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  • TRANSPORT AERIEN : Rado Rabarilala nommé directeur général de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AERIEN : Rado Rabarilala nommé directeur général de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 11 Mai, 20h15- Un commandant de bord aux manettes de Madagascar Airlines. Le Conseil d’administration de la compagnie nationale choisit Rado Mamisoa Rabarilala au poste de Directeur Général, lundi.

    La décision a été officialisée en interne dans l’après-midi après la réunion des membres du conseil d’administration de Madagascar Airlines, ceux d’Air Madagascar ou encore ceux de Tsaradia, dans la matinée à Ivato. La décision s’inscrit dans la stratégie de redressement du secteur aérien national, selon la communication en interne des membres des conseils d’administration.

    Rado Rabarilala, avec le soutien des représentants du personnel, avait réclamé le départ de l’ancien directeur général de Madagascar Airlines, Thierry de Bailleul, dénonçant l’opacité entourant la fin du mandat initial de ce dernier en juillet 2025. Le DG sortant avait présenté sa démission, ouvrant la voie à la nomination d’un directeur général par intérim.

    Mais le DG par intérim avait été soupçonné d’implication dans une affaire intéressant la justice. Ce qui a conduit le Conseil d’administration à nommer un dirigeant responsable (Accountable Manager), et à renforcer la direction collégiale.

    Rado Rabarilala, alors délégué du personnel, avait fait partie des leaders du mouvement de grève du personnel d’Air Madagascar qui avait duré près d’un mois en 2015, pour contester les dirigeants de la compagnie et de leurs décisions à l’époque. Ses différends avec la compagnie ne s’étaient pas estompés après l’accord conclu entre les grévistes et la nouvelle direction d’Air Madagascar. Il avait fait partie des employés licenciés, débouchant sur une longue bataille juridique qu’il a engagée pour sa réintégration. Entre-temps, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts pour la société d’Etat.

    La nomination de Rado Rabarilala à la tête de Madagascar Airlines se déroule dans le contexte d’un processus de “retour progressif d’Air Madagascar”. Herizo Andrianavalona Ramanambola, ministre des Transports et de la météorologie, avait évoqué une période de six mois pour les opérations conduisant à ce “retour progressif”. Le membre du gouvernement avait assuré de l’existence d’un plan de redressement de la compagnie aérienne.

  • ADMINISTRATION – Honoré Rasamimanana dit Dr Unoh, maire d’Antsirabe I annonce sa démission

    ADMINISTRATION – Honoré Rasamimanana dit Dr Unoh, maire d’Antsirabe I annonce sa démission

    Du mouvement à la tête de la Commune urbaine d’Antsirabe I. Honoré Rasamimanana, dit Dr UnoH, rend son tablier. Le maire de la Ville d’eau évoque “la fin de [son] mandat par le biais d’une démission”, lundi.

    Dr Unoh rend public sa décision lors du rassemblement à l’occasion de la cérémonie de levée de drapeau dans la matinée. Il réitère son choix avec une brève explication dans son bureau. “L’apaisement est important pour la ville d’Antsirabe”, soutient-il. Et il estime que “la démission est une marque d’affection pour Antsirabe pour que celle-ci puisse se maintenir dans l’apaisement”.

    Dr Unoh avait été élu maire d’Antsirabe I aux municipales de novembre 2019 sous les couleurs de la plateforme Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRK). Il était réélu à la mairie de la capitale de la région de Vakinankaratra en décembre 2024. Cette fois-ci, il décide de ne pas aller au bout de son deuxième mandat.

    Le maire d’Antsirabe I avait face à des grèves des employés de la Commune urbaine d’Antsirabe I. Ceux-ci avaient revendiqué les arriérés de leur salaire impayé, nées de la précédente administration municipale. D’autres dossiers se sont ajoutés à la principale requête.

  • IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar projeté à plus de 2,2 milliards de dollars en 2026, selon la Banky foiben’i Madagasikara

    IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar projeté à plus de 2,2 milliards de dollars en 2026, selon la Banky foiben’i Madagasikara

    Le déficit commercial de Madagascar devrait s’accentuer pour atteindre -2 276,2 millions de dollars cette année, contre -2 036,3 millions de dollars en 2025. Cette dégradation, qui représente 10,1% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, est exposée dans le dernier Rapport sur la politique monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), présenté la semaine dernière.

    Selon les projections de la BFM, le creusement de ce déficit résulterait principalement de l’intensification des importations de biens d’équipement et d’intrants, leviers essentiels pour soutenir la relance économique prévue. Elle reflète ainsi l’accélération massive des importations de ce biens, indispensables pour alimenter les moteurs de la croissance.

    Le déficit commercial constitue le principal composant du déficit du compte courant, estimé à -1 687,6 millions de dollars, lequel retrace l’ensemble des transactions réelles de Madagascar avec le reste du monde. Il est partiellement compensé par les transferts courants que sont les dons, les aides et les envois de fonds de la diaspora qui s’élèvent à plus de 1,2 milliard de dollars.

    En proportion de la richesse nationale, le déficit commercial représenterait donc -10,1 % du PIB. Bien que le montant en dollars augmente, le poids relatif par rapport au PIB s’améliorerait légèrement, après s’être établi à -10,5 % en 2025.

    La BFM livre pour le moment des prévisions. Selon ses données provisoires, le déficit commercial de Madagascar au premier trimestre s’élevait à -496,2 millions de dollars, soit -2,2 % du PIB. Une amélioration nette par rapport aux -615,8 millions enregistrés à la même période l’année précédente est cependant rapportée.

    Cette performance durant les trois premiers mois de l’année repose sur un “effet de ciseaux” favorable. D’un côté, les exportations de Madagascar avaient bondi de 8,0 % (616,3 millions de dollars) grâce à l’envolée du girofle et au redressement de la vanille. De l’autre, les importations ont reflué de 7,5 %, portées par une baisse des achats de riz et une appréciation de l’ariary qui a allégé la facture globale, indique la BFM.

  • COOPÉRATION – Madagascar veut défendre une économie “verte et connectée” au Sommet Africa Forward 2026

    COOPÉRATION – Madagascar veut défendre une économie “verte et connectée” au Sommet Africa Forward 2026

    La Grande île assure ne pas vouloir venir “les mains vides” au Sommet Africa Forward 2026. Elle entend porter le plaidoyer d’une économie “verte et connectée” ainsi qu’une vision renouvelée du partenariat Afrique-France à ce Sommet qui se tient les 11 et 12 mai au Kenya sous le thème “Partenariats Afrique-France pour l’innovation et la croissance”. Conduite par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, la délégation malgache veut mettre en avant la transformation numérique, l’industrialisation locale et l’intégration régionale comme piliers de son positionnement économique.

    Pour cette rencontre présentée comme étant “le point de ralliement d’une Afrique qui cherche à se réinventer”, Madagascar affirme venir avec des propositions axées sur la facilitation des échanges, la transition numérique et les industries durables. Sur le terrain de la facilitation des échanges, les autorités entendent mettre en avant la digitalisation des certificats phytosanitaires, le portail d’informations commerciales, ainsi que le système électronique des tarifs douaniers. “Des outils encore peu connus du grand public, mais qui changent la vie des entreprises exportatrices”, confie une source proche du dossier.

    “Simplifier le commerce, c’est accélérer l’accès aux technologies propres et renforcer la compétitivité de nos industries durables”, poursuit notre interlocuteur. Derrière cette orientation, Madagascar affirme vouloir promouvoir une industrialisation davantage tournée vers la transformation locale des produits agricoles et textiles plutôt que vers l’exportation brute de matières premières. Mais il est surtout question de donner une place centrale à la jeunesse, au numérique et aux PME (petites et moyennes industries innovantes).

