Catégorie : À la une

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale projette une élection de ses représentants au sein de la HCC

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale projette une élection de ses représentants au sein de la HCC

    Une bataille juridique et politique en perspectives. L’Assemblée nationale inscrit dans son ordre du jour l’élection de ses deux représentants au sein de la Haute Cour constitutionnelle (HCC). La décision a été adoptée par la séance plénière d’adoption de l’ordre du jour de la Chambre basse mercredi.

    “Notre prochain ordre du jour concerne l’élection des représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour constitutionnelle le jeudi 28 Mai 2026 à 10h”, indique le député Charlot Mamihaja, 3e questeur, qui avait assuré le secrétariat de la séance.

    Pendant la séance, une question relative à cette élection a été posée. Elle portait sur les critères d’éligibilité pour les députés qui veulent se porter candidat. Une proposition pour retoucher le calendrier de l’élection a également été soulevée.

    Selon des sources auprès de la HCC, il n’y a pas encore de mouvement concernant les deux représentants de l’Assemblée nationale auprès de la juridiction constitutionnelle. L’ordonnance portant loi organique relative à la Haute Cour constitutionnelle (HCC) prévoit qu’ “en cas de démission volontaire, de démission d’office ou d’empêchement définitif d’un membre de la Haute Cour Constitutionnelle, l’Institution ou l’organisme concerné nomme, désigne ou élit, dans un délai de huit jours qui suit le décret constatant la vacance, la personnalité appelée à occuper le siège vacant”. Selon la Constitution, la HCC “comprend neuf membres. Leur mandat est de sept (7) ans non renouvelable”.

  • COOPÉRATION RÉGIONALE – Des résolutions sur la sécurité maritime et l’économie adoptées par le Parlement des jeunes de l’Indianocéanie

    COOPÉRATION RÉGIONALE – Des résolutions sur la sécurité maritime et l’économie adoptées par le Parlement des jeunes de l’Indianocéanie

    Une session fructueuse. Réunis en session plénière à l’Assemblée nationale de Tsimbazaza, mercredi, les jeunes délégués du Parlement régional des jeunes de l’Indianocéanie (PRJIO) ont achevé leurs travaux par l’adoption unanime de deux propositions de résolution. Ces textes axés sur la sécurité maritime, la gouvernance et l’économie bleue, tracent la feuille de route d’un avenir durable pour la jeunesse des cinq îles de la région.

    Les jeunes ne veulent plus seulement être consultés, mais devenir de véritables acteurs des politiques publiques environnementales et économiques. Face aux urgences géopolitiques et environnementales qui secouent le sud-ouest de l’océan Indien, les parlementaires juniors de l’Union des Comores, de Madagascar, de Maurice, des Seychelles et de La Réunion ont matérialisé leurs débats à travers deux textes majeurs.

    La première résolution concerne la sécurité et la sûreté du transport maritime. Dans un espace océanique exposé à la pêche illicite, aux trafics et aux risques de pollution marine, les jeunes parlementaires réclament des mécanismes renforcés de surveillance. La deuxième résolution jette les bases d’un modèle de développement durable via l’économie bleue et la gouvernance régionale. Les délégués y défendent une exploitation raisonnée, circulaire et équitable des ressources marines. Les deux textes vont maintenant être formellement transmis à l’Assemblée nationale ainsi qu’aux ministères sectoriels concernés de chaque État membre pour examen et intégration.

