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  • RÉFORME FIDUCIAIRE – Du “Core Banking” au recalibrage des DAB, le défi logistique pour une éventuelle nouvelle unité monétaire soulevée par les banquiers

    RÉFORME FIDUCIAIRE – Du “Core Banking” au recalibrage des DAB, le défi logistique pour une éventuelle nouvelle unité monétaire soulevée par les banquiers

    Reformatage des systèmes, maîtrise des flux de cash, anticipation des comportements. L’Association professionnelle des banques (APB) de Madagascar expose les défis à relever pour garantir la viabilité de la réforme fiduciaire actuellement en discussion. Pour le président de ce groupement, Hugues Bonshe Makalebo, cette transition va bien au-delà d’un simple ajustement de surface : il s’agit d’un chantier multidimensionnel qui exige une synchronisation parfaite entre les autorités monétaires et les établissements de crédit. Il s’est exprimé sur le sujet mardi, dans le cadre du processus de consultation initié par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Pour le système bancaire, le premier défi serait d’ordre logistique, avec les ajustements opérationnels nécessaires à la réforme. Hugues Bonshe Makalebo évoque une refonte technique lourde, qui mettra à l’épreuve la capacité des banques à adapter l’ensemble de leurs infrastructures. Elle impliquera notamment la mise à jour des systèmes d’information, ou « core banking », afin d’intégrer la nouvelle valeur faciale sans impacter les soldes ni l’historique des transactions.

    Le réseau de distribution devra également être rééquilibré, a-t-il avancé. Une intervention physique sur chaque distributeur automatique de billets (DAB) s’avérera indispensable pour assurer leur compatibilité avec les nouveaux formats et dispositifs de sécurité. S’ajoute la question de la sécurité fiduciaire, afin de prévenir tout risque de contrefaçon durant la phase de transition. “Toutes les normes de sécurité mises en place devront être entièrement revues et adaptées à la nouvelle dénomination qui sera communiquée”, explique-t-il.
    L’APB dit par ailleurs anticiper un choc de la demande de numéraire, estimant que la période de transition pourrait provoquer un afflux vers le cash. Cela nécessiterait une stratégie de déploiement du nouveau numéraire dans l’ensemble des agences et points de distribution, ainsi qu’une gestion rigoureuse de la coexistence des deux types de signes monétaires, pièces et billets. Car pour Hugues Bonshe Makalebo, le risque le plus critique est celui d’une rupture de confiance, susceptible de provoquer une thésaurisation de précaution ou, à l’inverse, une inquiétude contractuelle.
    Les conditions de succès de cette réforme reposeraient ainsi sur la coordination et la pédagogie. C’est pourquoi l’APB demande un chronogramme détaillé et réaliste de la part de la BFM. Une campagne de communication massive devrait également être menée conjointement par la Banque centrale et les banques commerciales, pour expliquer qu’il s’agit d’un changement de valeur faciale et non d’une perte de valeur économique.

    Le secteur financier s’engage à être le relais opérationnel de cette réforme, tout en rappelant que la politique monétaire relève de la souveraineté de la Banque centrale. L’APB souligne toutefois que ce changement majeur et structurant doit être accompagné par l’ensemble des acteurs, et ne peut reposer sur une seule catégorie, conclut son président, Hugues Bonshe Makalebo

  • ORGANE ÉLECTORAL – Abraham Rajafetra élu pour représenter la HCC à la Ceni

    ORGANE ÉLECTORAL – Abraham Rajafetra élu pour représenter la HCC à la Ceni

    Le bureau permanant de la Commission électorale nationale indépendante commence à se dessiner. La Haute cour constitutionnelle choisit Abraham Rajafetra pour siéger en son nom au sein de cet organe de gestion des élections.
     
    L’élection de ce représentant a été effectué ce mercredi matin. L’actuel préfet d’Antananarivo a obtenu sept voix sur huit. Selon une source auprès d’Ambohidahy, un haut conseiller n’a pas participé au vote.
     
    Selon notre interlocuteur, les 60 candidats pour ce poste ont débuté leur propagande depuis vendredi. Il a fallu trois jours au membre de la Haute cour constitutionnelle pour écouter les candidats qui sont passés passer devant eux. C’est finalement Abraham Rajafetra qui les ont convaincus.
     
