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  • COOPÉRATION – Une zone économique commune et un projet de stockage d’hydrocarbures dans le pipeline entre Madagascar et la Russie

    COOPÉRATION – Une zone économique commune et un projet de stockage d’hydrocarbures dans le pipeline entre Madagascar et la Russie

    Un double partenariat d’envergure se dessine entre Madagascar et la Russie. En déplacement à Moscou à la tête de la délégation malgache pour participer à la Conférence internationale sur la sécurité, le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, décline la nouvelle feuille de route économique bilatérale devant la presse russe. Il évoque, entre autres, le lancement imminent d’une zone économique commune ainsi qu’un projet d’extension des infrastructures de stockage d’hydrocarbures.

    Le Chef du Gouvernement malgache indique au cours d’un entretien avec des journalistes russes et rapporté par le Bureau du Premier ministre qu’un accord portant sur la création de cette zone économique commune sera prochainement signé. Des réformes visant à améliorer le climat des affaires à Madagascar seront parallèlement menées afin d’accroître l’attractivité du pays auprès des investisseurs.

    Face aux perturbations de l’approvisionnement pétrolier engendrées par les tensions au Moyen-Orient, le Chef du Gouvernement malgache précise également que des discussions sont d’ores et déjà engagées avec les autorités russes, en vue d’accroître les capacités de stockage d’hydrocarbures à Madagascar. Ce volet énergétique intervient au lendemain de l’annonce par l’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) du projet d’implémentation d’un système de stock stratégique, confirmant la volonté d’Antananarivo de sécuriser durablement ses approvisionnements.

    Ces deux chantiers majeurs, actuellement dans le pipeline, pourraient marquer un tournant dans les relations bilatérales. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison explique d’ailleurs qu’au-delà de l’aide humanitaire d’urgence déployée par la Russie au lendemain du passage du cyclone Gezani, les liens entre les deux nations se consolideront à travers le renforcement de la coopération scientifique interuniversitaire ainsi que des partenariats dans le secteur agricole. Ces axes de coopération s’étendront également aux domaines de l’éducation et de la formation militaire, avance le locataire de Mahazoarivo.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Des voies d’action pour l’industrialisation et la diversification de la chaîne de valeur des minéraux critiques à Madagascar

    SECTEUR EXTRACTIF – Des voies d’action pour l’industrialisation et la diversification de la chaîne de valeur des minéraux critiques à Madagascar

    La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) procèdera à la présentation du Rapport sur l’évaluation de la valeur ajoutée et de la diversification de la chaîne de valeur des minéraux critiques pour la transition énergétique à Madagascar, la semaine prochaine. Fruit d’un projet bénéficiant du financement du gouvernement japonais, l’initiative vise à accompagner Madagascar dans l’identification de voies d’action concrètes pour l’industrialisation et la diversification économique. Et ce, pour aller au-delà de la simple exportation de matières premières brutes, annonce la Cnuced.

    La version préliminaire de ce rapport synthétise déjà les conclusions analytiques, les opportunités sectorielles et les recommandations stratégiques, qui devront permettre de renforcer la résilience économique, créer des emplois et favoriser une croissance durable et inclusive. Sa présentation aux parties prenantes nationales devra donc permettre aux décideurs politiques, les partenaires au développement, le secteur privé et les autres acteurs concernés de partager une vision commune des opportunités de valorisation locale et de diversification identifiées dans l’évaluation.

    Plusieurs parties prenantes assisteront à la présentation de ce rapport. Parmi les participants figureront de hauts responsables gouvernementaux des ministères chargés de l’industrialisation, du développement du secteur privé et des mines ; des représentants du secteur privé, des partenaires au développement et des bailleurs de fonds, des universitaires et des membres de la société civile, ainsi que des entités des Nations unies et des organisations régionales.

    Cette prochaine rencontre devra donc faciliter le dialogue sur les priorités de mise en œuvre et les prochaines étapes de ce projet à Madagascar. Elles incluent notamment des discussions avec les partenaires au développement sur la mobilisation du soutien technique et financier en faveur du programme d’industrialisation et de transformation économique de Madagascar. Pour la Cnuced, ce lancement vise à réaffirmer l’engagement de Madagascar en faveur de la transformation structurelle et du développement inclusif, permettant au pays de capter une plus grande valeur de ses secteurs de produits de base tout en faisant progresser une croissance économique durable.

