure, que pense la France en particulier et l’Europe en général de ce réchauffement diplomatique et économique des relations malgacho-russes ? En êtes-vous gênés ?

    Votre question m’amène à rappeler une évidence : Madagascar est un Etat souverain, qui décide donc librement de ses partenariats internationaux. J’insiste sur ce point : nous n’avons pas à juger de l’opportunité pour Madagascar de développer ses relations avec tel ou tel pays. Ce qui compte pour la très grande majorité des partenaires internationaux de Madagascar, qui sont à ses côtés notamment depuis le premier jour de la Refondation, c’est que votre pays, qui a un potentiel extraordinaire, puisse progresser dans la voie d’un développement économique et social inclusif. Des partenariats internationaux transparents, respectueux et qui bénéficient réellement à la population malgache ne peuvent qu’y contribuer. 

     

    Comment faut-il interpréter le renouveau des relations entre la France et le continent africain voulu et mis en œuvre par le Président Macron ?

    Dès 2017, le Président Macron a souhaité placer les relations entre la France et les pays du continent africain sous le signe du renouveau, avec l’ambition d’élaborer des partenariats mutuellement avantageux. Il s’agit notamment de privilégier une approche plus horizontale, où l’innovation, la jeunesse et l’entrepreneuriat occupent une place centrale pour répondre aux défis du continent. Coorganisé par le Kenya et la France, le Sommet “Africa Forward : partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance” s’inscrit dans cette logique de renouveau. Il se tiendra les 11 et 12 mai à Nairobi. Le président de la Refondation y est invité. 

     

    Que va-t-il se passer à ce Sommet?

    Le Sommet donnera notamment lieu à des rencontres et à des échanges tournés vers l’entrepreneuriat et la société civile. Plusieurs grands enjeux essentiels pour la France comme pour les pays du continent africain seront abordés : questions de paix et de sécurité, réforme de l’architecture financière internationale, transition énergétique, industrialisation verte, intelligence artificielle et technologies numériques, économie bleue, agriculture, santé. D’autres thématiques de première importance feront l’objet d’échanges : la formation et l’emploi des jeunes, le sport ainsi que les industries culturelles et créatives. Madagascar y a, selon nous, toute sa place ! 

  • FEC-FRD – Environ 183 millions de dollars attendus par Madagascar du FMI malgré une performance mitigée

    FEC-FRD – Environ 183 millions de dollars attendus par Madagascar du FMI malgré une performance mitigée

    Madagascar pourrait espérer le décaissement d’environ 183 millions de dollars de la part du Fonds monétaire international (FMI), à l’issue de l’achèvement des troisième et quatrième revues des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD). Le déblocage de la somme devrait toutefois se faire sous réserve d’un accord avec les autorités sur ces revues et de l’approbation ultérieure par le Conseil d’administration du FMI prévue au mois de juin, indique le chef de mission de cette institution de Bretton Woods pour Madagascar, Constant Lonkeng Ngouana lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi.
     
    Les services du FMI et les autorités malgaches ont eu plusieurs rencontres ces dernières semaines au sujet des troisième et quatrième revues combinées de la FEC et de la FRD. Quelques points techniques doivent toutefois encore être harmonisés dans les semaines à venir. Une fois cet accord finalisé et validé par le conseil d’administration du FMI, un décaissement de 183 millions de dollars sera libéré. Cette aide financière sera directement injectée dans le budget de l’État pour soutenir les réformes, répondre aux chocs climatiques et financer les priorités de développement du pays, avance-t-il.
     
    Concernant le bilan de la mission de revue que les services du FMI avaient menée à Madagascar, Constant Lonkeng Ngouana révèle une exécution budgétaire contrastée. Si le Gouvernement a réussi à maintenir ses objectifs de déficit, plusieurs faiblesses structurelles ont été signalées, dont sa faible pression fiscale. Les recettes fiscales collectées l’année dernière ont d’ailleurs été nettement inférieures aux engagements initiaux. Un retard très important dans les dépenses d’investissement a également été rapporté. “Ce que nous jugeons inadéquat pour une économie avec des besoins comme Madagascar”, poursuit-il.
     
    L’enjeu des discussions futures repose donc sur la création de marges de manœuvre financières réelles, reprend-il. “L’idée centrale est d’accroître la mobilisation des revenus domestiques pour permettre une augmentation significative des enveloppes de dépenses publiques”, avance Constant Lonkeng Ngouana. Les programmes soutenus par le FMI donnent en tout cas cette marge-là au gouvernement, afin d’accroître le niveau des dépenses, de façon significative par rapport à l’année dernière.
     