    Préfet d’Antananarivo depuis le 19 novembre, l’administrateur civil a déjà occupé de hautes responsabilités au sein du ministère de l’Intérieur. Il avait déjà aussi occupé le poste de secrétaire général au sein du ministère de l’Environnement et du développement durable. Il devrait quitter Tsimbazaza pour rejoindre Alarobia dès que son élection est entérinée par décret pris en Conseil des ministres.
  • DIPLOMATIE – Quatre accords de coopération signés entre Madagascar et la Guinée Équatoriale

    DIPLOMATIE – Quatre accords de coopération signés entre Madagascar et la Guinée Équatoriale

    Une semaine après la visite officielle du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, en Guinée Equatoriale, Antananarivo et Malabo signent des accords de coopération pour marquer leur entente. Quatre accords ont ainsi été signés par les ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays, comme le rapporte un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié ce mercredi matin.
     
    Ces accords, signés par Alice N’Diaye, ministre malgache des Affaires étrangères, et Siméon Oyono Esono Angue, son homologue équatoguinéen, portent sur “l’établissement formel des relations diplomatiques” ainsi que sur “l’exemption mutuelle de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service”. Le dispositif est complété par “un accord-cadre général de coopération” et “un mémorandum d’entente relatif aux consultations politiques”.
     
    D’après le communiqué, “cette signature marque une étape historique dans les relations bilatérales” entre les deux pays. Elle jette les bases d’une collaboration renforcée dans plusieurs secteurs stratégiques. Le ministère malgache des Affaires étrangères souligne que les deux pays réaffirment ainsi “leur volonté commune de raffermir la coopération Sud-Sud et de promouvoir des partenariats mutuellement bénéfiques au service du développement de leurs populations respectives”.
     
    Historiquement, les relations entre Madagascar et la Guinée Équatoriale sont restées longtemps discrètes, portées essentiellement par une solidarité au sein des instances panafricaines comme l’Union Africaine. Bien que les deux nations partagent des similitudes économiques, notamment à travers leurs ressources naturelles et leurs ambitions maritimes, leurs échanges directs étaient limités par la distance géographique. Ce rapprochement actuel s’inscrit dans une dynamique nouvelle, amorcée par une volonté mutuelle de diversifier les partenaires économiques sur le continent et de construire un axe diplomatique solide entre l’Afrique de l’Est insulaire et l’Afrique Centrale.
     
    Une semaine après la visite officielle du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, en Guinée Equatoriale, Antananarivo et Malabo signent des accords de coopération pour marquer leur entente. Quatre accords ont ainsi été signés par les ministres en charge des Affaires étrangères des deux pays, comme le rapporte un communiqué du ministère des Affaires étrangères publié ce mercredi matin.
     
    Ces accords, signés par Alice N’Diaye, ministre malgache des Affaires étrangères, et Siméon Oyono Esono Angue, son homologue équatoguinéen, portent sur “l’établissement formel des relations diplomatiques” ainsi que sur “l’exemption mutuelle de visa pour les titulaires de passeports diplomatiques et de service”. Le dispositif est complété par “un accord-cadre général de coopération” et “un mémorandum d’entente relatif aux consultations politiques”.
     
    D’après le communiqué, “cette signature marque une étape historique dans les relations bilatérales” entre les deux pays. Elle jette les bases d’une collaboration renforcée dans plusieurs secteurs stratégiques. Le ministère malgache des Affaires étrangères souligne que les deux pays réaffirment ainsi “leur volonté commune de raffermir la coopération Sud-Sud et de promouvoir des partenariats mutuellement bénéfiques au service du développement de leurs populations respectives”.
     
