Catégorie : À la une

  • ECONOMIE – Une enquête nationale pour la mise à jour des statistiques du marché du travail en cours de préparation

    ECONOMIE – Une enquête nationale pour la mise à jour des statistiques du marché du travail en cours de préparation

    Des chiffres et des données à actualiser. Plus de dix ans après les dernières grandes enquêtes nationales sur le marché du travail qui remontent à 2012 et à 2015, Madagascar lance son enquête nationale sur l’emploi et le secteur Informel (ENESI 2026). Portée par l’Institut national de la statistique (Instat), avec l’appui de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de plusieurs partenaires techniques, cette opération vise à fournir des données fiables, actualisées et conformes aux normes internationales.

    Selon le directeur des statistiques et des conditions de vie des ménages auprès de l’Instat, Iary Rakotondradany, les anciennes statistiques ne reflètent plus les réalités actuelles du marché du travail. En une décennie, le paysage économique malgache a profondément évolué sous l’effet des avancées technologiques, de l’essor des emplois numériques et des transformations provoquées par la pandémie de Covid-19. Les centres d’appels, les activités en ligne ou encore les métiers liés à l’intelligence artificielle illustrent cette mutation.

    Il est important de bien mesurer l’ampleur des changements survenus au cours des dix dernières années, d’où l’importance de l’ENESI 2026, souligne le responsable. Il indique alors que les nouvelles données tirées de l’enquête vont permettre d’orienter les politiques publiques, notamment en matière d’emploi et de formation professionnelle.

    Atelier préparatoire

    L’Enesi 2026 sera menée dans 23 régions à partir du second semestre 2026. Il s’agira d’une enquête par échantillonnage, ciblant notamment les salariés et les personnes en âge de travailler au sein des ménages d’une part ainsi que les petites entreprises informelles de l’autre. Réalisée en deux phases de deux à trois mois chacune, elle permettra notamment de mesurer le chômage, les revenus, les qualifications, les conditions de travail et la performance des petites entreprises informelles.

    En prélude à cette enquête nationale, un atelier préparatoire de quatre jours se tient au Motel Anosy, avec la participation de techniciens, partenaires et comités de validation. Les travaux portent notamment sur la maîtrise de la méthodologie de l’enquête et l’adaptation des outils de collecte aux réalités malgaches, conformément aux résolutions et standards de l’OIT.

  • APPUIS A L’ENTREPRENEURIAT – Une fédération régionale des incubateurs de l’Océan Indien en projet

    APPUIS A L’ENTREPRENEURIAT – Une fédération régionale des incubateurs de l’Océan Indien en projet

    La co-création régionale comme moteur de l’innovation. Un projet de fédération régionale visant l’interconnexion des écosystèmes d’accompagnement des Comores, de Madagascar, de la Réunion, de Maurice et des Seychelles est en gestation. Soutenue notamment par la Commission de l’océan Indien (COI), l’initiative se distingue par une démarche participative inversée pour débloquer les verrous de l’entrepreneuriat insulaire. Un projet présenté par Jes Marden, membre du comité d’Incub’OI, lors du Dialogue régional des acteurs de l’accompagnement et du financement à l’entrepreneuriat, ce mardi.

    Plutôt que d’imposer une structure descendante, l’approche adoptée invite les incubateurs des îles de l’océan Indien à la co-construction de ce projet, afin d’en garantir l’appropriation collective. Cette méthodologie mise, selon Jes Marden, sur la complémentarité régionale, dans le but de transformer la fragmentation géographique en force économique. Ce qui permettra alors aux entrepreneurs de co-créer, en mutualisant les compétences, le mentorat et les ressources propres à chaque territoire, explique-t-il.

    Loin de se limiter à un simple réseau d’accompagnement, la fédération entend s’imposer comme une force de plaidoyer macro-économique. “La plateforme se positionnera ainsi en une force de proposition pour travailler avec l’État, pour travailler avec les financeurs et aussi les organisations internationales”, avance ce membre d’Incub’OI.

