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  • COMMERCE – La branche de production nationale plaide pour sa survie, l’ANMCC en arbitre du marché des tubes plastiques

    COMMERCE – La branche de production nationale plaide pour sa survie, l’ANMCC en arbitre du marché des tubes plastiques

    La branche de production nationale (BPN) de tubes et tuyaux plastiques place le débat sur le terrain de la survie industrielle. Face à la montée des importations de ces marchandises, elle alerte sur une dégradation jugée critique de sa situation économique. Elle estime alors que ’évaluation du préjudice doit s’appuyer sur des indicateurs objectifs, comme l’érosion des parts de marché, la pression accrue sur les prix et la contraction des marges.

    Contrairement aux arguments avancés par les importateurs, les produits étrangers pénètrent certains segments stratégiques à des prix agressifs, parfois inférieurs aux coûts locaux, soutient-elle. A l’entendre, cette dynamique se traduit par une sous-utilisation des capacités de production et met en péril la viabilité des investissements industriels réalisés à Madagascar.

    Souveraineté industrielle

    Au-delà des considérations économiques, la BPN défend un enjeu de souveraineté industrielle. Elle rapporte que le secteur représente plus de 3 000 emplois directs et fait vivre des centaines de familles. Il contribue également aux recettes fiscales et au développement des compétences techniques locales. Pour ses acteurs, la mise en place de mesures de sauvegarde apparaît ainsi comme un levier indispensable pour préserver ce tissu socio-économique et réduire la dépendance du pays aux aléas logistiques et géopolitiques susceptibles de perturber l’approvisionnement.

    C’est dans ce contexte que l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) est appelée à trancher. L’institution a organisé ce mercredi une audition publique réunissant les différentes parties prenantes, dans le cadre d’une enquête visant à déterminer si les importations causent un préjudice grave à la production locale, conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

    Protectionnisme jugé excessif

    En face, les exportateurs venant d’autres pays, notamment la partie mauricienne, appuyés par les importateurs locaux, mettent en garde contre les effets d’un protectionnisme jugé excessif. Ils soulignent l’interdépendance des chaînes de valeur régionales et estiment que l’instauration de restrictions, qu’il s’agisse de droits de douane ou de quotas, entraînerait une hausse des coûts pour le secteur de la construction et une réduction de la disponibilité des produits. Un tel scénario pourrait, selon eux, favoriser une situation de quasi-monopole et freiner l’innovation.

    Les exportateurs plaident également pour une application stricte des règles de l’OMC, rappelant que les mesures de sauvegarde doivent rester exceptionnelles, proportionnées et limitées dans le temps. Ils appellent ainsi au respect des engagements régionaux de Madagascar, notamment en maintenant les flux d’importation à des niveaux comparables aux volumes historiques. Par ailleurs, ils demandent d’exclure du champ de l’enquête certains produits non concernés mais partageant les mêmes codes douaniers.

    Mesures de sauvegarde

    À l’issue de cette audition, l’ANMCC devra analyser l’ensemble des données recueillies avant de statuer sur une éventuelle mesure de sauvegarde. Si celle-ci est envisagée, des consultations seront engagées avec les partenaires concernés, conformément aux dispositions de l’OMC. La décision finale reposera sur une évaluation objective des faits, dans un arbitrage entre protection de l’industrie locale et maintien des équilibres commerciaux.

  • INVESTISSEMENT – Le général Béni Xavier Rasolofonirina, ancien ministre de la Défense nationale, nommé a la tête du Fonds Souverain Malagasy

    INVESTISSEMENT – Le général Béni Xavier Rasolofonirina, ancien ministre de la Défense nationale, nommé a la tête du Fonds Souverain Malagasy

    Le Général de corps d’armée à la retraite, Béni Xavier Rasolofonirina revient aux affaires. Le Conseil des ministres de ce mercredi confie la gestion du Fond souverain Malagasy (FSM) à cet officier général en le nommant directeur général par intérim. Il remplace à ce poste le Général Jean Alfred Rakotomaronirina, nommé directeur général par intérim le 27 janvier 2026.

     

    Officier général à la retraite, Béni Xavier Rasolofonirina, a été ministre de la Défense nationale de 2016 à 2019. Avant d’être nommé à ce poste, il a déjà été chef d’Etat major des Forces armées. Pour son retour aux affaires publiques, il prend la tête d’une société d’Etat qui se trouve au cœur de la polémique et qui fait l’objet d’enquêtes judiciaires.