    Historiquement, les relations entre Madagascar et la Guinée Équatoriale sont restées longtemps discrètes, portées essentiellement par une solidarité au sein des instances panafricaines comme l’Union Africaine. Bien que les deux nations partagent des similitudes économiques, notamment à travers leurs ressources naturelles et leurs ambitions maritimes, leurs échanges directs étaient limités par la distance géographique. Ce rapprochement actuel s’inscrit dans une dynamique nouvelle, amorcée par une volonté mutuelle de diversifier les partenaires économiques sur le continent et de construire un axe diplomatique solide entre l’Afrique de l’Est insulaire et l’Afrique Centrale.
  • ADMINISTRATION – L’ex-ministre de l’Éducation nationale Elys Karena Hanitriniaina nommée chef de région par intérim du Vatovavy

    ADMINISTRATION – L’ex-ministre de l’Éducation nationale Elys Karena Hanitriniaina nommée chef de région par intérim du Vatovavy

    Trois nouveau chefs de région par intérim désignés par le Conseil des ministres de mardi. Parmi eux figure l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Elys Karena Hanitriniaina. Selon le compte rendu de cette réunion de l’Exécutif, celle-ci prend désormais les rênes du Vatovavy, une région qu’elle connaît bien puisqu’elle avait déjà occupé des fonctions au sein du gouvernorat de la localité avant son entrée au gouvernement en octobre 2025.
     
    Le Conseil des ministres annonce aussi le retour de Jonah Justin Pikulas aux affaires publiques. Celui-ci devient chef de région par intérim du Melaky. Il avait déjà occupé ce poste durant la présidence de Ravalomanana.
     
    Ancien chef de région de Melaky, député indépendant pour Maintirano en 2007, puis membre du Conseil supérieur de la Transition en 2009, Jonah Justin Pikulas est une figure politique bien connue de cette localité de l’Ouest de Madagascar. Il s’y était présenté aux législatives de 2024.
     
    Dans la région Atsimo-Atsinanana, le choix de l’Exécutif s’est porté sur une autre femme. Volatiana Pauline Randrianasolo, candidate malheureuse aux législatives de 2024 dans le district de Vondrozo, assure désormais l’intérim à la tête de la région.
  • FISCALITÉ – Madagascar adopte l’expertise rwandaise en matière de facturation électronique

    FISCALITÉ – Madagascar adopte l’expertise rwandaise en matière de facturation électronique

    L’Office rwandais des recettes (RRA) et la direction générale des Impôts (DGI) ont procédé à la signature d’un protocole d’accord portant sur l’implémentation du système de facturation électronique à Madagascar. Le partenariat, scellé à Kigali lundi, vise à renforcer la coopération entre les deux parties à travers le transfert de technologie et l’échange de connaissances autour de l’Electronic Billing Machine (EBM).
     
    Le Rwanda met ainsi à la disposition de l’administration fiscale malgache son système de facturation. Outil maîtrisé depuis 2013, l’EBM couvre aujourd’hui plus de 94 % des contribuables rwandais assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). “Ceux-ci ont déjà contribué à hauteur de 31,4 % des recettes totales pour l’exercice financier 2023-2024, et l’impact de ce système s’est également étendu à d’autres impôts tels que l’impôt sur le revenu et les licences commerciales”, note le commissaire général de la RRA, Ronald Niwenshuti.
     
    Le déploiement de ce système à Madagascar se fera de manière progressive, avec un accent sur l’accompagnement et l’éducation des contribuables dans la modernisation de l’administration, sans complexifier l’activité des entreprises. Ce partenariat repose sur trois piliers de coopération. Le transfert ne concerne pas seulement l’outil informatique, mais aussi le partage de compétences, de connaissances et d’une culture de performance.
     
    Pour l’administration fiscale malgache, la mise en place de la facturation électronique répond à un enjeu concret. Il s’agit de garantir des règles équitables pour l’ensemble des opérateurs économiques, en assurant une meilleure traçabilité des transactions dès leur émission. “L’objectif est que les règles soient les mêmes pour tous, sans compliquer la vie des opérateurs », souligne le directeur général des impôts, Edmond Rafaralahy.
     
    La RRA s’est engagée à accompagner l’administration fiscale malgache tout au long du processus de mise en œuvre de ce système, afin de garantir des résultats concrets et de contribuer à la transformation socio-économique nationale.
  • ENERGIE – Un excédent de production d’électricité de 20 MW paralysé par la vétusté du réseau de distribution, selon la Jirama

    ENERGIE – Un excédent de production d’électricité de 20 MW paralysé par la vétusté du réseau de distribution, selon la Jirama

    Une production électrique excédentaire paralysée par la saturation des infrastructures. Les coupures fréquentes ces derniers temps ne sont en aucun cas causées par un gap de production, assure la Jirama. La compagnie nationale d’eau et d’électricité indique au contraire disposer d’un excédent d’environ 20 MW même en période de pointe. C’est dans la distribution de cette production que réside les difficultés actuelles, rendue complexe par plusieurs facteurs critiques, explique le directeur général par intérim de la compagnie, le général Hajatiana Rasolomanana, mardi.

