Catégorie : À la une

  • SECTEUR EXTRACTIF – Le président de la Refondation plaide pour une transformation locale des produits miniers

    SECTEUR EXTRACTIF – Le président de la Refondation plaide pour une transformation locale des produits miniers

    “Stop à l’exportation brute”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, entend exhorter les futurs investisseurs miniers à transformer les produits qu’ils extraient du sous-sol malgache avant de les exporter. Il s’est exprimé sur le sujet mardi en marge du Sommet Africa Forward co-organisé par la France et le Kenya à Nairobi, au Kenya.
     
    “Pour les contrats à venir, il faut des engagements”, répond-il à la question du journaliste de la chaîne de télévision publique. “Il y a deux voies : soit on demande à l’exploitant de s’engager à ne pas juste exporter nos ressources mais à les transformer sur place, et c’est seulement après qu’il les exporte, soit, on révise la loi, notamment le code minier”, soutient-il. A en croire le chef de l’Etat, la transformation locale des produits miniers malgaches devrait “générer beaucoup de fonds pour Madagascar”. Il parle également de “création d’emplois, de recettes fiscales, de taxes douanières”. A l’entendre, les investisseurs miniers sont tous conscients de cette nécessité de transformation locale des ressources minières.

  • EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – 2 158 milliards d’ariary de recettes fiscales recouvrées par l’État au premier trimestre

    EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – 2 158 milliards d’ariary de recettes fiscales recouvrées par l’État au premier trimestre

    Les recettes fiscales recouvrées par l’État avaient atteint 2 158 milliards d’ariary au cours des trois premiers mois de cette année. Un résultat qui reflète la performance combinée du recouvrement des recettes fiscales intérieures et des recettes douanières à fin mars 2026, et qui est rapporté dans le Compte rendu de l’exécution budgétaire pour ce premier trimestre.

    Cette performance marque un léger recul de 2,1 points par rapport à la même période en 2025, où le taux était de 21,3 %, si l’on en croit ce rapport de la direction générale du Budget et des finances (DGBF). Et cette baisse est principalement enregistrée auprès de la direction générale des Douanes (DGD), dont le taux de réalisation a chuté de 22,0 % à 17,0 %. Le recouvrement douanier avait accusé un net recul, totalisant 860 milliards d’ariary. Le taux de réalisation une baisse significative de 5,3 points par rapport au premier trimestre 2025, où il atteignait 22,0 %.

    La DGBF explique cette régression au premier trimestre 2026 pour la Douane par une double conjoncture défavorable, à la fois logistique et économique. Ce département parle d’une part, du passage du cyclone Gezani qui avait lourdement pesé sur les échanges commerciaux en endommageant les infrastructures portuaires, et perturbant ainsi le flux normal des importations. Et d’autre part, l’administration douanière avait subi l’impact de la baisse des cours mondiaux des produits pétroliers par rapport à 2025, avec une diminution de 10 % pour le supercarburant et de 8 % pour le gazole. Ce qui a mécaniquement réduit les droits et taxes perçus sur ces produits stratégiques.

    À l’inverse, les recettes issues des Impôts font preuve de résilience avec un taux de 20,9 %, un résultat légèrement supérieur et globalement stable par rapport à l’année précédente. Les recettes recouvrées par la direction générale des Impôts (DGI) se sont établies à 1 298 milliards d’ariary collectées. Cette progression repose sur une dynamique contrastée. Elle est principalement portée par la bonne tenue de catégories clés telles que l’Impôt sur les revenus, l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA), l’Impôt synthétique ou encore la Taxe sur la valeur ajoutée. Cette performance globale est toutefois partiellement freinée par le repli de certains prélèvements. C’est le cas notamment au niveau des revenus de capitaux mobiliers (IRCM), des plus-values immobilières (IPVI), des droits d’enregistrement et des droits de timbres.

    Pour l’ensemble de l’exercice, la Loi de Finances Initiale (LFI) 2026 a fixé un objectif de 11 247,7 milliards d’ariary de recettes fiscales totales. Ce montant repose sur une prévision de 6 221,7 milliards d’ariary au titre des recettes fiscales intérieures (DGI) et de 5 026 milliards d’ariary pour les recettes douanières (DGD).

    Toutefois, ces objectifs de départ pourraient être réajustés prochainement. Le gouvernement a en effet annoncé l’élaboration d’une loi de Finances rectificative (LFR), une révision budgétaire rendue nécessaire par l’évolution du contexte économique national et international.

  • DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la nomination prochaine de trois nouveaux ambassadeurs

    DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la nomination prochaine de trois nouveaux ambassadeurs

    Madagascar devrait avoir trois nouveaux ambassadeurs dans les prochains jours. Sauf changement, un Conseil des ministres de la semaine prochaine devrait procéder à la nomination de trois nouveaux chefs de mission. L’annonce a été faite mardi par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, lors de sa rencontre avec les membres de la diaspora malgache au Kenya, mardi soir. Aucun détail n’a cependant encore été donné sur les pays d’affectation de ces futurs diplomates.

    Pour le Colonel Michaël Randrianirina, bien que les ambassades soient “budgétivores”, ces nominations sont importantes. Parce qu’elles “reflètent la reconnaissance internationale du régime de la Refondation par les autres pays”, en particulier les pays d’accréditation, mais “cela permet aussi de défendre les intérêts de Madagascar dans les pays où il dispose d’ambassades”, poursuit-il.

    Le chef de l’Etat rappelle que depuis son arrivée au pouvoir, il a déjà procédé à la nomination de cinq ambassadeurs, alors que son prédécesseur “n’en a nommé que quatre, peut-être à cause du caractère budgétivore des ambassades”, glisse-t-il.

    Aux membres de la diaspora kenyane qui a demandé la nomination d’un consul honoraire après le limogeage du dernier consul honoraire de Madagascar à Nairobi en 2018, la ministre des Affaires étrangères, Alice Ndiaye a promis la désignation prochaine du successeur d’Abel Rakotomalala. “Proposez un nom et nous allons lancer les démarches”, leur assure-t-elle.

  • DIPLOMATIE – La Commission de l’Union africaine réaffirme sa « disponibilité à accompagner » Madagascar pour un retour à l’ordre constitutionnel 

    DIPLOMATIE – La Commission de l’Union africaine réaffirme sa « disponibilité à accompagner » Madagascar pour un retour à l’ordre constitutionnel 

    Antananarivo, 12 Mai, 20h00 – Une position réitérée. Mahmoud Ali Youssouf, le président de la Commission de l’Union africaine, a rencontré le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, à Nairobi, au Kenya, mercredi. C’était l’occasion pour lui de faire passer un message au dirigeant malgache en marge du Sommet Africa Forward (Afrique en avant).

     

    Le président de la Commission de l’Union africaine a “réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner Madagascar durant sa transition”, rapporte la page Facebook de l’Union africaine. La disponibilité d’accompagnement entre dans le cadre du “retour à l’ordre constitutionnel ainsi que sa réintégration dans l’Union africaine”. “Les échanges ont porté sur les développements récents sur l’île”, rajoute les informations délivrées par la Commission.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina, lui, multiplie les rencontres bilatérales avec des dirigeants africains, en marge du Sommet, présents à Nairobi. C’est, entre autres, le cas avec le président kényan William Ruto, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi ou encore le président nigérian Bola Ahmed Tinubu et le président botswanais Duma Boko, selon la présidence de la Refondation de la République.

     

    La présidence de la Refondation explique que les différentes rencontres “montrent clairement la reconnaissance du régime à Madagascar et l’honneur du peuple malgache”. Elle évoque également des discussions sur les potentiels secteurs de coopération avec des pays africains.

     

    L’Union africaine a sanctionné Madagascar après l’accession au pouvoir du Colonel Michaël Randrianirina en octobre 2025. “La suspension de Madagascar des activités de l’Union africaine sera levée automatiquement après les élections”, avait indiqué Mohamed Idriss Farah, l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine (UA), lors de son passage dans la Grande île en février. Le diplomate djiboutien avait souligné que c’est “l’élection présidentielle [qui] verra les sanctions à l’encontre de Madagascar levées”.

  • ACTIONNARIAT PUBLIC – Le FMI pointe un faible poids institutionnel du Trésor qui est chargé de la gestion des participations de l’Etat

    ACTIONNARIAT PUBLIC – Le FMI pointe un faible poids institutionnel du Trésor qui est chargé de la gestion des participations de l’Etat

    “Les fonctions de ‘l’Etat actionnaire’ ne sont qu’imparfaitement assurées”. C’est en ces termes que le Fonds monétaire international (FMI) exprime son appréciation de la gestion des participations de l’Etat à Madagascar. Dans son récent rapport d’assistance technique sur le Diagnostic de la gouvernance et des vulnérabilités à la corruption du pays, l’institution de Bretton Woods pointe du doigt les failles persistantes dans cette gestion. Et ce, malgré un arsenal juridique théoriquement favorable.

