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  • SUSPICION DE DÉTOURNEMENT – Six personnes placées en détention préventive dans une affaire de détournement de fonds au sein du Fonds souverain malgache

    SUSPICION DE DÉTOURNEMENT – Six personnes placées en détention préventive dans une affaire de détournement de fonds au sein du Fonds souverain malgache

    Le Pôle Anti-Corruption (PAC) apporte des précisions. Dans l’affaire de suspicion de détournement de fonds au sein du Fonds Souverain Malgache (FSM), le PAC annonce le placement en détention préventive de six individus. A en croire son communiqué publié ce samedi, cinq prévenus ont été envoyés à la maison de force de Tsiafahy tandis qu’un autre a été placé à la maison centrale d’Antanimora.

     

    Selon les PAC, les suspects sont inculpés d’abus de fonction, de favoritisme, de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux. À ces griefs s’ajoutent, selon le PAC, la prise illégale d’intérêts et la complicité.

     

    Au total, dix personnes physiques et six personnes morales sont soupçonnées dans ce dossier. Huit d’entre elles ont été présentées devant le juge d’instruction vendredi. Outre les six personnes écrouées, deux autres suspects ont été placés sous contrôle judiciaire.

     

    L’enquête a révélé selon le PAC, l’existence de plusieurs décaissements frauduleux effectués par le directeur général par intérim, atteignant un montant total de 19 447 481 470,07 ariary. Ces fonds ont été détournés à travers de multiples manipulations financières et sorties d’argent opérées en violation directe des procédures légales.

     

    A entendre la ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo, cette somme aurait été, entre autres, utilisée dans une affaire de tentative de coup d’Etat et dans un projet d’attentat contre le président de la Refondation.

  • ASSAINISSEMENT – Les travaux d’extension et d’amélioration des canaux d’évacuation d’eaux usées d’Antananarivo officiellement lancés

    ASSAINISSEMENT – Les travaux d’extension et d’amélioration des canaux d’évacuation d’eaux usées d’Antananarivo officiellement lancés

    Le coup d’envoi est donné. Antananarivo s’apprête à vivre quatre mois de travaux d’envergure avec le lancement du chantier d’extension et d’amélioration des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et usées de la capitale, officiellement lancé vendredi à Mahamasina. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo, phase II (PIAA2).

    Depuis quelques jours, la ville est déjà plongée dans l’ambiance des travaux avec les installations des matériels de signalisation de chantier. Les embouteillages et autres perturbations causés par les coupures de circulation sur les axes concernés par les chantiers ont également donné un aperçu de l’ampleur des opérations.

    L’objectif est de mettre fin aux inondations récurrentes qui affectent la commune urbaine d’Antananarivo à chaque saison de pluies. Le projet ambitionne également de renforcer la salubrité urbaine, selon le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH). D’après la Commune urbaine d’Antananarivo, plus d’un million d’habitants devraient bénéficier directement de ce projet.

    Les travaux débutent dans les quartiers du centre-ville, notamment Analakely, Antanimena et Mahamasina. Selon Oyo Razakamahefa, coordinatrice de projet de PIAA2 dans une interview accordée à www.2424.mg, la première phase à Mahamasina durera environ quatre mois, couvrant l’axe Anosy jusqu’au commissariat du 5ᵉ arrondissement. Les autres interventions concernent Analakely et le secteur de l’Hôtel de Ville, avec la construction d’un grand canal vers Andriantany, ainsi qu’Antanimena, où les eaux seront également dirigées vers ce canal via le couloir Malacam.

    Ces travaux perturberont le quotidien des Tananariviens, avec des excavations d’environ un mètre de profondeur et deux mètres de largeur. Mais face à la vétusté des infrastructures et à la pression démographique, cet assainissement s’impose.

    La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des représentants de la Commune urbaine d’Antananarivo, du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, ainsi que des partenaires techniques et financiers, dont l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne qui assurent le financement du projet.

     

    Photo : MEAH

  • COUR SUPRÊME – Andrianaina Rabarisoa promet la transparence et l’accès à l’information pour son mandat à la tête du Conseil d’Etat

    COUR SUPRÊME – Andrianaina Rabarisoa promet la transparence et l’accès à l’information pour son mandat à la tête du Conseil d’Etat

    À l’instar de la Cour des Comptes, nous souhaitons également rendre compte publiquement de nos travaux”. Le nouveau président du Conseil d’État, Andrianaina Rabarisoa, place la transparence et l’accès à l’information au cœur de son mandat. Et un rapport public des activités de son institution fait partie des actions qu’il entend mener. S’il s’agit, avant tout, de permettre à la Cour de “formuler des recommandations pour l’amélioration de la gestion des services publics”, la volonté de transparence est clairement annoncée.

