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  • INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Le scénario d’une crise mondiale de la faim se concrétise en raison de la crise prolongée au Moyen Orient, alerte l’ONU

    INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Le scénario d’une crise mondiale de la faim se concrétise en raison de la crise prolongée au Moyen Orient, alerte l’ONU

    L’Organisation des Nations unies donne l’alerte. Le scénario d’une aggravation record de l’insécurité alimentaire dans le monde en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient est en train de se concrétiser, avertit-elle ce vendredi. « Le scénario négatif est malheureusement en train de se concrétiser », confie à l’AFP Jean-Martin Bauer, le directeur du service d’analyse de la sécurité alimentaire du PAM. « La fermeture (du détroit) d’Ormuz se traduit par une hausse de la faim », ajoute-t-il, soulignant l’envolée des prix des denrées de base comme le riz et le blé.

    Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies avait prévenu en mars, deux semaines après le déclenchement par les Etats-Unis et Israël de la guerre contre l’Iran, que près de 45 millions de personnes supplémentaires pourraient être frappées par une insécurité alimentaire aiguë si le conflit ne cessait pas d’ici à juin et si le prix du baril de pétrole restait supérieur à 100 dollars. Ces personnes viendraient s’ajouter aux près de 320 millions qui souffrent déjà d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde.

    Le PAM a également averti des « importants effets de contagion, notamment par le biais des chocs sur les prix du carburant et des denrées alimentaires, des pertes de revenus et des perturbations du commerce », dans une note d’analyse. « A mesure que ces facteurs interagissent avec des vulnérabilités préexistantes », il y a rapidement des « répercussions visibles sur la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance », note-t-il.

    « Ce qui se profile, c’est le retour d’une crise mondiale du coût de la vie semblable à celle que nous avons connue en 2022 », après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, met en garde Jean Martin Bauer. Mais en 2022, « les programmes humanitaires étaient mieux financés. Les humanitaires étaient présents dans des endroits où ils ne le sont plus », nuance-t-il.

    L’aide internationale est également affectée par la hausse des coûts et les difficultés logistiques liées au conflit, relève l’analyse du PAM. « Le système humanitaire est pris en étau : l’augmentation des besoins et celle des coûts de mise en œuvre entraînent des lacunes » dans la prise en charge, lit-on dans le document.

    S’adressant à des journalistes à Genève vendredi, Jean Martin Bauer avertit que le PAM se préparait à une « rupture de pipeline » le mois prochain, ce qui signifie qu’aucune nourriture ne sera disponible pour la distribution. « Ceux qui subiront les conséquences de cette situation seront des enfants très vulnérables de moins de cinq ans », met-il en garde, soulignant également qu’il existait déjà un risque de famine dans une région somalienne.

    L’organisation estime qu’elle aidera 1,5 million de personnes de moins que prévu initialement en 2026 et prévient que si le conflit devait se poursuivre pendant six mois, plus de neuf millions de personnes pourraient perdre toute assistance.

  • COMPÉTITIVITÉ CONTINENTALE – Madagascar se fait distancer en Afrique en matière de développement industriel, note la BAD

    COMPÉTITIVITÉ CONTINENTALE – Madagascar se fait distancer en Afrique en matière de développement industriel, note la BAD

    Madagascar en recul net de cinq places sur l’Indice de l’industrialisation en Afrique 2025. La Grande Île glisse ainsi du 33ᵉ au 38ᵉ rang continental entre 2010 et 2024. Publié par la Banque africaine de développement (BAD), ce rapport évalue les dynamiques industrielles de 54 pays du continent africain sur cette période.

    La Libye, le Lesotho, Cabo Verde, São Tomé-et-Príncipe, le Niger, le Botswana, la Guinée équatoriale, le Soudan, les Seychelles, le Mali et Madagascar ont enregistré les reculs les plus marqués au classement, en perdant cinq places ou plus. La plupart de ces pays ont pâti d’une dégradation de la performance de leur secteur manufacturier ainsi que d’un ralentissement dans le renforcement des facteurs clés du développement industriel.

    Madagascar s’est distingué en ayant amélioré son score dans l’ensemble des dimensions, mais à un rythme plus lent que ses concurrents, ce qui explique sa perte de places au classement. Entre 2010 et 2024, le pays glisse du 33ᵉ au 38ᵉ en Afrique, après avoir transité par la 34ᵉ position en 2022 et s’être stabilisé à la 38ᵉ place à partir de 2023. Pourtant, sur le plan absolu, l’indice de performance globale de Madagascar s’est amélioré, progressant de 0.4719 en 2010 à 0.4912 en 2024, avec un pic intermédiaire à 0.4991 en 2022.