     

    Suspicion de détournement de fonds

     

    Dans un communiqué publié mercredi, la présidence de la Refondation qui assure la tutelle de cette société à participation publique annonce que “des enquêtes judiciaires sont en cours contre les responsables de cette société après un contrôle inopiné effectué par les autorités”. “Ce contrôle a révélé des détournements de fonds publics d’ampleur considérable”, poursuit le communiqué de la présidence.

     

    Dans son discours lors de la nomination des membres du gouvernement, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, parle d’une suspicion de détournement de 20 milliards d’ariary en un mois. La présidence de la Refondation affirme “ne pas transiger sur toute forme de détournements de fonds publics” et assure “devoir appliquer les lois en vigueur contre tous ceux qui en sont reconnus coupables”.

     

    Le récent rapport de la cour des comptes pointe aussi du doigt la gestion de ce fonds de gestion. Il dénonce, entre autres, une “libération occulte de capital”, des “transferts massifs du fonds logé à la Banque centrale” vers des comptes ouverts auprès d’une banque commerciale, de l’“opacité sur le paiement” d’une compagnie d’assurances ainsi que “des paiements ne répondant pas aux finalités” du Fonds.

  • EXÉCUTIF – Liste complète des membres du gouvernement de Mamitiana Rajaonarison

    EXÉCUTIF – Liste complète des membres du gouvernement de Mamitiana Rajaonarison

    Les nouveaux ministres, membres du gouvernement de Mamitiana Rajaonarison sont présentés ce mercredi soir au Palais d’Etat d’Iavoloha :
    Ministre des Forces armées : Général de corps d’armée : Maminirina Ely Razafitombo
    Ministre des Affaires étrangères :  Alice N’Diaye
    Ministre de la Justice, Garde des sceaux : Fanirisoa Ernaivo
    Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation : Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana
    Ministre de l’Economie et des finances :  Herinjatovo Aimé Ramiarison
    Ministre de la Sécurité publique : Inspecteur général de police Eric Michel Wouli Soumah Idrissa
    Ministre de la Refondation : Lobo Hanitriniaina Razafimanantsoa
    Ministre de l’Aménagement du territoire et des services fonciers : Général de division Lylison René de Roland
    Ministre de la Santé publique : Dr Monira Managna
    Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionelle  : Todisoa Manampy Andriamampandry
    Ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Pr Ndaohialy Ravonimanantsoa
    Ministre de l’Education nationale :  Sendra Nirina Rajaonarison
    Ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire : Gaetan Ramindo
    Ministre de l’Elevage : Riana Nantenaina Randrianomenjanahary
    Ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé : Ny Riana Nampoina Raharimanjato
    Ministre du Commerce et de la consommation : Haingotiana Michela Angèle Andriamadison
    Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique : Mac Denis Franconio
    Ministre des Transports et de la météorologie  : Herizo Andrianavalona Ramanambola
    Ministre de l’Energie et des hydrocarbures : Radonirina Lucas Rabearimanga
    Ministre des Mines et des ressources stratégiques : Carl Andriamparany
    Ministre des Travaux publics : Sambilason Richard Rafefimanana
    Ministre de la pêche et de l’économie bleue : Jean Maharavo
    Ministre de l’Environnement et du développement durable : Nolave Luck Aristide Andriatsihala
    Ministre du Tourisme et de l’artisanat : Lucie Vololoniaina
    Ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’hygiène : Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina
    Ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications  : Mahefa Andriamampiadana
    Ministre de la Population et des solidarités : Voahanginirina Cathia Rakotoniaina
    Ministre de la Jeunesse et des sports : Alain Désiré Rasambany
    Ministre de la Communication et de la culture : Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony
    Ministre délégué de la gendarmerie nationale : Général de divison Marima Bama
  • SANTE DE LA REPRODUCTION – Des professionnels de santé plaident pour une réforme législative autorisant l’avortement dans certaines circonstances

    SANTE DE LA REPRODUCTION – Des professionnels de santé plaident pour une réforme législative autorisant l’avortement dans certaines circonstances

    Un consensus quasi unanime. Des prestataires de soins de santé unissent leur voix, pour la première fois, en faveur d’une réforme législative. Ils plaident pour l’autorisation de l’avortement dans des circonstances précises, à savoir les raisons thérapeutiques, le viol, l’inceste ou l’extrême jeunesse de la victime. Une demande confirmée par le fait qu’ils sont les témoins de complications graves liées à l’avortement clandestin.

