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  • GESTION AÉROPORTUAIRE – Ravinala Airports rappelle que la sûreté ne relève pas du périmètre de ses missions

    GESTION AÉROPORTUAIRE – Ravinala Airports rappelle que la sûreté ne relève pas du périmètre de ses missions

    Qui fait quoi à l’aéroport international d’Antananarivo ? Ravinala Airports apporte des clarifications sur la répartition des responsabilités concernant la sécurité sur place. Pour ce gestionnaire, la sûreté et la sécurité économique qui sont des activités “réservées” dans cette plateforme aéroportuaire ne font pas partie de ses missions contractuelles. Celles-ci sont organisées et désignées exclusivement par l’Autorité Concédante, qui est l’État, rappelle-t-il dans un communiqué publié ce vendredi.

     

    Ravinala Airports rappelle que l’aéroport dispose déjà d’un système de vidéosurveillance de 108 caméras opérationnel 24/7, relié à un centre de contrôle (AOCC). La gestion des images est accessible en temps réel et les missions de sûreté sont organisées et désignées exclusivement par l’Autorité Concédante (l’État), et non par Ravinala Airports, rappelle-t-il.

     

    Bien que Ravinala Airports assure la gestion des infrastructures, les missions régaliennes de sûreté sont réparties entre plusieurs entités spécifiques, conformément au cadre légal et contractuel. A l’aéroport d’Ivato, c’est Amarante qui est chargée de la sûreté technique au niveau des portiques et des scanners. Son rôle est de contrôler les bagages à main et les bagages de soute pour détecter tout objet prohibé.

     

    La Douane assure, de son côté, la sûreté et la sécurité économique. Elle est responsable de la lutte contre les trafics illicites, notamment l’exportation illégale de ressources précieuses telles que les tortues ou l’or. La Police est pour sa part garante de la sûreté et de l’ordre public à l’intérieur du terminal, veillant à la sécurité des passagers et au maintien de la paix au sein des bâtiments. Et la Gendarmerie assure la sûreté périmétrique, couvrant à la fois la zone du parking et le côté piste, afin de prévenir toute intrusion ou acte de malveillance dans ces zones sensibles.

     

    Ravinala Airports salue alors la volonté exprimée par le ministère des Transports et de la météorologie de renforcer les dispositifs liés à la sûreté et à la sécurité économique au sein de l’aéroport international d’Antananarivo. Et ce gestionnaire rassure être pleinement disposé à collaborer avec ce ministère concernant les initiatives et projets envisagés à l’avenir, en vue de l’amélioration de l’image de la première porte d’entrée de Madagascar.

  • NATATION – Jonathan Raharvel sacré champion d’Afrique sur 50m brasse

    NATATION – Jonathan Raharvel sacré champion d’Afrique sur 50m brasse

    Un nouveau chapitre de l’histoire de la natation malgache vient d’être écrit vendredi dans la soirée à Oran en Algérie. Le nageur Jonathan Raharvel a décroché la toute première médaille d’or malgache lors des Championnats d’Afrique de natation qui se tiennent actuellement à Oran en Algérie. Le nageur olympien est sacré champion d’Afrique en 50m brasse avec un temps 28″30. Il a devancé le nageur sud-africain Oliva Nicolas Lange (28″40), son principal adversaire lors du 100m brasse.

    Jonathan Raharvel, médaillé d’or des Jeux des îles 2023, était fortement critiqué par le public lors de Jeux olympiques de Paris en 2024 lorsqu’il avait pointé du doigt dans nos colonnes ses mauvaises conditions de préparation. Avec son mental de fer, il a travaillé sans relâche. Maintenant il est au sommet de sa gloire à tout juste 24 ans.

    Le pensionnaire de Cosfa Natation est devenu ainsi le deuxième athlète malgache à avoir récolté de l’or sur le sommet continental. La première a été obtenue par Bako Ratsifandrihamanana lors des Jeux africains de Nairobi au Kenya en 1987. Elle qualifié même cette belle performance de Jonathan Raharvel comme l’événement du siècle. “Il signe le deuxième titre de champion d’Afrique de tous les temps pour Madagascar et premier malgache couronné champion d’Afrique Sénior du 21 siècle !”, écrit Bako Ratsifandrihamanana dans un post sur un groupe Facebook dédié à la natation.

