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  • GOUVERNANCE – Les députés sensibilisés à la législation sur la protection des lanceurs d’alerte et sur la répression des représailles

    GOUVERNANCE – Les députés sensibilisés à la législation sur la protection des lanceurs d’alerte et sur la répression des représailles

    L’avant-projet de loi relatif à la protection des lanceurs d’alerte et à la répression des représailles présenté aux députés. La rencontre, initiée par le Comité pour la sauvegarde de l’Intégrité (CSI), avec l’appui de l’Office des nations unies contre la drogue et le crime, a eu lieu la semaine dernière. Elle visait à informer les députés de la nécessité de sécuriser les auteurs de signalements d’infractions afin de renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques à Madagascar.

    Ce texte intervient dans un contexte où Madagascar stagne à la 145ᵉ place sur 180 pays dans le dernier Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, avec un score de 25/100. Selon le CSI, les mécanismes actuels présentent des insuffisances face à la vulnérabilité des citoyens dénonçant des faits illicites, ce qui limite l’efficacité des politiques de lutte contre les détournements de fonds et les abus de pouvoir.

    Le dispositif proposé par le CSI s’articule autour de cinq axes techniques, dont l’instauration de canaux de signalement confidentiels, la garantie d’une protection contre les représailles directes ou indirectes, l’application de sanctions à l’encontre des auteurs de ces actes, ainsi que des mesures de réparation pour les victimes. L’objectif est d’aligner le cadre juridique national sur les standards internationaux afin de sécuriser le processus de dénonciation.

    Tsiry Razafimandimby, secrétaire exécutif du CSI, indique que la protection des lanceurs d’alerte est un levier pour instaurer un climat de confiance entre les citoyens et l’État. L’institution sollicite désormais l’engagement des parlementaires pour l’adoption de ce texte, présenté comme une étape vers l’amélioration de la gouvernance et la préservation de l’intérêt général à Madagascar.

  • COMMERCE – La valeur FOB des exportations de girofle doublée au premier trimestre de 2026

    COMMERCE – La valeur FOB des exportations de girofle doublée au premier trimestre de 2026

    Les exportations Free on board (FOB) de girofle ont atteint un cumul de 515,182 milliards d’ariary sur les trois premiers mois de cette année. Ce qui représente une progression de 113,3% par rapport au premier trimestre de 2025, où la valeur des exportations de ce produit s’élevait à 241,564 milliards d’ariary. Ce sont des chiffres de la direction des Statistiques économiques (DSE) de l’Institut national de la statistique (Instat), rapportés dans son Tableau de bord économique.

    La filière girofle a alors renforcé considérablement son poids dans le commerce extérieur de Madagascar au premier trimestre de 2026. Elle compte pour 18,6% de la valeur totale des exportations FOB durant cette période, laquelle s’est établie à 2 776,154 milliards d’ariary contre 8,7% des recettes au premier trimestre de 2025. Avec un montant cumulé de 515,182 milliards d’ariary, cette catégorie devance nettement d’autres produits de rente traditionnels comme la vanille, dont la part s’élève à 7,0 % sur la même période de référence.

    Le girofle reste ainsi au quatrième rang des principaux postes d’exportation de Madagascar en termes de valeur. Il se positionne derrière les biens alimentaires (916 540 millions d’ariary), les produits miniers (829 849 millions d’ariary) et les zones franches qui, malgré une baisse de 18,1 %, totalisent 733 491 millions d’ariary. Sa performance permet néanmoins au girofle de surpasser la vanille (192 640 millions d’ariary).

    L’Instat rapporte toutefois un basculement majeur de la structure du commerce extérieur de Madagascar au premier trimestre de cette année. Les biens alimentaires se sont donc hissés à la première position des exportations. Avec une valeur FOB cumulée de 916,540 milliards d’ariary, ce secteur enregistre une croissance robuste de 35,4 % par rapport à la même période en 2025. Un dynamique permet aux produits alimentaires de devenir le premier pourvoyeur de devises du pays.

    Les produits miniers occupent le second rang avec 829,849 milliards d’ariary, en affichant une progression de 1,9 % par rapport à l’année précédente. En conséquence, les zones franches, qui dominaient le classement au premier trimestre 2025, se retrouvent reléguées à la troisième position en 2026. Ce secteur subit une contraction importante de 18,1 %, sa valeur d’exportation FOB chutant de 895,848 milliards à 733 491 milliards d’ariary sur la période de janvier à mars.

