Catégorie : À la une
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COMMERCE – Magro Behoririka entend mettre en avant les produits “made in Madagascar” pour sa réouverture
Une réouverture attendue. Après plusieurs années de fermeture, Magro Behoririka a rouvert ses portes depuis le 2 avril. Les articles produits par Tiko, notamment la margarine, le beurre et les yaourts, sont proposés à des prix promotionnels dits “prix d’usine”, attirant l’attention des acheteurs.Pour l’instant, les rayons ne sont pas encore tous remplis. “Les produits disponibles à l’achat auprès de Magro Behoririka augmentent progressivement”, indique la société Tiko. “La relance est en phase d’installation”, confie un collaborateur rencontré sur place.D’autres produits “made in Madagascar”, comme l’huile et les yaourts d’autres marques, sont également disponibles dans les rayons, témoignant d’une volonté de valoriser la production locale. Des partenaires commerciaux commencent également à faire de la prospection auprès de l’enseigne avant d’intégrer leurs articles.Fermé après les événements du 26 janvier 2009, le Magro Behoririka a rouvert ses portes en mai 2016 sous la marque de Magro AAA, du fait de son exploitation par la société Triple A, mais avec des produits de l’enseigne Tiko en grande majorité. Le site de Behoririka a ensuite été mis sous scellé en août 2020 par l’administration fiscale. Celle-ci avait évoqué le non-respect des dispositions fiscales pour justifier la fermeture de la société à l’époque. -

ETAT D’URGENCE ÉNERGÉTIQUE – Les autorités annoncent des mesures exceptionnelles encadrées pour éviter la paralysie
Gel des prix à la pompe. Rationnement des carburants. Réquisitions. Procédures dérogatoires de marchés publics. Plusieurs mesures exceptionnelles peuvent être mises en œuvre dans le cadre de l’état d’urgence énergétique déclaré mardi, confie un spécialiste du secteur qui en cite quelques-uns. Celles-ci resteront néanmoins “strictement nécessaires et proportionnées aux circonstances exceptionnelles”, assure, de son côté, une source proche du dossier. Celle-ci indique même qu’elles seront “soumises au contrôle du juge, garantissant le respect des droits et libertés fondamentaux”. Elles seront également “prises au fur et à mesure de l’évolution de la situation”, poursuit-elle.
Selon le communiqué publié mardi soir par la présidence de la Refondation, l’état d’urgence énergétique est pris pour une durée de 15 jours. “Mais il pourrait être renouvelé en fonction du cours des événements”, indique encore notre source. Comme indiqué par la loi relative aux situations d’exception, “la durée de la situation d’urgence est de quinze jours”. Elle “peut être prolongée par périodes ne pouvant excéder chacune la période initiale”.
Face à une “situation de crise profonde en matière d’approvisionnement énergétique”, les autorités annoncent “la nécessité pour les pouvoirs publics de mobiliser des moyens exceptionnels afin de rétablir dans les meilleurs délais les conditions normales d’approvisionnement en énergie et d’assurer la continuité de l’Etat dans le contexte de la refondation de la République”. Elles disent notamment avoir pris cette décision dans la mesure où “la crise affecte la continuité des services publics essentiels, le fonctionnement normal de l’économie et la vie quotidienne de la population”. Cette situation risque surtout de “porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité et à la stabilité des institutions”, poursuit le communiqué publié mardi soir par la présidence de la Refondation.
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SITUATION D’EXCEPTION – Madagascar déclare l’état d’urgence énergétique face à la crise causée par « la guerre au Moyen Orient »
Mesures exceptionnelles pour faire face à une situation de crise. Un Conseil des ministres spécial tenu ce lundi adopte un décret proclamant l’état d’urgence énergétique sur l’ensemble du territoire national. Le compte-rendu de la réunion de l’Exécutif parle d’une “décision prise suite au constat que nous vivons dans une crise profonde en raison des perturbations de l’approvisionnement en énergie dans toute l’île, en raison du conflit au Moyen Orient”. A en croire le communiqué, cela cause “des dysfonctionnements dans la continuité des services essentiels et sur l’économie nationale, impactant ainsi la vie quotidienne de la population malgache”.