     

     

     

     

    Le problème n’est donc plus la capacité de production, mais l’obsolescence de la chaîne de distribution, selon ses explications. Le directeur général par intérim de la Jirama évoque alors à nouveau la vétusté des infrastructures. Il parle notamment de nombreux appareils qui fonctionnent en surcharge, atteignant jusqu’à 150% de leur capacité. Pour ce qui est des lignes de transport, les réseaux de distribution sont saturés. Certaines lignes sont d’ailleurs extrêmement longues au point de fragiliser le transport de l’énergie. Et s’ajoute encore à cela le fait que 70% des poteaux à Antananarivo sont endommagés et nécessitent un remplacement, détaille-t-il.

     

     

     

     

    La continuité de service de la Jirama est par ailleurs entravée par des facteurs que la compagnie ne maîtrise pas directement. Les épisodes de pluies intenses, la foudre comme les vents violents fragilisent les lignes de transport de haute et moyenne tension, comme l’a témoigné l’incident au niveau du poste d’Ambohimanambola qui avait paralysé des quartiers entiers. Mais le général Hajatiana Rasolomanana parle également d’incivisme et de sabotage. Il révèle plusieurs actes de malveillance, dont des vols de câbles ou de fils de cuivre ou encore les collisions de véhicules contre les poteaux électriques.

     

     

     

     

    Pour remédier à la situation, la Jirama annonce l’arrivée d’une cinquantaine de transformateurs pour soulager les réseaux. La compagnie avait également repris la fabrication locale de poteaux en béton et projette de créer de nouvelles lignes pour désengorger le réseau existant.

  • COMMERCE EXTÉRIEUR – Un ariary fort pénalise la filière export, alertent les opérateurs

    COMMERCE EXTÉRIEUR – Un ariary fort pénalise la filière export, alertent les opérateurs

    L’appréciation de l’ariary est-elle un signal trompeur ? L’apparente vigueur de la monnaie nationale masque en réalité une situation plus préoccupante pour les forces productives. Pour Jean-Luc Dama, président du Groupement des exportateurs de girofle de Madagascar (GEGM), “un ariary fort est préjudiciable à l’exportation en général”. Une question au cœur de ses interventions mardi à Mahamasina, lors de la deuxième édition de la “Récolte d’idées”, plateforme de réflexion consacrée aux enjeux du basculement vers une nouvelle unité monétaire.

    Comme l’explique Jean Luc Dama, un ariary fort pèse directement sur la compétitivité-prix de Madagascar sur les marchés internationaux. L’appréciation de la monnaie renchérit mécaniquement le coût des produits malgaches pour les acheteurs étrangers. Or, le pays fait face à une concurrence soutenue sur ses produits phares. Pour le girofle, par exemple, Madagascar rivalise avec Zanzibar, les Comores, le Sri Lanka, le Brésil et l’Inde. L’Indonésie reste toutefois le concurrent le plus redoutable en tant que premier producteur mondial.

    “Hors-marché”

    Une appréciation de l’ariary placerait ainsi Madagascar “hors marché”, en déconnectant ses prix de la réalité concurrentielle internationale. “Les acheteurs privilégieraient systématiquement ces pays concurrents”, souligne-t-il. L’impact de la récente appréciation est déjà mesurable. Les exportateurs ont enregistré une perte moyenne de 8 %, soit l’équivalent de leur marge nette sur des produits comme le girofle ou la vanille.

    Cette situation affecte également d’autres filières. L’appréciation d’environ 700 ariary depuis le début de l’année aurait déjà entraîné la suspension de plus de 10 000 emplois au sein du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). Certaines entreprises fonctionnent désormais à perte, indique son président, Hery Lanto Rakotoarisoa.

    Eviter toute volatilité excessive

    La baisse des revenus des exportateurs se répercute sur l’ensemble de la chaîne de valeur, avec des effets structurels. Les opérateurs évoquent une précarisation accrue en milieu rural, liée à la baisse des prix d’achat aux producteurs. Le manque de liquidités freine également les investissements nécessaires à la modernisation des structures agricoles et industrielles.

