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  • Le Colonel Michaël Randrianirina assure que les décès d’Ambohimalaza en juin 2025 étaient dus à un botulisme

    Le Colonel Michaël Randrianirina assure que les décès d’Ambohimalaza en juin 2025 étaient dus à un botulisme

    “A ce que l’on sait, il s’agit bien de botulisme”. Le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, est formel. A l’entendre, les dizaines de décès survenus en juin 2025 suite à une ingestion d’aliments contaminés à Ambohimalaza ont été causés par du botulisme. S’appuyant sur les résultats des consultations effectuées par des médecins russes sur l’un des patients encore en vie, le chef de l’Etat souligne au cours de l’émission spéciale diffusée dimanche soir sur les chaînes audiovisuelles publiques que “les personnes concernées avaient été victimes de botulisme”.

    Le président de la Refondation indique néanmoins que “des enquêtes doivent encore être menées pour prouver de quel type de botulisme il s’agit”. “Ce que l’on ne sait pas, c’est s’il s’agit d’un botulisme naturel ou d’un botulisme utilisé comme arme biologique”, affirme-t-il. Il indique que des analyses sont encore nécessaires pour déterminer avec exactitude le type de botulisme. Il demande alors que les échantillons qui sont encore conservés dans un laboratoire en France soient transmis aux autorités “pour que nous puissions déterminer de quel type de botulisme ont été victimes les personnes d’Ambohimalaza”.

    A entendre le Colonel Michaël Randrianirina, les médecins russes ont déjà été envoyés à Ambohimalaza pour faire ces investigations sur le site du drame, mais “tout avait déjà été nettoyé avec du détergent et les lieux ont été transformés en atelier de couture”, regrette-t-il. Il indique même que les dossiers médicaux de l’une des victimes encore en vie ont aussi été amenés par des gens qui ont dit avoir été envoyés par la présidence.

    En 2025, les responsables de l’ancien gouvernement avaient nié que la trentaine de victimes de l’affaire Ambohimalaza aient été victimes de botulisme. Pour eux, les symptômes présentés par les patients et les victimes n’étaient pas ceux de cette maladie. Ils avaient également brandi des résultats d’analyses qui avaient conclu à un empoisonnement au datura et à la belladone. Ils avaient aussi évoqué des conflits familiaux comme mobiles de la thèse qu’ils avaient retenue comme cause des multiples décès.

     

    Photo : Capture d’écran TVM

  • BUDGET – Le droit d’accise sur les télécommunications ramené à 5 % dans le projet de loi de finances rectificative.

    BUDGET – Le droit d’accise sur les télécommunications ramené à 5 % dans le projet de loi de finances rectificative.

    Une nouvelle mesure fiscale pour le secteur des télécommunications. Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) prévoit une réduction du droit d’accise appliqué aux services de télécommunications. Le taux de cette taxe est fixé à 5 %, contre 8% auparavant. Le projet devrait néanmoins encore passer devant le parlement pour examen et adoption avant son application.

     

    D’après le document rectificatif du budget de l’Etat, sont concernées par cette mesure fiscale les communications nationales et internationales par téléphonie et réseaux mobiles, notamment l’accès à Internet, le trafic de voix, les services de messagerie, le transfert de données et les services de connectivité par satellite.

     

    Cette mesure répond en partie aux revendications du secteur, qui avait plaidé pour un allègement de la fiscalité afin de soutenir les investissements et favoriser l’accès aux services numériques. La disposition figure parmi les ajustements fiscaux proposés par le gouvernement dans le cadre de la révision budgétaire en cours. La réduction du droit d’accise constitue une avancée pour les opérateurs télécoms, qui réclamaient depuis longtemps un allègement fiscal afin de favoriser l’accès à Internet à Madagascar.

     

    Pas plus tard qu’au mois de novembre dernier, au moment où le bras de fer entre l’Etat et les membres du groupement des opérateurs télécom de Madagascar (GTM) sur le prix de l’internet s’est intensifié, les opérateurs avaient rappelé leur revendication de suppression totale de ce droit d’accise. Ils avaient également demandé la suppression de la taxe sur les transactions mobiles et de celle sur les smartphones à bas prix. Ils avaient alors assuré que ces mesures ne devraient pas entraîner de baisse des recettes fiscales. Ils avaient même promis une hausse des impôts versés à l’État à hauteur de 400 milliards d’ariary.