  • DIPLOMATIE – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et trois autres ministres en Russie pour la Conférence internationale sur la sécurité

    DIPLOMATIE – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et trois autres ministres en Russie pour la Conférence internationale sur la sécurité

    Des membres du gouvernement à Moscou. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison dirige une délégation gouvernementale pour participer à la conférence internationale sur la sécurité du 26 au 29 mai dans la capitale russe.

    Le chef du gouvernement, “mandaté par le président de la Refondation”, souligne que “l’insécurité et la criminalité trouvent souvent leur origine dans les flux financiers”, au cours de l’une des tables rondes à laquelle il a participé, selon le communiqué du Bureau du Premier ministre mardi. L’ancien directeur général du Service de renseignement financier (Samifin) insiste sur la “nécessité de renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et les financements utilisés par les criminels, afin de limiter les usages illégaux des technologies de pointe”.

    Le Premier ministre souligne que l’évolution technologique comme une arme à double tranchant au cours de cette rencontre internationale, première édition. “Ces technologies peuvent être utilisées pour perturber la vie des populations, déstabiliser des États, avec, en toile de fond, la question permanente du financement”, affirme-t-il.

    Des membres du gouvernement accompagnent le Premier ministre pour son premier voyage à l’étranger. Le Général de corps d’armée Ely Razafitombo, ministre des Forces armées, Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, tout comme Erick Michel Idrissa, ministre de la Sécurité publique font également le déplacement dans la capitale russe, toujours selon le communiqué. Le Colonel Fetrarivo Rabemanantsoa, directeur général du Central intelligence service (CIS) et des éléments de la gendarmerie sont aussi du voyage.

  • FINANCEMENT – La Badea déplore la lenteur des décaissements des fonds pour les projets qu’elle appuie à Madagascar

    FINANCEMENT – La Badea déplore la lenteur des décaissements des fonds pour les projets qu’elle appuie à Madagascar

    30 %. Ce serait la part critique du portefeuille de projets de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) paralysée par la lenteur des décaissements à Madagascar. Un sujet abordé par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison avec le président de cette institution financière, Abdullah KH Almusibeeh lors d’un entretien en marge des Assemblées de la Banque Africaine de développement qui se tiennent à Brazzaville depuis le 25 mai.

    Les deux parties ont fait le point sur le portefeuille des projets financés par la Badea lors de cette rencontre. Les deux responsables ont alors insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets. Et ce, dans un contexte marqué par des retards d’exécution et des besoins persistants en infrastructures économiques, note le ministère de l’Économie et des finances qui rapporte l’entretien.

    Pour débloquer la situation, les deux parties misent sur un audit technique conjoint destiné à repérer et éliminer un à un les verrous administratifs qui freinent les financements, tout en ouvrant le portefeuille au secteur privé. Elles ont d’ailleurs convenu de renforcer leur collaboration, en vue d’approfondir l’analyse du portefeuille de projets.

    Le portefeuille de la Badea à Madagascar est actuellement très axé sur les infrastructures de transport stratégiques et la connectivité. Cette Banque avait confirmé son engagement à Madagascar avec un prêt de 80 millions de dollars destiné à la construction de l’autoroute Antananarivo–Toamasina, lors du déplacement de son Président à Madagascar au mois d’août 2025. Outre ce projet, d’autres infrastructures bénéficient de l’appui de la Badea. La réhabilitation d’une portion de la route nationale RN5 vers Soanierana Ivongo, la construction du pont de Mangoky et la réalisation des deux échangeurs routiers d’Anosizato et Andohatapenaka figurent dans son portefeuille d’investissements.

    Si l’urgence reste à l’accélération des grands projets, la rencontre avait également permis d’ouvrir une nouvelle feuille de route pour le secteur privé. La Badea et le gouvernement malgache ont mis l’accent sur le soutien aux PME, avec pour objectif d’améliorer concrètement l’accès au financement et concevoir des mécanismes financiers enfin adaptés aux réalités du terrain.

  • AFRIQUE – L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko élu au perchoir de l’Assemblée nationale à peine limogé

    AFRIQUE – L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko élu au perchoir de l’Assemblée nationale à peine limogé

    L’ex-Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été élu mardi président de l’Assemblée nationale quatre jours après avoir été limogé par le chef de l’Etat. Les tensions qui s’étalaient au grand jour depuis des mois entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre ont mené à l’inévitable rupture vendredi soir.