    Le nageur olympien de Paris a fait de belles moissons à Oran lors de cette joute continental. Il a aussi brillé avec une médaille d’argent sur le 100 m brasse. Jonathan Raharvel échoue de peu dans la conquête de l’or en réalisant un chrono de 1’03’’05, terminant derrière le Sud-Africain Oliva Nicolas Lange (1’02’’67) et devant l’Algérien Allam Oussama (1’03’’50).

    Madagascar a aligné 12 athlètes lors de cette compétition continentale. Jusqu’ici, la Grande Île compte quatre médailles. Jonathan Raharvel a remporté la médaille d’or au 50 m brasse ainsi que la médaille d’argent au 100 m brasse. De son côté, Océane Rakotonanahary a décroché la médaille d’argent au 50 m brasse dames juniors et la médaille de bronze au 100 m brasse.

  • ÉLECTIONS – La Ceni envisage d’organiser une concertation pour l’élaboration d’un Code électoral

    ÉLECTIONS – La Ceni envisage d’organiser une concertation pour l’élaboration d’un Code électoral

    “Nous devons impérativement disposer d’un Code électoral”. Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), expose ce vendredi, lors d’une conférence de presse tenue à Alarobia, son projet de réforme du cadre électoral à Madagascar.

    L’organe de gestion des élections prévoit d’organiser, fin mai, un espace d’échanges réunissant l’ensemble des parties prenantes au processus électoral malgache. Cette concertation, prévue sur trois jours, aura pour objectif principal de jeter les bases d’un Code électoral unifié et de corriger les lacunes ayant entaché les scrutins précédents, lesquels ont fait l’objet de vives critiques et sont à l’origine de l’instabilité actuelle.

    “Les douanes, les impôts ou encore le secteur minier possèdent tous leur propre code, alors que pour les élections, il faut jongler avec une multitude de textes épars”, déplore le président de la Ceni. Selon lui, l’ambition est de présenter, lors de cette rencontre nationale, un cadre juridique plus structuré et cohérent pour la gestion des futurs scrutins.

    Cette concertation vise à faire remonter les réalités du terrain ainsi que les expériences capitalisées au fil des consultations passées. Elle permettra également de dresser un état des lieux exhaustif du système électoral malgache, en mettant en relief les progrès accomplis, mais aussi les difficultés et les insuffisances observées lors des précédentes échéances électorales.

  • DÉCENTRALISATION – Les ressources allouées aux STD et CTD prévues passer de 3% à 12% du budget général de l’Etat dès cette année

    DÉCENTRALISATION – Les ressources allouées aux STD et CTD prévues passer de 3% à 12% du budget général de l’Etat dès cette année

    Rompre avec l’isolement financier des régions. Alors que les transferts qui leur étaient destinés auparavant étaient plafonnés à un taux compris entre 3 % et 5 %, le projet de loi de Finances rectificative (PLFR) 2026 prévoit de porter cette dotation à 12 % du budget général de l’État. C’est le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, qui en a fait l’annonce devant la presse ce vendredi.

    C’est donc l’une des dispositions majeures de cette LFR. Elle consiste en l’augmentation substantielle des ressources allouées aux régions. Cette mesure vise à renforcer les capacités financières tant des Services territoriaux déconcentrés (STD), émanations des ministères auprès des régions, que des Collectivités territoriales décentralisées (CTD), explique le ministre des Finances.

    “Cette réforme ambitieuse a pour objectif d’instaurer une décentralisation effective en rompant avec le modèle de centralisation excessive des ressources au niveau central”, lance alors ce membre du Gouvernement de la Refondation. “En répondant aux doléances des régions qui déplorent le manque de moyens financiers, cette disposition permet de décongestionner l’administration centrale et de fluidifier la gestion publique vers la base”, poursuit-il.

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison souligne d’ailleurs que la volonté de décentraliser ne devrait plus se limiter au discours, mais devrait se traduire par des actions concrètes et chiffrées. Ce passage à 12 % pour l’exercice actuel, avec une perspective de croissance continue les années suivantes, doit permettre aux régions de piloter directement leur développement de proximité et de financer des projets à fort impact social et économique au niveau local, conclut-il.

