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  • PATRONAT – Francis Rabarijohn réélu à la présidence du Groupement des entreprises de Madagascar

    PATRONAT – Francis Rabarijohn réélu à la présidence du Groupement des entreprises de Madagascar

    Francis Rabarijohn rempile. Il vient d’être réélu président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), bénéficiant d’une confiance renouvelée de la part des membres de cette confédération d’organisations professionnelles. Une élection qui vient saluer son leadership fondé sur l’engagement, la vision et la détermination à porter la voix du secteur privé malgache dans un esprit de responsabilité, de dialogue et d’action.

     

    Sa réélection envoie un signal de continuité et de stabilité pour le secteur privé malgache. Fort de ce nouveau mandat, Francis Rabarijohn entend poursuivre ses actions en faveur du développement économique national, à travers notamment l’assainissement du climat des affaires et la promotion de la bonne gouvernance. Ceux-ci reposent sur la transparence, la prévisibilité du cadre réglementaire, une lutte frontale contre la corruption et l’avènement d’une justice équitable pour tous les opérateurs, souligne le GEM.

     

    Transformation locale

     

    Passer du stade de l’exportation brute à celui de l’excellence industrielle locale fait également partie de l’ambition de ce nouveau mandat. Un objectif qui appelle à la valorisation des filières locales, à travers le soutien à la production nationale, à la transformation locale des matières premières et à la création davantage de valeur sur le territoire malgache.

     

    Le président du GEM entend par ailleurs renforcer ma compétitivité et l’attractivité des entreprises de la Grande Île. Cette consolidation du socle économique national est d’ailleurs une condition essentielle d’une économie résiliente, véritable moteur de richesse pour la population, insiste ce Groupement.

     

    La stabilité à la tête du GEM est en tout cas perçue comme un gage de confiance pour certains bailleurs de fonds. L’Union européenne a notamment exprimé sa satisfaction de voir ce leadership reconduit. “L’Union européenne se réjouit de poursuivre le travail avec vous, et l’entièreté du GEM et de ses membres pour faire fleurir toutes les opportunités commerciales et économiques au bénéfice le plus large de la population malgache”, lance l’ambassadeur Roland Kobia.

  • GOUVERNANCE – Les défaillances de la gestion des fonds publics au scalpel de la Cour des comptes

    GOUVERNANCE – Les défaillances de la gestion des fonds publics au scalpel de la Cour des comptes

    La Cour des Comptes a procédé, ce jeudi 19 mars 2026, à la publication officielle de son rapport annuel au titre de l’exercice 2025. Une initiative, dans une optique de consolidation de la redevabilité et de la transparence de l’action publique. Fruit d’un audit approfondi mené auprès de quatorze départements ministériels et organismes publics, ce document d’analyse est désormais porté à la connaissance des citoyens pour assurer un contrôle social de la gestion des deniers de l’État. Le point.

    Le décor est planté à Anosy. Devant la plus haute juridiction administrative, le rideau se lève sur l’exercice budgétaire 2025. Un moment de vérité qui place les décideurs face aux réalités comptables et aux impératifs de redevabilité.

    « Pour dire les choses simplement, trois phénomènes majeurs ont pu être observés. Le premier réside dans le recours à une gestion opaque, c’est-à-dire une gestion s’écartant des structures établies au profit de ce que l’on qualifie de gestion parallèle. Celle-ci échappe totalement au contrôle des organes de surveillance des finances publiques, à l’instar des parlementaires. Le deuxième point concerne le contournement des dispositions relatives aux procédures de passation des marchés publics ; certains vont même jusqu’à instaurer des cadres réglementaires spécifiques afin de faciliter le décaissement accéléré des fonds publics. Enfin, et ce n’est pas le moindre, je considère comme un point crucial la gestion discrétionnaire des agents de l’État », , a déclaré Jean de Dieu Rakotondramihamina, Président de la Cour des Comptes.

    Circuits opaques, contournements réglementaires et gestion discrétionnaire des ressources humaines, le défi de l’administration ne réside plus seulement dans le constat des failles. C’est surtout dans sa capacité à restaurer une meilleure gestion financière pour l’année 2026.