    Leader incontesté de leur parti le Pastef, largement majoritaire à l’Assemblée, Ousmane Sonko a été confortablement élu au perchoir mardi matin. La question se pose désormais de savoir si le parlement coopérera avec le président Diomaye Faye pour gouverner et passer des réformes dans le pays qui fait face à de graves difficultés économiques.

    Leviers de contre-pouvoir

    Le nouveau chef des députés a été longuement applaudi par les députés de son parti qui détient 130 des 165 sièges du Parlement. Il remplace El Malick Ndiaye qui avait démissionné dimanche pour lui céder la place. « Je n’utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel. Aucun député avec moi n’utilisera cette institution pour une vendetta personnelle », assure Ousmane Sonko, en langue wolof, après son installation au perchoir de l’Assemblée nationale.

    Mais « l’Assemblée nationale ne sera pas une chambre d’enregistrement”, ajoute-t-il. A l’entendre, “elle usera de manière responsable de tous les leviers de contre-pouvoirs. Nous voterons les lois conformes à l’intérêt général et rejetterons celles qui ne le sont pas ».

    Majorité

    L’ancien chef de gouvernement félicite aussi son successeur Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô nommé lundi par le président Diomaye Faye qui l’a chargé ensuite de former un gouvernement « dans les plus brefs délais ». Il reconnaît en celui-ci des qualités malgré « leurs divergences sur le franc CFA et la gestion de la dette ».

    Ousmane Sonko estime néanmoins que « dans toutes les démocraties, l’exécutif ne peut pas nommer un gouvernement sans se concerter avec la majorité. C’est la majorité à l’Assemblée nationale qui doit gouverner ». Selon lui, « avant de nommer un Premier ministre, le président (de la République) devait en discuter avec la majorité dans le pouvoir et dans l’opposition ».

    Boycott

    L’élection d’Ousmane Sonko au perchoir a été boycottée par les députés de la principale coalition de l’opposition qui y voit un « coup d’Etat institutionnel », a constaté un journaliste de l’AFP. La majorité parlementaire a « installé quelqu’un, Ousmane Sonko, qui a déjà perdu son mandat de député et ne peut le retrouver. Nous n’allons pas nous associer à cette mascarade », déclare à la presse le député d’opposition Abdou Mbow.

    Empêché de se présenter à la présidentielle d’avril 2024 en raison d’une condamnation pour diffamation, Ousmane Sonko avait désigné son bras droit, Diomaye Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux. Les tensions ont commencé à émerger en juillet 2025 lorsque le bouillonnant Premier ministre s’en était vivement pris au président Faye, fustigeant un « problème d’autorité » dans le pays.

    Economie plombée

    La nomination du nouveau Premier ministre est interprétée comme un appel du pied aux bailleurs et aux investisseurs en raison des difficultés financières du pays ouest-africain dont l’économie est plombée par une dette atteignant 132% du PIB. A leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités avaient accusé le pouvoir de l’ex-président Macky Sall (2012-2024) d’avoir caché une partie de la dette, entraînant la suspension du programme d’aide du FMI de 1,8 milliard de dollars.

    La gestion de cette dette a été, avec notamment celle de la justice, parmi les points de désaccord entre le chef de l’Etat et son ex-Premier ministre. Pendant que le premier souhaite discuter avec le Fonds monétaire international (FMI) d’un nouveau programme d’aide, le second vante lui une approche souverainiste.

  • INSTITUTION – Deux hauts conseillers constitutionnels condamnent la procédure de leur remplacement par l’Assemblée nationale qu’ils qualifient d’“illégale”

    INSTITUTION – Deux hauts conseillers constitutionnels condamnent la procédure de leur remplacement par l’Assemblée nationale qu’ils qualifient d’“illégale”

    Les deux hauts conseillers constitutionnels visés par une procédure de remplacement par l’Assemblée nationale sortent de leur silence. William Noëlson, haut conseiller constitutionnel Doyen et Georges Merlin Rasolo Nandrasana condamnent “la plus grande fermeté cette initiative unilatérale, qui s’apparente à un coup de force institutionnel” dans un communiqué mardi. Ils qualifient la procédure engagée contre eux, ou l’un d’entre-eux, d’“illégale et impossible”

     

    William Noëlson et Georges Merlin Rasolo Nandrasana font référence à l’ordre du jour voté par l’Assemblée nationale prévoyant une “élection du représentant de l’Assemblée nationale au sein de la Haute Cour (…) sans qu’aucune vacance de poste ne soit constatée”. Le vote en question est prévu se tenir jeudi dans la matinée.