    Mise en réseau

    L’initiative bénéficie déjà d’un ancrage institutionnel fort. La Commission de l’océan Indien (COI) a formellement manifesté son intention de parrainer la démarche jusqu’à son terme. Pour le Dr Ibrahim Norbert Richard, secrétaire général de la COI, cette initiative s’aligne parfaitement avec la feuille de route de l’organisation intergouvernementale qu’il dirige. “Tous ces incubateurs font partie de notre stratégie. Notre objectif est de créer des filières régionales et de mettre en réseau l’ensemble des mécanismes qui promeuvent les initiatives des jeunes et lancent l’entrepreneuriat au niveau régional”, rassure-t-il.

    Plusieurs défis avaient été soulevés lors de ce Dialogue régional des acteurs de l’accompagnement et du financement à l’entrepreneuriat. La rigidité d’un système bancaire traditionnel inadapté au capital-risque et qui peine à comprendre et à financer les projets innovants y était principalement soulevé. À ce cloisonnement financier s’ajoutent l’isolement des écosystèmes insulaires et un accès inégal aux ressources selon les îles, pénalisant le développement des start-ups. D’autres défis comme le manque d’interopérabilité des jeunes créateurs d’entreprises ou encore le dialogue avec les institutions y étaient abordés.

     

  • AIRES PROTÉGÉES – “10 euros de plus ne vont pas décourager les touristes” à visiter les parcs nationaux, estime Madagascar National Parks

    AIRES PROTÉGÉES – “10 euros de plus ne vont pas décourager les touristes” à visiter les parcs nationaux, estime Madagascar National Parks

    Madagascar National Parks défend sa décision. Elle évoque une “augmentation qui n’a pas été décidée au hasard” mais qui a été “précédée par une étude” et qui a été “validée après plusieurs concertations”, alors que l’annonce de la hausse des prix d’entrée a soulevé un tollé auprès de certains professionnels du tourisme. Fixé à 12 euros depuis 2014, ce tarif passera désormais entre 20 et 24 euros à partir du 1er novembre, indique le directeur général du MNP, Ony Rakotoarisoa, au cours d’une rencontre avec la presse vendredi dernier. Soit une hausse allant jusqu’à 100%.

    A en croire les responsables de MNP, la révision des tarifs a été validée par le Conseil d’administration du MNP après plusieurs concertations avec les acteurs du secteur touristique, notamment les tours opérateurs, l’ACM, la CTM et la Fédération nationale des guides. A l’issue de la dernière concertation en février 2025, les partenaires du tourisme avaient demandé un report de l’application de la mesure afin de s’adapter aux préparatifs de la saison touristique.

    Pour Madagascar National Parks, cette hausse du droit d’entrée dans les aires protégées sous sa gestion répond avant tout aux besoins croissants en matière de conservation. “La préservation et la gestion des aires protégées requièrent d’importantes ressources humaines et matérielles, sans parler des nouvelles technologies”, explique Ony Rakotoarisoa. Elle estime également que cette augmentation n’aura pas d’impact majeur sur l’attractivité de la destination Madagascar. “Ce ne sont pas 10 euros de plus qui vont décourager les touristes”, affirme-t-elle, évoquant “une somme insignifiante par rapport à leurs dépenses pour venir à Madagascar et visiter nos richesses écologiques”.

    Chaque année, environ 220 000 touristes visitent les parcs nationaux, dont 85 % fréquentent les aires protégées. La majorité des recettes des droits d’entrée sont consacrés à la protection des animaux, à la lutte contre les pressions sur les forêts, aux infrastructures ainsi qu’aux actions communautaires. Sur les plus de 130 aires protégées recensées à Madagascar, 49 sont gérées par le MNP. Ce dernier veut renforcer la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des sites protégés.

  • DIPLOMATIE – Vladimir Poutine attendu en Chine ce mardi pour “renforcer” les relations entre les deux pays

    DIPLOMATIE – Vladimir Poutine attendu en Chine ce mardi pour “renforcer” les relations entre les deux pays

    Le président russe Vladimir Poutine arrive mardi après-midi en Chine. Il y est annoncé pour rencontrer son « bon ami de longue date » Xi Jinping et réaffirmer la robustesse des liens sino-russes, quelques jours après l’accueil en grande pompe de Donald Trump à Pékin. Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping vont discuter des moyens de « renforcer » le partenariat stratégique bilatéral et « échanger leurs opinions sur les grandes questions internationales et régionales », indique la présidence russe. Les deux dirigeants doivent signer une déclaration commune. Ils ont échangé dès dimanche des « lettres de félicitations » pour les 30 ans du partenariat stratégique bilatéral.