    Soutenant cette démarche, le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), le Dr Norbert Ibrahim Richard, a rappelé que la force de ces propositions repose sur “la liberté d’expression et l’accès à une information fiable et de qualité”. Un constat partagé par l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, et par l’ambassadeur des Comores, Caabi El Yachroutu Mohamed, qui voient dans l’adoption de ces résolutions un puissant vecteur de cohésion diplomatique et de fraternité régionale

  • DISTRIBUTION DE CARBURANT – 38 districts de Madagascar sur 119 toujours sans stations-service, selon l’OMH

    DISTRIBUTION DE CARBURANT – 38 districts de Madagascar sur 119 toujours sans stations-service, selon l’OMH

    Près du tiers des districts de Madagascar ne disposent toujours pas de stations-service. Selon l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), 38 des 119 districts du pays restent totalement dépourvus de points de distribution de carburant. Cette situation met en évidence les difficultés d’accès aux produits pétroliers dans plusieurs régions enclavées de la Grande île. Le constat a été présenté mercredi par le directeur général de l’OMH, Cydolain Raveloson, lors de la présentation de la Lettre de politique de l’aval pétrolier devant la presse.

    Pour le DG de l’organe de régulation du secteur pétrolier aval, ces “zones blanches” doivent désormais devenir une priorité pour les autorités et les opérateurs du secteur pétrolier à Madagascar. “Il convient de cibler ces zones mal desservies qui ne disposent ni de stations-service ni de points de vente de proximité”, explique le DG de l’OMH. Ces localités sont souvent confrontées à plusieurs obstacles, comme l’enclavement, le mauvais état des routes, l’insécurité ou encore le faible accès à l’énergie. Autant de facteurs qui freinent les investissements des grandes compagnies pétrolières.

    341 stations-service recensées

    Face à cette absence de stations-service dans plusieurs districts malgaches, l’OMH plaide pour la mise en place de mesures incitatives afin d’encourager les opérateurs locaux à investir dans la distribution de carburant. L’objectif est de permettre un meilleur approvisionnement en gasoil, essence et pétrole lampant dans les zones délaissées par les majors pétrolières.

    Sur son site internet, l’OMH recense actuellement 341 stations-service réparties entre les quatre principaux distributeurs de carburant à Madagascar. Le réseau le plus étendu est celui de Jovena, avec 116 stations-service implantées à travers le pays. Vivo Energy Madagascar (Shell) et TotalEnergies disposent respectivement de 78 et 76 stations-service. Galana compte, pour sa part, 71 stations réparties sur le territoire national. Cette répartition illustre les disparités dans l’accès aux infrastructures pétrolières entre les grandes villes et les districts plus isolés.

    Attirer davantage d’investisseurs

    L’ouverture du marché pétrolier malgache constitue l’un des axes majeurs de la Lettre de politique de l’aval pétrolier. L’OMH souhaite stimuler la concurrence dans l’importation, le stockage, le transport et la distribution des carburants à Madagascar.

    Selon Cydolain Raveloson, le développement du secteur passera également par l’attraction d’investisseurs nationaux et étrangers. Pour cela, l’Office estime nécessaire de renforcer le cadre réglementaire et juridique afin de sécuriser les investissements dans les infrastructures pétrolières.

    La promotion des partenariats public-privé (PPP) apparaît essentiel pour développer les infrastructures de stockage et de distribution, qu’il s’agisse de dépôts pétroliers, de stations-service et de points de distribution dans les zones isolées de Madagascar.

  • HYDROCARBURES – Le négociant omanais OQ Trading reconduit comme importateur de carburants à Madagascar jusqu’en novembre 2026

    HYDROCARBURES – Le négociant omanais OQ Trading reconduit comme importateur de carburants à Madagascar jusqu’en novembre 2026

    OQ Trading restera l’importateur de produits pétroliers blancs pour Madagascar de juin à fin novembre 2026. La branche trading du Sultanat d’Oman a de nouveau décroché le contrat d’approvisionnement en carburants de la Grande île, consolidant ainsi sa position de principal fournisseur du pays pour le prochain semestre. L’annonce a été faite ce mercredi par le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), Cydolain Raveloson, en marge de la présentation de la Lettre de politique de l’aval pétrolier.

    Le contrat actuel entre les distributeurs pétroliers et OQ Trading arrive à échéance à la fin du mois de mai 2026. Il portait sur un volume annuel estimé à 829 057 tonnes métriques de carburants pour les cycles d’approvisionnement allant de juin 2025 à mai 2026. Le nouveau marché conclu avec le négociant omanais couvrira la période de début juin à fin novembre 2026.