     

    Les deux hauts conseillers se réfèrent à l’ordonnance portant loi organique relative à la juridiction constitutionnelle pour fonder leurs arguments. “Le remplacement d’un membre élu ne peut se faire que si son siège est vacant suite à une démission d’office, un décès, une démission volontaire ou une incapacité d’exercer la fonction”, rappellent-ils. “La procédure légale exige que la HCC constate d’abord la vacance, en avise le président de la République, lequel prend un décret constatant une vacance de poste et invite l’autorité de désignation à une élection. Rien de tout cela n’est le cas actuellement”, rajoutent-ils.

     

    “Forcer ce remplacement arbitraire revient à fragiliser délibérément les fondements de l’Etat de droit et pourrait provoquer une crise institutionnelle majeure. Au-delà de son illégalité, une telle dérive créerait un précédent extrêmement dangereux”, préviennent les deux hauts conseillers. “Elle ouvrirait à porte à une précarisation de l’ensemble des mandats constitutionnels, menaçant la stabilité de toutes les institutions républicaines”, mettent-ils en garde.

     

    William Noëlson et Georges Merlin Rasolo Nandrasana rappellent que la Constitution malgache “protège vigoureusement l’indépendance des juges de la HCC afin de les soustraire aux velléités et pressions politiques”. “Les Hauts conseillers sont investis d’un mandat de sept (7) ans non-renouvelable”, précisent-ils. “Une fois élus, les représentants acquièrent une autonomie institutionnelle totale et échappent définitivement à la volonté politique de l’organe qui les a élus”, avant d’enchaîner que “l’Assemblée nationale n’a donc ni le pouvoir, ni le droit de remplacer et de révoquer ses représentants en cours de mandat”.

     

    Peu d’échanges sur le sujet avaient eu lieu à l’Assemblée nationale lors de la séance plénière pour l’adoption de l’ordre du jour. L’heure de la tenue du vote avait été soulevée, tout comme la possibilité de candidature des députés eux-mêmes. L’administration indique “avoir eu seulement de consigne pour préparer l’élection”. La HCC n’a pas encore non plus réagi par rapport au dossier.

     

    La HCC avait attiré l’attention de l’opinion sur le remplacement de trois de ses membres en décembre 2025. A l’époque, les circonstances de départ de Vololoniriana Christiane Rakotobe Andriamarojaona, de Rondro Lucette Razanadrainiarison Rahelimanantsoa, de Ranaivo Fidèle Mbalo avaient suscité des échanges. Finalement, ils étaient remplacés par Tianjanahary Andriamalaza, de Norovola Haritiana Rasolonjatovo et de Haingotiana Andriamampandry.

  • EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – La TVA et l’Irsa représentent plus de la moitié du total des recettes fiscales internes encaissées par l’Etat

    EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – La TVA et l’Irsa représentent plus de la moitié du total des recettes fiscales internes encaissées par l’Etat

    52,54%. La part cumulée de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) représente plus de la moitié de l’ensemble des recettes fiscales internes de Madagascar. Leur montant combiné s’élevait à 681,9 milliards d’ariary pour les trois premiers mois de cette année, selon le Compte rendu de l’exécution budgétaire pour ce premier trimestre.

    Le montant total des réalisations des recettes fiscales internes s’élevait à 1 298 milliards d’ariary de janvier à mars 2026. Pour 459,6 milliards d’ariary recouvrés, la TVA représentait à elle seule 35,41 % des recettes fiscales internes encaissées sur la période. Cette taxe conserve de très loin sa place de premier contributeur aux recettes de l’État pour ce premier trimestre, devant l’Impôt sur les Revenus et l’Irsa, en générant plus du tiers des ressources fiscales intérieures à Madagascar.