  • CARBURANT – Hausse de 24,4% de la consommation d’essence sur le premier trimestre de 2026

    CARBURANT – Hausse de 24,4% de la consommation d’essence sur le premier trimestre de 2026

    La consommation cumulée de supercarburant a bondi de 24,4% sur les trois premiers mois de 2026. Elle est passée de 45 343m² de janvier à mars 2025 à 56 400m² au premier trimestre de cette année, d’après les données de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), rapportées par l’Institut national de la statistique (Instat) dans son Tableau de bord économique du mois d’avril.

    Cette hausse avait été la plus dynamique du marché pétrolier, surpassant largement celle du gasoil et contrastant avec la chute du pétrole lampant. Le supercarburant ne représentait toutefois qu’environ 19,7 % du volume total de ce marché sur ce trimestre, représentant 56 400 m³ sur un total de 285 518 m³.

    Le gasoil demeure le pilier central du marché pétrolier, affichant une croissance solide bien que moins spectaculaire que celle du supercarburant. Ce produit domine en termes de volume. Il représente à lui seul environ 59,3 % de la consommation totale de produits pétroliers sur ce premier trimestre, pour 169 271 m³ sur un total de 285 518 m³.

    Bien que sa variation ne fût que de +7,3 %, le volume supplémentaire de gasoil mis sur le marché (soit +11 465 m³) est le principal contributeur au maintien de la croissance modeste de 0,7% du marché total. Le gasoil confirme d’ailleurs son rôle de carburant essentiel pour l’économie, porté par les besoins du transport de marchandises, des transports collectifs ainsi que de la production d’électricité.

    Une tendance opposée est enregistrée pour le pétrole lampant, qui enregistre la baisse la plus marquée du secteur pétrolier pour ce début d’année. Sur les trois premiers mois de 2026, la consommation a chuté de 19,4 % par rapport à l’année précédente, passant de 14 029 m³ à 11 309 m³.

    Cette chute de près de 20 % suggère une mutation dans l’utilisation de ce produit, souvent liée à l’éclairage domestique ou à la cuisine en milieu rural, contrairement aux carburants routiers qui restent en croissance. Il ne représentait alors que 3,9 % environ de la consommation totale du marché au premier trimestre 2026.

    Si l’on additionne ainsi les trois produits blancs pour le premier trimestre 2026, on obtient environ 83 % du volume total. La différence d’environ 17 % correspond à des produits spécifiques tels que le fuel lourd, utilisé principalement par la Jirama et les industries pour la production d’électricité et de vapeur ou encore le carburant destiné à l’aviation.

  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Plus de 4 000 MWc d’énergie solaire proposés par les opérateurs privés après l’appel du gouvernement

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – Plus de 4 000 MWc d’énergie solaire proposés par les opérateurs privés après l’appel du gouvernement

    Une sursouscription massive. 46 protocoles d’accord avaient été signés jeudi, lors de l’évènement de mobilisation du secteur privé, placée sous le thème de “Solution solaire pour Madagascar”. Le volume des offres reçues est plus de sept fois supérieur à l’objectif initial de 526 MWc fixé par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH).

     

    Ce département rapporte un grand engouement du secteur privé. Alors que les besoins exprimés par la Jirama portaient sur 55 centrales pour une puissance de 526 MWc, les offres reçues par la compagnie nationale avaient atteint un volume de 3 753,191 MWc. L’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) avait enregistré, de son côté, des propositions totalisant 406,72 MWc.

     

    Pour le MEH, cette étape marque le renforcement du Partenariat public-privé (PPP). L’objectif est désormais la conversion de ces protocoles en contrats fermes afin d’amorcer la construction effective des infrastructures solaires à travers tout le territoire.

     

    Le processus était enclenché par cette séance plénière de présentation, qui est suivie d’un délai rigoureux de sept jours pour la signature des Protocoles d’entente (MoU). Une fois ce délai passé, le dossier d’appel à projet est envoyé par le MEH pour les sites impliquant plusieurs candidats. S’ensuit une période d’environ trois mois consacrée aux études techniques approfondies et à la finalisation des négociations des contrats définitifs. L’objectif final de ce chemin critique est d’aboutir à une mise en service impérative au plus tard en décembre 2026.

     

    Le marché malgache démontre ainsi une forte attractivité auprès des investisseurs qui perçoivent le pays comme un terrain à fort potentiel pour le développement du photovoltaïque. Cette dynamique est renforcée par le cadre du Partenariat Public-Privé (3P), qui assure aux acteurs du secteur la viabilité des projets à long terme.