    Il est exposé que le service chargé de la gestion des participations de l’Etat au sein de la direction générale du Trésor est structurellement affaibli. Pour être efficace, ce service devrait agir comme un véritable garde-fou. Il devrait notamment être doté d’une expertise technique pointue pour disséquer les bilans et les investissements, doublée d’une autorité politique capable de résister aux pressions des ministères sectoriels. Or, “pour Madagascar, cet ensemble de conditions n’est pas réuni”, note le FMI.

    La direction générale du Trésor (DGT) et la direction générale du Budget et des finances (DGBF) auraient, par exemple, indiqué ne disposer en interne d’aucune capacité d’expertise s’agissant notamment de la Jirama ou encore d’Air Madagascar. Les deux départements “ne sont donc pas en mesure de peser sur les débats en cours, même si la DGT a été chargée au printemps 2025 de coordonner les travaux sur le plan d’apurement des arriérés de la Jirama”. Ils ne sont pas non plus “en capacité réelle de peser pour un renforcement de la gouvernance de ces sociétés, alors même que les risques de corruption au sein de Jirama sont avérés”, révèle le Rapport d’assistance du FMI.

    La DGT avait néanmoins déjà structuré sa fonction de supervision à travers plusieurs outils clés, malgré ses lacunes opérationnelles. Le FMI cite notamment le document-cadre sur la gestion du portefeuille, un guide de l’administrateur et la publication d’un rapport annuel consolidé. L’utilisation d’outils d’analyse modernes, comme le “SOE Health Check Tool”, marque également une volonté de professionnaliser le suivi de la santé financière des sociétés d’État.

    Pour pallier les défaillances de l’État actionnaire, le FMI préconise de renforcer la transparence et le pilotage stratégique. Cette réforme repose d’abord sur l’obligation de publier les états financiers certifiés de toutes les sociétés à participation majoritaire, afin de garantir une information financière fiable.

    Parallèlement, le ministère de l’Économie et des Finances est également appelé à se doter d’une capacité de suivi effectif dédiée aux entités à fort enjeu budgétaire, comme la Jirama et Madagascar Airlines. L’objectif est de permettre au Trésor et au Budget de peser réellement sur les choix de gestion et de sécuriser la trajectoire budgétaire de l’État face aux risques de corruption et de dérive financière, souligne cette institution financière.

    Avec une contribution de 3,28 % au PIB, les entreprises publiques constituent un pilier économique majeur. Ce parc de 51 sociétés se caractérise par une forte concentration sectorielle. L’énergie, les transports et les services financiers (banques et assurances) captent à eux seuls 71 % des participations de l’État.

  • FINANCEMENT – Un nouveau programme de 250 millions de dollars avec la Banque mondiale pour l’élargissement de l’accès à l’énergie à Madagascar

    FINANCEMENT – Un nouveau programme de 250 millions de dollars avec la Banque mondiale pour l’élargissement de l’accès à l’énergie à Madagascar

    La Banque mondiale met de nouveau le paquet. Elle vient d’approuver le nouveau programme “Accelerating Sustainable and Clean Energy Access Transformation in Madagascar (ASCENT) qui est doté d’une enveloppe de 250 millions de dollars. Un projet qui se veut ambitieux puisqu’il se fixe comme objectif de fournir une électricité fiable et des solutions de cuisson propres à plus de 2,5 millions de personnes d’ici 2030.

    Le programme prévoit de connecter un million de personnes au réseau de la Jirama grâce à 200 000 nouveaux branchements, tout en modernisant 30 centrales isolées par l’hybridation solaire pour réduire la dépendance au diesel. L’accent est parallèlement mis sur l’inclusion des zones reculées avec le déploiement, via l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader), de mini-réseaux et de kits solaires pour 1,5 million de personnes supplémentaires.

    Ce volet technique est par ailleurs complété par un impact social et écologique majeur. Le programme prévoit la distribution de 1,5 million de foyers de cuisson propre et une réforme structurelle profonde de la Jirama pour garantir la pérennité et la qualité du service.
    “En comblant les lacunes en matière d’accès à l’énergie et en s’attaquant aux défis structurels de la Jirama, nous contribuons à jeter les bases d’une économie plus résiliente, orientée vers l’emploi, capable de soutenir la croissance du secteur privé, d’attirer des investissements et de créer des opportunités durables”, lance le représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, Atou Seck.

    Le programme sera d’ailleurs mené à travers l’approche Program for Results. Aussi, il mettra l’accent non seulement sur les engagements, mais surtout sur la mise en œuvre et l’obtention de résultats. “En liant directement le financement aux résultats obtenus, nous nous assurons que les ressources publiques génèrent un impact mesurable au bénéfice des entreprises, des communautés et des ménages”, soutient le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. Il rappelle d’ailleurs que “l’énergie est au cœur de la reprise économique de Madagascar et constitue un levier essentiel pour stimuler l’investissement privé et créer des emplois”.

