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  • PROJET MINIER – Le géant japonais Sumitomo Corporation se retire du projet Ambatovy, en cédant ses actions au britannique Amri

    PROJET MINIER – Le géant japonais Sumitomo Corporation se retire du projet Ambatovy, en cédant ses actions au britannique Amri

    Sumitomo Corporation quitte l’aventure Ambatovy. Le géant japonais se retire totalement de l’actionnariat de ce projet minier, en cédant l’intégralité de sa participation s’élevant à 54,17% du capital à la société britannique Ambatovy mineral resource investment. C’est le ministère des Mines qui est le premier à l’annoncer, ce vendredi, confirmé par un communiqué officiel de la compagnie.

    Les parts de Sumitomo, qui était depuis un certain temps l’actionnaire majoritaire de ce projet minier, avaient été rachetées par Amri, qui est une société de droit britannique dirigée par Essenwood Partners Limited en partenariat avec Zungu Investments. Ainsi, suite à cette transaction, le capital d’Ambatovy est désormais réparti entre Amri (54,17%) et la société sud-coréenne Komir (45,83%). Ce changement s’accompagne d’un apport en capital de 180 millions de dollars de la part d’Amri pour renforcer les opérations minières et relancer les activités après le passage du cyclone Gezani.

    Pour Ambatovy, l’arrivée d’Amri marque un tournant stratégique pour le projet puisqu’elle va au-delà du simple changement d’actionnariat. Amri devra y apporter sa solide expérience dans le secteur minier, en particulier dans la production de nickel. Mais cette reprise repose également sur une volonté de concilier performance opérationnelle et continuité, en s’appuyant sur les standards déjà en place concernant la sécurité et le dialogue avec les parties prenantes locales.

    Compte tenu de ce changement de structure, le ministère des Mines insiste sur la nécessité de protéger les acquis du projet et de garantir la pérennité de ses opérations dans un cadre stable. Il est attendu que cette évolution consolidera davantage les retombées du projet en matière d’emplois directs et indirects, mais également celles liées aux programmes de responsabilité sociétale (RSE), souligne l’administration minière. Cette perspective implique par ailleurs une démarche n’impactant pas sur les employés, notamment en ce qui concerne les effectifs en place, poursuit-elle.

    Ambatovy se concentre actuellement sur un redémarrage sûr et stable de sa production. Elle entend rester un partenaire clé du développement durable de Madagascar. Cette reprise des activités doit toutefois se poursuivre comme prévu, tout en respectant strictement les standards environnementaux et sociaux en vigueur, insiste le ministère des mines.

  • ÉLECTION – La refonte totale de la liste électorale s’achèvera en avril 2027

    ÉLECTION – La refonte totale de la liste électorale s’achèvera en avril 2027

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) dispose d’environ une année pour mener à bien la refonte totale de la liste électorale ainsi que du Registre électoral national. Le décret pris en Conseil des ministres mardi accorde à cette instance électorale un délai courant jusqu’à fin avril 2027 pour clôturer la liste électorale.

    Selon cette décision, “la refonte totale de la liste électorale et du Registre électoral national débute à compter de la date de publication du décret et s’achève le 27 avril 2027”. Concernant le calendrier précis, il appartient à la CENI d’en structurer la mise en œuvre.

    Conformément aux textes en vigueur, le processus doit suivre quatre étapes clés. Après le recensement des électeurs , c’est-à-dire les citoyens de plus de 18 ans, intervient l’arrêtage provisoire de la liste électorale. Une fois cet arrêtage effectué, la liste est mise à la disposition des citoyens au niveau des fokontany pour d’éventuelles réclamations. Enfin, lorsque le registre est retourné à la CENI, celle-ci procède à l’arrêtage définitif.

    Lors de la précédente refonte, la Ceni avait fixé un délai de neuf mois pour l’ensemble du processus. Le premier recensement avait débuté en octobre 2022 pour un arrêtage initialement prévu en juin 2023. Toutefois, compte tenu du nombre d’inscrits, 11 millions sur les 13 millions ciblés, le processus avait été prolongé jusqu’en août 2023.

    Sur le plan financier, le gouvernement avait alloué un budget de 50 milliards d’ariary pour la refonte de 2023. La Ceni devra donc attendre la loi de finances rectificative pour connaître les budgets qui seront précisément alloués à cette nouvelle opération.