    Xi Jinping a vanté une coopération qui s’est « continuellement approfondie ». Dans une vidéo adressée « au peuple chinois » et diffusée mardi, Vladimir Poutine affirme que les relations avaient atteint « un niveau véritablement sans précédent » et jouaient « un rôle majeur de stabilisation à l’échelle mondiale ». Lors de sa dernière venue à Pékin en septembre 2025, Xi Jinping l’avait appelé son « vieil ami ». Vladimir Poutine, qui avait qualifié en retour son homologue chinois de « cher ami », voudra montrer au monde que leurs relations n’ont pas été affectées par la visite du président américain.

    Certes, la visite de Vladimir Poutine ne devrait pas bénéficier du même faste que celle de Donald Trump, mais la relation sino-russe n’en a « pas besoin », estime Patricia Kim, chercheuse à la Brookings Institution. Pékin et Moscou considèrent leurs liens comme « plus solides et stables » que les relations sino-américaines, ajoute-t-elle.

    La relation bilatérale s’est approfondie depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Isolée par les Occidentaux, la Russie a vu s’approfondir sa dépendance économique de la Chine, devenue le principal acheteur du pétrole russe sous sanctions. Sur l’Ukraine, Pékin plaide pour le respect de l’intégrité territoriale des pays et pour une résolution pacifique, mais n’a jamais condamné Moscou pour son invasion.

    AFP

  • EXPORTATION – Les arachides malgaches s’offrent un accès direct vers le marché chinois

    EXPORTATION – Les arachides malgaches s’offrent un accès direct vers le marché chinois

    Fini le transit obligatoire par des pays tiers. La Chine peut désormais s’approvisionner directement en arachides à Madagascar. Les deux pays ont procédé ce lundi à la signature officielle du protocole sanitaire et phytosanitaire pour l’exportation de ce produit de la Grande île vers l’Empire du milieu. Une suppression d’intermédiaires qui va non seulement réduire considérablement les coûts d’importation des clients chinois d’une part, mais qui aura également un impact positif et direct sur le prix d’achat payé aux paysans à Madagascar, de l’autre. Ce qui, pour le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, Gaëtan Ramindo, représente une réelle opportunité à exploiter.

    Une opportunité inédite donc pour la filière, dont l’exportation directe vers la Chine n’avait pas été permise auparavant. En l’absence d’un tel accord, les opérateurs chinois n’avaient d’autre choix que de s’approvisionner via des pays tiers, sans aucune possibilité d’achat direct à Madagascar, rappelle le ministre. Cette barrière est désormais levée, permettant à la Chine de s’approvisionner directement sur le marché malgache, se réjouit le membre du Gouvernement de la Refondation.

    Ce nouvel accord bilatéral, conforme aux principes de l’Accord SPS de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), marque ainsi une reconnaissance internationale de la qualité de la production malgache. “La signature du protocole offre un cadre institutionnel plus stable, plus normé, et plus favorable à l’entrée des arachides malgaches aux marchés chinois. Elle marque également une étape importante dans la coopération bilatérale en matière d’agriculture et de commerce”, lance l’ambassadeur de la République populaire de la Chine, Ji Ping.

    Pour garantir la pérennité de ce corridor commercial stratégique, le gouvernement malgache, à travers le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire et la direction de la protection des végétaux (DPV), s’engage à respecter des standards phytosanitaires stricts. Cet engagement repose sur la garantie de produits exempts d’organismes nuisibles de quarantaine, l’alignement des infrastructures sur les normes internationales (NIMP), un contrôle renforcé incluant la surveillance des cultures et des tests d’aflatoxines conformes aux exigences chinoises (norme GB 2761), ainsi que sur l’application systématique de traitements de fumigation et de tri manuel.