    Pour Hery Lanto Rakotoarisoa, la valeur de l’ariary devrait être déterminée par les mécanismes du marché, notamment le marché interbancaire de devises (MID). L’enjeu prioritaire, pour soutenir la production locale, est de garantir une certaine stabilité monétaire en évitant une volatilité excessive du taux de change, qu’il s’agisse d’une dépréciation ou d’une appréciation brutale. Dans ce contexte, le dialogue public-privé apparaît indispensable.

  • ANTANANARIVO – Finaritra Zaratiana Rajonson, première adjointe au maire, prend provisoirement la tête de la CUA en remplacement d’Harilala Ramanantsoa

    ANTANANARIVO – Finaritra Zaratiana Rajonson, première adjointe au maire, prend provisoirement la tête de la CUA en remplacement d’Harilala Ramanantsoa

    La première sortie remarquée de Finaritra Zaratiana  Rajonson, a eu lieu lors de la cérémonie officielle de commémoration du 79ème anniversaire de l’insurrection de 1947 à Avaratr’Ambohitsaina, puis à Ambohijatovo. Ceint de l’écharpe de maire, cette première adjointe au maire de la Capitale a remplacé Harilala Ramanantsoa, maire “déchue”, à ces événements, aux côtés des autorités centrales. Ce mardi, elle prend officiellement l’intérim à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo, Harilala Ramanantsoa quittant définitivement ses fonctions. La passation de service s’est tenue à l’Hôtel de Ville à Analakely.

    Ce mardi, dans la matinée, Harilala Ramanantsoa, a effectué sa dernière sortie officielle en tant que première magistrate de la Capitale. C’était dans les deuxième et quatrième arrondissements à l’occasion du lancement de l’opération de distribution d’actes de naissance destinée aux administrés du quatrième arrondissement. Elle avait saisi cette occasion pour lancer son message d’adieux. “Je ne serai peut-être plus là, mais mes collaborateurs resteront fidèles à leur poste”, déclare-t-elle dans son allocution. “Vous pouvez être certains que la commune continuera de travailler pour vous”, poursuit-elle.

    Harilala Ramanantsoa a été investie maire en janvier 2025. Elle avait précédemment occupé le poste de présidente de la délégation spéciale (PDS), quelques mois avant les élections communales et municipales de 2024. Son mandat à la tête de la ville n’aura duré que 14 mois. Son départ fait suite à la décision du Conseil d’État, le 9 mars dernier, d’annuler l’ensemble des voix obtenues par la liste Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar) lors du dernier scrutin municipal à Antananarivo. Depuis cette décision, elle n’occupe plus officiellement la fonction de maire, dans l’attente de la désignation d’un président de délégation spéciale qui dirigera la CUA.

  • CORRUPTION – Un ancien directeur de l’Institut de formation professionnelle des avocats placé en détention provisoire pour des suspicions de corruption

    CORRUPTION – Un ancien directeur de l’Institut de formation professionnelle des avocats placé en détention provisoire pour des suspicions de corruption

    Scandale à l’Institut de formation professionnelle des avocats (IFPA). Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) annonce la détention provisoire d’un ancien directeur de cet établissement à Antanimora après une comparrution devant le Pôle anti-corruption (PAC). Celui-ci est inculpé pour corruption.
     
    Selon le Bianco, l’enquête a été déclenchée suite à une dénonciation liée aux concours d’entrée et les examens du Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa) pour les promotions 17 et 18 de 2024-2025. Le communiqué du Bianco parle de corruption active et de pots-de-vin. Il rapporte des sollicitations financières allant jusqu’à 7 000 000 ariary qui auraient été exigées pour garantir l’admission de certains candidats.
     
    Les enquêteurs du Bianco soulève Il y a également des violations flagrantes de la loi. Ils parlent de l’admission d’un candidat de 19 ans, alors que l’âge légal minimum est fixé à 21 ans. Ils évoquent également des examens organisés en dehors du calendrier officiel, avec une intégration illégale de ces notes dans les résultats finaux pour favoriser certains profils.
     
    L’enquête pointe du doigt des relations privilégiées au sein de certains milieux professionnels, permettant à des candidats d’accéder à la profession sans respecter les critères d’équité.
     