    Sécurisation des importations

    Selon le directeur général de l’OMH, le processus d’attribution a suivi plusieurs étapes avant la sélection finale. OQ Trading a été retenu à l’issue d’une évaluation des offres. Ce choix s’inscrit dans un contexte marqué par la volatilité des marchés pétroliers internationaux et la hausse des coûts du fret maritime liée aux tensions en Mer Rouge et au Moyen-Orient.

    Pour Madagascar, l’enjeu est de garantir l’approvisionnement en carburants des stations-service tout en limitant l’impact des coûts logistiques sur les prix à la pompe. La sécurisation des importations de gasoil, de supercarburant SP95 et de pétrole lampant reste ainsi une priorité pour les prochains mois.

    Tarifs compétitifs

    OQ Trading bénéficie déjà d’une expérience du marché pétrolier malgache. Le trader international est notamment présenté comme capable de négocier des tarifs compétitifs pour l’affrètement des tankers assurant l’acheminement des produits pétroliers vers Madagascar.

    Dans le cadre de ce contrat, OQ Trading continuera d’approvisionner les quatre compagnies de distribution pétrolière opérant dans le pays. Les distributeurs reçoivent les mêmes produits blancs – gasoil, essence SP95 et pétrole lampant – aux mêmes conditions tarifaires avant la répartition des volumes importés au port de Toamasina, selon leurs commandes respectives.

     

  • BASKETBALL – La FMBB officialise l’arrivée de Mickaël Pivaud à la tête des Ankoay 5×5 hommes en vue de la qualification au Mondial

    BASKETBALL – La FMBB officialise l’arrivée de Mickaël Pivaud à la tête des Ankoay 5×5 hommes en vue de la qualification au Mondial

    La sélection malgache masculine 5×5 a un nouveau sélectionneur. Jean Michel Ramaroson, président de la Fédération malgache de basketball annonce l’arrivée du technicien français Mickaël Pivaud, à la tête des Ankoay. Celui-ci prend la place laissée vide par John Douaglin. 

    “C’est une initiative personnelle de la Fédération malgache de basketball”, tient à préciser le patron du basketball malgache, en conférence de presse, ce mercredi. Mickaël Pivaud ne sera pas seulement sélectionneur, mais aura d’autres rôles indique Jean Michel Ramaroson. Le nouveau coach principal des Ankoay aidera également la FMBB à la formation des techniciens malgaches, poursuit-il.

    L’actuel responsable du centre de formation de l’AS Monaco Basket et entraîneur de l’équipe Espoirs Élite (U21) de la Roca Team Mickaël Pivaud prendra les commandes de l’équipe nationale, en juillet, pour la troisième fenêtre internationale de la qualification pour le Mondial en 2027. Madagascar affrontera à nouveau le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo (RDC).

     

  • RELATIONS INTERNATIONALES – Xi Jiping et Vladimir Poutine affirment le caractère « inébranlable » des relations sino-russes malgré les crises

    RELATIONS INTERNATIONALES – Xi Jiping et Vladimir Poutine affirment le caractère « inébranlable » des relations sino-russes malgré les crises

    Les présidents chinois et russe Xi Jinping et Vladimir Poutine ont affirmé mercredi la force des relations entre les deux puissances malgré les turbulences internationales. « Nous avons su approfondir sans cesse la confiance politique mutuelle et la coordination stratégique avec une persévérance inébranlable qui a résisté à mille épreuves », souligne Xi Jiping, selon l’agence de presse Chine nouvelle. Vladimir Poutine, quant à lui, parle de relations à un « niveau sans précédent », malgré les « facteurs extérieurs défavorables ».