    Plusieurs risquent peuvent cependant venir compromettre ce redressement, dont notamment les impacts des tensions au Moyen Orient sur les prix pétroliers. Localement, le passage dévastateur du cyclone Gezani continue de peser sur l’économie. Le FMI préconise alors un partage équitable du fardeau entre les différents acteurs économiques pour protéger les plus vulnérables. Le gouvernement doit désormais affiner ses ajustements pour répondre à ces crises tout en restant aligné sur les objectifs de croissance, conclut Constant Lonkeng Ngouana.
  • COOPÉRATION – Du matériel informatique offert par le Pnud pour appuyer les institutions au cœur du processus de refondation

    COOPÉRATION – Du matériel informatique offert par le Pnud pour appuyer les institutions au cœur du processus de refondation

    Des appuis concrets. Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) remet officiellement à l’État malgache un lot important de matériel informatique. Ces outils sont destinés à “appuyer les institutions au cœur du processus de refondation”, souligne Anthony Ngororano, Coordonnateur résident du Système des Nations unies à Madagascar, lors de la cérémonie de remise officielle qui s’est tenue à Ambohitsorohitra, mardi.
     
    Ce geste, réalisé dans le cadre de la Facilité d’assistance technique, bénéficie du soutien global du Système des Nations unies sous l’égide technique et financière du Pnud, précise le numéro Un de la “Maison Commune” d’Andraharo. Cette dotation s’inscrit dans un “mouvement plus large engagé aux côtés des autorités pour accompagner Madagascar dans une phase décisive de son histoire institutionnelle et de son développement”, poursuit-il.
     
    Le lot d’équipements se compose d’ordinateurs de bureau, d’ordinateurs portables, de tablettes, de scanners, d’imprimantes et d’onduleurs. Selon Edward Christow, Représentant résident du Pnud à Madagascar, la valeur totale de ces matériels est estimée à un milliard d’ariary.
     
    À en croire le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, le projet a une triple ambition. Il s’agit “de renforcer les capacités institutionnelles, d’accélérer la prestation des services publics grâce à la numérisation et de soutenir les réformes structurelles indispensables à la modernisation de notre pays”.
     
    Le Chef de l’État souligne que ces outils “permettront à l’administration de mieux traiter l’information”. Ils serviront également à “renforcer la coordination gouvernementale”, à “améliorer la qualité des services rendus aux citoyens” et à “accélérer la mise en œuvre de la politique publique”. Les équipements seront répartis entre la présidence, le Bureau du Premier ministre, les ministères, l’École nationale d’administration de Madagascar (Enam) ainsi que d’autres institutions clés du processus de refondation.
  • SECTEUR FINANCIER – Une “courbe des taux” pour mieux comparer les offres de crédit et de placements des établissements bancaires

    SECTEUR FINANCIER – Une “courbe des taux” pour mieux comparer les offres de crédit et de placements des établissements bancaires

    Six banques de la place expérimentent la toute première “courbe des taux de référence en ariary” qui vient d’être lancée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Il s’agit d’un nouvel outil qui sert d’indicateur sur les taux auxquels les banques se prêtent de l’argent entre elles sur des durées courtes allant de 1 jour à 3 mois. Le dispositif permet notamment aux usagers de disposer d’une référence publique et fiable pour évaluer les offres du marché monétaire en ariary.
     
    Durant la phase pilote de ce projet qui durera six mois, ces banques communiqueront quotidiennement, entre 10h et 11h, tant les taux auxquels elles sont prêtes à emprunter des liquidités, que les taux auxquels elles sont disposées à prêter à leurs consœurs en cas d’excédent de liquidité. La confrontation de ces données permet ensuite d’établir un taux moyen par échéance, dessinant ainsi la courbe de référence du jour. Ces taux seront ensuite publiés sur une plateforme dédiée, opérée par London Stock Exchange Group (LSEC).
     
    Cette courbe, qui est ainsi visible à l’échelle internationale par l’ensemble des acteurs financiers, constituera progressivement une référence commune, indique le vice-gouverneur de la Banque centrale, Naina Rabearivony. “Elle servira de base pour la valorisation et la tarification des transactions sur les marchés, marquant ainsi l’émergence d’une véritable courbe des taux de référence, à l’instar de l’Euribor pour la zone euro”, explique-t-il.
     
    La Banky foiben’i Madagasikara entend ainsi rendre le système financier plus transparent. La création de cette courbe permet aux particuliers ainsi qu’aux entreprises de mieux comparer les offres de crédit et de placements, étant donné que les banques s’appuieront donc désormais sur cette base officielle pour fixer leurs propres prix.
     
    Les clients des banques recevaient auparavant des offres de prêts sans pour autant connaître les taux qui leur sont imposés. La courbe de référence leur permet désormais de comparer le taux interbancaire et le taux client. Car en identifiant ainsi l’écart, qui correspond généralement à la marge et à la prime de risque de la banque, le client dispose d’un outil de comparaison et de négociation inédit pour obtenir des conditions de prêt plus justes et transparentes. Cette courbe se présente ainsi comme un service d’information financière donnant du pouvoir de décision aux usagers.
     
    Cet outil devra par ailleurs permettre aux banques commerciales de se lancer dans de nouveaux types de crédits. Elles peuvent notamment innover et proposer des produits comme les prêts à taux variables grâce à ce point de repère fiable.