    « Nous avons tous pu constater les défaillances survenues au cours de l’exercice 2025. Elle (la Cour des Comptes) nous a également adressé des recommandations. De tels constats contraignent impérativement les responsables que nous sommes à prendre des mesures immédiates. La loi sera appliquée dans toute la rigueur de ses dispositions. Nous procéderons aux réformes nécessaires pour corriger les irrégularités ainsi relevées. En effet, nous considérons la Cour des Comptes comme un conseiller du pouvoir exécutif et non comme un adversaire. Ces observations induiront des changements car, selon ses conclusions, le montant s’élevait à 3 000 milliards. Or, nous identifions déjà 4 000 milliards, soit précisément 3 811 milliards, et je me remémore parfaitement les pertes, ou plutôt les recettes publiques qui auraient dû être recouvrées », a déclaré Colonel Michael Randrianirina, Président de la Refondation de la République de Madagascar

    Si les chiffres révèlent l’ampleur des manques à gagner pour les caisses de l’État, ils ne sont que les symptômes d’un mal plus profond.
    Au-delà des statistiques, c’est l’architecture même de la dépense publique qui est ici remise en question.

    « Considérez un instant les réalisations que nous aurions pu financer avec ces 3 811 milliards d’ariary. L’état actuel de nos infrastructures routières, nos hôpitaux, les écoles, les universités, la situation des enseignants, celle des médecins, et notre situation à tous en tant qu’agents de l’État, si de telles ressources étaient disponibles dans les caisses de l’État. Je conclurai sur ces mots maintes fois répétés : à l’évidence, ce n’est pas l’argent qui fait défaut à Madagascar, mais c’est la gestion qui est défaillante. Dès lors, nous nous efforçons d’ajuster progressivement nos pratiques. Et nous attendons avec impatience la parution du rapport concernant l’année 2026, afin de prendre connaissance de leur jugement sur notre mode de gestion », conclut le Président de la Refondation de la République.

  • GOUVERNEMENT – Les candidats-ministres soumis au détecteur de mensonge, selon le président de la Refondation

    GOUVERNEMENT – Les candidats-ministres soumis au détecteur de mensonge, selon le président de la Refondation

    La nomination des membres du gouvernement prend du temps parce que les candidats doivent passer par un “détecteur de mensonge”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, annonce que les ministres seront connus en début de semaine prochaine. Les candidats doivent encore passer par le polygraphe, un outil qui servira à découvrir et à connaître leur moralité, confie-t-il, en marge de la présentation du rapport annuel de la Cour des comptes à Anosy.

    La polygraphie, sous la supervision de d’experts internationaux, devrait alors se substituer aux enquêtes de moralité traditionnellement confiées aux services de renseignement (CIS), précise le Colonel Michaël Randrianirina. Le test polygraphique devient ainsi l’instrument de mesure de l’intégrité de chaque candidat.

    “Notre objectif est d’identifier d’éventuels actes de corruption, ainsi que de distinguer les collaborateurs loyaux de ceux susceptibles de trahir nos engagements”, explique le président de la Refondation. “Nous exigeons une équipe gouvernementale à l’éthique irréprochable”, souligne-t-il.

     

  • COMMERCE ET INVESTISSEMENTS – Madagascar s’offre une vitrine au 15ème Forum économique des îles de l’océan Indien aux Comores

    COMMERCE ET INVESTISSEMENTS – Madagascar s’offre une vitrine au 15ème Forum économique des îles de l’océan Indien aux Comores

    Les acteurs de la communauté régionale participeront au 15ème Forum économique des îles de l’Océan Indien qui se tiendra aux Comores. Madagascar entend en faire une vitrine régionale pour les produits et services malgaches, comme soutenu par Miora Esther Fidinarivo, représentante de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de Madagascar (FCCIM).

    Placé sous le thème du renforcement des synergies régionales, ce forum est plus qu’un rendez-vous diplomatique, avance-t-elle. La représentante de la FCCIM parle d’un marché stratégique et d’une plateforme de solutions concrètes qui offre à Madagascar l’opportunité de transformer son potentiel en résultats tangibles.