  • ENVIRONNEMENT – Le stock de bois de rose estimé entre 5 et 7 milliards de dollars, selon le colonel Michaël Randrianirina

    ENVIRONNEMENT – Le stock de bois de rose estimé entre 5 et 7 milliards de dollars, selon le colonel Michaël Randrianirina

    La question épineuse de la filière bois de rose a de nouveau été mise sur le devant de la scène lors du déplacement du colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, dans la région Sava. A Antalaha, ce mercredi, lors d’une consultation publique, le Chef de l’État a révélé que la valeur des stocks de ce bois précieux atteindrait des milliards de dollars.

    “Il existe une quantité importante de bois de rose entreposée dans des camps à Antananarivo. J’ai discuté avec les techniciens. Ils ont estimé la valeur de ces stocks entre 5 et 7 milliards de dollars”, confie le locataire d’Iavoloha. Le président de la Refondation déplore l’état actuel de ces bois précieux, évoquant des stocks « recouverts de poussière » dont l’état de conservation reste à déterminer.

    Le Chef de l’État souligne que le gouvernement partage la “même vision” que la population de la SAVA. Selon lui, la mobilisation de cette ressource financière représenterait un levier de développement sans précédent. A l’entendre “ces milliards de dollars permettraient de régler la majeure partie des problèmes sociaux et économiques qui font souffrir Madagascar”.

    Toutefois, l’exploitation commerciale de ces stocks se heurte à un obstacle juridique de taille avec la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Bien que cet accord international bloque actuellement toute vente, le colonel Michaël Randrianirina affirme que des discussions sérieuses sont en cours pour permettre à Madagascar de régulariser et d’écouler ses stocks de manière légale.

    La Convention de Cites en 2013 ne me permet pas à Madagascar de vendre les stocks de bois de rose après le pillage intensif, particulièrement lors de la crise politique de 2009. L’État malgache est depuis confronté au défi de la gestion des stocks saisis et des stocks déclarés. Le pays tente régulièrement de convaincre la communauté internationale de l’autoriser à procéder à une vente exceptionnelle sous contrôle strict, afin de financer la protection des parcs nationaux et des projets de développement.

  • ENTRETIEN ENTRE RANDRIANIRINA ET MACRON – La présidence qualifie d’“actes isolés” les agissements des Français soupçonnés dans une affaire de déstabilisation

    ENTRETIEN ENTRE RANDRIANIRINA ET MACRON – La présidence qualifie d’“actes isolés” les agissements des Français soupçonnés dans une affaire de déstabilisation

    Un entretien au sommet. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, et le président de la République française, Emmanuel Macron, ont évoqué au téléphone les récentes mesures diplomatiques entre Madagascar et la France, mercredi. Selon la présidence de la Refondation, “ces échanges ont permis aux deux chefs d’Etat d’aborder les faits, qualifiés d’actes isolés” qui ont amené les autorités malgaches à déclarer “persona non grata” [personne indésirable] un agent diplomatique français.

     

    Mardi, le ministère malgache des Affaires étrangères convoque l’ambassadeur de France à Madagascar pour l’informer de sa décision après que “des investigations sur des actes de déstabilisation” ont montré “des agissements incompatibles” avec le statut de l’agent concerné. Le lendemain, le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères convoque à son tour le chargé d’affaires de l’ambassade de Madagascar en France pour “protester vigoureusement contre” la décision malgache d’expulser son agent diplomatique mais aussi pour “rejeter catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation”.

     

    Reconnaissant ainsi un acte isolé, Madagascar souligne, de concert avec la France, “l’importance des relations qui unissent” les deux pays, rapporte la présidence. Les deux chefs d’Etat se sont alors mis d’accord pour “que cet épisode n’affecte pas la dynamique de coopération entre les deux pays” et pour “déployer les efforts nécessaires” en ce sens. “Madagascar et la France miseront sur la confiance mutuelle pour bâtir un partenariat durable au service de leurs peuples”, conclut le communiqué de la présidence.

  • ROLAND KOBIA, AMBASSADEUR DE L’UNION EUROPÉENNE À MADAGASCAR – “Nous nous positionnons dans un cadre de souveraineté de Madagascar”

    ROLAND KOBIA, AMBASSADEUR DE L’UNION EUROPÉENNE À MADAGASCAR – “Nous nous positionnons dans un cadre de souveraineté de Madagascar”

    Entre Refondation et réalisme diplomatique, l’Union européenne précise sa position envers Madagascar. Alors que le pays s’est engagé dans un chronogramme de 20 mois vers une présidentielle, Roland Kobia explique pourquoi Bruxelles choisit de maintenir son soutien financier et politique, contrairement aux crises passées. Du dialogue de partenariat de l’accord de Samoa à la gestion de la souveraineté face aux nouveaux alliés, l’ambassadeur décrypte les coulisses d’un accompagnement qui se veut à la fois « constructif et bienveillant ».