     

    “Cette mission demeure largement méconnue du grand public, et la faire connaître constitue précisément l’une de nos priorités à compter de ce jour”, annonce-t-il dans son discours lors de l’audience solennelle de prestation de serment vendredi à la Cour suprême Anosy, évoquant la mission “de conseiller juridique de l’État et des collectivités territoriales décentralisées” de sa Cour. C’est “elle qui produira les effets les plus directs sur la vie des citoyens malgaches”, poursuit-il.

     

    Mais en plus du rapport annuel d’activités, le président du Conseil d’Etat entend également “renforcer la communication institutionnelle de la juridiction, et tout particulièrement la diffusion et l’explication de ses décisions”. “L’époque actuelle exige cette transparence”, soulève-t-il, reconnaissant que le travail en ce sens sera “considérable”, surtout que ce n’est “pas dans les habitudes des magistrats, formés à respecter ce que l’on appelle l’obligation de réserve”.

     

    Il parle alors de “l’open data des décisions de justice, c’est-à-dire leur diffusion par le biais des nouvelles technologies”. “Un chantier d’envergure, pour lequel nous ne disposons pas encore de budget à ce stade, mais que nous envisageons de lancer dès cette année”, ajoute-t-il dans son discours. Il met également en avant « l’attention particulière qui sera portée à la motivation des décisions, afin qu’elles soient enrichies et parfaitement intelligibles”.

     

    La facilitation de l’accès aux documents administratifs constitue également l’une des priorités du nouveau président du Conseil d’Etat. En plus de la simplification des procédures administratives, Andrianaina Rabarison estime que “la facilitation dans l’obtention des documents administratifs contribue à la réduction de la corruption”. Au-delà de la transparence, il entend également mettre “l’expérience et l’expertise” du Conseil d’Etat au service de l’amélioration de l’organisation administrative et de la suppression des niches de corruption.

  • PROJET VOLOBE – Les accords pour l’entrée de la Société financière internationale dans le capital de la CGHV en cours de finalisation

    PROJET VOLOBE – Les accords pour l’entrée de la Société financière internationale dans le capital de la CGHV en cours de finalisation

    Un acteur majeur de la finance internationale est sur le point d’entrer dans l’actionnariat du projet Volobe. La Société financière internationale (SFI) du groupe de la Banque mondiale finalise actuellement les accords pour son entrée au capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV). C’est le directeur général du Consortium, Rémy Huber, qui en a fait part à la presse, ce vendredi.
     
    La SFI devrait monter à hauteur de 7,5% du capital de la CGHV, en s’appuyant sur les bases du nouveau pacte d’actionnaires signé au mois d’avril 2025. Ce pacte répartit initialement les parts entre Axian Energy (37,5%), EDF Renouvelables (37,5%), et Africa 50 (25%). La prise de participation de la SFI qui viendra en déduction des parts actuelles viendra consolider un Consortium déjà robuste. Et ce, dans l’attente de l’intégration de l’État malgache, dont l’option d’achat à hauteur de 20 % sera levée lors de la clôture financière.
     
    Pour Rémy Huber, l’adhésion de la Banque mondiale à travers le SFI constitue un signal fort de bancabilité du projet. Elle positionne le projet Volobe en tant que solution stratégique prioritaire pour répondre aux besoins de la Jirama, de la région Atsinanana et de l’ensemble du réseau national, lance-t-il.
     
    Pour ce qui est de l’Etat malgache, c’est à partir du closing financier de ce projet hydroélectrique qu’est prévue son entrée dans l’actionnariat de la CGHV, annoncé dernièrement par le biais du Fonds souverain Malagasy (FSM). L’Etat devrait alors y être actionnaire à hauteur de 20%, avait précisé le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) à l’époque.
     
    Toutefois, la Cour des Comptes vient récemment d’émettre des réserves quant à la capacité du FSM à être actionnaire dans ce genre projet. Son accession au rang d’actionnaire soulève des inquiétudes quant à sa solidité financière, en raison de sa création récente et de son capital limité face à l’ampleur des investissements.
     