    Menaces de reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, guerre en Ukraine, tensions sur les échanges et les approvisionnements en hydrocarbures, les deux hommes se retrouvaient dans un contexte de crises multiples les concernant directement. Les deux pays soulignent la nécessité « de revenir au dialogue et aux négociations dès que possible » au Moyen-Orient, indique le texte d’une déclaration commune publiée par le Kremlin. Ils sont en « accord complet » quant au fait que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran violent la loi internationale.

    Longue discussion

    Les tensions sévissant autour du Golfe étaient l’un des sujets brûlants au menu des deux leaders, avec la récente visite du président américain Donald Trump en Chine ou la guerre en Ukraine. Les deux leaders devraient aborder ces questions autour d’un thé dans la soirée, avait préalablement annoncé le Kremlin. « Cela pourrait être une longue discussion », avait notamment prévenu un conseiller de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov.

    Le texte de déclaration commune publié par le Kremlin exprime le jugement « positif » de la Russie sur « la position objective et impartiale » de la Chine sur la guerre en Ukraine. Pékin, pressée par les Occidentaux d’user de son influence sur Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine, proclame sa neutralité.

    La Chine, fortement tributaire du commerce international et des livraisons de pétrole et de gaz en provenance du Golfe, est directement impactée par la crise moyen-orientale. Celle-ci présente au contraire pour Vladimir Poutine l’opportunité de nouveaux débouchés pour son pays, troisième producteur mondial de pétrole et le deuxième de gaz en 2023, selon l’Agence internationale de l’énergie.

    Débouché pour les hydrocarbures russes

    « Sur fond de crise au Moyen-Orient, la Russie garde sa place de fournisseur fiable de ressources », soulève le président russe Poutine. Le sommet sino-russe lui a offert l’occasion de faire avancer un projet capital pour son pays, le grand gazoduc « Force de Sibérie 2 ». Ce projet relierait les plus grosses réserves de gaz naturel russes dans le nord de la Sibérie et la Chine. Il ouvrirait un débouché pour les hydrocarbures russes, délaissés par l’Europe à la suite de l’invasion de l’Ukraine. Mais sa réalisation tarde.

    Moscou et Pékin ont fait des « progrès », mais n’ont pas scellé d’accord, indique le porte-parole du Kremlin cité par les agences russes. Le président chinois a déroulé le tapis rouge à son hôte au Palais du Peuple. Salve de canons, hymnes, revue de soldats, groupe d’enfants scandant « bienvenue, bienvenue » et agitant des drapeaux des deux pays.

    La mise en scène était la copie conforme de l’accueil de Donald Trump. Mais le ton a ensuite été plus chaleureux entre Xi Jiping et Vladimir Poutine, qui se disent amis et se sont rencontrés presque 40 fois au cours de plus de 13 années d’exercice concomitant du pouvoir.

    -AFP-

  • DIPLOMATIE – Madagascar désigne trois nouveaux ambassadeur en Allemagne, en Russie et auprès de l’Organisation des Nations unies

    DIPLOMATIE – Madagascar désigne trois nouveaux ambassadeur en Allemagne, en Russie et auprès de l’Organisation des Nations unies

    Lanto Rahajarizafy à New York. Ny Hasina Andriamanjato à Moscou. Alain Manajary Razafimbelo à Berlin. Comme annoncé la semaine dernière par le président de la Refondation, le Conseil des ministres de mardi désigne trois nouveaux ambassadeurs de Madagascar à l’étranger. Trois ambassadeurs qui reviennent, chacun à leur manière, dans un pays ou au sein d’une organisation qu’ils connaissent bien.

    Après plusieurs années sans ambassadeur et deux ans sans même un chargé d’affaires auprès de l’Organisation des nations unies, Madagascar nomme un chef de mission à la représentation permanente de Madagascar auprès des Nations unies à New York. Le poste est confié à Lanto Rahajarizafy, diplomate de carrière, qui y avait déjà exercé en tant que premier conseiller pendant près de cinq ans de 2009 à 2014. Actuelle directrice générale du développement des partenariats et de la diaspora, elle avait également été premier conseiller à la représentation permanente de Madagascar auprès de l’Unesco.