  • NIVEAU DE VIE – Madagascar doit viser une croissance à 7,5 % pendant 15 ans pour réparer un demi-siècle de déclin, selon Herinjatovo Ramiarison

    NIVEAU DE VIE – Madagascar doit viser une croissance à 7,5 % pendant 15 ans pour réparer un demi-siècle de déclin, selon Herinjatovo Ramiarison

    Un taux de croissance annuel moyen de 7,5% de manière ininterrompue pendant 15 ans. C’est cet effort d’envergure que Madagascar devrait déployer pour espérer un doublement du niveau de vie actuel. C’est ce seuil minimal requis qu’il faudrait atteindre pour qu’un Malgache, à l’heure actuelle, retrouve le niveau de vie d’un Malgache en 1971. Cette situation a été exposée par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, lors d’une rencontre avec la presse ce vendredi.

    Comme indiqué par la Banque mondiale, les revenus réels moyens de Madagascar avaient décliné au fil du temps, le PIB par habitant ayant chuté de 812 dollars à 456 dollars entre 1960 et 2024 (en dollars constants de 2015). Le taux de pauvreté du pays figure également parmi les plus élevés au monde, avec 80 % de la population qui vivait sous le nouveau seuil de pauvreté international, fixé à 2,15 dollars par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2017) en 2024. Si la pauvreté rurale demeure un défi majeur, les zones urbaines ont connu une détérioration significative de leurs indicateurs au cours de la dernière décennie.

    La tâche est alors loin d’une mince affaire. Historiquement, bien que des pics de croissance à 7,5 % aient été atteints ponctuellement, la pérennité de ces performances a toujours été compromise par l’instabilité et les crises cycliques, reprend le ministre Herinjatovo Ramiarison. Il souligne qu’entre 2009 et 2024, le taux de croissance moyen s’est établi à 2,4 % par an, un chiffre dérisoire puisqu’il demeure inférieur au taux de croissance démographique, entraînant de facto une paupérisation mécanique, note-t-il.

    “Le redressement de notre économie, actuellement atone, exige une transformation profonde”, lance-t-il alors. Mais ce processus d’émergence, à l’instar des modèles observés dans d’autres pays émergents, s’inscrit sur le temps long. “Cependant, cet horizon ne doit pas mener au découragement”, rassure le membre du Gouvernement.

    Les leviers de cette dynamique reposent sur le secteur privé comme moteur. Le ministre Herinjatovo Ramiarison insiste que la croissance ne doit pas être portée par l’État, mais par les entreprises privées. Le rôle de la puissance publique est alors de soutenir ces unités de production pour accroître leur productivité. Il parle également de l’impératif de confiance. “La restauration du climat de confiance entre l’État et le secteur privé est la clé de voûte de l’investissement. C’est cette synergie qui permettra aux opérateurs de s’aligner sur la vision stratégique nationale”, soutient-il.

    Mais une relance effective nécessite le courage d’engager des réformes structurelles audacieuses, d’après toujours ses explications. “En somme, il s’agit de mobiliser tous les acteurs autour d’un effort de productivité soutenu pour amorcer une trajectoire de croissance réelle et durable”, conclut-il.

  • COMMERCE – Volume d’exportation doublé mais cours brisé pour la vanille malgache au premier trimestre

    COMMERCE – Volume d’exportation doublé mais cours brisé pour la vanille malgache au premier trimestre

    Exporter plus pour gagner moins. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) fait état d’une augmentation de 32,9 % des recettes issues des exportations de vanille au premier trimestre 2026. Cependant, si les volumes expédiés ont bondi de 106,5 %, la Banque centrale souligne une sévère contraction des prix, en baisse de -35,6 % par rapport à la même période en 2025. Cette situation est détaillée dans la dernière note de conjoncture économique qu’elle vient de publier.

    Cette embellie apparente masque ainsi une crise de valeur. Le volume exporté avait bondi de 106,5 %, passant de 0,7 à 1,4 millier de tonnes entre le T1-2025 et le T1-2026. Cette accélération des expéditions était surtout facilitée par l’assouplissement des procédures d’agrément des exportateurs. Mais cette dynamique de volume s’inscrit dans un contexte de forte érosion de la valeur unitaire du produit. Le prix au kilogramme avait subi une contraction de 35,6 %, chutant à 30,5 dollars le kilo au premier trimestre 2026, contre environ 47,4 dollars le kilo l’année précédente.

    Avec un prix au kilo “sacrifié” sous la barre des 31 dollars, Madagascar doit ainsi fournir deux fois plus d’efforts pour des gains qui peinent encore à retrouver leurs niveaux de 2024. Pour la BFM, cette évolution reflète la résorption progressive des stocks accumulés à l’issue de la campagne 2024, ainsi que l’assouplissement des procédures d’agrément des exportateurs pour la campagne 2025-2026, dans un contexte de baisse continue des prix FOB, en dépit de l’existence de prix de référence.