    De plus, contrairement aux partenaires industriels qui s’y engagent, le FSM souffre d’un déficit d’expertise technique spécifique aux secteurs de l’ingénierie et de l’électricité, essentiels à la gestion d’un tel projet. L’audit de conformité de la gestion du FSM avait par ailleurs mis en exergue des zones d’ombre et incohérences qui fragilisent sa crédibilité, avait exposé la Cour des comptes.
     
    La CGHV souligne l’importance de la sécurité et de la visibilité. “Dès lors qu’il s’agit d’engager des deniers publics et l’argent des contribuables, une transparence totale devient indispensable. Cette structure permet à l’État d’assurer son rôle de garant, rassurant ainsi tant les investisseurs que la population. En nous alignant strictement sur la politique et l’organisation gouvernementales, nous consolidons une confiance mutuelle essentielle à la réussite du projet », lance Enick Razafindrakoto, directrice de la communication et des relations externes de la CGHV.
  • EDUCATION INCLUSIVE – Autisme Madagascar inaugure la Maison de l’autisme, un centre dédié au diagnostic, à l’accompagnement et à l’inclusion

    EDUCATION INCLUSIVE – Autisme Madagascar inaugure la Maison de l’autisme, un centre dédié au diagnostic, à l’accompagnement et à l’inclusion

    Offrir un accompagnement global aux enfants autistes et à leurs familles. La Maison de l’autisme, nouvel établissement qui se positionne comme un centre de diagnostic, de prise en charge et de formation, a été inaugurée jeudi au sein de l’école primaire publique (EPP) Vohibola à Ampandrana. La cérémonie, tenue le 2 avril à l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, marque la volonté des initiateurs, Autisme Madagascar, à répondre à un besoin longtemps exprimé par les familles dont beaucoup sont contraintes de faire des choix difficiles, entre les soins et l’éducation de leurs enfants, ou encore les charges domestiques et familiales.
     
    La Maison de l’autisme propose un accompagnement complet, allant du diagnostic précoce au suivi multidisciplinaire assuré par des spécialistes, en passant par des dispositifs d’apprentissage adaptés. Elle se veut également un espace de soutien pour les familles, souvent confrontées à l’isolement. “Permettre des évaluations fiables dès le plus jeune âge est essentiel pour offrir un accompagnement adapté”, souligne Autisme Madagascar.
     
    Au-delà de la prise en charge médicale et éducative, le centre ambitionne de lutter contre les préjugés et de favoriser l’insertion sociale et scolaire. Le directeur de l’éducation formelle au sein du ministère de tutelle, Serge Dieu Donné Mamba, met en avant la dimension humaine du projet, en prônant l’inclusion et l’acceptation de la différence.
     
    Pour la présidente d’Autisme Madagascar, Mbolatiana Raveloarimisa, la création de cet établissement marque une avancée importante. “Aujourd’hui, nous comptons 22 000 membres, familles, volontaires, personnel médical, mobilisés pour que les personnes autistes ne soient plus laissées pour compte”, indique-t-elle.
     
    La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, affirme pour sa part l’engagement de l’État en faveur de l’inclusion dans le système éducatif. À ce jour, 15 établissements scolaires publics disposent de classes intégrées pour accueillir des enfants en situation de handicap lourd. L’EPP Vohibola en fait partie, avec une classe dédiée à la trisomie 21, désormais complétée par la Maison de l’autisme. Le chantier reste toutefois important, aucun centre spécialisé public n’existant encore à ce jour.
  • INSERTION PROFESSIONNELLE – La Banque Centrale annonce un programme d’alternance pour les étudiants des Universités

    INSERTION PROFESSIONNELLE – La Banque Centrale annonce un programme d’alternance pour les étudiants des Universités

    De l’Amphi à la Banky Foiben’i Madagasikara. C’est un nouveau pont vers l’emploi qui est en construction pour les étudiants. La Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) s’apprête à lancer un programme d’alternance avec l’Université d’Antananarivo comme premier partenaire. Un dispositif qui a vocation à s’étendre à d’autres établissements proposant des filières en adéquation avec les activités de l’institution, a annoncé, mardi, son gouverneur, Aivo Andrianarivelo.