    Du côté de la Russie, on peut également parler d’un retour avec la nomination de Ny Hasina Andriamanjato comme ambassadeur. L’ancien ministre qui avait dirigé les Postes et la télécommunication pendant près de dix ans dans les années 1990, mais aussi les Affaires étrangères en tant que vice-Premier ministre sous la transition de 2009-2010, revient dans le pays où il a fait ses études supérieures en physique.

    C’est aussi un ancien ministre qui prend le troisième poste d’ambassadeur et qui revient aussi en Allemagne. Il s’agit de Alain Manajary Razafimbelo, ancien ministre des Travaux publics. Il avait déjà été conseiller auprès de l’ambassade de Madagascar en Allemagne, avant de revenir au pays où il a occupé d’autres hauts emplois de l’Etat au sein du ministère des Transports et de la météorologie et du ministère de la Jeunesse et des sports.

  • RELANCE INDUSTRIELLE – Une ligne budgétaire spécifique consacrée au redressement de la Secren à inscrire dans la loi de finances rectificative

    RELANCE INDUSTRIELLE – Une ligne budgétaire spécifique consacrée au redressement de la Secren à inscrire dans la loi de finances rectificative

    Fin de l’attente. L’Exécutif approuve en Conseil des ministres l’inscription d’une ligne budgétaire d’urgence en faveur de la Société d’études, de construction et de réparation navale (Secren S.A.) dans le cadre de la Loi de finances rectificative. Cette mesure a pour objectif premier d’assurer la stabilisation de la gestion des activités du chantier naval d’Antsiranana. Par cette intervention directe, l’État finance les besoins immédiats de l’entreprise tout en cherchant à soutenir concrètement sa capacité productive industrielle.

    Depuis plusieurs années, le chantier naval subit les conséquences d’un sous-investissement chronique qui affecte directement son infrastructure lourde et limite sa compétitivité dans la zone de l’océan Indien. Cette situation entraîne des coûts fixes de maintenance élevés, plaçant la société dans une impasse de trésorerie. L’insuffisance de moyens financiers actuels entrave la modernisation nécessaire des cales sèches et des ateliers techniques, ce qui empêche l’entreprise de répondre aux besoins opérationnels indispensables pour maintenir son niveau d’activité habituel.

    Avec ce budget, l’objectif explicite est de restructurer l’entreprise pour passer d’une gestion de court terme à une logique de performance opérationnelle. Les fonds alloués doivent servir à sécuriser de nouveaux contrats internationaux de réparation navale, tout en assurant la pérennisation des emplois qualifiés au sein du secteur, en conditionnant le soutien financier aux résultats obtenus.

  • COOPÉRATION – La diversification des débouchés malgaches en Chine et des investissements chinois à Madagascar en discussion

    COOPÉRATION – La diversification des débouchés malgaches en Chine et des investissements chinois à Madagascar en discussion

    “Les investisseurs chinois sont prêts à créer plusieurs entreprises et usines à Madagascar”. La Chine se dit également prête à augmenter le volume des produits agricoles malgaches qu’elle importe de la Grande île. Les deux questions ont été évoquées lundi lors des rencontres que l’ambassadeur de Chine à Madagascar, Ji Ping, a eues lundi avec le ministre malgache l’Industrialisation et du développement du secteur privé, Ny Riana Nampoina Raharimanjato, et la ministre du Commerce et de la consommation, Haingotiana Andriamadison.

    Les audiences qu’il a eues avec les deux ministres malgaches ont été l’occasion pour le diplomate chinois de “présenter la politique du tarif douanier zéro de la Chine”, souligne l’ambassade de Chine dans un communiqué. Mais il était surtout question d’“échanges approfondis sur la coopération sino-malgache dans les domaines du commerce, de l’industrialisation et de la construction de parcs industriels”. Il a également évoqué “la volonté de la partie chinoise de mener avec la partie malgache des actions de partenariat visant à promouvoir conjointement la modernisation”, poursuit l’ambassade.