     

    Le gouvernement qui n’avait pas fermé la porte à un allègement avait souhaité que les économies réalisées grâce à d’éventuelles mesures soient réinvesties, “utilisées dans l’investissement pour améliorer surtout la qualité d’Internet à Madagascar”, avait alors soutenu à l’époque Mahefa Andriamampiadana, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications. “Tout cela dans le but de promouvoir la digitalisation, mais aussi d’assurer l’inclusion numérique pour tous”, avait-il poursuivi.

  • MANIFESTATIONS – L’Etat réévalue à 231,4 milliards d’ariary les pertes matérielles engendrées par les événements de septembre et octobre 2025

    MANIFESTATIONS – L’Etat réévalue à 231,4 milliards d’ariary les pertes matérielles engendrées par les événements de septembre et octobre 2025

    231,4 milliards d’ariary. Ce serait le montant des pertes matérielles engendrées par les manifestations, accompagnées de pillages, dans les principales villes de Madagascar entre le 25 septembre et le 17 octobre 2025. Cette estimation est avancée dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2026.

     

    Déjà en octobre 2025, lors d’une rencontre avec les organisations patronales, l’ancien président de la République, Andry Rajoelina, avait alerté sur la gravité de la situation, chiffrant les pertes des deux premiers jours de crise à 200 milliards d’ariary. Il avait également déploré à l’époque la destruction de 2 000 emplois.

     

    Pour la Refondation de la République, le bilan de ces événements dans les grands centres urbains, comme Antananarivo, Toamasina, Antsirabe, Toliara et Antsiranana, ne se limite pas aux pertes matérielles. Ces bouleversements ont provoqué l’interruption ou la destruction partielle de nombreuses activités économiques, peut-on lire dans le projet de loi de finances rectificatives de cette année.

     

    Le secteur privé avait déjà soulevé l’importance d’intégrer les impacts de cette dernière crise comme un paramètre fondamental dans la planification du budget national. Les Groupements estimaient que ses conséquences socio-économiques devaient être intégrées dans l’élaboration de la loi des Finances (LFI) 2026.

     

    Un dispositif de soutien financier d’urgence avait été promis en réponse à cette situation à l’époque. Celui-ci était destiné à faciliter la reconstruction et le redémarrage des entreprises sinistrées. Ce plan repose sur l’allègement de la trésorerie des opérateurs économiques à travers l’octroi de crédits à taux zéro et la prise en charge par l’État des intérêts des prêts de reconstruction. En parallèle, des mesures fiscales avaient aussi été annoncées, incluant des subventions ciblées, des allègements fiscaux et des discussions pour des exonérations temporaires afin d’atténuer la pression financière sur le secteur privé.

  • INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – La BAD estime que Madagascar se trouve entre amélioration progressive et fragilités structurelles

    INDICATEURS MACROÉCONOMIQUES – La BAD estime que Madagascar se trouve entre amélioration progressive et fragilités structurelles

    Le profil macroéconomique de Madagascar pour la période 2026-2027 est prévu s’améliorer progressivement, d’après les prévisions de la Banque africaine de développement (BAD). La situation globale du pays reste néanmoins moyenne et fragile, selon cette institution panafricaine dans son Rapport 2026 sur les perspectives économiques en Afrique. Le document est publié, en marge des Assemblées annuelles de la BAD à Brazzaville.

    Selon la BAD, les perspectives pour la Grande île montrent des signes d’amélioration progressive au cours de la période sous revue, avec une accélération de la croissance, un reflux de l’inflation et une réduction des déficits budgétaires et courants. En termes de croissance du PIB réel, l’économie malgache devrait connaître une accélération de son activité économique, progressant de 1,5 point de pourcentage entre 2026 et 2027. La BAD prévoit un taux de croissance passant de 3% à 4,5 entre les deux périodes.

    Concernant la hausse des prix, la prévision de la BAD avance un taux d’inflation de 9%, frôlant la barre des deux chiffres. Une nette décélération est toutefois projetée pour 2027 à 6,5 %. Le maintien sous le seuil des 10 % permet à Madagascar de rester dans la performance moyenne en Afrique.

    Les finances publiques de Madagascar devraient pour leur part rester déficitaires. Elles s’orientent néanmoins vers une trajectoire de consolidation. Pour la BAD, le déficit budgétaire devrait reculer, passant de -4,4 % à -3,8 %. Se situant dans la fourchette comprise entre 3 % et 5 %, cet indicateur est classé en performance moyenne.