    Ce déclin au classement ne s’explique donc pas par une régression de ses capacités industrielles, mais par un problème de vitesse, d’après ce rapport de la BAD. Contrairement à d’autres nations de la liste dont les moteurs industriels se sont détériorés, Madagascar se distingue par une amélioration constante de ses scores dans toutes les dimensions de l’indice. Cependant, cette dynamique positive s’est opérée à un rythme nettement plus lent que celui de ses concurrents directs, condamnant le pays à perdre des rangs face à des économies plus agressives et plus rapides dans leur développement industriel.

    D’après les sous-indices présentés dans ce rapport, Madagascar se positionne dans le milieu de tableau africain, devançant de peu des pays comme le Malawi et le Rwanda, en matière de “variables de performances”. C’est dans ce domaine que l’île affiche sa position relative la plus encourageante, confirmant une certaine résilience de ses capacités de production et d’exportation manufacturière par rapport à ses autres indicateurs.

    La situation devient, en revanche, nettement plus préoccupante concernant les leviers de développement. Pour ce qui est des “déterminants directs”, qui englobent les facteurs de production et les intrants essentiels à l’industrie, Madagascar glisse vers le bas du classement, se situant juste en dessous du Burkina Faso et à un niveau comparable à celui du Zimbabwe.

    Et le constat le plus critique concerne les “déterminants indirects” liés à l’environnement des affaires, aux infrastructures et au cadre macroéconomique. Dans cette catégorie, la Grande Île s’effondre littéralement pour se retrouver tout en bas de l’échelle continentale, reléguée parmi les tout derniers pays du classement aux côtés des Comores et juste devant São Tomé-et-Príncipe.

  • ENVIRONNEMENT – Des milliers de personnes engagées sur les enjeux de la sensibilisation et des actions à la lutte contre l’érosion de la biodiversité

    ENVIRONNEMENT – Des milliers de personnes engagées sur les enjeux de la sensibilisation et des actions à la lutte contre l’érosion de la biodiversité

    Quatre années d’actions dans la région du Sud-Ouest de l’océan Indien. Les projets “Varuna Living Forest (LF)” et “Varuna Science de la Durabilité” (SD) dressent leur bilan à l’occasion d’un atelier régional de clôture organisé du 2 au 4 juin à Antananarivo. Ce rendez-vous multi-acteurs a réuni scientifiques, étudiants, journalistes, gestionnaires d’aires protégées, représentants institutionnels, ONG, communautés locales et partenaires techniques et financiers. Un atelier de trois jours qui a été financé par l’Agence française de développement (AFD) et coordonné par Expertise France.

    Mis en œuvre par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et l’Institut de recherche pour le développement (IRD), les projets Varuna LF et Varuna SD contribuent à freiner l’érosion de la biodiversité en renforçant les liens entre la science, la décision publique et la société. Selon la Cheffe de projet du programme Varuna Biodiversité, Julie Delaire, des milliers de personnes ont été engagées à travers des actions de sensibilisation, de mise en œuvre et d’action collective. Une dizaine de supports ont également été mobilisés pour permettre aux acteurs de mieux comprendre les enjeux et d’agir ensemble face aux défis environnementaux. Le programme a travaillé autour de trois axes, à savoir la création de réseaux structurants capables d’agir sur les enjeux de biodiversité, l’engagement du secteur privé et le renforcement du dialogue entre sciences et sociétés.

    Les résultats obtenus sont tangibles, selon le bilan dressé. Varuna LF a permis la création de trois laboratoires vivants territoriaux à Madagascar et aux Comores. Ces espaces d’innovation ouverte favorisent la co-construction de solutions entre chercheurs, collectivités, acteurs économiques et communautés locales afin de concilier conservation et valorisation durable des ressources forestières. Varuna SD a, quant à lui, renforcé la gouvernance de la biodiversité grâce à une exposition itinérante, des vidéos participatives ePOP, des espaces de dialogue réunissant chercheurs, décideurs, médias et citoyens, ainsi que divers outils pédagogiques de médiation scientifique.

    La clôture des projets a également été marquée par la remise d’outils de capitalisation aux partenaires, afin de pérenniser les acquis et poursuivre la dynamique engagée en faveur de la biodiversité dans l’océan Indien.