    “L’avortement est interdit à Madagascar. Toutefois, les professionnels de santé font face quotidiennement à des complications en ce sens”, rapporte le Directeur de la Santé familiale auprès du ministère de tutelle, Dr Miary Toky Herindrainy Rajoelina. “6 % des femmes enceintes admises dans les centres hospitaliers présentent des complications liées à des avortements réalisés en dehors des structures sanitaires”, ajoute-t-elle. Ces situations, souvent prises en charge tardivement, exposent les patientes à des risques majeurs, notamment des infections sévères, des hémorragies ou des avortements incomplets.

    Transformation profonde

    Pour sa part, le Dr Maurice Yé du bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Madagascar insiste sur la nécessité d’un alignement avec les normes internationales. “La position de l’OMS est clairement exposée dans ses lignes directrices de prise en charge de l’avortement (Abortion care guideline 2022 et 2025), qui regroupent les recommandations fondées sur les preuves pour garantir une prise en charge sûre, respectueuse et non discriminatoire. L’avortement sûr et les soins après avortement font partie intégrante de la santé reproductive”, déclare t-il. Cette agence onusienne considère l’accès à des soins de qualité avant, pendant et après un avortement comme un élément essentiel des droits sexuels et reproductifs.

    Ces points sont issus des résultats de l’évaluation stratégique nationale inédite, publiée le 24 Mars par le ministère de la Santé publique, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de OMS, dans le cadre du programme 2Gether 4 SRHR financé par la Suède. Le rapport met en lumière une crise persistante de santé reproductive, marquée par des grossesses non planifiées et des complications graves liées à des avortements clandestins. Il appelle également à une transformation profonde des politiques de santé reproductive pour sauver la vie des femmes et des jeunes filles malgaches.

  • COMMERCE ET CONSOMMATION – La possibilité d’exporter pour écouler les stocks de riz local invendus préconisée par les riziculteurs d’Alaotra

    COMMERCE ET CONSOMMATION – La possibilité d’exporter pour écouler les stocks de riz local invendus préconisée par les riziculteurs d’Alaotra

    Le riz malgache cherche-t-il son salut à l’exil? Etouffés sous des stocks invendus, les riziculteurs d’Alaotra proposent d’écouler leurs produits vers le marché extérieur. “Puisque d’importantes quantités de riz importé sont déjà sur le territoire et ne peuvent être renvoyées, nous demandons à l’État de libéraliser l’exportation des produits locaux comme mesure d’urgence pour débloquer la situation”, lance le président du Syndicat des riziculteurs d’Alaotra, Alfred Rakotonirina. Une piste de solution qu’il a présentée devant la presse, ce mardi.

    Cette piste est avancée bien que d’autres issues jugées concrètes sont déjà identifiées localement. Alfred Rakotonirina parle de régulation du flux, consistant à créer un espace de vente pour le riz local en freinant mécaniquement la mise en marché du riz importé. “La suspension de la mise sur le marché de riz importé permettra l’écoulement des stocks restants dans l’Alaotra, la Sofia, le Bongolava et dans tout Madagascar. C’est une demande légitime et parfaitement réalisable à court terme”, expose-t-il.

    Le Gouvernement avait déjà proposé aux riziculteurs une solution d’écoulement de produits via la State Procurement of Madagascar (SMP). Mais le volume racheté par cette société d’État est jugé dérisoire. A raison de 50 tonnes par semaine, les calculs faits par les producteurs ont montré qu’il faudrait 446 semaines pour épuiser les stocks actuels. Or, la nouvelle récolte arrive dans un mois et ils indiquent ignorer où elle sera stockée.

    Alfred Rakotonirina souligne alors l’urgence, compte tenu de la crise majeure traversée par cette filière. Les riziculteurs ne peuvent d’ailleurs plus se permettre de vendre davantage à perte, bien que ce soit le riz qui assure leur survie. En mai 2025, ils avaient établi un prix plancher basé sur un coût de revient de 1 530 ariary pour le paddy. En cette fin mars, après avoir subi la chaleur et les ravages des nuisibles, le kilo de l’époque ne pèse plus que 850 grammes aujourd’hui. Par conséquent, le coût de revient réel a grimpé à 2 100 ariary. Pourtant, le prix d’achat actuel oscille entre 900 et 1 000 ariary. “Le paysan travaille à perte de 100%. Si cette situation perdure, le découragement gagne définitivement nos campagnes”, déplore-t-il.