    Le principal point de vigilance concerne le solde de compte courant du pays. Madagascar affiche un déficit structurel important de sa balance courante, estimé par la BAD à -7,5%. Bien qu’une légère amélioration de +1,5 point soit attendue en 2027 pour se situer à -6%, ces niveaux restent supérieurs au seuil critique de -5 %, maintenant une performance faible pour Madagascar. Ce qui traduit une forte dépendance extérieure ou un déséquilibre des échanges commerciaux.

    La BAD évoque alors plusieurs défis structurels. Les principaux risques comprennent les chocs climatiques, la baisse des prix des matières premières, les tensions géopolitiques et l’incertitude politique intérieure. Comme mesures d’atténuation, l’institution panafricaine préconise la diversification des exportations, une mobilisation accrue des ressources nationales et des financements pour le climat.

  • PARLEMENT – 35 nouveaux présidents de commission élus dont trois à la tête de nouvelles commissions à l’Assemblée nationale

    PARLEMENT – 35 nouveaux présidents de commission élus dont trois à la tête de nouvelles commissions à l’Assemblée nationale

    L’Assemblée nationale vient d’ajouter trois nouvelles commissions aux 32 commissions prévues dans le règlement intérieur de la Chambre basse. Il s’agit de la commission de la refondation nationale, la commission de la refondation nationale pour la jeunesse, et la commission de l’élevage.

    Bien que le règlement intérieur ne prévoie pas encore les trois commissions, leurs présidents ont été élus lors de la séance plénière qui s’est déroulée à Tsimbazaza, jeudi soir. Jean Michel François, député élu dans la circonscription d’Antsirabe I, ancien président de la commission de l’Education nationale, est élu pour la commission de la refondation nationale. Miarintsoa Rakotomalala, élu à Ambatolampy présidera la commission de la refondation nationale pour la jeunesse. Et pour la commission de l’élevage, la présidence est confiée à l’ancien vice-ministre de l’Elevage Raymond, élu à Antsiranana II.

    Comme il était inscrit dans son ordre du jour de ce jeudi, l’Assemblée nationale a procédé à l’élection de toutes les commissions permanentes. Parmi les élus figurent déjà parmi les membres de commissions précédentes, comme Donat Tang Manasoa, élu à Mahanoro, Seth Rajoelina, Narisonn Rafidimanana ou encore Tianarivelo Razafimahefa.

    Commission de la Défense nationale : René Jaozandry
    Commission des Affaires étrangères : Donat Tang Manasoa
    Commission de la Législation : Jean de Dieu Maharante
    Commission de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire : Seth Rajoelina
    Commission de l’Économie et des finances : Narison Rafidimanana
    Commission de l’Intérieur : Tianarivelo Razafimahefa
    Commission de la Sécurité publique : Charly Zafimagnely Nakany
    Commission de l’Industrie : Chabani Nourdine
    Commission de l’Agriculture et de l’élevage : Narson Seth Razafindrabary
    Commission de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Andriamampionona Nomenjanahary Ramilison
    Commission de l’Éducation nationale : Hervé Hanognona
    Commission de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle : Olivier Anthony José Randrianantenaina
    Commission de la Santé publique et de la planification Familiale : Docteur Lova Herizo Rajaobelina
    Commission de la Population et de la solidarité : Liva Gervais Sylvie
    Commission du Tourisme et de l’artisanat : Lucien Ranarivelo
    Commission du Développement numérique, des postes et des télécommunications : Clarisse Eugénie Ramananjarasoa
    Commission de l’Énergie, des hydrocarbures et de l’électrification rurale et ménagère : Velomihaotra Painchard Andrianambenana
    Commission des Travaux publics : Orlando Ramananarivo
    Commission des Transports et de la météorologie : Velomanana Solomampionona Razafitsiala
    Commission du Travail, de l’emploi et de la fonction Publique : Narcis Andrianirina
    Commission de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène : Christian Saory
    Commission de la Pêche et de l’économie bleue : Biri Golbert Rakotomalala
    Commission des mines : Aida Hardy Ratsimandriona
    Commission de la Communication et de la culture : Sophie Ratsiraka
    Commission de la Jeunesse et des sports : Désiré Razafinimaro
    Commission de l’Environnement et du développement durable : Faralahy Célestin Benenitra Razafindramasy
    Commission de la Gendarmerie nationale : Andry Rasolohery Marindry
    Commission des Villes nouvelles, de l’habitat et de l’aménagement du territoire : Marcelline Rasoanirina
    Commission de la Bonne gouvernance, de la transparence, de la redevabilité et de la lutte contre la corruption : Théophiline Velonjara
    Commission du commerce : Thony Randriamalala
    Commission de l’Évaluation des politiques publiques : Jonhson Anatol Razafindriatsara
    Commission de l’Environnement des affaires, de la promotion de l’entrepreneuriat et des investissements :Arsène Ratolojanahary
    Rapporteur de la Commission des finances : Rijaniaina Thierry Radafindranaro
    Commission de la Refondation nationale : Jean Michel François
    Commission de la Refondation nationale pour la jeunesse : Miarintsoa Rakotomalala
    Commission de l’Elevage: Dr Raymond