    L’Impôt sur les revenus (IR) s’affirme solidement comme le second poste des recettes de l’État, avec 279,7 milliards d’ariary de réalisations contre une valeur cible de 291,9 milliards. Cet impôt représente 21,55 % de l’ensemble des encaissements de la période. Ce qui confirme le rôle crucial joué par les acomptes et les soldes de clôture des entreprises du secteur formel dans l’approvisionnement des caisses publiques en début d’exercice. Celui-ci a d’ailleurs enregistré une performance remarquable, en affichant le meilleur taux d’exécution budgétaire parmi les grands impôts, soit 95,82 % d’atteinte de ses objectifs trimestriels.

    L’Irsa complète ce podium à la troisième place avec une contribution de 222,3 milliards d’Ariary, soit 17,13 % du total des réalisations de la Direction générale des impôts (DGI). Avec un taux d’exécution de 95,12 %, l’Irsa affiche une efficacité de recouvrement l’affirmant comme l’une des sources de revenus les plus stables et les plus prévisibles pour le budget de l’État grâce notamment au mécanisme de retenue à la source.

    Sur un montant global de réalisations s’élevant à 1 298 milliards d’ariary pour la période de janvier à mars, le « Top 3 » composé de la TVA, de l’IR et de l’Irsa dicte à lui seul la trajectoire budgétaire de l’État en s’accaparant 74,08 % des encaissements totaux. C’est soit un montant combiné de 961,6 milliards d’ariary. Les dix autres rubriques fiscales se partagent ainsi le reliquat, soit à peine plus d’un quart des ressources fiscales internes recouvrées. Ces données confirment ainsi que le budget de l’État dépend structurellement de la consommation et des activités du secteur formel (Irsa).

  • AFRIQUE – Le banquier et ancien ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô remplace Ousmane Sonko à la tête du gouvernement sénégalais

    AFRIQUE – Le banquier et ancien ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô remplace Ousmane Sonko à la tête du gouvernement sénégalais

    Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye nomme lundi un banquier et ancien ministre pour diriger le gouvernement, trois jours après le limogeage de son Premier ministre et ancien compagnon de route Ousmane Sonko. Il s’agit d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, un ancien de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), présenté comme au fait des « arcanes économiques et financiers ».

    Al Aminou Mohamed Lô a été secrétaire général dans le premier gouvernement formé par Diomaye Faye, au pouvoir depuis avril 2014, avant d’être nommé ministre. « Le Sénégal est un pays sûr et viable et entend le rester », indique dans sa première déclaration le successeur d’Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, limogé vendredi. « Il ne s’agit pas d’un changement de cap mais de méthode », ajoute-t-il, citant la droite et la transparence ainsi que « la souveraineté économique et culturelle » parmi les fondements de son action.

    La nomination du nouveau Premier ministre a lieu alors que la situation financière du pays ouest-africain est plombée par son énorme dette, 132% du PIB, dont le traitement est un point de divergences entre le chef de l’Etat et son ex-chef de gouvernement. Le président Diomaye Faye souhaite discuter avec le Fonds monétaire international (FMI) d’un nouveau programme d’aide, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko vante lui une approche souverainiste.

    Al Aminou Mohamed Lô est nommé à la veille de la réunion plénière de l’Assemblée nationale qui doit examiner mardi la « réintégration » au poste de député d’Ousmane Sonko. Elu lors des législatives de novembre 2024, celui-ci avait renoncé à son mandat pour rester chef de gouvernement. Dimanche, le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye, un ses fidèles, a présenté sa démission, ouvrant la voie à l’élection au perchoir de l’ex-Premier ministre, leader du parti Pastef, fort de 130 députés sur 165.

    Un « coup d’Etat institutionnel » est en préparation avec ce « forcing que la majorité veut imposer », dénonce lundi la cheffe des députés de la principale coalition de l’opposition, Aïssata Tall Sall, lors d’une conférence de presse. Les députés sont convoqués mardi à 9 heures (locales et GMT) afin de voter la « réintégration du député Ousmane Sonko » et d’élire le prochain président de l’Assemblée nationale, selon un document officiel publié dimanche soir.