    Le mécontentement des riziculteurs d’Alaotra semble avoir déjà atteint un point de rupture. Ils prévoient de descendre de nouveau dans les rues de Vohidiala ce mercredi pour manifester contre l’effondrement des prix du paddy dans cette région. “Nous sommes contraints d’en arriver là, car c’est visiblement le seul moyen pour que les responsables à Madagascar nous prêtent l’oreille”, regrette un autre membre du syndicat. “Toutefois, afin d’éviter d’en venir à de telles extrémités, les agriculteurs sollicitent une rencontre directe avec les dirigeants, pour leur exposer de vive voix leurs aspirations ainsi que les maux qui les frappent aujourd’hui”, poursuit-il.

    “Nous lançons un appel solennel, et plus particulièrement au Président de la Refondation de la République : privilégions le dialogue. Rencontrons-nous pour identifier des issues concrètes”, conclut alors Alfred Rakotonirina.

  • RÉFORME DU SYSTEME FIDUCIAIRE – Entre simplification monétaire par suppression de zéros et extension de gamme, Madagascar à l’heure des consultations

    RÉFORME DU SYSTEME FIDUCIAIRE – Entre simplification monétaire par suppression de zéros et extension de gamme, Madagascar à l’heure des consultations

    Entre le changement du billet de 20 000 ariary en une coupure de 200 unités ou des coupures à valeur faciale élevée de 50 000 ariary, voire 100 000 ariary, plusieurs options de réforme fiduciaire sont sur la table. Trois scénarios techniques se sont déjà dégagés des consultations et le public a commencé à émettre des réactions à l’idée d’un basculement vers une nouvelle unité monétaire. Deux options ont émergé des premiers échanges et paraissent déjà privilégiées par Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Il s’agit notamment du changement de dénomination par suppression de deux “zéros” et l’introduction de coupures à valeur faciale élevée.

    La BFM s’inscrit actuellement dans une démarche d’écoute et de recueil d’avis. Comme déjà indiqué par le gouverneur de la Banque centrale Aivo Andrianaeivelo, l’objectif de cette consultation n’est en aucun cas l’annonce d’une mesure arrêtée, mais bien l’analyse de la perception citoyenne face aux différents scénarios de réforme fiduciaire. L’édition inaugurale de la Collecte d’idées, à Ankatso, lundi, constitue une plateforme de consultation scientifique visant à recueillir l’expertise des milieux académiques et économiques sur l’évolution du système fiduciaire malgache.

    La première option présentée par Aivo Andrianarivelo, lors de cette rencontre était “la division par 20”. Mais les avis convergent vers une critique de cette option. Ce ratio est jugé peu ergonomique, car la conversion d’un billet de 20 000 ariary actuel en une unité de 1 000 rendrait les opérations de calcul mental particulièrement complexes pour l’usager, explique-t-il.

    La seconde option et qui paraît déjà privilégiée par une partie des consultants pour sa simplicité arithmétique c’est le changement de dénomination par suppression de deux zéros. Dans son mécanisme, le billet de 20 000 ariary actuel deviendrait une coupure de 200 unités. Pour répondre aux besoins de transactions à haute valeur, la gamme pourrait être complétée par des coupures de 500 et 1 000 unités, l’équivalant respectivement à 50 000 et 100 000 Ariary actuels. Ce système faciliterait même la conversion croisée avec le Franc malgache.

    Une troisième proposition consiste à maintenir le système actuel tout en émettant simplement des billets de 50 000 ou 100 000 ariary. Mais bien que cette solution soit d’une apparente simplicité, elle est perçue comme un manque de vision structurelle. Aivo Andrianarivelo parle de « solution de facilité ». Le gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara estime qu’elle risque d’induire une accoutumance à l’inflation nominale et de nécessiter, à terme, l’ajout systématique de nouveaux zéros.

    BFM réaffirme en tout cas sa capacité technique à mettre en œuvre l’une ou l’autre des deux options privilégiées, selon l’orientation politique choisie. Mais bien que la compétence finale en matière d’avis technique et de décision souveraine relève exclusivement de la Banky Foiben’i Madagasikara et de l’État, aucune mesure n’a été arrêtée à ce jour. Les échanges actuels ne constituent que la première étape d’un cycle de consultations qui va se poursuivre auprès d’autres segments de la société.