  • JUSTICE – Prestation de serment de plusieurs chefs de Cour à Anosy

    JUSTICE – Prestation de serment de plusieurs chefs de Cour à Anosy

    Plusieurs chefs de Cour, Cour suprême et Cours d’appel, ont prêté serment au cours d’une audience solennelle, lundi à la Cour Suprême, à Anosy. C’est le cas de Johanna Randrianasolo, Commissaire générale de la loi près le Conseil d’Etat de la Cour Suprême, et de Tafita Razafimanantsoa, Commissaire général du Trésor Public près la Cour des Comptes de la Cour Suprême.

    Des hauts responsables de l’institution judiciaire se sont également pliés à la procédure prévue par la loi avant leur entrée en fonction. Il s’agit de Marie Laure Arimalala, première présidente de la Cour d’appel de Fianarantsoa, de Bienvenu Manjany et de René Rakotosamimanana, respectivement Procureur général près la Cour d’appel de Fianarantsoa et PGCA d’Antananarivo. La cérémonie de prestation de serment a été suivie par l’installation de René Rakotosamimanana à la Cour d’appel d’Antananarivo, au palais de la justice.

    Le Commissaire général de la loi, le Commissaire général du Trésor public, le premier président de la Cour d’appel de Fianarantsoa et les deux Procureurs généraux ont été nommés à leur poste par le Conseil des ministres du 23 avril.

  • DIPLOMATIE – Le Colonel Michael Randrianirina en visite au Congo-Brazaville après le Sommet Africa Forward au Kenya

    DIPLOMATIE – Le Colonel Michael Randrianirina en visite au Congo-Brazaville après le Sommet Africa Forward au Kenya

    Antananarivo, 12 Mai, 11h00 – Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, va poursuivre son périple diplomatique sur le continent africain. Après son séjour à Nairobi, au Kenya, il rejoindra la République du Congo, selon le communiqué de la Présidence lundi.

    Le président de la Refondation devrait se rendre à Oyo. La ville du département de la Cuvette, celle du président congolais Denis Sassou-Ngesso, se trouve à peu près à 400 km de Brazzaville.

    Arrivé la veille, Colonel Michaël Randrianirina se trouve à Nairobi mardi. Il participe au Sommet Africa Forward. Il est attendu pour porter la voix de la Refondation face au président français Emmanuel Macron et ses pairs africains. Des chefs d’États et de gouvernement, des chefs d’entreprises, organisations internationales, jeunesses, artistes, sociétés civiles et diasporas participent à ce sommet qui se déroule dans la capitale kenyane.

    Au mois de mars, le chef d’Etat malgache s’est rendu en Guinée équatoriale en marge du Sommet de l’Organisation des Etats d’Afrique Caraïbes Pacifique. Il s’est entretenu avec le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. “Cet entretien s’inscrit dans le cadre d’une tournée auprès de mes homologues présidents africains”, avait indiqué la présidence de la Refondation.

  • SOMMET – “Moins d’aides et plus d’investissements en Afrique”, reconnaît Emmanuel Macron lors de la séquence jeunesse d’Africa Forward

    SOMMET – “Moins d’aides et plus d’investissements en Afrique”, reconnaît Emmanuel Macron lors de la séquence jeunesse d’Africa Forward

    Nairobi, 12 Mai, 7h30 – “Notre défi commun, Europe et Afrique? C’est de ne pas dépendre”. Le président français, Emmanuel Macron, expose sa vision Afrique – France devant la jeunesse africaine réunie en amont de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du Sommet Africa Forward 2026. Répondant aux discours aussi bien des dirigeants que des jeunes d’Afrique qui disent ne plus avoir besoin de l’aide de la France, il affirme vouloir des “partenariats d’égal à égal”.

     

    S’exprimant lundi à Nairobi lors de la séquence jeunesse “Future Makers”, Emmanuel Macron estime que l’Afrique a davantage “besoin d’investissements pour être plus souveraine”, plutôt que des relations où la France viendrait aider. Parce qu’elle “n’a plus totalement les moyens” et parce qu’en plus “cela crée plein de tensions à la maison”, explique-t-il. Mais au-delà, il s’agit aussi, pour la France et pour l’Europe d’investir au cœur du “continent le plus jeune au monde” et “qui a le plus de croissance au monde”.