    Le dispositif prévoit l’intégration d’étudiants pour un volume hebdomadaire réduit, ne dépassant pas 20 heures par semaine, avance le Gouverneur de BFM. Ce qui permettra de garantir la compatibilité de ce programme avec le cursus académique de ces étudiants. Dans le cadre de cette collaboration, les étudiants se verront confier des missions et des thématiques de recherche spécifiques, précise Aivo Andrianarivelo.

    L’initiative vise alors un double objectif. Ce programme d’alternance devra renforcer l’employabilité des jeunes à travers une immersion directe dans le milieu professionnel. Il contribuera également au développement national par le transfert de compétences.

    Ce projet est en phase finale de préparation, et les conventions avec l’Université d’Antananarivo sont en cours de finalisation, indique la BFM. L’initiative est amenée à s’étendre dans d’autres régions et filières spécialisées dans un avenir proche. En pérennisant ce lien entre le monde universitaire et l’autorité monétaire, la Banky foiben’i Madagasikara s’assure ainsi un vivier de talents diversifié, capable de répondre aux défis économiques du pays.

  • GESTION PORTUAIRE – La SPAT négocie l’acquisition de remorqueurs auprès du groupe naval néerlandais Damen

    GESTION PORTUAIRE – La SPAT négocie l’acquisition de remorqueurs auprès du groupe naval néerlandais Damen

    Le port de Toamasina renforce ses capacités techniques. Le directeur général de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT), Anicet Randriambahoaka, s’est rendu aux Pays-Bas avec son équipe pour négocier l’acquisition de remorqueurs de type ASD auprès du Damen Shipyards Group. Un équipement destiné à accompagner la montée en puissance du principal port de la Grande Île.

     

    La Spat mise sur des remorqueurs ASD (Azimuth Stern Drive), qui allient puissance et grande maniabilité. Ceux-ci sont indispensables pour des opérations de remorquage de haute précision, permettant d’assurer l’assistance et la sécurité des grands navires dans des infrastructures portuaires modernes et congestionnées.

     

    Les négociations sont menées avec le groupe naval néerlandais Damen. Cette collaboration illustre, selon la SPAT, une ambition claire : anticiper l’accueil de navires de plus grande capacité, renforcer la sécurité et la performance des opérations portuaires, et accompagner la montée en puissance du quai C4.

     

    La réception officielle d’une portion de 333 mètres du quai C4 a eu lieu au mois de mars. Cette extension permet désormais l’accostage de navires de grande capacité sur un poste unique au port de Toamasina, améliorant ainsi la fluidité des opérations terminalières.

  • JUSTICE – Le Parquet d’Antananarivo inculpe treize personnes pour tentative d’assassinat du président de la Refondation et pour un projet de coup d’Etat

    JUSTICE – Le Parquet d’Antananarivo inculpe treize personnes pour tentative d’assassinat du président de la Refondation et pour un projet de coup d’Etat

    Treize personnes dont le Colonel Patrick Rakotomamonjy se trouvent dans le collimateur de la justice. “Un projet d’attentat contre le président de la Refondation de la République (…) fait t partie de leurs chefs d’inculpation”, déclare Narindra Rakotoniaina, procureure de la République du Tribunal de première instance d’Antananarivo, dans une vidéo partagée par le ministère de la Justice jeudi. Association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et complicité sont les autres infractions pénales reprochées à ces individus.

     

    Pour l’heure, onze individus ont été placés en détention préventive après leur comparution devant le Parquet le 31 mars, selon Narindra Rakotoniaina. D’autres suspects “font l’objet de mandat d’arrêt, délivré par les enquêteurs”, poursuit-elle.

     

    A entendre la procureure de la République, le Colonel Patrick Rakotomamonjy “fait partie de ceux qui ont concocté le plan dans le cadre de la réalisation de ces crimes”. Elle cite également un “officier général qui avait déjà fait part de son intention de renverser le pouvoir dans la rue”.

     

    “Pendant l’enquête, certains prévenus ont avoué que les 20 milliards d’ariary qui sont sur leur compte [bancaire] sont destinés à réaliser le crime”, soutient la magistrate. Elle fait part de l’existence de “réunions destinées à la planification des opérations”. Elle indique également la saisie d’“argent et de diverses armes” découvertes pendant la perquisition des domiciles des prévenus.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, avait dévoilé l’existence d’un plan visant à assassiner, lui et son épouse, lors de son déplacement en Guinée Equatoriale, le 26 mars. De son côté, le Colonel Patrick Rakotomamonjy parle d’un projet visant également à l’assassiner dans les vidéos qu’il partage sur les réseaux sociaux.