  • MIGRATION – La BAD pointe 1,4 milliard de dollars de capital inexploité dans une diaspora malgache ancrée dans des pays riches

    MIGRATION – La BAD pointe 1,4 milliard de dollars de capital inexploité dans une diaspora malgache ancrée dans des pays riches

    Démographiquement restreinte mais hautement qualifiée. Bien que la diaspora malgache se caractérise par un effectif relativement modeste, estimé à 200 000 personnes, sa configuration géographique témoigne d’un profil socio-professionnel d’élite. Une écrasante majorité de cette population, soit 93,6 %, est établie dans des pays à revenu élevé en 2024. C’est la Banque africaine qui l’expose dans son dernier Rapport sur les perspectives économiques en Afrique.

    L’institution panafricaine indique s’être référée à la base de données démographiques des Nations unies. Cette concentration massive dans les économies les plus développées pourrait alors suggérer un niveau d’instruction élevé ainsi qu’une intégration réussie dans des secteurs d’activité à forte valeur ajoutée. La BAD place alors Madagascar parmi les pays présentant le plus grand potentiel inexploité de la diaspora, en termes financiers.

    En prenant les données sur les transferts de fonds qui proviennent des Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale, la contribution de la diaspora malgache se traduit par un flux annuel de transferts de fonds s’élevant à 400 millions de dollars. Si ce montant global peut paraître timide à l’échelle macroéconomique, la BAD révèle son importance lorsqu’il est ramené individuellement à chaque membre de la communauté expatriée. L’effort consenti par les migrants malgaches s’établirait en moyenne à 1 813,5 dollars par personne, selon cette institution financière.

    Ces capitaux constituent habituellement une bouffée d’oxygène quotidienne pour les ménages restés à Madagascar. Ils financent notamment les besoins de base tels que la santé, l’éducation et la consommation courante, tout en agissant ainsi comme un filet de sécurité sociale informel.

    Un immense potentiel inexploité au service du développement est toutefois soulevé. L’enjeu majeur réside, selon la BAD, dans l’écart entre la situation présente et les capacités réelles de mobilisation financière. Les projections économiques estiment le niveau de référence optimal pour Madagascar à 1,8 milliard de dollars. Avec les envois annuels de la diaspora malgache, il reste donc un potentiel annuel inexploité de 1,4 milliard de dollars.

    Cette situation pourrait s’expliquer par des mécanismes de transfert, souvent coûteux ou informels, ainsi que l’absence de produits financiers attractifs, tels que des obligations de la diaspora ou des fonds d’investissement dédiés. Ce qui freine généralement l’injection de ces capitaux dans l’économie formelle.

    La BAD explique que même lorsque la diaspora n’est pas exceptionnellement importante en termes absolus, des pays tels que la Gambie, le Kenya et le Sénégal sont capables de tirer parti de leurs réseaux internationaux plus efficacement que de nombreux autres pays africains. En moyenne, ces cinq pays reçoivent 8 461 dollars par membre de la diaspora chaque année des pays à revenu élevé et 4 950 dollars des pays à revenu intermédiaire et faible. Cette situation démontre qu’il est possible d’atteindre des niveaux élevés de mobilisation financière de la diaspora même en dehors des pays les plus riches, lance cette institution panafricaine.

  • RECONNAISSANCE – La compagnie aérienne nationale honore Ndriana Andriamboavonjy, l’un de ses pionniers

    RECONNAISSANCE – La compagnie aérienne nationale honore Ndriana Andriamboavonjy, l’un de ses pionniers

    Hommage protocolaire. Une cérémonie pour reconnaître le parcours du premier commandant malgache de la compagnie s’est tenue jeudi à Ivato, sous la houlette de la compagnie aérienne nationale. En mettant en lumière le parcours de Ndriana Andriamboavonjy, “Air Madagascar” cherche à réaffirmer l’importance de son capital humain et à ancrer la valorisation des métiers dans sa culture d’entreprise. Toutefois, au-delà de cet élan symbolique, le défi pour la compagnie réside désormais dans sa capacité à transformer cette célébration du passé en un levier concret pour motiver et fidéliser les talents actuels, dans un secteur aérien mondialisé en pleine mutation.