    Au-delà des questions économiques, la participation malgache au forum d’affaires du 11 mai doit aussi servir à défendre une redéfinition des relations entre la France et les pays africains. Les autorités malgaches plaident pour un partenariat “plus équilibré”, reposant davantage sur la co-création de valeur, le transfert de savoir-faire et les investissements productifs que sur les échanges commerciaux traditionnels.

    Dans cette perspective, Madagascar appelle les entreprises françaises à investir dans des chaînes de valeur intégrées capables de générer des emplois locaux, tout en s’appuyant sur les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). “Nous appelons à une mobilisation collective pour faire de nos frontières des passerelles vers une croissance durable”, ajoute notre interlocuteur.

    Pour porter la voix malgache aux côtés du chef de l’Etat, ils sont six ministres à participer au Sommet Africa Forward 2026 ce lundi et mardi pour discuter des “partenariats Afrique-France pour l’innovation et la croissance”. Outre la ministre des Affaires étrangères, Alice Ndiaye, la délégation présidentielle inclut le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato, le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Gaëtan Ramindo, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle Todisoa Andriamampandry, et le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana.

  • TAUX DE CHANGE – Appréciation à deux chiffres de l’ariary face à l’euro au premier trimestre

    TAUX DE CHANGE – Appréciation à deux chiffres de l’ariary face à l’euro au premier trimestre

    L’ariary avait affiché une nette progression, en s’appréciant de 10,7% face à l’euro au cours du premier trimestre de 2026. D’après les derniers chiffres de la direction des Opérations monétaires de Banky foiben’i Madagasikara (BFM), la monnaie unique européenne était passée de 5 309,31 MGA en début d’année à 4 726,29 MGA fin mars.

    La tendance est similaire, vis-à-vis du billet vert, avec un gain de 8,9 %. Le cours du dollar ayant reculé de 4 579,78 MGA à 4 166,36 MGA. Le marché des changes malgache clôture ainsi le premier trimestre 2026 sur une note de fermeté marquée pour la monnaie nationale

    La BFM explique en partie ce resserrement des parités par la vigueur du dollar face à l’euro sur le marché international. Le taux de change EUR/USD avait glissé de 1,17 à 1,15 durant la période sous revue. Au niveau local, cette solidité de l’ariary est portée par l’afflux de devises issues des recettes d’exportation du trimestre précédent, ainsi que par les décaissements liés aux grands projets de développement à Madagascar.

    Mais techniquement, cette performance s’est également jouée dans un contexte international volatile, fortement influencé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pèsent sur la parité Euro/Dollar. Localement, la Banque Centrale était restée active sur le Marché interbancaire des devises (MID). L’autorité monétaire avait multiplié les interventions d’achat et de vente, notamment en mars, afin de lisser les fluctuations et maintenir cette dynamique de renforcement de l’ariary.

    La présidence de la refondation de la République avait récemment salué la consolidation de l’ariary face aux principales devises de réserve. Tout en exprimant sa satisfaction, elle avait encouragé la BFM à poursuivre ses interventions pour pérenniser ces acquis et prémunir l’économie nationale contre l’instabilité des marchés mondiaux. Le Gouverneur de la Banque Centrale, Aivo Andrianarivelo, avait alors expliqué de son côté que cette performance résulte de la dynamique propre au MID. Il a d’ailleurs précisé que la BFM ne se fixe aucun objectif de change prédéfini, en indiquant que l’évolution de la parité reste strictement dictée par les mécanismes du marché.