    Moteur de croissance mutuelle

    Coorganisé avec l’Union des Chambres de commerce, d’industrie et d’artisanat des Comores (UCCIA) et la Nouvelle organisation patronale des Comores (OPACO), l’événement dépasse les simples intentions. Il s’agit surtout de se concentrer sur des solutions innovantes face aux défis de la souveraineté alimentaire et de la résilience climatique, lance Virginie Lauret, directrice exécutive de Cap Business Océan Indien.

    A travers des tables rondes, des sessions de networking et des visites d’entreprises, l’objectif est de peaufiner des projets concrets pour la période 2026-2027, prouvant ainsi que l’union des opérateurs privés de l’Indianocéanie est le moteur d’une croissance mutuelle et d’investissements stratégiques, expose-t-elle.

    Alliances

    Madagascar fait alors part d’une forte mobilisation. “ Nous allons amener les entreprises malgaches pour une conquête stratégique du marché comorien. Plusieurs formats d’intervention sont déjà identifiés, notamment des plateformes d’échange qui s’imposent comme des outils de pénétration incontournables et qui méritent d’être approfondies par rapport à nos expertises sur le marché national”, lance la directrice du service Appui aux entreprises de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM), Mireille Rajoelina. Les entreprises intéressées sont donc appelées à s’inscrire.

    La région océan Indien reste par ailleurs une destination d’attraction d’Investissements directs étrangers, selon la directrice générale de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy. C’est dans cette dynamique d’attractivité que Madagascar renforce son alliance avec l’Agence nationale de promotion des investissements des Comores. “Ce forum sera le catalyseur de cette coopération. Il s’agit de travailler de concert pour structurer un accompagnement sur mesure et concrétiser des partenariats d’investissement ambitieux”, conclut-elle.

  • SECTEUR ÉNERGÉTIQUE – Traitement structuré de dettes et plan de redressement mis à jour pour la Jirama

    SECTEUR ÉNERGÉTIQUE – Traitement structuré de dettes et plan de redressement mis à jour pour la Jirama

    La Jirama rassure ses créanciers du privé. La société d’État expose sa stratégie de gestion structurée de dettes pour remédier à la situation des arriérés dus à ses producteurs indépendants d’électricité. Le sujet a été abordé lors de la réunion entre l’équipe dirigeante de la Jirama et de ses prestataires (IPPs), au siège de la compagnie, mercredi.

     

    Face aux préoccupations de ces prestataires privés concernant le règlement des arriérés de paiement, les dirigeants de la Jirama parlent d’“efforts significatifs” qui ont déjà été engagés. Ils évoquent un traitement structuré de ces passifs ainsi qu’une amélioration progressive des paiements. Le processus bénéficie du soutien direct du Gouvernement et de la mobilisation des institutions financières, expliquent-ils

     

    Plan de redressement

     

    Si on s’en tient au plan de redressement financier de la Jirama de juin 2025, le règlement d’une partie ou de la totalité des dettes à travers des opérations de rachat de créances est une des modalités d’apurement des arriérés de cette société d’Etat envers ses prestataires privés. Ce sont les banques privées de la place qui seront sollicitées dans cette opération.

     

    L’autre modalité d’apurement des arriérés de la Jirama envers le secteur privé c’est le paiement direct de l’Etat et de la Jirama sur une période de cinq ans. Celle-ci concerne les fournisseurs de carburant, les producteurs indépendants d’électricité et loueurs de groupes qui ne souhaitent pas opter pour la première option, selon ce document.

     

    Mise à jour

     

    D’après les dernières données fournies par le directeur général par intérim de la Jirama, le général de division Hajatiana Rasolomanana, la dette de la Jirama s’élevait à un peu moins de 2 000 milliards d’ariary au mois de février de cette année. Le président du Conseil d’administration de la compagnie, le général Itibar Ottman avait alors lancé que “il n’y aura jamais de redressement si la Jirama reste endettée”.

     

    Ce plan de redressement est d’ailleurs “toujours en vigueur”, souligne le secrétariat général du ministère de l’Energie et des hydrocarbures, qui a pris part à cette rencontre. Des mises à jour sont néanmoins en cours suite aux événements survenus dans le pays, souligne-t-il.