    Bien que le parcours exceptionnel du Commandant Andriamboavonjy, passé de l’Armée de l’Air française au pilotage du Boeing 747, constitue un modèle de réussite et de fierté nationale, sa mise en pratique au sein de la compagnie actuelle reste un enjeu de taille. Pour les jeunes pilotes et techniciens malgaches, cet héritage doit passer du statut de « légende » à celui de moteur opérationnel. Si l’engagement du Commandant envers l’identité malgache et la transmission de savoir-faire est une source d’inspiration, l’attractivité de la compagnie dépendra également de sa capacité à offrir des conditions de carrière capables de retenir, comme l’a fait son aîné, les talents qui pourraient être tentés par l’expatriation.

    Si la vision portée par le directeur général Rado Rabarilala met en avant la nécessité de reconnaître l’engagement pour faire vivre l’histoire, la culture d’entreprise seule ne suffira pas. À Madagascar, Air Madagascar doit naviguer entre la préservation de son identité historique et la modernisation indispensable de ses structures pour rester compétitive. Pour que cet hommage ne soit pas qu’un souvenir nostalgique, il est impératif que la compagnie accompagne cet élan par une politique de valorisation des métiers concrète, capable de créer un environnement de travail stimulant où la transmission de l’expérience devient le socle d’une excellence opérationnelle durable.

  • INSTITUTION – L’Assemblée nationale reporte à une date indéterminée le remplacement de ses représentants à la HCC

    INSTITUTION – L’Assemblée nationale reporte à une date indéterminée le remplacement de ses représentants à la HCC

    Un ajournement sine die. L’Assemblée nationale choisit de repousser l’élection de ses deux représentants à la Haute Cour constitutionnelle (HCC) selon l’ordre du jour établi initialement. Les députés votent l’ajournement du scrutin prévu jeudi en fin de journée à Tsimbazaza comme proposé par Siteny Randrianasoloniaiko, président de la Chambre basse. 

    Le député Pety Rakotoniaina a pris la parole et a suggéré l’annulation pure et simple de la procédure de remplacement. Le parlementaire élu à Ikalamavony pense que celle-ci “n’est pas bonne politiquement et n’est pas légale”. Dans la foulée, le président de la Chambre basse rappelle qu’“on a déjà pris une décision [vote de report]” et que “l’ajournement ne veut pas dire annulation”.

    Commission juridique

    Le débat n’a pas duré plus de cinq minutes et le dossier a été expédié pour plus tard. Le(s) motif(s) de la mise en branle de la procédure n’a (ont) pas été discuté(s) durant la séance plénière. 

    Un premier report avait eu lieu dans la matinée, prévue initialement pour la tenue du vote. Le dossier a ensuite été reporté dans l’après-midi. Siteny Randrianasoloniaiko s’est excusé auprès des députés pour l’ajournement évoquant une “raison indépendant de m(s)a volonté”

    Fanomezantsoa Andrianjanahary, vice-président de l’Assemblée nationale, donne une explication sur le report à la sortie de la salle des séances. “La commission juridique qui va être mise en place va examiner la faisabilité ou non [du remplacement]”, soutient-il pendant la suspension de séance entre l’élection ajournée des représentants de l’Assemblée nationale au sein de la HCC et les élections des présidents des commissions permanentes à la Chambre basse. “On pense que la nouvelle commission qui va l’examiner car il y aura du changement avec l’élection de la nouvelle commission”, réitère-t-il. 

    Mandat intangible

    William Noëlson, haut conseiller constitutionnel doyen et Georges Merlin Rasolo Nandrasana, deux hauts conseillers visés par le projet de remplacement, avaient condamné avec “la plus grande fermeté cette initiative unilatérale, qui s’apparente à un coup de force institutionnel” dans un communiqué publié mardi. Ils qualifient la procédure engagée contre eux d’“illégale et impossible”. Ils rappellent l’intangibilité de leur mandat une fois élu et l’absence de l’une des cas de figure prévues par les textes justifiant le déclenchement de la procédure de leur remplacement. Un remplacement “arbitraire (…) [qui]  revient à fragiliser délibérément les fondements de l’Etat de droit et [ qui] provoquer une crise institutionnelle majeure”, selon eux.