    La suspicion est renforcée par les méthodes utilisées pour couvrir ces agissements. Le Bianco dit avoir constaté des suppressions volontaires de données numériques, une tentative délibérée d’effacer les preuves et d’entraver le travail des enquêteurs. Ces faits sont susceptibles de constituer des infractions majeures, d’abus de fonction, de favoritisme et de corruption passive, précise le communiqué.
  • DIPLOMATIE – Le déficit chronique de personnel dans les ambassades malgaches pointé du doigt par la Cour des comptes

    DIPLOMATIE – Le déficit chronique de personnel dans les ambassades malgaches pointé du doigt par la Cour des comptes

    “Le déficit d’effectifs, tant au niveau des représentations extérieures qu’au département central, limite la portée et l’efficacité de l’action diplomatique” malgache. L’audit du ministère des Affaires étrangères récemment effectué par la Cour des comptes fait ressortir les causes des lacunes et des défaillances actuelles de la diplomatie malgache. Outre les “vacances prolongées des postes de chefs de mission”, le rapport publié le 19 mars dernier, évoque également l’“insuffisance des effectifs déployés au niveau des représentations extérieures”.

    Cette situation résulte d’une “immixtion directe de la présidence de la République dans les processus de gestion des ressources humaines des représentations extérieures, au-delà des cadres légaux prévus par la Constitution et du décret relatif à l’organisation et aux attributions du ministère des Affaires étrangères”, indique l’audit. Les documents consultés par la Cour des comptes montrent que “les nominations et affectations des agents sont désormais subordonnées à l’obtention préalable d’une autorisation expresse de la présidence de la République”.

    Dans son document, la Cour des comptes rappelle que si la nomination des chefs de mission diplomatique, tels que les ambassadeurs, consuls et représentants permanents relève du président de la République, la nomination des agents diplomatiques et administratifs relève du ministère des Affaires étrangères. Or, pour la période examinée, de 2021 à 2025, “le ministère des Affaires étrangères ne dispose plus d’une maîtrise pleine et entière sur les affectations des agents au sein des représentations extérieures”.

    Absence au vote

    Parmi les conséquences signalées par la Cour des comptes figure ainsi l’absence de participation de Madagascar “au vote sur la résolution relative à la levée de l’embargo sur Cuba, faute de personnel diplomatique accrédité” en octobre 2025. Mais tout récemment encore, la Grande île est, avec le Bénin, le seul pays africain à ne pas avoir participé au vote de la résolution qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l’humanité.

    Si l’on en croit le rapport de la Cour des comptes, la représentation permanente de Madagascar auprès des Nations unies à New York ne compte que deux agents, un chauffeur et l’agent comptable, alors que les textes prévoient la présence de plusieurs diplomates et d’un chef de mission. “Depuis le rappel du dernier diplomate en poste à New York, Madagascar ne pouvait plus participer au vote parce qu’un agent comptable ne peut pas s’exprimer au nom du pays”, confie une source au courant du dossier.

    Insuffisance accentuée

    A l’Union africaine à Addis Abeba dont Madagascar est suspendu depuis octobre 2025 et qui, pourtant, “constitue un cadre stratégique majeur pour l’intégration régionale, la paix et la sécurité sur le continent”, la représentation permanente de Madagascar ne dispose que de deux conseillers, de cinq agents ECD (employés de courte durée) et d’un agent comptable. “Dans plusieurs Repex, les taux d’occupation des emplois diplomatiques et des emplois administratifs et techniques sont inférieurs à 50%”, souligne la Cour des comptes qui précise que “cette insuffisance s’est accentuée entre le 31 décembre 2024 et le 30 novembre 2025”.

    Dans son document, la Cour des comptes signale qu’au 30 juin 2025, seules six des 23 représentations extérieures disposent d’un ambassadeur en poste. Il s’agit, notamment de Pékin en Chine, de Washington aux Etats-Unis, de Port Louis à Maurice, de Rabat au Maroc, de Genève en Suisse et auprès des institutions spécialisées des Nations Unies et de la représentation permanente auprès de l’Unesco à Paris. Avec l’avènement de la Refondation, cinq ambassadeurs ont été démis de leur fonction, et au 31 décembre 2025, “seule la représentation de Washington est pourvue d’un ambassadeur”.