  • RÉSILIENCE ÉCONOMIQUE – Madagascar planche sur son plan d’urgence face à l’escalade des tensions au Moyen Orient

    RÉSILIENCE ÉCONOMIQUE – Madagascar planche sur son plan d’urgence face à l’escalade des tensions au Moyen Orient

    Madagascar en mode anticipation. Le Gouvernement enclenche ce jeudi une concertation interministérielle sur les éventuelles répercussions de la crise au Moyen Orient sur la Grande île. Une occasion pour chaque département de présenter des scénarios prospectifs ainsi que les mesures d’anticipation correspondantes. La démarche vise à préparer le pays aux chocs exogènes avant que ceux-ci ne déstabilisent les marchés nationaux, explique le ministère du Commerce et de la consommation qui avait initié cette rencontre.
     
    Plusieurs vecteurs de vulnérabilité avaient été identifiés. L’escalade des tensions entre l’Iran et Israël pourrait présenter des risques pour la sécurité énergétique, les flux commerciaux ainsi que le pouvoir d’achat à Madagascar. Ce conflit pourrait en effet engendrer une volatilité accrue des cours mondiaux du pétrole, perturber les échanges internationaux et les chaînes d’approvisionnement ou encore créer un risque d’inflation importée sur les Produits de première nécessité.
     
    La séance a mobilisé des ministères, allant des Affaires étrangères, à l’Économie et aux finances, en passant par l’Énergie, l’Agriculture, les Travaux publics et la Sécurité publique, ainsi que des conseillers techniques du Bureau du Premier ministre. La synergie vise à instaurer un cadre d’intervention concerté, permettant de définir les responsabilités de chaque département et de mettre en place un mécanisme de suivi unique.

  • ORIENTATION BUDGÉTAIRE – Le secteur privé plaide pour un budget sur lequel l’impératif économique prime sur le politique

    ORIENTATION BUDGÉTAIRE – Le secteur privé plaide pour un budget sur lequel l’impératif économique prime sur le politique

    Le patronat appelle à donner la priorité à l’économie. Le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa, soutient que les orientations politiques devraient s’aligner sur les impératifs du climat des affaires. Il a exprimé cette attente du secteur privé face à une éventuelle loi de finances rectificatives (LFR) pour l’exercice 2026, mardi.

     

    Le ministre de l’Économie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison, avait déjà évoqué la possibilité d’une LFR cette année. Le président du GEFP déplore toutefois une prédominance du politique sur l’économique. Il insiste sur la nécessité d’un budget ancré dans les réalités économiques. Dans le contexte actuel, prévient-il, privilégier les enjeux politiques au détriment de l’économie pourrait entraîner une instabilité préjudiciable.

     

    De leur côté, les industriels mettent en avant l’importance de soutenir l’industrie de transformation locale. Ils préconisent notamment un allègement de la pression fiscale sur la production nationale dans le cadre de cette éventuelle LFR 2026, comme l’indique le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana. Il souligne également la nécessité pour l’État d’orienter ses investissements vers les infrastructures routières afin de fluidifier les échanges, ainsi que vers la sécurisation de l’approvisionnement énergétique. Ces deux axes constituent, selon lui, les piliers de la production locale.

     

    Au cours du premier trimestre, les opérateurs économiques ont surtout cherché à maintenir leurs activités tout en tentant de gagner en visibilité à long terme, selon Tiana Rasamimanana. Les revendications du secteur privé, ainsi que leurs modalités de mise en œuvre, ont déjà été définies lors des Assises nationales pour la relance économique de Madagascar, rappelle-t-il.

     

    Plusieurs mesures ont été arrêtées lors de ces assises pour lever les freins structurels à la croissance, autour de cinq piliers. Il s’agit notamment de la réhabilitation des infrastructures, via une optimisation du financement routier, de la sécurisation foncière pour faciliter les investissements, et d’une réforme en profondeur du secteur de l’énergie, incluant le redressement de la Jirama et le développement de l’autoproduction privée. La relance passe aussi par le renforcement du capital humain, adapté aux besoins des entreprises, ainsi que par l’amélioration du climat des affaires, à travers une simplification administrative et une meilleure prévisibilité réglementaire, afin de garantir la stabilité juridique des opérateurs.