  • EXÉCUTIF – Les nouveaux membres du gouvernement connus ce mercredi

    EXÉCUTIF – Les nouveaux membres du gouvernement connus ce mercredi

    L’équipe de Mamitiana Rajaonarison sera officiellement constituée dans les prochaines heures. La Présidence de la Refondation de la République a annoncé, via un communiqué publié ce mardi, la tenue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, ce mercredi.

    Le document officiel précise que “le premier Conseil des ministres, faisant suite à la nomination des membres du nouveau gouvernement, se tiendra demain, mercredi 25 mars”. La direction de la communication de la Présidence souligne d’ailleurs que la nomination officielle interviendra juste avant cette réunion de l’exécutif.

    Cette annonce intervient dix jours après la nomination du nouveau Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, appelé à succéder à Herintsalama Rajaonarivelo. Le colonel Michaël Randrianirina avait évoqué, vendredi dernier, “un peu de retard” dans la formation de l’équipe gouvernementale, justifié par la rigueur du processus de sélection des candidats, incluant notamment des tests de fiabilité au polygraphe.

  • ANTANANARIVO – La rue Rakotobe devant le commissariat de Mahamasina fermée à la circulation des véhicules jusqu’en juillet

    ANTANANARIVO – La rue Rakotobe devant le commissariat de Mahamasina fermée à la circulation des véhicules jusqu’en juillet

    Une portion de route sera coupée à Mahamasina pendant près de 16 semaines. Pour cause de travaux d’assainissement, la rue Rakotobe devant le commissariat de la sécurité publique de Mahamasina sera fermée à la circulation des véhicules jusqu’au 11 juillet. Si l’on en croit un communiqué de la Commune urbaine d’Antananarivo, cette décision a été prise pendant la durée d’exécution des activités liées au projet intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA II) autour de ce quartier.

    Et comme la rue sera interdite à la circulation, les terminus et les arrêts de bus qu’elle accueille seront aussi supprimés tout le temps que dureront les travaux. Ils seront tous transférés devant le marché communal d’Anosy de façon provisoire. Les trajets des taxi-be sont aussi appelés à changer.

    Les lignes en provenance d’Ambohijatovo et Analakely, passant par Ambohidahy pour rejoindre Anosibe, Ankadimbahoaka ou de Tanjombato, devront par exemple emprunter les rues devant le bâtiment de l’ancien combattant et le Palais de justice Anosy avant de reprendre leur trajet habituel. Sur le trajet de retour, elles devront passer par la cité du jardin Mahamasina et faire un détour du stade Mahamasina en passant de la Boulangerie Gerb’or, Tometal et Amparibe vers Havana Ressort avant d’emprunter leur itinéraire normal.

    Les autres lignes provenant d’Analakely pour arriver à Tsimbazaza ou Soanierana, en passant par Mahamasina, empruntent désormais les rues d’Ambatonakanga, Amparibe et Sainte Famille Mahamasina avant de poursuivre leur trajet. Les lignes en provenance d’Ambohijatovo pour rejoindre 67Ha, en passant par le tunnel d’Ambohidahy, elles, devront emprunter les axes du bâtiment de l’ancien combattant, palais de justice, Lycée moderne d’Ampefiloha et Elite GSM Ampefiloha avant de reprendre leur trajet.

    Au retour, elles devront suivre les rues de la Cité du Jardin Mahamasina, Gerb’or, Tometal et Havana Ressort pour arriver au tunnel Ambohidahy. Les « taxibe » venant de Colas Anosy devront, pour leur part, faire le tour du rond-point Sénat Anosy vers l’arrêt « Voninkazo » avant d’emprunter leur itinéraire habituel.

    La commune d’Antananarivo invite les usagers à anticiper leurs déplacements et à se conformer à ces nouvelles dispositions temporaires. La première matinée de mise en œuvre de la nouvelle mesure, lundi, a généré d’importants embouteillages dans les quartiers autour de Mahamasina, entraînant une forte grogne des usagers.

  • PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Les négociations sur le prix d’achat de l’électricité qui sera produite à Volobe continuent de ralentir le projet

    PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Les négociations sur le prix d’achat de l’électricité qui sera produite à Volobe continuent de ralentir le projet

    Un bras de fer tarifaire maintient le chantier de Volobe sous haute tension. Le projet hydroélectrique connaît à nouveau un certain ralentissement en raison des négociations sur le prix du kilowattheure auquel la Jirama achètera l’électricité produite par la future centrale. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, avait fait part, à Toamasina, d’un écart significatif atteignant 80% entre l’offre du promoteur et le seuil d’acceptabilité de l’État.