     

    Révision des contrats

     

    Il a par ailleurs été souligné lors de cette réunion que la stratégie de redressement de la Jirama s’appuie sur un équilibre vital entre l’efficacité technique et la solidité financière. Tandis que la fiabilité de la production fournie par les IPPs forge l’image du service public auprès des usagers, la santé financière de la Jirama garantit, en retour, la pérennité opérationnelle de ces mêmes producteurs privés.

     

    C’est dans cette optique de survie mutuelle qu’une révision des accords contractuels est engagée afin de mieux servir les intérêts respectifs de chaque partie. Cette révision ne sera toutefois pas systématique. Elle ciblera exclusivement les accords présentant des manquements aux clauses établies, conformément aux conclusions des rapports de l’Inspection générale de l’État (IGE), précise le PCA de la Jirama.

     

    Photo : Jirama

  • GESTION PUBLIQUE – Retour aux procédures administratives normales pour les déplacements à l’international des fonctionnaires

    GESTION PUBLIQUE – Retour aux procédures administratives normales pour les déplacements à l’international des fonctionnaires

    Le Bureau du Premier ministre annonce la levée officielle de certaines mesures de restriction qui avaient été imposées aux agents de l’État en octobre 2025. Les fonctionnaires n’ont plus besoin de l’accord direct du chef du Gouvernement pour sortir du territoire national. Ceux-ci doivent désormais simplement suivre les procédures habituelles liées aux ordres de mission, suivant les dispositions de l’instruction émise par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison le 17 mars.

    Les interdictions spécifiques émises par le ministère de l’Intérieur restent toutefois valables. “Les mesures d’interdiction de sortie du territoire prescrites par arrêté de ce département ne sont pas soumises à la présente instruction”, précise la lettre.

    L’instruction annonce parallèlement la simplification de l’engagement des crédits. Il se fera désormais selon les textes réglementaires en vigueur, sans qu’il soit nécessaire de demander une autorisation d’ouverture de compte auprès du secrétariat général du Gouvernement. Le document marque ainsi un retour aux procédures administratives normales concernant les déplacements à l’international des fonctionnaires et la gestion financière des entités publiques.

    L’ancien Premier ministre de la Refondation, Herintsalama Rajaonarivelo, avait entrepris un triple acte de contrôle patrimonial, de coercition administrative et de rigueur financière. Les responsables auprès du Bureau du Premier ministre et des ministères ainsi que ceux des organismes rattachés étaient sommés à l’époque d’établir un inventaire exhaustif de tous les biens de l’Etat. Aucun d’entre eux ne devait sortir du territoire national sauf autorisation dûment établie par la Primature. Un gel des crédits était également décidé et aucun engagement de crédits n’était autorisé à l’exception des dépenses à caractère alimentaire.

  • FINANCES – La Banky foiben’i Madagasikara affiche des réserves historiques de devises couvrant plus de sept mois d’importations

    FINANCES – La Banky foiben’i Madagasikara affiche des réserves historiques de devises couvrant plus de sept mois d’importations

    Les réserves de change de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) atteignent actuellement 3,7 milliards de dollars. Un stock qui garantit plus de sept mois d’importations pour le pays. Aivo Andrianarivelo, gouverneur de la BFM, parle d’un matelas de sécurité financier inédit sur la dernière décennie, dans son intervention, dans le cadre de la Semaine de l’éducation financière (Global money week) à Ankatso, mardi.

    La trajectoire des réserves de change de BFM connaît ainsi une consolidation robuste. En partant de 2,7 milliards de dollars à fin décembre 2025, elle a progressé à 3,2 milliards de dollars pour une couverture de 6,2 mois d’importations, avant de s’établir actuellement à 3,7 milliards de dollars. Ce niveau de réserves devrait donc renforcer la résilience de l’économie face aux éventuels chocs exogènes ou crises économiques.

    Soutien aux activités économiques

    Le Gouverneur de la Banque centrale explique cette performance par l’intensification des mesures de soutien aux activités économiques prises par les autorités publiques. Aivo Andrianarivelo parle également de la diversification des flux de capitaux qui avait permis d’accroître les rentrées de devise, indispensable à l’alimentation de la liquidité sur le marché des changes.