  • LOGISTIQUE – Une flotte de près d’une centaine de véhicules et des équipements informatiques déployés pour briser l’isolement énergétique des régions

    LOGISTIQUE – Une flotte de près d’une centaine de véhicules et des équipements informatiques déployés pour briser l’isolement énergétique des régions

    Le Président de la Refondation de la République, le Colonel Michael Randrianirina, remet officiellement un important lot de matériel roulant et d’équipements informatiques au ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH). Cette dotation logistique et technique se compose de près d’une centaine de véhicules pick-up et de motos cross pour le volet mobilité, ainsi que d’un important parc informatique et bureautique de pointe destiné à moderniser le volet institutionnel. La disposition vient renforcer les capacités opérationnelles du secteur énergétique au pays, d’après le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga.

    Cette acquisition d’équipements matérialise la solidité de la coopération bilatérale entre le Gouvernement malgache et la Banque mondiale. Ces équipements ont été mobilisés par l’intermédiaire du projet de Développement d’accès à l’électricité au moindre coût (Lead). S’inscrivant dans une démarche de décentralisation et d’efficacité territoriale, ces matériels ne seront pas centralisés dans la capitale à Antananarivo, mais feront l’objet d’une répartition rigoureuse afin d’être déployés au sein des Directions Régionales et des différents services déconcentrés du ministère sur l’ensemble du territoire national.

    L’accomplissement des missions régaliennes, face à l’immensité du territoire et à l’éloignement des infrastructures, représente un défi logistique majeur, explique le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga. Une telle envergure exige une forte capacité de déploiement sur le terrain, une mobilité de transport performante, ainsi que des outils informatiques de pointe adaptés aux évolutions technologiques actuelles. “C’est précisément pour répondre à ces impératifs d’efficacité que les équipements récemment acquis seront intégralement répartis et déployés au sein des 24 régions que compte Madagascar”, note le membre du Gouvernement.

    La Banque mondiale rappelle, de son côté, ses soutiens à travers plusieurs programmes d’électrification à Madagascar. Une grande partie de ces interventions concerne des localités très isolées, indique Simon Stolp, responsable du Pôle énergie et industries extractives pour l’Afrique de l’Est de cette institution financière. Ces dotations devront alors permettre d’acheminer l’énergie vers ces communautés rurales et excentrées, qui comptent parmi les populations les plus vulnérables de Madagascar, lance-t-il.

    Selon le Colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar, cette initiative reflète la ferme volonté de l’Etat d’optimiser la gouvernance administrative et de rehausser la qualité des services publics délivrés à la population malgache. Pour lui, l’efficacité de l’action publique se mesure à l’aune de la satisfaction des usagers et des opérateurs économiques. Or, l’atteinte de cet objectif de performance demeure tributaire d’un mode de management rigoureux, d’une dotation adéquate en équipements et de la modernisation globale des services de l’État, expose-t-il.

  • RECETTES FISCALES – 1 667,8 milliards d’ariary en net au premier quadrimestre, la cible annuelle de la DGI maintenue à 6 221,7 milliards d’ariary

    RECETTES FISCALES – 1 667,8 milliards d’ariary en net au premier quadrimestre, la cible annuelle de la DGI maintenue à 6 221,7 milliards d’ariary

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF), rapporte 1 744,4 milliards d’ariary de recettes brutes mobilisées par la direction générale des Impôts (DGI) au titre du premier quadrimestre de 2026. La DGI avait amorcé l’année avec une progression de 8% par rapport aux quatre premiers mois de 2025. Ce qui lui avait permis de dégager 1 667,82 milliards d’ariary de recettes nettes injectées dans les caisses de l’Etat.

    Cette dynamique positive est principalement portée par la bonne tenue des impôts majeurs tels que la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), le Droit d’accise (DA), l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa), l’Impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) et l’Impôt sur les revenus (IR). Mais cette hausse s’avère insuffisante pour honorer la feuille de route initiale, dont le taux d’exécution des prévisions plafonnait à 91,04 %. Ce qui correspond à un écart de 171,78 milliards d’ariary. Cette contre-performance est quasi généralisée à l’ensemble des catégories de taxes et d’impôts, détaille le ministère des Finances.

    Malgré ce léger décalage par rapport aux prévisions initiales, le montant cible de la DGI dans sa stratégie de mobilisation des ressources domestiques reste inchangé. Dans le cadre du projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026, l’objectif annuel de 6 221,7 milliards d’Ariary avancé dans la loi des Finances initiale (LFI) pour cette année est rigoureusement maintenu. Selon le MEF, ce niveau de recettes correspond à un taux de pression fiscale brute estimé à 6,21 % du Produit intérieur brut (PIB).

    Cet objectif de recettes devrait s’accompagner d’une révision du taux de pression fiscale brute, désormais projeté à 6,29 % du PIB dans la LFR 2026. Ce, en lien avec une actualisation des hypothèses macroéconomiques, notamment le niveau du PIB nominal.