  • ACCÈS AUX CRÉDITS – Le taux d’intérêt à 18 % jugé “insoutenable” pour les secteurs productifs par le ministre de l’Économie

    ACCÈS AUX CRÉDITS – Le taux d’intérêt à 18 % jugé “insoutenable” pour les secteurs productifs par le ministre de l’Économie

    La rentabilité actuelle de la majorité des entreprises ne permet pas de couvrir le coût du crédit. Avec des taux d’intérêt débiteurs, dépassant en moyenne 18 %, se pose la question de la viabilité des investissements. Pour le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, les secteurs capables de dégager un taux de rentabilité suffisant pour couvrir un tel coût du capital sont rares. Cette analyse a été livrée vendredi dernier, alors que ce membre du Gouvernement s’exprimait sur les enjeux de la suppression de la TVA sur les intérêts bancaires.

     

    Le coût du crédit aux entreprises atteint ainsi un seuil critique, avec des taux d’intérêt débiteurs s’élevant en moyenne à plus de 18%. Le ministre Herinjatovo Ramiarison estime que ce niveau de coût du capital dépasse largement la capacité de rendement des secteurs productifs, rendant l’investissement quasi prohibitif. Il soutient que si les activités spéculatives ou commerciales peuvent s’en accommoder, les secteurs productifs, tels que l’agriculture ou l’industrie, se heurtent à une réalité économique où les rendements excèdent rarement 5 % à 7 %.

     

    Dans ces conditions, l’application d’une taxe supplémentaire de 20 % sur les intérêts s’apparente à une barrière infranchissable pour l’investissement. Le contexte macroéconomique a d’ailleurs radicalement évolué depuis la conception initiale de cette taxe, explique le Grand argentier. Si une telle mesure pouvait être envisagée lorsque le taux directeur stagnait autour de 5 %, elle devient contre-productive alors que la Banque Centrale, engagée dans une lutte rigoureuse contre l’inflation, a relevé ce taux à 12 %, note-t-il.

     

    Herinjatovo Ramiarison admet néanmoins que ce resserrement monétaire décidé par la Banque centrale est nécessaire pour la stabilité des prix. Toutefois, il renchérit mécaniquement le crédit pour le secteur privé. Aussi, superposer une pression fiscale accrue à une politique monétaire déjà restrictive risque de créer un environnement hostile à toute stratégie d’industrialisation ou de production nationale.

     

    La suppression de la TVA sur les intérêts bancaires, une mesure actuellement suspendue en raison de son caractère insoutenable pour le tissu entrepreneurial, est déjà envisagée par le ministère de l’Économie et des finances. Mais la décision finale repose sur la validation du Parlement.

     

    Le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo avait d’ailleurs accueilli favorablement cette annonce faite par le ministère des Finances, en confirmant que l’application de la TVA sur les intérêts renchérissait de manière excessive le coût du crédit. Toutefois, il souligne que la levée de ce verrou fiscal n’est qu’une étape. Pour véritablement stimuler l’octroi de crédits et soutenir les entreprises performantes, un chantier de simplification doit être ouvert sur la formalisation des garanties. Les frais d’enregistrement des dossiers de sûreté représentent par exemple aujourd’hui un coût transactionnel prohibitif pour les bénéficiaires.

  • AFRIQUE-FRANCE – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu à Nairobi pour le Sommet Africa Forward

    AFRIQUE-FRANCE – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu à Nairobi pour le Sommet Africa Forward

    Madagascar sera bien au Sommet Afrique-France en ce début de semaine. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, dirigera une délégation à cette rencontre baptisée Africa Forward Summit, co-organisée par la France et le Kenya et qui se tiendra à Nairobi lundi et mardi. Il y est attendu aux côtés d’une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que d’Emmanuel Macron, prévu atterrir dans la capitale kenyane dès ce dimanche.

     

    Madagascar aura, à cette occasion, l’opportunité de tracer et de revoir sa coopération avec la France et les autres pays africains présents. Pour l’instant toujours suspendu des instances de l’Union africaine, la Grande île aura l’occasion d’évoquer le sujet avec les autres nations de l’organisation continentale. Le chef d’Etat avait déjà pu aborder ce thème avec son homologue équato-guinéen en marge du 11ème Sommet de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) en mars dernier.