     

    L’État et ses entités, à savoir le ministère, la Jirama et l’Ader, devraient d’ailleurs disposer d’une marge de manœuvre stratégique pour sélectionner les projets les plus compétitifs grâce à ce surplus d’offres. Et ce, en privilégiant un coût au kWh optimal afin de réduire les dépenses d’exploitation. Le ministre Radonirina Rabearimanga avait parlé d’un tarif d’achat maximal de 8,5 cents pour un kilowattheure.

  • TOURNEE PRESIDENTIELLE – Le Colonel Michaël Randrianirina en visite dans le village d’origine de sa grand-mère maternelle à Ambohimena – Antsirabe

    TOURNEE PRESIDENTIELLE – Le Colonel Michaël Randrianirina en visite dans le village d’origine de sa grand-mère maternelle à Ambohimena – Antsirabe

    “Je suis le fils de cette commune”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina a tenu à insister sur son appartenance à la région de Vakinankaratra samedi. Il s’est rendu dans la commune d’Ambohimiarivo, là où se trouve le village d’Ambohimena Betsiholany dont sa grand-mère maternelle est originaire. A l’entendre, c’est la deuxième fois de sa vie qu’il se rend dans cette localité. “J’avais envie de revoir cet endroit et de connaître ses habitants”, confie celui qui est né dans l’Anosy, qui a grandi à Toliara, mais qui ne veut pas pour autant oublier ses racines du Vakinankaratra.

     

    “Les mères sont importantes, les racines maternelles – renilahy – sont importantes et nous les respectons profondément”, explique-t-il. “Sans ce village, je ne serais peut-être pas”, poursuit-il. Il indique alors qu’il y est venu pour “voir comment est ce village”. “Et nous avons entendu que l’école n’est pas en bon état, tout comme le CSB2 (Centre de santé de base), tout comme la route”, regrette-t-il. Il dit vouloir envoyer une entreprise dans la localité pour réhabiliter ces infrastructures. “Je promets que cela ne prendra pas longtemps pour que tout cela se retrouve en meilleur état”, assure-t-il, martelant qu’il ne reviendrait là-bas que lorsque l’école et le CSB2 sont réhabilités.

     

    Il annonce également l’électrification du village ainsi que la réfection de la route reliant Andranomanelatra à Ambohimena. “Si on ne trouve pas de solutions avec la Jirama, nous allons travailler sur le solaire”, souligne-t-il. Selon les services de la communication de la présidence, le réseau de la Jirama est arrivé dans le chef-lieu d’Ambohimiarivo depuis juin 2025, mais le village d’Ambohimena n’y est pas encore pas branché. Des vivres et des dons, incluant des bouteilles d’huile, des savons, des ustensiles de cuisine, ont aussi été offerts à l’occasion de cette visite par le couple présidentiel.

  • TOURISME – Un partenariat renouvelé entre le gouvernement, l’ONTM et Corsair pour accélérer la relance de la destination Madagascar

    TOURISME – Un partenariat renouvelé entre le gouvernement, l’ONTM et Corsair pour accélérer la relance de la destination Madagascar

    Trois parties pour un même objectif : mieux faire connaître la destination Madagascar à l’international et faire venir plus de touristes sur la Grande île. La convention de partenariat entre le ministère du Tourisme et de l’artisanat, l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) et la compagnie aérienne Corsair vient d’être renouvelée le 2 Mai. Le renouvellement a été signé par la secrétaire générale du ministère, Arilala Léa Razanamaria, le directeur exécutif de l’ONTM, Danny Barivelo, ainsi que le directeur régional océan Indien de Corsair, Jules Perreau. Ce partenariat public-privé vise à renforcer la promotion de la destination Madagascar sur les marchés internationaux.

     

    Selon la secrétaire générale du ministère, “des résultats ont été obtenus lors du premier partenariat, notamment grâce à une meilleure mobilité des acteurs et une participation accrue aux grands rendez-vous internationaux”. A l’entendre, “l’ONTM a pu prendre part à des salons majeurs, à l’exemple de Top Résa et Veezit, en 2025, le partenariat ayant facilité les déplacements des responsables pour participer à ces événements”.

     

    Par ailleurs, la fidélité des touristes français, lesquels représentent environ 30 % des arrivées à Madagascar, fait partie des résultats de ce partenariat tripartite, indique encore la secrétaire générale du ministère. Cependant, “ce taux reste encore insuffisant, surtout que le pays dispose des potentiels pour en attirer davantage, avec ses richesses et joyaux”, estime Arilala Léa Razanamaria. Elle espère que “la poursuite de ce partenariat sur plusieurs années pourra amplifier l’attractivité de la destination et la relance du tourisme dans la Grande île”.