    Les projections financières de la DGI avancent un objectif de recettes fiscales intérieures brutes stabilisé à 6 221,7 milliards d’ariary pour l’année 2026, avant de grimper à 6 871,5 milliards d’ariary en 2027, pour enfin franchir un palier ambitieux à 9 315,64 milliards d’ariary à l’horizon 2028. Cette montée en puissance se traduira par une évolution significative de l’effort fiscal national. Après des taux de pression fiscale projetés à 6,29 % du PIB en 2026 et 6,11 % en 2027, l’administration fiscale anticipe un redressement majeur pour atteindre 7,33 % du PIB en 2028.

  • Les Ankoay Hommes se qualifient pour les « play-in » du Mondial après leurs victoires face aux Australiens et les Espagnols champions du monde

    Les Ankoay Hommes se qualifient pour les « play-in » du Mondial après leurs victoires face aux Australiens et les Espagnols champions du monde

    L’aventure continue pour Madagascar au Mondial de basketball 3×3 à Varsovie. Les Ankoay hommes obtiennent une qualification historique pour les “play-in” de cette compétition mondiale dans la Capitale polonaise, grâce à un exploit historique face à l’Australie et l’Espagne lors de leurs deux derniers matchs de leur poule.

     

    Elly Randriamampionona, Marco Rakotovao, Arnol Solondrainy et Anthony Rasolomanana ont d’abord battu les Australiens 22 à 17 lors de leur troisième rencontre à la Coupe du Monde. Puis, au terme d’un suspense insoutenable, ils ont éliminé l’Espagne, tenante du titre, dans les dernières secondes de leur ultime match de groupe sur le score de 20 à 19, mercredi soir.

     

    Grâce à ce double exploit, Madagascar se hisse à la troisième place du groupe A. La Serbie, leader de la poule, se qualifie directement pour les quarts de finale, tandis que l’Autriche passe également par les barrages. L’Espagne et l’Australie, quant à elles, sont éliminées.

     

    Elly Randriamampionona, l’un des piliers de cette équipe nationale, n’a pas caché son émotion après ce parcours historique. “Battre l’Australie et l’Espagne, championne du monde en titre, est un immense honneur”, se réjouit l’ancien joueur du Gendarmerie nationale basketball club (Gnbc) sur Facebook.

     

    Les Ankoay hommes connaîtront leurs adversaires pour la suite de la compétition à l’issue de la dernière journée de la phase de poules, ce jeudi. Du côté des dames, l’aventure au Mondial a pris fin mercredi, après deux revers consécutifs, 12 à 21 face aux Pays-Bas et 10 à 15 face à la République Tchèque.

  • POLIOMYELITE – Un enfant de 18 mois non vacciné habitant à Betioky confirmé atteint de la poliomyélite

    POLIOMYELITE – Un enfant de 18 mois non vacciné habitant à Betioky confirmé atteint de la poliomyélite

    Un nouveau cas de poliomyélite confirmé dans le district de Betioky Atsimo. Le cas a été déclaré le 20 mai, rapporte une communication verbale du ministère de la Santé publique rapportée par le compte-rendu du Conseil des ministres de mardi. Le patient est un petit garçon de 18 mois, résidant dans la Commune rurale de Savazy II et n’ayant reçu aucune dose de vaccin, selon des sources auprès du ministère de la Santé publique. Des activités de riposte ont immédiatement été menées sur place dès la suspicion du cas, notamment des actions de sensibilisation et de vaccination dans les zones concernées.

    Selon le directeur général de la médecine préventive, le Dr Andrianina Désiré Rakotoarimino, l’enfant a été identifié lors d’une recherche active menée par des agents communautaires après la détection d’une paralysie flasque aiguë. Alertés par ce signalement, les personnels de santé ont aussitôt lancé des investigations. Outre les analyses réalisées à Madagascar, le nouveau cas a été confirmé par un laboratoire de référence en Afrique du Sud. Après la confirmation du cas, les interventions de riposte ont été élargies à tous les lieux fréquentés par l’enfant ainsi qu’aux trois districts voisins.

    L’enfant atteint de la polio accompagnait régulièrement sa mère dans ses déplacements entre Benenitra, Sakaraha et Betioky, notamment sur des sites d’exploitation de saphir, selon nos sources auprès du ministère de la Santé publique. Une des raisons pour laquelle il n’a reçu aucune dose de vaccin. Une campagne de vaccination ciblant les enfants de 0 à 5 ans est actuellement en cours dans ces districts, en collaboration avec les partenaires techniques et financiers. Une équipe spécialisée a également été dépêchée sur place pour approfondir les investigations, renforcer la surveillance épidémiologique et assurer l’acheminement des vaccins.