     

    C’est la première fois que le Sommet Afrique-France est organisé en dehors des pays francophones. Placé sous le thème “Partenariats Afrique-France pour l’innovation et la croissance”, le Sommet vise à redéfinir la coopération entre l’Afrique et la France à travers des partenariats concrets et orientés vers l’action, moteurs d’investissement, d’innovation et de développement durable.

     

    Plus de 4 000 délégués, ainsi que plus de 2 000 dirigeants du secteur privé et entreprises seront également présents. Le Sommet se concentrera sur le renforcement de la collaboration dans des domaines stratégiques clés, notamment la transition énergétique et l’industrialisation verte, la réforme de l’architecture financière internationale. Ce sera une opportunité pour l’Etat malgache et les opérateurs économiques malgaches de trouver des partenaires africains et français.

  • COMMERCE – La Chambre de commerce Chine-Madagascar compte doubler les exportations malgaches vers la Chine en cinq ans

    COMMERCE – La Chambre de commerce Chine-Madagascar compte doubler les exportations malgaches vers la Chine en cinq ans

    Passer d’une exportation de subsistance à une performance structurée. La Chambre de commerce Chine-Madagascar ambitionne de doubler la mise vers l’Empire du Milieu sur cinq ans pour atteindre 400 millions de dollars. Ce bond de 100 % illustre une nouvelle volonté, qui ne cherche plus seulement à vendre mais à conquérir le marché chinois par la valeur ajoutée et l’excellence de ses filières de niche, expose la présidente de cette plateforme d’affaires, Sylvia Mamiarivelo, vendredi.

    Cette stratégie offensive s’appuie sur une base déjà solide. La Grande Île bénéficie désormais d’un accès privilégié grâce à la politique du tarif douanier zéro, étendue à 100 % des produits depuis décembre 2024, comme le souligne Hui Wei, conseiller économique auprès de l’Ambassade de Chine à Madagascar. Ce levier avait déjà présenté des résultats concrets. Les expéditions ont franchi la barre des 200 millions de dollars par an ces trois dernières années. Elles ont été portées par la croissance de produits phares tels que le girofle, les huiles essentielles ou encore les crevettes, rapporte ce technicien chinois.

    Mais le plein potentiel de cet échange reste encore à réaliser, note Sylvia Mamiarivelo. Si le volume global des échanges a atteint 1,68 milliard de dollars en 2024, la part malgache demeure marginale face à une Chine qui représente plus d’un quart des importations de l’île. Pour la présidente de la Chambre de commerce, ce déséquilibre n’est pas une fatalité mais une “fenêtre historique”. En misant sur la rareté et l’authenticité de ses produits, Madagascar a désormais l’opportunité de corriger cette balance commerciale grâce à l’exonération totale de droits de douane pour ses produits. Ce qui, selon ses explications, est “la plus importante de cette génération”.

    Mais ce passage à l’échelle devrait être porté par une “exécution disciplinée” de huit leviers clés, visant à lever les freins industriels, logistiques et normatifs. La stratégie avancée par la Chambre de commerce Chine-Madagascar priorise alors cinq filières à fort impact, à savoir les épices, les produits halieutiques, les huiles essentielles, l’agroalimentaire transformé et les mines. Elle mise sur la transformation locale, la mise en conformité stricte avec les standards chinois, ainsi que sur l’accélération du digital et de la diplomatie économique pour garantir une présence durable et compétitive sur le marché international.

    Le développement effectif des échanges est également conditionné par une simplification des procédures liées au GACC (Administration générale des douanes de Chine), souligne de son côté la directrice générale du commerce extérieur, Tiava Ny Kanto Rajohnson. L’enjeu est de transformer l’opportunité politique en succès commercial par un accompagnement technique accru et un renforcement des capacités des opérateurs, afin que les normes de conformité et de traçabilité ne soient plus un frein, mais un moteur de compétitivité pour les entreprises malgaches, explique-t-elle.