  • CIRCULATION – L’ATT “rassure” sur la non-application immédiate des nouvelles dispositions du code de la route

    CIRCULATION – L’ATT “rassure” sur la non-application immédiate des nouvelles dispositions du code de la route

    Le permis de conduire ne sera pas tout de suite exigé aux conducteurs des véhicules à deux ou trois roues de moins de 49cc. Tout comme l’autorisation de conduire ne sera pas encore demandée aux cyclistes, tireurs de pousse-pousse ou conducteurs de charrette. Les dispositions prévues par le code de la route de 2017 et son décret d’application récemment adopté “ne sont pas encore applicables immédiatement”, assure l’Agence des transports terrestres (ATT), vendredi tard dans la nuit. Une précision qui intervient après une vague de réactions suscitées par un communiqué publié quelques heures plus tôt par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).

    Dans son communiqué, l’ATT souligne que “plusieurs étapes préparatoires” restent nécessaires avant l’entrée en vigueur effective des nouvelles dispositions prévues par le nouveau Code de la route et son décret d’application. Ces étapes, souligne-t-elle, impliquent “les auto-écoles qui sont chargées de la formation”, l’ATT elle-même qui organise les examens à passer pour l’obtention des permis de conduire, le centre immatriculateur et le ministère de l’Intérieur qui délivrent les permis de conduire ainsi que la police et la gendarmerie qui doivent contrôler l’application des lois et des règlements.

    A en croire l’ATT, “aucune communication officielle” n’a encore été faite sur l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions sur les permis de conduire et les autorisations de conduire. “Ces thèmes ont été abordés dans le cadre d’une réunion relative à l’amélioration de la circulation à Antananarivo à titre de simples explications”, insiste-t-elle. Elle rappelle que les objectifs de ces nouvelles dispositions sont de réduire les accidents de circulation et faire baisser jusqu’à 50% le nombre de morts et de blessés de la route d’ici à 2030.

    Selon le nouveau Code de la route, “nul ne peut conduire un véhicule motorisé sur les voies ouvertes à la circulation publique sans être titulaire d’un permis de conduire”, tandis que “pour la conduite des véhicules non motorisés, une autorisation est établie et délivrée par la municipalité ou la commune”.

  • TRAVAUX ROUTIERS – 30 mois d’entretien supplémentaire pour garantir la qualité et la durabilité de la RNS41, reliant Ikelikampona et Fandriana

    TRAVAUX ROUTIERS – 30 mois d’entretien supplémentaire pour garantir la qualité et la durabilité de la RNS41, reliant Ikelikampona et Fandriana

    54 milliards d’ariary. Tel est le montant du financement alloué par les banques partenaires, dans le cadre du projet connecter Madagascar pour une croissance inclusive (PCMCI), pour les travaux de réhabilitation de la route nationale secondaire RNS41. Cette route de 42Km relie Ikelikampona et Fandriana, dans la région Amoron’i Mania.

     

    Lancé en début mars 2026, Ce chantier se spécifie par l’application du système “marché routier à obligation de résultats” (MROR). Ce mécanisme ne se limite plus à des réparations provisoires, mais impose une obligation de qualité durable. L’entreprise titulaire, ECH BTP, devra ainsi assurer l’entretien de la route pendant 30 mois afin de garantir sa praticabilité et la sécurité des usagers sur le long terme.

     

    L’avancement des travaux est actuellement estimé à 16%, selon le ministre des Travaux publics (MTP), Sambilason Richard Rafefimanana. La première phase de six mois sera consacrée aux travaux de bitumage, à la construction des ponts et aux ouvrages d’assainissement. Les travaux devront être achevés avant le 4 mars 2029, sous la supervision du MTP.

     

    De son côté, la population locale s’attend à ce que les travaux s’achèvent vraiment, après plusieurs promesses non tenues et des travaux lancés puis suspendus à plusieurs reprises. Ceci d’autant plus que la RNS41 a longtemps constitué un véritable calvaire pour les usagers, particulièrement durant la saison des pluies où certaines portions devenaient presque impraticables.

     

    Lors de la visite du contrôle et suivi du chantier, le 23 mai à Andidy Fandriana, le Président de la Refondation de la République, Colonel Michaël Randrianirina, a insisté sur la qualité des travaux et la transparence. Il a également exigé au MTP l’affichage public du nom de l’entreprise, du montant du marché ainsi que de l’ingénieur chargé du contrôle des travaux sur tous les chantiers routiers de Madagascar.

     

    Photo : PRRM