     

    Du côté de Corsair, l’efficacité opérationnelle s’est nettement améliorée. “Le premier partenariat a fonctionné et le renouveler sur les mêmes bases permet de le rendre beaucoup plus performant”, indique son directeur régional. Celui-ci évoque notamment l’organisation d’eductour, ayant permis à des agences de voyage de la Réunion de visiter et de découvrir Madagascar. Il souligne que ce type d’événement peut désormais être monté en quelques semaines, contre plusieurs mois auparavant.

     

    Parmi les actions concrètes de ce partenariat renouvelé, la compagnie va mettre à disposition des billets pour accueillir professionnels des médias et influenceurs. “On espère que ces personnes vont dire à leur retour : “Oui, je suis allé à Madagascar, c’était super !”, un retour que leurs followers vont écouter et suivre. Ils vont avoir envie de venir découvrir et faire le même voyage”, escompte Jules Perreau.

  • HYDROCARBURES – Hausse généralisée de 200 ariary appliquée sur tous les types de carburants auprès des stations-services

    HYDROCARBURES – Hausse généralisée de 200 ariary appliquée sur tous les types de carburants auprès des stations-services

    Une hausse limitée. Les tarifs des carburants connaissent une augmentation uniforme de 200 ariary par litre sur l’ensemble des produits pétroliers disponibles à la pompe depuis ce dimanche à minuit. La variation n’est pas allée au-delà du plafond qui avait été prévu par le mécanisme d’ajustement automatique des prix qui a été suspendu depuis la première période d’état d’urgence sanitaire. Les autorités avaient pourtant annoncé un gap de plus de 1 600 ariary entre les prix réels et les prix à la pompe.

    Avec cette nouvelle hausse, le Super carburant s’établit désormais à 5 100 ariary par litre, tandis que le gasoil et le pétrole lampant sont fixés respectivement à 4 860 ariary et 3 710 ariary par litre. L’augmentation de 200 ariary par litre annule la réduction qui avait été introduite le 05 mars 2026 par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Les tarifs retrouvent exactement leur niveau du mois de février, marquant la fin de la mesure de soulagement maintenue durant tout le mois d’avril.

    Le mécanisme d’ajustement automatique des prix, convenu avec le Fonds monétaire international (FMI) a été suspendu, la révision tarifaire relève plutôt d’une décision administrative ponctuelle. Au moment d’annoncer la suspension du mécanisme et l’importance du gap signalé, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait indiqué que le tarif était en discussions avec l’Etat. Evoquant la hausse importante des différents paramètres liés au prix, il a assuré que la décision sur les prix tiendrait compte du pouvoir d’achat des Malgaches.

    Le FMI avait souligné l’importance de maintenir l’application d’un mécanisme automatique de fixation des prix du carburant après la pause actuelle. Ceci, afin de contribuer à atténuer l’impact des cours mondiaux du pétrole, nettement plus élevés, sur le budget, et de libérer des ressources pour répondre aux importants besoins de développement de Madagascar. Cette institution avait d’ailleurs salué l’ambition des autorités d’étendre les énergies renouvelables pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

  • PRODUIT DE RENTE – L’ouverture de l’exportation de vanille comme solution apportée par le gouvernement devant la population de la Sava

    PRODUIT DE RENTE – L’ouverture de l’exportation de vanille comme solution apportée par le gouvernement devant la population de la Sava

    A Antalaha comme à Sambava le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation a réuni les acteurs de la filière vanille pour discuter des diverses solutions. Le gouvernement avance l’ouverture de l’exportation de cet épice phare de la région Sava comme solution dans le court terme.

    Un atelier a été organisé par le ministère du Commerce et de la consommation, dirigé par la ministre Haingotiana Andriamadison à Antalaha. Les conclusions et recommandations issues de ces travaux ont été officiellement remises au chef de l’Etat, lors de son passage dans cette ville, mercredi.

    “Le gouvernement est à votre écoute”, assure le président de la Refondation. Il indique que l’Etat va étudier les demandes en profondeur avec les techniciens et échanger ensemble pour trouver les solutions nécessaires à la rénovation de ce secteur économique.

    La ministre Haingotiana Andriamadison évoque durant la rencontre avec les acteurs de la filière vanille, regroupant les planteurs, intermédiaires et exportateurs les actions accomplies par le gouvernement depuis son arrivée à la tête du département en octobre. Elle rapporte l’élargissement des détenteurs d’agrément d’exportation passant de 90 à 324. Même les agriculteurs peuvent, selon elle, avoir cet agrément.