    La production malgache d’arachides est estimée entre 60 000 et 70 000 tonnes par an. Pourtant, Madagascar dispose d’un potentiel d’exportation bien supérieur, sous réserve de débouchés commerciaux suffisants, souligne le ministre Gaëtan Ramindo. Actuellement, environ la moitié de cette production est destinée à l’exportation, se dirigeant notamment vers la Thaïlande, le Vietnam, l’Europe ainsi que d’autres pays partenaires. Si nos produits approvisionnent déjà de nombreux marchés, l’accent est mis aujourd’hui sur l’accord de partenariat pour l’exportation d’arachides vers la Chine.

    Les exportations d’arachides de Madagascar avaient atteint 35 700 tonnes, avec une valeur de 15,05 millions de dollars, rapporte l’ambassadeur Ji Ping. L’arachide en tant qu’importante culture de rente et produit d’exportation emblématique de Madagascar est étroitement liée aux moyens de subsistance de nombreux agriculteurs et jouent un rôle essentiel dans la promotion de l’emploi rural, l’augmentation des revenus des paysans, et l’expansion des exportations agricoles, fait remarquer le diplomate chinois. “J’adresse un appel ferme aux collecteurs et aux exportateurs : le ministère veillera scrupuleusement au respect de ce prix d’achat de l’arachide”, avertit le ministre Gaëtan Ramindo.

  • ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 22 ans décède de la Mpox dans la région Analamanga

    ÉPIDÉMIE – Un jeune homme de 22 ans décède de la Mpox dans la région Analamanga

    Cinq décès enregistrés depuis le début de l’épidémie. Le dernier décès lié à la Mpox concerne un jeune homme de 22 ans, survenu dans la région Analamanga, selon le dernier bilan dressé par la porte-parole du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr Diavolana Andrianarimanana Köcher. Ce cinquième décès est comptabilisé à la date du 17 Mai, en plus de 16 nouveaux cas notifiés, dont cinq confirmés, ainsi que 13 patients guéris.

    La première victime décédée de la Mpox est une fillette de 3 ans originaire de Toamasina. Elle est décédée entre le 28 février et le 1er mars 2026 à Antananarivo, après une détresse respiratoire associée à un choc infectieux. Le 27 mars, un homme de 56 ans a succombé à Ambanja. Quelques jours plus tard, le 9 avril, un jeune homme en situation de vulnérabilité est décédé à la suite d’une surinfection. Les informations recueillies indiquent que ces deux patients présentaient une faible immunité. Un nouveau-né figure également parmi les victimes, le 3 mai, bien que les circonstances de son décès n’aient pas encore été communiquées par les autorités sanitaires. Il en est de même pour la dernière victime, décédée dimanche.

    Depuis l’apparition de l’épidémie, en décembre 2025, Madagascar totalise 2 788 cas notifiés, dont 1 604 confirmés, tandis que 1 245 personnes ont pu guérir de l’infection. Le Cousp rappelle l’importance des mesures de prévention, notamment le lavage fréquent des mains, le port de masque, l’isolement des personnes présentant des symptômes suspects ou encore la consultation rapide dans les centres de santé et la vigilance accrue au sein des communautés. La vaccination contre le Mpox, gratuite dans plusieurs sites et centres de santé, constitue également une meilleure prévention face à la propagation du virus, lequel continue de circuler dans 54 districts sanitaires.

  • ECONOMIE – Plus de 90% des actifs financiers de Madagascar détenus par les établissements de crédit

    ECONOMIE – Plus de 90% des actifs financiers de Madagascar détenus par les établissements de crédit

    Une forte centralisation des flux. L’architecture financière de Madagascar se caractérise par une concentration majeure autour du secteur du crédit. Les banques, les établissements financiers et les institutions de microfinance concentrent à eux seuls plus de 90 % des actifs financiers nationaux, selon le récent rapport du Fonds monétaire international, consacré au Diagnostic de la gouvernance et des vulnérabilités à la corruption.

    Cette prédominance s’exerce au sein d’un marché de taille modeste, dont le volume global ne représente qu’environ 30 % du Produit intérieur brut (PIB) du pays. Dans cet écosystème restreint, la centralisation des acteurs du crédit est presque absolue, reléguant les compagnies d’assurance et les fonds de pension à la périphérie, avec chacun à peine 5 % du solde des actifs financiers de la Grande Île.