    Selon les dernières données de l’Institut national de la statistique (Instat), la vanille a renforcé son poids dans le panier des exportations malgaches au premier trimestre 2026. Sa contribution relative est passée de 5,47 % à 6,96 % du total des revenus d’exportation par rapport à la même période en 2025. Bien qu’elle reste largement devancée par les piliers que sont les produits miniers et les zones franches, la vanille s’affirme comme un moteur essentiel de la catégorie des biens alimentaires.

  • REFONDATION – La Ceni prévoit référendum en juin 2027 et la présidentielle en octobre 2027

    REFONDATION – La Ceni prévoit référendum en juin 2027 et la présidentielle en octobre 2027

    Un chronogramme qui se veut plus précis. Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dévoile ses prévisions de calendrier pour les prochaines échéances électorales à Madagascar. À l’en croire, le référendum destiné à instaurer la Vè République est prévu pour juin 2027, tandis que l’élection présidentielle devrait se tenir en octobre 2027. Il s’est exprimé sur le sujet ce jeudi, lors de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres de cet organe électoral à Anosy.

    Le calendrier proposé par la Ceni est plus précis par rapport au chronogramme indiqué dans la Feuille de route transmise en février à la Commission pour le développement d’Afrique australe (SADC). Celle-ci s’est notamment donné de mai à juillet 2027 pour le référendum et de septembre à décembre 2027 pour la présidentielle.

    Le chronogramme proposé par la Ceni n’est cependant encore qu’une estimation. La décision finale incombe au gouvernement, qui devra la formaliser par un décret de convocation des électeurs. Par ailleurs, toutes les décisions majeures relatives à ce processus de refondation devront préalablement être soumises à la concertation nationale.

    En attendant les résolutions de ladite concertation, la CENI prépare déjà le terrain pour ces scrutins à venir. Thierry Rakotonarivo rappelle que la liste électorale, qui fera l’objet d’une refonte totale à partir du mois de juin, devra être prête pour ces deux rendez-vous démocratiques majeurs. Il indique que la clôture définitive de la liste est fixée au 25 avril 2027.

  • SECTEUR EXTRACTIF – L’octroi des permis miniers strictement conditionné par le paiement effectif du Fonds miniers d’investissement social et communautaire

    SECTEUR EXTRACTIF – L’octroi des permis miniers strictement conditionné par le paiement effectif du Fonds miniers d’investissement social et communautaire

    L’administration minière exige plus que des intentions. L’octroi effectif des permis miniers est désormais strictement conditionné par la présentation d’une preuve de paiement du Fonds miniers d’investissement social et communautaire (FMISC). C’est une contribution à verser directement sur le compte dédié à ce Fonds auprès du Trésor public. Par une nouvelle note officielle du ministère des Mines, la décision annule les dispositions antérieures et met fin au système des lettres d’engagement.

    Cette note émise par l’administration minière, mercredi, définit les modalités de paiement du FMISC pour la délivrance des permis miniers. Elle appelle les titulaires de permis ayant précédemment déposé une lettre d’engagement relative au paiement de cette contribution auprès du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) à honorer cette obligation selon les modalités susmentionnées.

    Tout opérateur minier contribue au FMISC. Un montant forfaitaire de 1 million d’ariary est fixé pour tout opérateur pour la délivrance d’un Permis réservé aux exploitants artisanaux (PREA). Cette contribution au FMISC est fixée pour sa part à 3 % du montant de l’investissement initial du projet pour le Permis d’exploitation (PE). Selon le Code minier, cette proportion est tirée du montant d’investissement direct prévu par l’étude de préfaisabilité déposée avant la demande du permis pour le développement et l’équipement initial de la mine. Le FMISC devrait être géré dans la transparence en partenariat avec les communautés et les autorités décentralisées.

    En septembre 2024, il était annoncé que c’est le Fonds souverain Malagasy (FSM) qui est chargé de gérer le Fonds minier d’investissement social et communautaire. L’audit du FSM pour la période 2022-2025, effectué par la Cour des comptes révèle toutefois une gestion entachée d’irrégularités. La Cour des comptes pointe notamment une gouvernance opaque et incohérente, marquée par une “libération occulte” du capital, des ressources massives détournées de leur mission initiale, ainsi que des transferts de fonds suspects. Le rapport de la Cour des comptes dénonce par ailleurs une utilisation arbitraire des deniers publics et un manque criant de transparence sur l’existence même de la société FSM.