    Selon le Chef de l’Etat, la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) tablerait sur un tarif du kilowattheure allant jusqu’à 18 cents. L’Etat malgache fixe de son côté un seuil d’acceptabilité sociale et économique plafonné à 10 cents. C’est une équation financière qui reste donc à résoudre. Mais à en croire les explications du Président de la Refondation, les autorités maintiennent une position ferme pour garantir que le coût de l’énergie produite reste compatible avec le pouvoir d’achat des usagers.

    Analyse croisée

    Les responsables de la CGHV avaient soutenu en 2024 que le consortium vendra son électricité à un prix moins cher que le coût de production de la Jirama. Un tarif autour de 10 centimes d’euros par kilowattheure avait été avancé à l’époque. Le tarif de vente final sera toutefois déterminé par une analyse croisée entre les coûts de construction, les conditions de financement et le volume d’achat contractuel sur lequel la Jirama s’engagera.

    La CGHV avait indiqué travailler sur plusieurs scénarios économiques qu’elle prévoit d’ajuster en fonction des résultats des futurs appels d’offres de travaux et des taux d’intérêt obtenus auprès des prêteurs. Cette démarche s’accompagne d’une collaboration avec la Jirama pour optimiser les clauses d’achat d’énergie, afin de garantir un équilibre viable pour l’ensemble des parties prenantes.

    Ce projet devait déjà entrer dans une phase opérationnelle intense actuelle. Les études géologiques et hydrologiques qui étaient finalisées avaient confirmé la viabilité technique du site. L’appel d’offres pour les travaux de construction devait déjà être lancé avec pour objectif un démarrage des travaux en 2026. Trois entreprises avaient déjà été préqualifiées pour réaliser les travaux de génie civil du projet Volobe Amont. Elles ont été choisies pour l’étape de l’appel d’offres et devaient soumettre leurs propositions détaillées.

  • RECONSTRUCTION APRÈS-GEZANI – Des travaux de réhabilitation à Barikadimy à confier aux entreprises locales et au chantier-école, selon le président de la Refondation

    RECONSTRUCTION APRÈS-GEZANI – Des travaux de réhabilitation à Barikadimy à confier aux entreprises locales et au chantier-école, selon le président de la Refondation

    Impliquer davantage les locaux dans la reconstruction. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, souhaite que les travaux de réhabilitation des infrastructures du campus universitaire de Barikadimy à Toamasina soient assurés par des entreprises locales et par les élèves-ingénieurs du chantier-école de l’Ecole supérieure polytechnique de Toamasina (ESPT). Le message a été transmis samedi aux responsables de l’Unité de coordination pour la reconstruction de la ville de Toamasina, structure chargée de coordonner l’ensemble des aides et appuis destinés à la reconstruction de la ville lors de la visite du chef de l’Etat à Toamasina.

    Pour le président de la Refondation, les étudiants du chantier-école ont la compétence pour contribuer à cette phase de reconstruction. “Je leur ai déjà confié des travaux”, confie-t-il. Il assure qu’il s’agit de jeunes qui ont choisi de se concentrer sur les études et le travail plutôt que de se laisser entraîner ou distraire sur d’autres voies.

    Le Colonel Michaël Randrianirina a d’ailleurs profité de la cérémonie de remise de dons de la part de certains partenaires pour inviter les étudiants à “ne pas emprunter des voies déviantes mais à se focaliser sur les études, la seule voie qui mène vers la réussite”.

    Procédures

    Les travaux, pour leur part, devraient être financés par le don de 2,850 milliards d’ariary offerts par l’ONG Soa. Ils porteront principalement sur certaines salles de classe particulièrement malmenées par le cyclone Gezani qui a traversé la ville le 10 février dernier.

    La Banque mondiale a déjà annoncé vouloir prendre en charge la réhabilitation du campus de Barikadimy mais “nous ne pouvons pas attendre. Nous sommes pressés. Nous devons redresser l’enseignement”, martèle le président de la Refondation dans son discours. Selon un communiqué de la présidence de la Refondation, “les procédures exigées pour le décaissement des financements de la Banque mondiale sont parmi les causes du ralentissement des travaux”.