    Depuis le 1er mai, la Chine adopte la politique de tarif douanier zéro à 100 % des lignes tarifaires pour tous les pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle. Pour Madagascar, cette ouverture totale ne représente pas seulement une mesure technique, mais une occasion historique nouvelle d’élever le niveau de la coopération bilatérale, soutient l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Ji Ping

  • METEO – La montée inhabituelle de la mer sème la panique à Masindrano et Ankadirano Mananjary

    METEO – La montée inhabituelle de la mer sème la panique à Masindrano et Ankadirano Mananjary

    Panique à Masindrano et Ankadirano, à l’Est de la ville de Mananjary, dans la région de Vatovavy. Les habitants se sont inquiétés de la montée inhabituelle de la mer dans leurs quartiers depuis la soirée du 8 mai jusqu’à la matinée du 9 mai. L’eau a même pénétré jusque dans certaines habitations et est arrivée jusque dans les rues, atteignant même les chevilles, selon les témoignages. Ce phénomène a provoqué de la peur et de l’incompréhension des riverains.

     

    Cette montée de la mer a commencé vers 19 heures, mais c’est surtout aux alentours de 23 heures que la majorité des habitants a pris conscience de l’ampleur de la situation. Beaucoup ont été surpris de voir la mer avancer aussi loin sur la terre ferme alors qu’aucune pluie, aucun mauvais temps ni vents violents n’étaient signalés dans la région. Certains habitants ont toutefois affirmé avoir déjà vécu un phénomène similaire il y a plusieurs années.

     

    Face à la panique suscitée par cette montée des eaux, les techniciens du service régional de la météorologie de Vatovavy ont tenu à rassurer la population. Selon leurs explications, il s’agit d’un phénomène naturel lié à la combinaison d’une marée haute et d’une houle modérée venant du Sud au large de Mananjary. Les prévisions maritimes faisaient état d’une mer forte à agitée sur la côte Est, avec des vagues pouvant atteindre jusqu’à 2,5 mètres vers Tolagnaro.

     

    En outre, les experts soulignent le rôle de la lune dans ce phénomène. En fait, la pleine lune du 1er mai continue d’exercer une influence gravitationnelle sur les océans durant cette période dite du “dernier quartier”, favorisant une élévation du niveau de la mer. La marée haute enregistrée à 1h44 du matin aurait ainsi accentué l’avancée des eaux sur les zones côtières basses de Mananjary.

     

    Les autorités appellent les habitants du littoral à rester vigilants puisque le risque de nouvelle montée des eaux pourrait persister jusqu’au 17 mai. Les riverains sont ainsi priés de suivre les consignes données par les autorités locales.

     

    Photo : Meteo Vatovavy

  • SCRUTIN – La Ceni va engager des poursuites et des mesures disciplinaires contre les auteurs d’infractions liées aux élections

    SCRUTIN – La Ceni va engager des poursuites et des mesures disciplinaires contre les auteurs d’infractions liées aux élections

    La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne compte pas laisser impunis les auteurs d’infractions lors des précédents scrutins à Madagascar. Thierry Rakotonarivo, président de cet organe électoral, annonce que “des mesures administratives pouvant mener à des révocations, ainsi que des poursuites judiciaires”, seront engagées à l’encontre de ceux ayant commis des infractions ou des fautes graves.

     

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un assainissement profond au niveau des démembrements de la Ceni, indique Thierry Rakotonarivo. Il évoque notamment, parmi ces fautes lourdes, des détournements de fonds et des manipulations de résultats électoraux. “Des mesures seront prises impérativement à l’encontre de tous ces responsables”, martèle-t-il.

     

    Après le renouvellement complet du bureau permanent de l’institution, le remplacement des membres va se poursuivre au niveau des structures locales. À l’en croire, “si les plaintes et les critiques concernant les élections ont été aussi nombreuses jusqu’ici, c’est que des réformes s’imposent, et cela commence par le personnel au niveau des démembrements”.