“Cette déclaration de situation d’exception devrait permettre aux autorités de “prendre des mesures exceptionnelles et urgentes pour rétablir l’approvisionnement en énergie et pour garantir la continuité du service public”, indique le communiqué du Conseil des ministres publié par la présidence de la Refondation. Le même communiqué évoque également la possibilité de “mobiliser des moyens exceptionnels pour faire face aux problèmes d’approvisionnement”.
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DIPLOMATIE – Ibrahim Norbert Richard succède à Edgard Razafindravahy au poste de Secrétaire général de la COI
Le Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien (COI) entérine la nomination d’Ibrahim Norbert Richard, proposé par Madagascar, au poste de Secrétaire général de l’organisation. Cette décision fait suite à la démission d’Edgard Razafindravahy, intervenue la semaine dernière. En proposant un diplomate de carrière, le ministère malgache des Affaires étrangères évoque une démarche motivée par “l’intérêt collectif de l’Organisation et de l’ensemble de ses États membres”.
Avec cette nomination, l’organisation régionale confie ses rênes à un diplomate chevronné, fort d’une longue expérience au sein des institutions nationales et internationales.Pour Madagascar, “la proposition d’un candidat malgache expérimenté au profil technique s’inscrit dans la volonté de contribuer au renforcement de l’efficacité et de l’impact de la Commission de l’océan Indien dans la région face aux nouveaux défis régionaux et internationaux”. A en croire le ministère, les Etats membres ont reconnu qu’il s’agit d’une candidature “de très bonne qualité et à la hauteur des défis”.
Titulaire d’un doctorat en droit, le nouveau secrétaire général de la COI a consacré l’essentiel de sa carrière au ministère des Affaires étrangères, où il a servi de 1988 jusqu’à sa retraite en juillet 2020, en gravissant progressivement tous les échelons. Ibrahim Norbert Richard a notamment été responsable de la formation des agents diplomatiques et consulaires à l’Ecole nationale d’administration de Madagascar. Il a aussi été Premier conseiller et Chargé d’affaires auprès de l’ambassade de Madagascar à Bruxelles entre 2005 et 2019. Il a contribué aux travaux du Centre d’études et d’analyse stratégique (CEAS), mettant son expertise au service de l’intégration régionale africaine et du multilatéralisme.
Juste avant cette nomination, Ibrahim Norbert Richard a occupé depuis 2020 le poste de Sous-secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), une organisation regroupant plus de 70 pays autour d’objectifs communs en matière de coopération, de développement et de dialogue international.
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PROGRAMMATION INDUSTRIELLE – L’artisanat d’exception intègre la liste des filières stratégiques que Madagascar priorise
Le secteur industriel malgache repose désormais sur six filières prioritaires. L’artisanat d’exception à vocation industrielle et exportatrice vient s’ajouter aux filières prioritaires du Pacte pour la programmation industrielle de Madagascar. Il bénéficie ainsi des mêmes ambitions que des secteurs comme l’agro-industrie, les huiles essentielles et extraits, le textile et l’habillement, la transformation minière et l’énergie.
Cette évolution résulte du premier amendement apporté au Pacte, une feuille de route nationale qui vise à doubler la part du secteur secondaire dans le produit intérieur brut, de 15 % à 30 % d’ici 2040. En accédant à ce statut, l’artisanat n’est plus considéré comme une activité de subsistance, mais comme un levier de souveraineté économique et de valorisation des ressources locales.
Le Pacte définit l’artisanat d’exception à vocation industrielle comme une combinaison structurée entre savoir-faire traditionnel et exigences de production à grande échelle. Pour être reconnu comme faisant partie de ce secteur, une activité doit s’appuyer sur une organisation productive formalisée, capable d’assurer des volumes réguliers, contractualisés et évolutifs. Ce cadre impose également des normes de standardisation, de contrôle qualité et de traçabilité, appuyées par des investissements en équipements industriels ou semi-industriels. L’orientation vers l’exportation doit être concrète, attestée par des contrats internationaux.