     

    Il défend alors une coopération centrée sur la souveraineté technologique, énergétique et culturelle entre l’Afrique et l’Europe. Devant la jeunesse africaine qui a présenté ses “rêves”, ses “ambitions” et ce qu’elle est “déjà en train de faire”, le président français répond qu’“on a des investissements à faire, c’est intelligent pour vous, c’est bon pour nous, on le fait ensemble”. “Si nous travaillons ensemble, nous serons d’autant plus forts”, poursuit-il.

     

    Et l’enjeu, laisse-t-il entendre, c’est de réduire les dépendances vis-à-vis des grandes puissances technologiques. “Les solutions sont conçues aux États-Unis ou en Chine”, soulève-t-il, estimant que l’Afrique et l’Europe sont encore davantage des consommateurs que des producteurs dans plusieurs secteurs stratégiques. Il appelle ainsi à investir ensemble dans les infrastructures et l’énergie afin de bâtir “l’autonomie stratégique” des deux continents, mais aussi afin de défendre leur souveraineté.

     

    Mais la France n’entend pas limiter les investissements aux infrastructures, il insiste également sur la question de la formation et de la rétention des talents africains. Pour lui, les partenariats avec les universités africaines et l’accélération des investissements français dans ce domaine contribuent à créer du talent qui, espère-t-il, restera afin d’aider le développement du continent. Car l’idée est aussi que la jeunesse africaine réussisse “parce que c’est bon pour la France et pour l’Europe”. “Si vous échouez, votre jeunesse quittera, on aura plein de tensions migratoires”, reconnaît-il, ajoutant surtout que “si vous échouez, on n’a aucune chance”.

     

    Emmanuel Macron est d’autant plus optimiste qu’il dit avoir senti chez la jeunesse africaine un “panafricanisme positif” qui “veut juste conquérir tout, bâtir son continent, soulever ses défis, attirer les investissements du monde entier”. Et cela, assure-t-il, fait que la France veuille “investir à vos côtés parce qu’on est sûrs que ça va marcher et que l’histoire africaine est une grande histoire”.

  • ASSAINISSEMENT – Procédure d’abrogation d’agréments déjà enclenchée pour 366 “fausses” entreprises franches

    ASSAINISSEMENT – Procédure d’abrogation d’agréments déjà enclenchée pour 366 “fausses” entreprises franches

    Un grand ménage réglementaire engagé. Avec seulement 279 sociétés opérationnelles sur 737 agréées comme entreprises franches depuis 1990, les autorités travaillent sur la procédure d’abrogation d’agréments pour les 366 resquilleurs qui ne justifient plus d’aucune activité répondant à ce régime. Une disposition rapportée dans le Rapport d’assistance technique sur le Diagnostic de la gouvernance et des vulnérabilités à la corruption de Madagascar, fait par le Fonds monétaire international (FMI).

    Le régime fiscal malgache offre un panel d’incitations attractives pour stimuler les secteurs stratégiques, notamment à travers le statut de zone franche. Ce régime octroie notamment une exonération d’Impôt sur les Revenus (IR) pouvant atteindre dix ans, suivie d’un taux préférentiel de 10 %, comme rappelé dans ce document.

    Outre des réductions d’impôt pour investissement allant jusqu’à 25 % et des exonérations de taxes foncières sur les nouvelles constructions, le Code des impôts prévoit un crédit d’impôt de 20 % pour les investissements dans des secteurs clés comme l’industrie, l’agriculture ou les énergies renouvelables. Ce dispositif est complété par des avantages douaniers spécifiques régis par les codes minier et pétrolier, renforçant ainsi la compétitivité des grands projets d’investissement.

    Les ZEF sont par ailleurs exonérées de TVA en matière d’importation. Elles bénéficient d’un remboursement de crédit de TVA pour les achats locaux. Pour ce qui est de leurs ventes à l’exportation, elles sont soumises au taux de 0 pourcents, poursuit le FMI.

    Interrogé sur la situation de ces « fausses » entreprises franches, le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison avait indiqué que certaines entreprises bénéficient indûment de ce régime alors qu’elles ne devraient pas y être éligibles. Ce membre du Gouvernement révèle que des abus ont été constatés. « Certaines sociétés jouissent du statut de zone franche sans en remplir les critères. Par conséquent, elles importent des marchandises en franchise de droits et taxes pour les revendre ensuite sur le marché local. Ces pratiques sont inacceptables », prend-il comme exemple.

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison se dit convaincu que l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et le ministère de l’Industrie collaborent déjà étroitement pour examiner cette situation de près. Dans son rapport, le FMI annonce que les agréments pour les 366 entreprises indiquées plus haut font en ce moment l’objet d’une procédure d’abrogation, dont 325 à abroger par décret et 41 attestations à retirer par l’EDBM.