    La ministre du Commerce et de la consommation, elle, a insisté sur la nécessité de trouver des débouchés pour les produits agricoles malgaches en Chine, indique un communiqué de son ministère. Alors que la Chine venait de signer avec Madagascar un accord sur l’envoi direct des arachides malgaches sur le marché chinois, Madagascar souhaiterait aussi que la vanille, le café ou la viande bénéficient du même traitement.

    Sur la question de l’implantation industrielle, la Chine a souhaité “des garanties concernant la sécurité des investissements et la protection des opérateurs économiques”, rapporte le ministère de l’Industrialisation et du développement du secteur privé. Le ministre a alors rappelé les “efforts [qui] ont été déjà entrepris pour atteindre ces objectifs, notamment l’accélération des procédures administratives en matière de création d’entreprises, ainsi que la garantie et la protection des entrepreneurs et des investisseurs”, souligne-t-il encore.

  • DROIT D’AUTEUR – L’Omda appelle à la vigilance des chaînes audiovisuelles sur les contenus artistiques diffusés sous peine de sanctions

    DROIT D’AUTEUR – L’Omda appelle à la vigilance des chaînes audiovisuelles sur les contenus artistiques diffusés sous peine de sanctions

    Mise en garde formelle. L’Office malgache des droits d’auteur rappelle aux chaînes de télévision et aux stations de radio le nécessaire “respect scrupuleux des droits d’auteur”. A l’heure où la génération et la modification par intelligence artificielle d’œuvres, d’images, de voix et de contenus artistiques se multiplient, il les invite à “une vigilance rigoureuse quant à la provenance des contenus mis à l’antenne”. Dans un communiqué diffusé mardi sur la page Facebook du ministère de la Communication et de la culture, l’Office souligne que “toute diffusion portant atteinte à l’intégrité de l’œuvre, au droit à l’image ou à la voix des personnes concernées expose les auteurs et les diffuseurs à des poursuites”. 

    Se positionnant dans une posture préventive et de sensibilisation, l’Omda appelle les diffuseurs à effectuer “une vérification systématique que les contenus diffusés disposent des autorisations nécessaires”. Il n’en soulève pas moins que la réponse judiciaire demeure une option réelle pour les créateurs lésés. Joint au téléphone, Haja Andriamiharimanana Ranjarivo, directeur général de l’office, précise que si “l’Omda ne procède pas directement aux sanctions, privilégiant la pédagogie, tout artiste se sentant spolié par la diffusion d’une œuvre déformée ou modifiée par IA dispose du droit d’ester en justice”. Il revient alors aux tribunaux de prononcer les peines et les sanctions contre ceux qui s’adonnent à ce que l’Omda qualifie de “pratiques illicites [qui] s’effectuent trop souvent sans l’autorisation ni le consentement préalable des auteurs, artistes-interprètes ou titulaires de droits”. 

    La mise en garde de l’Omda intervient après que l’alerte a été lancée sur les réseaux sociaux par des artistes se sentant lésés par la diffusion de leurs œuvres modifiées par intelligence artificielle. L’Office rappelle alors que la législation malgache sur le droit d’auteur fait bénéficier à toute œuvre de l’esprit d’une “protection légale dès l’instant de sa création”. L’oeuvre originale demeure ainsi “protégée contre toute reproduction, adaptation, diffusion ou exploitation non autorisée”, souligne-t-elle. La loi sur la propriété littéraire et artistique prévoit des peines de prison et d’amende en cas de contrefaçon d’œuvres protégées, ainsi que toute utilisation, reproduction, communication ou diffusion au public sans autorisation de son auteur”. Les auteurs et les personnes lésées peuvent également réclamer des dommages-intérêts en réparation du préjudice.