    Le FSM indique amorcer un virage vers la rigueur institutionnelle et la conformité légale. Son nouveau directeur général par intérim, le Général Béni Xavier Rasolofonirina, s’est notamment engagé à soumettre chaque décision stratégique et budgétaire à la validation collégiale du Conseil d’administration et du Conseil des ministres. Ce qui devrait rompre avec l’opacité passée.

  • NÉCROLOGIE – Décès du maire élu de Toliara Jean Rabehaja

    NÉCROLOGIE – Décès du maire élu de Toliara Jean Rabehaja

    La Cité du Soleil est en deuil. Jean Rabehaja, maire élu de la commune urbaine de Toliara, est décédé. Selon ses proches, il a rendu son dernier souffle en Inde.

    Depuis quelques mois, le maire n’était plus présent à son bureau de la mairie de Toliara pour des raisons de santé. Il avait été évacué en Inde afin d’y suivre des soins. Un comité exécutif avait été mis en place pour assurer la direction de la commune durant son absence.

    Jean Rabehaja était une figure politique marquante du sud de Madagascar, ayant exercé d’importantes responsabilités aux niveaux local et national. Il était considéré comme un notable influent de la région d’Atsimo-Andrefana.

    Durant la période de transition de 2009 à 2013, il a siégé au sein du Conseil supérieur de la transition avant de devenir député. Il était reconnu comme un homme politique expérimenté, souvent associé à la mouvance de l’ancien président Andry Rajoelina.

  • PROGRAMME DE FORMATION EN LEADERSHIP – “Mahasaky” affiche des progrès en matière d’inclusion et d’engagement politique des jeunes et des femmes

    PROGRAMME DE FORMATION EN LEADERSHIP – “Mahasaky” affiche des progrès en matière d’inclusion et d’engagement politique des jeunes et des femmes

    Des résultats concrets. Le projet “Mahasaky”, mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le Fonds des Nations pour la population (UNFPA) et de l’Institut électoral pour une démocratie durable (Eisa), avec le financement du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, mise sur l’inclusion des jeunes et des femmes, notamment dans les instances de décision. Lancé en décembre 2023 et prévu pour s’achever à la fin de l’année 2026, ce programme enregistre des avancées notables.

    Parmi les chiffres clés, 216 jeunes ont été formés en leadership politique, dont 171 issus du réseau Youth leadership seminar (YLS) et 45 du programme Young women in politics (YWPP). Sur le plan électoral, 182 jeunes et femmes candidates ont bénéficié d’un renforcement de capacités pour mener des campagnes responsables. Par ailleurs, 25 participants au programme se sont portés candidats aux élections législatives et communales, dont une femme aux législatives et 18 femmes en tant que maires ou conseillères.

    Le projet “Mahasaky” couvre 18 régions d’intervention et touche 22 régions de provenance des participants. Sur les 60 partis politiques sensibilisés, plus de la moitié travaillent désormais à l’adoption de chartes inclusives. En outre, la plateforme numérique “Iparticipate, Ndao Ikozy” est opérationnelle et compte plus de 10 000 abonnés sur Facebook.

    Pour le représentant du Système des Nations unies, Anthony Ngororano, ce projet marque un moment décisif pour la jeunesse malagasy. Il s’agit d’un investissement stratégique dans la prévention des conflits et le dialogue. “Les jeunes ont exprimé, avec courage et dignité, les aspirations d’un pays tout entier. Leur participation à la refondation, au développement et à la gouvernance n’est plus une option, mais une nécessité”, souligne-t-il.

    Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Desiré Rasambany, également participant au programme “Mahasaky”, reconnaît que de nombreuses formations et compétences en leadership ont été acquises grâce à cette initiative. Il appelle par ailleurs les jeunes à s’engager davantage. “Devenez le changement que vous voulez voir dans ce monde”, déclare-t-il.

    Le Haut Conseiller de la Refondation, le médecin général Marcellin Zafitasondry Ranoelson, estime que “Mahasaky” est le premier projet à avoir véritablement impliqué les partis politiques tout en promouvant l’engagement des jeunes et des femmes. “Le pacte de la relève signé aujourd’hui prouve que l’État est à l’écoute des jeunes”, conclut-il lors du sommet « Mahasaky », tenu ce 6 mai à Ivandry.