    13 banques et 3 établissements financiers captent à eux seuls 83% des actifs financiers du pays. Un segment qui se caractérise par une forte présence internationale. Car à l’exception de deux entités, toutes les banques sont détenues majoritairement par des capitaux étrangers. Six d’entre elles sont d’ailleurs des filiales directes de groupes étrangers. Quatre enseignes regroupent près de 85% des parts de marché.

    L’État conserve néanmoins des participations minoritaires dans quatre établissements. Ses parts au capital s’établissent à 32,58 % pour la BNI, 28,5 % pour la BRED et 9,37 % pour la BOA. Ce qui illustre son rôle d’actionnaire minoritaire au sein des principaux piliers bancaires du pays.

    17 institutions de microfinances qui portent 7 % des actifs financiers viennent compléter établissements de crédit. La plus récente de ces institutions, filiale de La Poste, a eu son agrément en juin 2024, rappelle ce rapport.

    Le système financier global se déploie par ailleurs au-delà du secteur bancaire traditionnel avec deux établissements de monnaie électronique et 23 bureaux de change. Cet ensemble interconnecté compose ce que la Loi Bancaire qualifie officiellement de “prestataires de services bancaires”.

  • GOUVERNANCE – Les enquêtes financières désormais systématiques dans les dossiers de corruption

    GOUVERNANCE – Les enquêtes financières désormais systématiques dans les dossiers de corruption

    “La corruption est avant tout une infraction économique”. C’est sur ce postulat que le gouvernement entend désormais mener la lutte contre la corruption à Madagascar. Le comité de pilotage de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) réuni vendredi à Mahazoarivo a ainsi décidé “la systématisation des enquêtes financières parallèles dans toutes les affaires de corruption”. Le nouveau plan de mise en œuvre de cette stratégie, validé vendredi, privilégie “une approche économique et financière offensive” plutôt qu’une simple approche administrative.

    La principale innovation réside ainsi dans la traque financière systématique des auteurs de corruption. Le nouveau plan prévoit que des enquêtes patrimoniales et financières approfondies soient menées en parallèle des investigations pénales classiques pour chaque dossier traité. Cette offensive s’accompagne d’une volonté de renforcer le recouvrement des avoirs illicites par des moyens accrus. Le gouvernement prévoit notamment l’opérationnalisation de mécanismes permettant la confiscation des biens sans condamnation préalable dans certains cas spécifiques.

    Pour garantir l’efficacité de ces mesures, notamment sur les dossiers à fort impact économique, des équipes mixtes regroupant différentes entités anti-corruption seront déployées sur le terrain. Il est également annoncé “l’interconnexion et le partage en temps réel des données entre les différents acteurs de la lutte contre la corruption”. Le secteur privé, pour sa part, est invité à “jouer un rôle central dans cette nouvelle dynamique, aussi bien comme partenaire de prévention que comme acteur de conformité et de protection des lanceurs d’alerte”.

    Comme l’a plusieurs fois indiqué le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison qui a dirigé la réunion du Copil avec le président du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), l’objectif affiché est de frapper les corrupteurs et les corrompus directement dans leurs intérêts matériels. Il rassure cependant qu’il ne s’agit “pas de freiner l’économie mais au contraire de restaurer l’attractivité économique du pays, de protéger les recettes publiques et de réduire le coût de la vie supporté par les citoyens”. Pour le gouvernement, la lutte contre la corruption doit être plus qu’une “exigence de gouvernance”. Elle devrait être “un levier central de développement économique, de souveraineté nationale et de restauration de la confiance publique”.

  • EAU ET ELECTRICITÉ – Le DG de la Jirama appelle les usagers à faire preuve de civisme économique

    EAU ET ELECTRICITÉ – Le DG de la Jirama appelle les usagers à faire preuve de civisme économique

    Sécurisation des infrastructures, rejet de la fraude et de la corruption, signalement des actes de sabotage et règlement régulier des factures. Le directeur général de la Jirama, le général Hajatiana Rasolomanana, appelle l’ensemble de ses collaborateurs et les usagers à faire preuve d’un civisme économique. Il estime cette collaboration essentielle au moment où la compagnie nationale d’eau et d’électricité aborde une transition de manière équilibrée. C’était dans son discours lors de l’ouverture de la célébration du 50ème anniversaire de la Jirama et de l’inauguration d’une station de traitement d’eau à Mandroseza, vendredi.