  • EXPLOITATION PÉTROLIÈRE – L’Omnis rappelle Madagascar Oil au respect strict du plan de développement de 2015

    EXPLOITATION PÉTROLIÈRE – L’Omnis rappelle Madagascar Oil au respect strict du plan de développement de 2015

    L’Omnis tape du poing sur la table. Face aux ambitions de Madagascar Oil, l’Office des mines nationales et des industries stratégiques insiste que le Plan de Développement de 2015 pour l’exploitation d’huile lourde à Tsimiroro n’est pas une suggestion mais un impératif contractuel. Toute décision relative à la poursuite, à la modification ou à l’extension des activités d’exploitation doit alors strictement se conformer aux lois et aux conventions en vigueur, dont notamment ce Plan de développement, souligne le régulateur dans un communiqué de presse publié ce mercredi.

    Alors que Madagascar Oil annonce la reprise officielle de la production d’huile lourde à Tsimiroro vers le début du mars de cette année, l’Omnis souligne que “aucune décision relative à la production ne peut être prise unilatéralement par la société exploitante sans validation préalable des instances de gouvernance prévues”. L’Office des mines fait notamment référence au Technical committee meeting (TCM) et le Management committee meeting (MCM).

    L’Omnis explique alors que “toute communication relative à des projets en cours d’étude ou n’ayant pas encore fait l’objet d’une approbation officielle doit être réalisée avec prudence et rigueur, afin de garantir la diffusion d’informations fiables et de préserver la stabilité”. Aussi, “les solutions techniques ou propositions rendues publiques doivent impérativement faire l’objet d’analyses approfondies et obtenir l’approbation des autorités compétentes, à savoir l’Omnis et le ministère des Mines, avant d’être présentées comme des solutions réalisables”, poursuit l’organe régulateur de l’amont pétrolier.

    Dans ses récentes déclarations, Madagascar Oil entend passer d’une “phase pilote” à une “phase d’expansion du champ”. Les prochaines étapes incluent la remise en production des puits existants, le forage de nouveaux puits, la modernisation des installations d’injection de vapeur et de production. Pour cette relance, l’objectif de production initial de Madagascar Oil est de 300 bopd (barils de pétrole par jour), avant d’amorcer une trajectoire de montée en charge progressive visant un palier de 3 000 bopd sous 24 mois.

    Madagascar Oil devait déjà produire 6 000 barils/ jour dès 2015, suivant le plan de développement de son projet d’huile lourde. Cette capacité de production devait déjà atteindre jusqu’à 50 000 barils/jour de fuel lourd en 2025. La compagnie qui exploite le gisement du bloc 3104 ne parvenait toutefois qu’à commercialiser le stock de ce qu’elle a produit, avant l’arrêt de sa production de pétrole brut en 2016. Et c’est au mois de mars de 2026 que Madagascar Oil avait annoncé la réactivation de ses opérations à Tsimiroro.

    Le Projet Huile lourde de Tsimiroro est né de la conclusion d’un Contrat de partage de production pour l’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures dans le bloc pétrolier Tsimiroro (Bloc 3104) entre l’Omnis, représentant de l’Etat Malgache, et Madagascar Oil S.A (MOSA) en 2004. L’Omnis rappelle alors que “les sociétés opérant dans ce domaine interviennent en qualité de partenaires contractuels, assimilables à des concessionnaires, et sont tenues de respecter strictement les engagements contractuels conclus avec l’État”.

  • JUSTICE – Le sort du président évincé Andry Rajoelina entre les mains de l’Assemblée nationale, selon Fanirisoa Ernaivo

    JUSTICE – Le sort du président évincé Andry Rajoelina entre les mains de l’Assemblée nationale, selon Fanirisoa Ernaivo

    Andry Rajoelina demeure, à ce jour, hors de portée de la justice malgache. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, déclare ce mercredi à Mahamasina, que les poursuites à l’encontre de l’ancien président sont conditionnées par une mise en accusation devant être adoptée par l’Assemblée nationale et transmise à la Haute Cour de Justice (HCJ).

    “Nous savons que, selon les dispositions de la Constitution, seule la HCJ est compétente pour le poursuivre en sa qualité d’ancien chef de l’État”, explique la Garde des sceaux. Elle ajoute que “nous nous devons de respecter cette loi, même si cela ne nous convient pas”. Aucun détail de procédure ne doit être négligé si le gouvernement malgache souhaite engager une action à l’international, précise-t-elle.