    L’accumulation de devises a déjà favorisé la stabilisation de la monnaie locale et l’impact s’est ressenti sur la parité de l’ariary. Si l’euro s’échange ces derniers temps entre 4 700 et 4 800 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID), le dollar tournait aux alentours de 4 300 ariary.

    Synergie

    “Bien que le redressement économique soit amorcé, la Banque Centrale ne peut porter seule la dynamique de développement”, insiste Aivo Andrianarivelo. Il soutient alors que la croissance pérenne repose sur une synergie. Celle-ci engage les politiques publiques et le secteur privé qui devront s’impliquer ensemble dans l’optimisation de la circulation monétaire et la création de richesse à l’échelle nationale.

  • HYDROCARBURES – Une livraison de 64 000 tonnes de carburants effectuée mardi soir, selon le Groupement pétrolier de Madagascar

    HYDROCARBURES – Une livraison de 64 000 tonnes de carburants effectuée mardi soir, selon le Groupement pétrolier de Madagascar

    Le navire Advantage Passion devait déjà accoster au port de Toamasina depuis mardi soir. Ce tanker, qui se charge de la livraison de la cargaison mensuelle des produits blancs pour Madagascar, transporte à son bord 64 000 tonnes de produits pétroliers, comprenant de l’essence SP95, du gasoil et du pétrole lampant, précise le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM).

     

    Cette quantité d’hydrocarbures permettra de “renforcer immédiatement les stocks disponibles et garantir la continuité de l’approvisionnement en carburant de l’ensemble du territoire”, assure ce groupement. L’annonce se veut rassurante après le signalement de perturbations d’approvisionnement en supercarburant auprès des stations-services dans les villes d’Antananarivo et Toamasina fait par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).

     

    Mesures opérationnelles d’urgence

     

    Des mesures opérationnelles pour faire face à l’urgence avaient déjà été prises, dont notamment le rationnement de l’essence distribuée auprès des stations-services. Mais il y a également le transfert stratégique de Supercarburant depuis Mahajanga, ainsi que la mise en place d’une porte ouverte de stock au niveau du dépôt d’Alarobia, a annoncé mardi l’OMH.

     

    Pour le GPM, les difficultés ponctuelles rencontrées dans certaines stations-service de la capitale sont temporaires. Et elles devraient se résorber progressivement, le temps que les opérations de déchargement puis de distribution soient pleinement effectives. Les mesures nécessaires sont par ailleurs mises en œuvre pour un retour rapide à la normale, lance le Groupement.

     

    Limiter l’impact du retard

     

    Dans un communiqué publié mardi, l’OMH a indiqué que le navire Advantage Passion a quitté le port de Sohar à Oman avec cinq jours de retard. Alors qu’il était censé prendre le départ le 4 mars, il n’a pu partir que le 9 mars. Mais “la durée de traversée a été réduite de 11 à huit jours afin de limiter l’impact

    du retard sur nos stocks”, souligne l’OMH. Le navire devait ainsi débarquer mardi soir, poursuit-il, ajoutant que “le rythme de distribution du Supercarburant 95 reprendra son cours normal à partir du vendredi 20 mars 2026 après la phase de déchargement et d’acheminement des produits vers la Capitale”.

  • FOOTBALL – Le Sénégal perd son trophée de champion d’Afrique, le Maroc s’empare du titre sur tapis vert

    FOOTBALL – Le Sénégal perd son trophée de champion d’Afrique, le Maroc s’empare du titre sur tapis vert

    Les Lions de la Teranga détrônés. Les Lions de l’Atlas sacrés. La couronne de champion d’Afrique change de titulaire. Le jury d’appel de la Confédération africaine de football déclare le Sénégal “forfait lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations CAN 2025”. Il attribue le titre au Maroc en lui faisant gagner le match sur tapis vert sur le score de 3 à 0.

     

    Dans sa décision, le jury d’appel de la CAF estime que “le comportement de l’équipe du Sénégal” lors de la finale de la CAN 2025 qui s’est déroulée au Maroc “relève des articles 82 et 84 du règlement de la CAN”. Les Lions de la Teranga sont ainsi considérés comme avoir “quitté le terrain avant la fin réglementaire du match sans l’autorisation de l’arbitre”. Ce geste étant une infraction à l’article 82, l’équipe sénégalaise se voit “définitivement exclue de la compétition” et “perd le match 3-0”, indique l’article 84.