     

    Concernant l’offre de service, le Général Hajatiana Rasolomanana souligne qu’il est tout à fait légitime que les usagers exigent une fourniture d’eau et d’électricité fiable et de qualité. Mais il est également tout aussi juste que la Jirama dispose des moyens nécessaires pour accomplir cette mission. Le directeur général de la Jirama indique alors que la vente à perte que la compagnie effectue jusqu’à ce jour ne peut plus se poursuivre indéfiniment, notamment avec les tarifs de l’eau et de l’électricité appliqués aujourd’hui qui ne reflètent pas la réalité des coûts de production.

     

    La Jirama se doit pour l’heure d’assumer ses responsabilités. Mais le General Hajatiana Rasolomanana estime qu’il est impératif de réduire les pertes de réseau, de lutter fermement contre les fraudes et la corruption sous toutes leurs formes, de rationaliser nos dépenses opérationnelles, et de rehausser la qualité de notre service.

     

    C’est à la suite de ces efforts, et au moment opportun, qu’il sera procédé à un ajustement équitable et transparent des tarifs. La Jirama indique qu’elle agira avec la plus grande pondération avant la prise de cette disposition. Le DG de la Jirama expose alors sa vision. “Nous aborderons cette transition de manière équilibrée : sans asphyxier l’opérateur, ni pénaliser le pouvoir d’achat des ménages”, lance-t-il. Et c’est pourquoi il avait appelé chacun à prendre ses responsabilités. Car selon lui, chaque geste citoyen, du paiement de la facture à la protection de nos installations, est une contribution directe au redressement de la compagnie nationale.

  • TRANSPORT AÉRIEN – 22 appareils de cinq opérateurs locaux autorisés à effectuer des vols contre rémunération

    TRANSPORT AÉRIEN – 22 appareils de cinq opérateurs locaux autorisés à effectuer des vols contre rémunération

    Des autorisations limitées. A Madagascar, seuls 22 appareils sont officiellement autorisés à effectuer des vols commerciaux et des transports aériens contre rémunération. Cette flotte se répartit entre cinq opérateurs locaux, indique le dernier avis au public publié par l’Aviation civile de Madagascar (ACM).

     

    La compagnie nationale Madagascar Airlines se taille la part du lion sur les vols réguliers avec six ATR. Madagascar Trans Air domine pour sa part les vols à la demande intérieurs et internationaux, en termes de volume, avec 12 aéronefs à son compteur, essentiellement des monomoteurs et bimoteurs légers comme des Cessna, un Piper et des Beechcraft.

     

    Le reste de la liste est complété par HFF Travel Airways, qui aligne deux appareils dont un jet Cessna Citation 560 XL, et GS Aviation avec un unique Beechcraft King Air B200. Enfin, Madagascar Fly Alliance ferme la marche avec un unique Cessna 207A pour des vols à la demande exclusivement intérieurs.

     

    Selon le document officiel l’appareil immatriculé 5R-MLI (un Cessna 207A) est inscrit simultanément sous la bannière de Madagascar Trans Air et de Madagascar Fly Alliance. Par ailleurs, c’est le Cessna 208 Caravan qui s’impose comme le modèle roi avec six unités en service.

     

    Cette domination américaine est également renforcée par la présence de trois Beechcraft King Air et d’un Piper, portant le total des petits appareils de conception américaine à 15 unités. Face à ces monomoteurs et bimoteurs légers dédiés aux vols à la demande, le constructeur européen ATR parvient néanmoins à dominer le segment stratégique des lignes régulières, en alignant 6 avions. Il s’agit des cinq ATR 72-500 et l’ATR 72-600 sous les couleurs de Madagascar Airlines.

     

    La note de l’ACM se veut par ailleurs ferme, vis-à-vis des autres exploitants et propriétaires d’aéronefs privés. L’usage de ces appareils doit être fait à des fins strictement privées. Ceux-ci doivent ainsi être utilisés par leurs propriétaires, pour leur propre usage, et non en vue d’une rémunération de quelque nature que ce soit, insiste l’autorité de régulation de l’Aviation civile.