L’intégration de cette filière traduit la volonté de transformer un secteur encore largement informel en moteur de croissance. Les acteurs publics et privés entendent mieux capter la valeur ajoutée issue de la transformation locale des ressources, notamment dans le cadre de la Politique et stratégie nationale de développement de l’artisanat (PSNDA).
Les signataires du Pacte ambitionnent d’en faire un pilier de la transformation économique du pays, alliant identité nationale, création d’emplois décents et génération de devises. Cette stratégie s’articule en trois étapes : la mise en place rapide d’un cadre réglementaire et d’une gouvernance assainie, le renforcement de la valeur ajoutée locale dans des filières comme le raphia, le cuir ou la soie d’ici 2032, et, à terme, une croissance annuelle des recettes d’exportation de 25 %
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COLLECTIVITÉS TERRITORIALES – Le Chef de l’État encourage les maires à maximiser les recettes fiscales
La mobilisation des recettes fiscales pour assurer le développement local. Le Colonel Michaël Randrianirina invite les maires à maximiser les ressources de leurs communes pour soutenir le développement de leur localité lors d’une rencontre organisée ce week-end à Ihosy.Après une première étape dans la Haute Matsiatra, le chef de l’État a poursuivi sa tournée dans l’Ihorombe en échangeant avec une trentaine de maires, entre autres. En réponse aux attentes des édiles en matière de projets de développement, il les a encouragés à “explorer toutes les pistes permettant d’augmenter les recettes fiscales locales”.Dans sa réponse, le président de la Refondation a indiqué que “l’État peut appuyer certains investissements de manière ponctuelle, mais que le développement durable repose avant tout sur la capacité des communes à mobiliser leurs propres ressources”. Il a également recommandé aux maires d’“adopter une culture de progrès, en identifiant et en exploitant les opportunités de partenariat avec les opérateurs économiques”.Le colonel Michaël Randrianirina a enfin souligné que les préoccupations exprimées à Ihosy reflètent des défis structurels communs à l’ensemble des collectivités territoriales du pays. -

HYDROCARBURES – Maintien des prix des carburants en avril face à une probable révision à la hausse en mai
Statu quo sur les prix des carburants pour le mois d’avril. Malgré des prévisions tablant sur une baisse, les prix à la pompe restent finalement inchangés par rapport au mois de mars. Le litre de Super sans plomb (SP95) demeure ainsi fixé à 4 900 ariary, celui du gasoil à 4 660 ariary, tandis que le pétrole lampant stagne à 3 510 ariary.
L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) avait anticipé dès février une double baisse consécutive pour les mois de mars et avril. Cette tendance avait été initialement justifiée par la détente des cours mondiaux du baril et la stabilité de la monnaie nationale observée en janvier.
L’instabilité géopolitique, notamment la crise en Iran, avait pourtant provoqué un affolement des cours mondiaux du pétrole, auquel s’ajoutent les tarifs du fret maritime ainsi que les assurances qui ont fortement augmenté. Ce sont ces facteurs qui auraient ainsi annulé la baisse attendue pour ce mois d’avril, explique un spécialiste du secteur.
L’évolution des prix à la pompe à Madagascar est régie par un mécanisme d’ajustement automatique qui repose sur deux piliers économiques majeurs que sont les cours mondiaux des produits pétroliers pour le mois M-2 et la parité de l’ariary face au dollar américain. Ce dispositif est conçu pour refléter la réalité du marché international et la variation mensuelle des prix est plafonnée entre -200 ariary et +200 ariary. L’ajustement est évalué mensuellement et les nouveaux prix sont généralement appliqués entre le 1er et le 5 du mois.
Aussi, le maintien actuel des tarifs semble n’être qu’un sursis temporaire. Une hausse est quasi inévitable au mois de mais, dans le contexte de forte volatilité internationale.
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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Le Colonel Michael Randrianirina appelle les étudiants à “ne pas se laisser acheter”
“Je vous en conjure. Concentrez-vous sur vos études. Ne vous laissez pas entraîner sur le mauvais chemin”. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, lance un énième appel aux jeunes, notamment aux étudiants des universités publiques. Il les invite à “ne pas se laisser acheter”. “Prenez l’argent, parce que c’est le nôtre, celui qu’ils ont détourné et qu’ils utilisent pour déstabiliser le pays, mais ne faites pas ce qu’ils vous demandent de faire en échange”, déclare-t-il à Fianarantsoa dans son discours à l’occasion de l’inauguration d’infrastructures sur le campus de l’Université d’Andrainjato.