     

    La décision du jury d’appel de la CAF annule la décision prononcée par le jury disciplinaire de la CAF le 28 janvier 2026. Celui-ci avait notamment infligé des sanctions aux deux fédérations sans remettre en cause le résultat du match.

    Dans cette décision du jury disciplinaire, la Fédération sénégalaise de football (FSF) avait été lourdement sanctionnée pour comportement antisportif et incidents impliquant supporters et encadrement. Le sélectionneur Pape Bouna Thiaw et plusieurs joueurs avaient été suspendus et devaient verser des amendes cumulées jusqu’à 600 000 dollars.

     

    Du côté marocain, des sanctions avaient également été prononcées contre certains joueurs, dont Achraf Hakimi et Ismaël Saibari. La fédération royale marocaine de football avait également été sanctionnée pour divers incidents survenus en marge de la rencontre. Si le jury d’appel de la CAF a allégé quelques-unes de ces sanctions, la plupart d’entre elles ont été maintenues.

     

    La finale, disputée en janvier à Rabat, avait été marquée par de fortes tensions et plusieurs décisions arbitrales controversées. Le Sénégal s’était initialement imposé 1-0 après prolongation grâce à un but de Pape Gueye. Le match avait toutefois été perturbé par une interruption temporaire. Les joueurs sénégalais avaient quitté le terrain sur instruction de leur sélectionneur pour protester contre une décision arbitrale, avant de revenir poursuivre la rencontre.

     

    C’est un penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes du temps réglementaire qui avait mis le feu aux poudres. Le tir avait finalement été manqué mais il avait suffi à aggraver une situation déjà tendue après un but sénégalais refusé deux minutes plus tôt.

     

    Photo : Fédération sénégalaise de football

  • MARINE MARCHANDE – De Mahajanga aux pétroliers internationaux, le parcours de Onisoa Bodolalao Ratolojanahary

    MARINE MARCHANDE – De Mahajanga aux pétroliers internationaux, le parcours de Onisoa Bodolalao Ratolojanahary

    Longtemps seule femme dans sa promotion, Onisoa Bodolalao Ratolojanahary s’est imposée dans un univers où 99 % des officiers sont des hommes. De l’École nationale d’enseignement maritime de Mahajanga aux pétroliers internationaux, la second mécanicien raconte son parcours, les défis de la vie en mer et sa conviction : dans la marine marchande, la légitimité ne se revendique pas, elle se démontre. Rencontre

    Longtemps seule femme dans sa promotion, Onisoa Bodolalao Ratolojanahary s’est imposée dans un univers où 99 % des officiers sont des hommes. De l’École nationale d’enseignement maritime de Mahajanga aux pétroliers internationaux, Entre la vie en mer et la vie de famille, la second mécanicien vit des défis au quotidien. Mais elle a une conviction : dans la marine marchande, la légitimité ne se revendique pas, elle se démontre.

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de prendre la mer et de devenir officier mécanicien dans la marine marchande ?
    J’ai obtenu mon baccalauréat en 2007. Au départ, mon souhait était de devenir ingénieure en bâtiment. Je n’avais jamais imaginé devenir officier de la marine marchande. Mais ma famille m’a encouragée en me disant qu’il existait cette filière, alors j’ai tenté. Ce n’est qu’après y être entrée que j’ai appris toutes les bases.

    Si vous deviez raconter votre parcours en quelques escales, quelles ont été les étapes décisives qui vous ont menée jusqu’au poste de Second Mécanicien Illimité ?
    J’ai intégré l’Enem (École Nationale d’Enseignement Maritime) à Mahajanga en 2008. En 2010, je suis sortie élève officier. En 2012, j’ai commencé à exercer la fonction d’officier mécanicien. À cette époque, je travaillais sur un pétrochimique appartenant à une compagnie française. Actuellement, j’occupe le poste de second mécanicien de première classe sur un pétrochimique à l’international. Je suis partie du statut d’élève officier jusqu’à mon poste actuel de second mécanicien de première classe. Le chemin parcouru est très long. Chaque jour a été un défi, et il faut toujours garder un esprit perfectionniste.