    Le ministère de la Justice, en tant qu’institution, ne peut s’auto-saisir. Fanirisoa Ernaivo rappelle que ce sont des membres de la “Gen Z” qui ont porté l’affaire devant l’Assemblée nationale. L’équipe juridique de Faravohitra les aurait accompagnés dans la rédaction de la plainte et les démarches à suivre, confie-t-elle.

    “Si cela ne tenait qu’à notre volonté, ces poursuites auraient débuté dès décembre”, soulève la ministre. Elle évoque des “raisons indépendantes” de son ressort, liées aux procédures internes de l’Assemblée nationale, ayant retardé l’échéance. Elle cite notamment la mise en place d’une commission d’enquête sur l’ensemble des saisines. Une fois cette structure opérationnelle, la procédure de mise en accusation pourra suivre son cours.

    Le dossier aurait été déposé à Tsimbazaza depuis le mois de décembre, lors de la dernière session ordinaire de 2025. Toutefois, il n’a pas été inscrit à l’ordre du jour avant la clôture de la session. La ministre a confié avoir espéré une session extraordinaire en janvier, qui n’a finalement pas eu lieu. Une récente session extraordinaire a également été tenue sans que ce dossier n’y figure.

    Selon Fanirisoa Ernaivo, l’Assemblée nationale a toutefois annoncé qu’à la prochaine session ordinaire du mois de mai, la mise en accusation d’Andry Rajoelina pourrait être examinée. Une fois cette procédure enclenchée, les poursuites devant la HCJ pourraient suivre leur cours, souligne-t-elle. En revanche, l’extradition resterait tributaire des procédures judiciaires internationales, conclut-elle.

  • FILIÈRE AURIFÈRE – Le projet de raffinerie nationale d’or à nouveau en quête de maîtres d’œuvre

    FILIÈRE AURIFÈRE – Le projet de raffinerie nationale d’or à nouveau en quête de maîtres d’œuvre

    Une remise à plat pour la future raffinerie nationale d’or. La Centrale de l’or (COM) remet ce dossier sur le marché, en lançant un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à identifier des partenaires capables de participer à la mise en place, l’ingénierie, le financement, l’installation, l’exploitation ainsi que la gestion de cette infrastructure. L’appel s’adresse notamment à des groupements ou des consortiums d’entreprises qui pourraient s’intéresser à ce projet.

    L’État semble ainsi chercher à diversifier ses options et à s’entourer de nouveaux partenaires financiers et techniques pour concrétiser cette ambition. Projetée à Ivato sur un terrain militaire et envisagée en partenariat avec les Emirats Arabes Unis par l’administration Rajoelina, la future raffinerie aurifère de Madagascar entre donc dans une nouvelle phase de prospection.

    Les candidats intéressés ont alors jusqu’au 1er juin 2026 pour soumettre leur dossier sous pli fermé à la direction de la COM située à Andraisoro. Et la sélection finale devra être effectuée par une commission interministérielle après une phase d’évaluation technique et financière.

    Si l’on s’en tient au régime de l’or, “l’établissement effectif de la Raffinerie Nationale d’Or est assuré par la COM en partenariat avec des acteurs de renom mondial, bénéficiant d’une expertise reconnue dans ce domaine”. Une fois la raffinerie nationale opérationnelle, tout l’or brut destiné à l’exportation devra obligatoirement y être traité, à l’exception de la bijouterie. Ce passage en raffinerie garantit la traçabilité du métal grâce à l’apposition d’un poinçon officiel et d’un numéro de série. Transformé en pièces ou en lingots, l’or ainsi affiné acquiert le statut de produit fini

  • FINANCEMENT – 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour les infrastructures de transport à Madagascar

    FINANCEMENT – 200 millions de dollars de la Banque mondiale pour les infrastructures de transport à Madagascar

    Du rail aux pistes d’atterrissage en passant par les flots, la Banque mondiale renforce ses interventions dans le secteur des transports à Madagascar. L’institution de Bretton Woods vient d’approuver mercredi un financement de 200 millions de dollars en faveur du Projet multimodal de transport et de logistique à Madagascar. Cette enveloppe servira au renforcement de l’efficacité, de la sécurité et de la résilience climatique des infrastructures de transport et de logistique le long des principaux corridors économiques de la Grande île. Et une partie sera affectée dans la réhabilitation de la ligne ferroviaire Tana-Côte Est.

    Pour le volet ferroviaire, le projet se concentre sur la ligne reliant Antananarivo à la Côte Est. Les travaux consistent notamment en la réhabilitation et au renforcement de 371 kilomètres de voies ferrées jusqu’au port de Toamasina. A ce chantier s’ajoute la création d’un port sec et d’une plateforme logistique à proximité de la Capitale. Cette double approche devra alors permettre de fluidifier le transport des marchandises et de désengorger les infrastructures portuaires existantes.