A en croire le chef d’Etat, ceux qui s’adonnent à ces pratiques d’instrumentalisation des étudiants se lancent dans des surenchères pour rallier les étudiants à leurs actions. “À Soavinandriana, j’ai évoqué la somme de 100 000 ariary. Mais après cela, certains ont commencé à proposer 300 000 ariary pour acheter des étudiants”, confie le Colonel Michaël Randrianirina. “Aujourd’hui, je parle de 300 000, demain ils augmenteront à 500 000”, ajoute-t-il.
Le président de la Refondation dit tenir ce discours à chaque fois qu’il se déplace auprès des Universités car ceux qui ont des velléités de semer des troubles au pays “approchent souvent les étudiants”. A l’entendre, ces gens qui profitent de la situation et qui cherchent à déstabiliser le pays sont aujourd’hui nombreux. “Leur démarche est égoïste, ils ne se soucient pas de votre avenir”, réitère-t-il encore.
Dans son allocution, le Colonel Michaël Randrianirina insiste sur le rôle des jeunes dans l’avenir du pays. “Vous êtes les piliers de demain, la fierté de Madagascar”, soulève-t-il. Il les encourage alors “à se préparer, à accumuler et à enrichir leurs connaissances et leur sagesse parce que c’est cela va forger leur maturité et les aidera à devenir des cadres compétents pour la Nation”.
Il revient alors sur son propre parcours, notamment sur son passage en classe préparatoire à l’Ecole militaire à Fianarantsoa durant lequel il venait à Andrainjato pour les travaux pratiques de chimie. “A l’époque, je ne pensais pas du tout que je me tiendrai ici pour prononcer un discours. Je pensais juste finir mes études et travailler”, se souvient-il.
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COOPÉRATION RÉGIONALE – Edgard Razafindravahy, rappelé, quitte le secrétariat général de la COI
Coup de théâtre dans la cybercité d’Ébène. Selon la presse mauricienne, Edgard Razafindravahy quitte ses fonctions de secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI). Il a officiellement présenté sa démission au Conseil des ministres de l’organisation, mettant un terme prématuré à un mandat débuté en 2024.
Le ministère des Affaires étrangères indique que la question relative à son rappel et à son remplacement imminent a été abordée lors de la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères Alice N’Diaye et l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois.
Si l’on en croit la publication du ministère des Affaires étrangères, ce rappel s’est fait “dans la continuité des discussions entre le Chef d’État français et le Chef d’État malagasy à Paris”. Une source au courant du dossier indique que le Conseil des ministres de Madagascar devrait annoncer le nom de son remplaçant dans les prochains jours, avant que le Conseil des ministres de la COI ne l’officialise.
A entendre notre source, Edgard Razafindravahy aurait été “notifié de son rappel bien avant cette démission”. Madagascar aurait motivé son rappel par des “manquements avérés aux exigences de sa fonction”.
La nomination de l’ancien ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce, actée lors du 38e Conseil des ministres à Maurice, avait été annoncée comme une étape importante pour la diplomatie malgache. Désigné pour succéder au Réunionnais Vêlayoudom Marimoutou, il avait pour mission prioritaire de piloter la mise en œuvre du Plan de développement stratégique (PDS) de l’organisation, véritable feuille de route pour l’avenir de l’espace insulaire.
Ses fonctions l’avaient appelé à coordonner les projets de coopération entre les États membres Madagascar, Maurice, La Réunion, les Seychelles et les Comores, tout en assurant la gestion administrative et financière d’une institution solidement épaulée par ses partenaires historiques, l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD).
Ce départ prive l’organisation de son principal organe exécutif bien avant le terme prévu de son mandat de quatre ans. Cette démission intervient dans la foulée du changement à la tête de l’Etat. Edgard Razafindravahy avait été suggéré à ce poste par le régime Rajoelina.