    Quand on parle de marine marchande, on imagine souvent l’aventure. Concrètement, à quoi ressemble votre quotidien à bord ?
    Tout d’abord, la marine marchande est parfois confondue avec la marine militaire. Mais la marine marchande n’est pas militaire. C’est totalement différent. Nous travaillons sur des navires commerciaux. Notre statut se situe entre militaire et civil. Personnellement, en tant qu’officier mécanicien, je suis responsable de tous les aspects techniques du navire : le fonctionnement du moteur, la production d’électricité, le traitement de l’eau, le traitement des eaux usées, bref tout ce qui concerne les systèmes techniques du navire. En tant qu’officiers, nous encadrons également des personnes qui travaillent avec nous. Comme disent les anciens : « une maison ne peut pas se construire toute seule ». Nous dirigeons donc l’équipage dans l’organisation du travail. Dans ma fonction actuelle de second mécanicien, sur le navire où nous travaillons, tous les systèmes respectent déjà les normes. Tout est automatisé. Ce n’est plus comme auparavant où il fallait faire des quarts de quatre heures en restant en surveillance permanente. Maintenant, au moindre dysfonctionnement, une alarme se déclenche.

    Racontez-nous une journée type
    Une journée type, par exemple : on se réveille le matin, comme tout le monde, on va prendre le petit-déjeuner. La vie à bord ressemble à une vie normale. À 8h, on commence le travail. On fait d’abord une réunion avec l’équipe pour voir le programme de la journée. On rappelle aussi les règles de sécurité et les bonnes pratiques de travail. Ensuite, chacun prend la responsabilité de ses tâches. En tant qu’officier de direction, on s’occupe aussi de beaucoup de paperasse, comme la rédaction du journal de bord et la supervision du travail de l’équipe. À midi, on mange, puis on reprend à 14 heures. Il y a aussi un petit temps de repos. La vie ressemble finalement à celle d’une personne travaillant dans un bureau. Et avant de rentrer dans la cabine, on fait une ronde pour vérifier que tout va bien dans la salle des machines. Ensuite, on active le moniteur à distance depuis la cabine afin de rester informé si une alarme se déclenche, surtout pour l’officier de service.  C’est vrai que notre horaire est de 8h à midi puis de 14h à 18h. C’est notre quotidien. Mais comme on vit sur le navire, au milieu de la mer, notre environnement n’est pas limité à un seul endroit. La salle des machines est très grande : il y a la production électrique, la production d’eau, les centrales de différents systèmes, etc. On circule donc constamment pour superviser tous ces équipements. Chaque jour n’est pas forcément identique, on découvre toujours quelque chose de nouveau.

     Vous évoluez dans un univers très masculin, à quel moment avez-vous senti que vous deviez “faire vos preuves”… et comment vous l’avez fait ?
    Dans ce parcours, ce qui m’a le plus marquée au début, c’est que j’étais la seule femme. Dès l’école, j’étais toujours la seule femme. À Madagascar aussi, j’étais la seule. Ce n’est qu’à partir de 2018 environ que plusieurs femmes ont commencé à intégrer la formation. Cela concerne la mécanique, car pour les officiers pont et dans la pêche, il y en avait déjà. C’est ce qui a marqué toutes ces années. Et jusqu’à aujourd’hui, très souvent, je reste la seule femme. 99 % sont des hommes. Chez les officiers malgaches actuellement, les femmes représentent environ 1 % seulement. Dans le monde du travail maritime, du moins dans notre domaine, il n’y a pas de tâches réservées aux femmes ou aux hommes. Le principe est que « la compétence n’a pas de genre ». Si l’on veut trouver sa place dans cet environnement, il ne s’agit pas d’imiter les hommes. Ce sont plutôt la manière de travailler, les compétences et la capacité d’adaptation qui permettent de s’imposer dans ce milieu. Au début, chaque jour représentait un défi. Je me demandais si j’allais pouvoir trouver ma place dans ce milieu. Mais comme je l’ai dit, ce sont mes compétences et mes capacités qui m’ont permis de m’y établir.