    L’effort se portera sur la modernisation des ports de Mahajanga et de Toliara, dans les domaines maritime et fluvial. Le projet financera alors la réfection des quais, des accès et des équipements techniques. Pour la Banque mondiale, ces interventions visent une exploitation permanente de ces deux ports, même en période cyclonique. Mais une partie de son financement sera également affectée dans la remise en service de 200 kilomètres du canal des Pangalanes. Ce qui impliquera des opérations de dragage et de protection des berges, afin de rétablir une voie de communication vitale pour les populations côtières isolées.

    Trois aéroports de la Grande île, dont ceux de Toamasina, Taolagnaro et Toliara, bénéficient également d’une mise à niveau sécuritaire et climatique à travers ce projet. Au-delà du soutien au tourisme et à la mobilité des citoyens, ces travaux contribueront au maintien des voies de communication indispensables à l’aide humanitaire lors de catastrophes naturelles.

    “En réhabilitant conjointement les chemins de fer, les ports, les voies navigables et les aéroports, nous aidons Madagascar à réduire les coûts de transport, à protéger des chaînes d’approvisionnement vitales et à garantir la continuité des échanges pour les populations et les entreprises, même face aux chocs climatiques”, lance le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck.

  • DIPLOMATIE – Madagascar nomme ses ambassadeurs en France, en Suisse, en Ethiopie, en Afrique du Sud et au Maroc

    DIPLOMATIE – Madagascar nomme ses ambassadeurs en France, en Suisse, en Ethiopie, en Afrique du Sud et au Maroc

    Le régime de la Refondation accélère la nomination des ambassadeurs. Lors du conseil des ministres de ce mardi, l’Exécutif nomme Michel Rabemahefa en France, Edelin Calixte Randriamiandrisoa en Suisse, Auguste Paraina en Ethiopie, Toavina Ralambomahay en Afrique du Sud et Joahary Ratovondrahona au Maroc. Ces cinq chefs de mission vont rejoindre ainsi leurs postes pour représenter Madagascar auprès des pays partenaires et des institutions internationales.

    Michel Rabemahefa prend le poste laissé vacant depuis le décès de Rija Rajohnson, en avril 2025. Cette nomination intervient dans un contexte où les relations diplomatiques entre Madagascar et la France traversent sont à l’épreuve. Mardi, l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois a été convoqué à Anosy pour signifier l’expulsion d’un diplomate français déclaré “persona non grata”. Michel Rabemahefa a longtemps travaillé dans le secteur privé. Il est conseiller financier auprès de la Banque postale en France.

    Le général Edelin Calixte Randriamiandrisoa, ancien ministre de l’Environnement et des forêts durant la Transition, s’installera à Genève. Il y représente le pays auprès de la Confédération suisse aindi qu’auprès de l’Office et institutions des Nations Unies installées à Genève. Il a récemment été élu président de l’association des natifs de la province de Toliara (Fizafato).

    Auguste Paraina, ancien candidat à la présidentielle de 2023, va siéger à Addis Abeba, en tant qu’ambassadeur de Madagascar en Ethiopie et en tant que représentant permanent du pays auprès de l’Union africaine. Auguste Paraina dispose d’un long parcours dans le domaine de la diplomatie en ayant été l’ambassadeur du pays en Italie, de 2003-2007, puis au Sénégal de 2007 jusqu’en 2019. Il a été aussi ancien député de Madagascar, ancien président de l’Assemblée nationale et a été membre du gouvernement sous la présidence de Didier Ratsiraka.

    Les deux derniers ambassadeurs nommés en Conseil des ministres de ce mardi sont Joahary Ratovondrahona et Toavina Ralambomahay. Ils sont désignés respectivement au Maroc et en Afrique du Sud. Le premier a été directeur de cabinet de Christine Razanamahasoa lorsque celle-ci était au ministère des Affaires étrangères tandis que Toavina Ralambomahay, ancien journaliste, était membre du Conseil municipal de la Commune urbaine d’Antananarivo.

    Plusieurs autres ambassades sont encore en attente de leur chef de mission, certaines depuis quelques mois seulement, d’autres depuis plusieurs années. Avec ces nouvelles nominations, Madagascar ne dispose que de sept ambassadeurs en poste. Les nouveaux chefs de mission diplomatique viennent rejoindre Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis, depuis 2025, et Richard Lalaina Randrianomenjanahary, ambassadeur de Madagascar en Chine.

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