    Pour l’exportation, en plus du grand port de Toamasina, les ports du nord de Madagascar sont aussi ouverts à l’exportation. Pour la région Sava, le port de Vohémar peut à nouveau participer à l’exportation de ce produit. Dans la région Diana, le port d’Antsiranana et Nosy Be peuvent également exporter.

  • TRAVAIL – Le Premier Ministre évoque des négociations en cours pour trouver un consensus avant la sortie du décret fixant le salaire minimum d’embauche

    TRAVAIL – Le Premier Ministre évoque des négociations en cours pour trouver un consensus avant la sortie du décret fixant le salaire minimum d’embauche

    Le décret sortira bientôt. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison ainsi que le ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Mac Denis Franconio, l’ont tous les deux confirmé ce vendredi 1er mai, lors de la célébration de la journée mondiale du travail, au gymnase couvert de Mahamasina. Selon le chef du Gouvernement, un consensus est nécessaire pour éviter tout problème dans la mise en œuvre de ce décret d’application sur le salaire minimum d’embauche (SME), tant attendu ces derniers jours.

    “Les négociations sont encore en cours. Il n’est donc pas encore possible d’annoncer le pourcentage d’augmentation ni le montant exact. Ces informations seront communiquées une fois le décret publié”, avance le locataire du Palais de Mahazoarivo. Il a toutefois rassuré que le montant ne sera pas très éloigné des revendications. Au gymnase couvert, les banderoles érigées par les syndicalistes sollicitent l’application immédiate d’un SME à 360 000 ariary. Le ministre de tutelle affirme, pour sa part, que “nous sommes actuellement dans une situation particulière, car le Conseil national du travail et de l’emploi (CNTE) n’est pas encore mis en place alors que son avis est nécessaire. Cela ne constitue toutefois pas un obstacle puisque la révision du SME doit avancer”, poursuit-il.

    Par ailleurs, les revendications de ce 1er mai ne se limitent pas aux salaires, mais concernent aussi les conditions de travail et la protection sociale. “Les travailleurs malgaches sont en difficulté et ce depuis longtemps. Ces problèmes peuvent toutefois être résolus”, avance le ministre du Travail. Tout comme le Premier ministre, le ministre rappelle aussi l’importance du dialogue social. Selon leurs dires, les syndicats ne sont pas des ennemis du gouvernement, mais des partenaires. D’ailleurs, la demande d’un représentant des syndicats à la Primature sera réalisée, à en croire Mamitiana Rajaonarison.

    La célébration du 1er mai de cette année s’est démarquée par la participation du Premier ministre, de divers membres du gouvernement, des parlementaires, des autorités et de milliers de travailleurs issus de divers syndicats. Placée sous le thème “Les travailleurs malgaches, piliers d’une véritable refondation, garants du développement”, l’événement a débuté par un carnaval depuis Ambohijatovo jusqu’au gymnase couvert de Mahamasina, en passant par Ambohidahy et Anosy. Projection audiovisuelle, débats thématiques et plaidoyer des partenaires étaient également au programme.

  • TENSION POLITIQUE ET SOCIALE – Les maux de la société malgache passés au crible par le FFKM 

    TENSION POLITIQUE ET SOCIALE – Les maux de la société malgache passés au crible par le FFKM 

    Face à un climat social et politique jugé délétère, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration publiée jeudi, la confédération constate que le “fihavanana” malgache est aujourd’hui en péril.

     

    Les leaders religieux pointent du doigt plusieurs maux qui rongent la société. Le FFKM dénonce des persécutions socio-politiques créant un climat d’insécurité et de méfiance. Il fustige également les provocations médiatiques, notamment sur les réseaux sociaux, qui visent délibérément à diviser les citoyens à travers des discours de haine, ainsi que le détournement des ressources nationales, un sujet au cœur des préoccupations pour la survie économique du pays.

     

    Pour répondre à cette crise, le FFKM se positionne en médiateur, prêt à soutenir un processus de reconstruction nationale.. Le sommet qu’il prévoit d’organiser du 18 au 21 mai à Antananarivo aura pour objectif de poser les bases d’une stabilité durable. L’organisation souligne que cette rencontre est essentielle pour instaurer un climat de sérénité à l’approche des prochaines échéances nationales, en favorisant un “dialogue sincère et constructif” entre toutes les forces vives de la nation.

     

    Dans sa déclaration, le FFKM tient également à clarifier sa position sur les récentes initiatives de dialogue organisées dans le pays. L’organisation précise qu’elle n’a pas participé aux préparatifs des différentes consultations et conférences tenues récemment.