  • ELECTIONS – Onze thématiques à discuter durant les trois jours pour la réforme du système électoral malgache

    ELECTIONS – Onze thématiques à discuter durant les trois jours pour la réforme du système électoral malgache

    Le débat sur l’amélioration du processus électoral à Madagascar est ouvert depuis ce jeudi matin, au Centre de conférence internationale d’Ivato. “Les discussions et les échanges s’articuleront autour de onze thématiques, allant de l’élaboration de la liste électorale jusqu’à la proclamation des résultats officiels du scrutin”, rapporte Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Ces discussions qui prendront la forme d’échanges d’idées et de partage d’expériences visent à améliorer le système électoral malgache. Comme indiqué par le président de la Ceni, Il ne s’agira “pas seulement d’évoquer les dysfonctionnements, mais aussi et surtout d’apporter des solutions et des propositions”.

    “Cet atelier constitue une opportunité historique de mettre toutes les préoccupations des acteurs au processus électoraux sur la table, d’apporter des clarifications sur les zones d’ombre, de partager également les vécus et les expériences de chacun et partant de jeter les bases d’un processus électoral plus crédible, transparent et inclusif”, souligne Thierry Rakotonarivo dans son discours d’ouverture. Tout cela sera consigné dans un document qui sera présenté à l’ensemble du peuple malgache, puis remis entre les mains du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) qui dirigera la concertation nationale, ainsi qu’au gouvernement, ajoute-t-il.

    Durant les trois jours, les participants sont appelés à engager des échanges francs, constructifs et sans détour autour de ces thématiques majeures liées aux réformes électorales. Jean-François Dubuisson, Représentant résident adjoint du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) est convaincu que “des réformes électorales inclusives et consensuelles constituent un levier essentiel pour renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, promouvoir l’égalité des chances entre les acteurs politiques et consolider la cohésion sociale”.

    Dans cette dynamique, le diplomate évoque que la participation effective, inclusive et participative de l’ensemble des composantes de la société, notamment les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap, les organisations de la société civile, les médias ainsi que les acteurs communautaires et traditionnels est cruciale pour la gouvernance électorale crédible et durable.

  • APPUI BUDGÉTAIRE – 68 millions de dollars de la BAD pour renforcer la gouvernance financière et la résilience économique de Madagascar

    APPUI BUDGÉTAIRE – 68 millions de dollars de la BAD pour renforcer la gouvernance financière et la résilience économique de Madagascar

    Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) avait approuvé mardi l’octroi d’un paquet financier de 68 millions de dollars pour Madagascar dans le cadre de la deuxième phase du Programme d’appui à la gestion financière et la résilience économique. Son accord de financement avait été signé à Brazzaville, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la BAD.

    Comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances, ce concours financier est destiné au financement de la deuxième phase de ce programme qui s’articule autour de quatre axes stratégiques majeurs. Ce département parle de l’optimisation de la gouvernance financière et le renforcement de la mobilisation des recettes intérieures, la consolidation de la transparence et l’intensification de la lutte contre la corruption, l’amélioration du climat des affaires et la promotion de l’attractivité des investissements, et le soutien au secteur énergétique ainsi que le déploiement de l’électrification rurale.

    La BAD parle d’une reconnaissance stratégique puisque cette approbation repose sur un bilan de performances solide de la première phase du programme. Celle-ci avait généré des impacts substantiels pour les ménages et le secteur privé malgaches, notamment via le déploiement national d’un système moderne d’administration fiscale et l’adoption d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption garantissant la redevabilité institutionnelle jusqu’en 2030.

    “Le second programme consolide ces acquis et ouvre la voie à une économie plus résiliente, inclusive et transparente, qui profite à l’ensemble de la population malgache”, avance le chef du bureau pays du Groupe de la BAD pour Madagascar, Adam Amoumoun. Des réformes axées sur la gestion des finances publiques et la compétitivité du secteur privé, sont néanmoins à mener. L’institution africaine estime que ces deux leviers sont essentiels pour restaurer l’espace budgétaire de Madagascar et catalyser des investissements structurants à fort impact transformationnel.

    Selon la précision de la BAD, ce paquet financier comprend un prêt concessionnel de 27,2 millions de dollars du Fonds africain de développement et un prêt concessionnel de 40,8 millions de dollars de la Facilité d’appui à la transition. Il porte l’investissement total à 136 millions de dollars pour les deux phases du programme, et ce qui en fait l’un des appuis budgétaires les plus importants de l’institution en faveur de Madagascar, d’après cette institution panafricaine.