    Pour le Directeur du Programme élargi de vaccination, Dr Paubert Tsivahiny, ce nouveau cas ne remet pas en cause le statut « polio free » de Madagascar. Le dernier cas enregistré dans le pays remonte en septembre 2023, avant celui déclaré à Betioky Atsimo. Le virus identifié, âgé d’environ huit ans, est considéré comme un reliquat viral. L’enfant en question montre actuellement des signes d’amélioration et recommence progressivement à marcher. Les recherches se poursuivent afin d’identifier les enfants « zéro dose » et de renforcer leur protection vaccinale.

    Photo d’illustration : OMS Madagascar

  • FINANCES – L’Etat se fixe un plafond d’endettement extérieur à 12 759 milliards d’ariary pour 2026

    FINANCES – L’Etat se fixe un plafond d’endettement extérieur à 12 759 milliards d’ariary pour 2026

    Le montant maximal d’emprunts extérieurs pouvant être contractés par le Gouvernement central se chiffre à 12 759,0 milliards d’ariary. C’est la somme maximale que l’État s’autorise donc à emprunter cette année, en dehors de Madagascar, notamment auprès de pays étrangers ou d’institutions financières comme la Banque mondiale ou le Fonds monétaire international (FMI). C’est ce qui est prévu par le projet de loi des Finances rectificatives (PLFR) 2026.

    Le plafond de l’endettement intérieur s’élève pour sa part à 3 000 milliards d’ariary. C’est l’argent que l’État emprunte directement sur le marché malgache, que ce soit auprès des banques locales ou des citoyens via des titres du Trésor.

    Le montant maximal des garanties sur emprunt susceptibles d’être accordées par l’Etat au titre de l’année 2026 est fixé à 46 milliards d’ariary. Il arrive parfois qu’une entreprise publique ou une entité stratégique a besoin d’un prêt, mais les banques hésitent à lui prêter. L’État se porte alors « garant ». Si l’entreprise ne peut pas rembourser, c’est l’État qui paiera à sa place. Aussi, pour 2026, l’État ne peut accorder sa garantie que pour un total maximal de 46 milliards d’ariary.

    À fin décembre 2025, le stock de la dette extérieure du Gouvernement central était estimé à 27 426,4 milliards d’ariary, soit environ 6,18 milliards de dollars. Cette dette envers l’étranger était constituée à plus de 82,6 % par les prêts concessionnels. Ce résultat est porté par les partenaires multilatéraux majeurs comme l’Agence internationale pour le développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole (Fida) qui détiennent à eux seuls 66,3 % de cet encours extérieur grâce à des crédits à taux fixe et à longue maturité.

    Le stock de la dette intérieure était pour sa part estimé à 4 426,3 milliards d’ariary à fin décembre 2025, soit environ 997,6 millions de dollars. Le marché financier local est largement dominé par les Bons du trésor Fihary (BTF) à 2 et 3 ans, qui constituent 62,89 % de la dette intérieure. Ces titres s’avéraient de plus en plus attractifs pour les investisseurs nationaux en raison de leur rentabilité élevée, affichant un taux moyen pondéré de 13,01 %. Une performance nettement supérieure à celle des Bons du trésor par adjudication (BTA) qui plafonnent à 8,57 %, selon ce qui est exposé dans le Document budgétaire annexé à la loi des Finances initiale de 2026.

  • EGLISE CATHOLIQUE – Le Pape nomme le Père Jeannot Martial Andrianandrainy évêque auxiliaire pour le diocèse de Morondava

    EGLISE CATHOLIQUE – Le Pape nomme le Père Jeannot Martial Andrianandrainy évêque auxiliaire pour le diocèse de Morondava

    L’Église catholique de Madagascar accueille un nouvel évêque. Le Saint-Père nomme ce mercredi le Révérend Père Jeannot Martial Andrianandrainy comme évêque auxiliaire du diocèse de Morondava. Cette nomination a été annoncée par le Bureau de Presse du Saint Siège ce mercredi. Le prélat âgé de 50 ans est issu du clergé du diocèse d’Antsirabe, où il exerce actuellement les fonctions de vicaire général.

    Ordonné prêtre le 1er août 2009 pour le diocèse d’Antsirabe, il a exercé plusieurs responsabilités importantes au sein de l’Église locale. Il a notamment été éducateur au séminaire propédeutique de Manantenasoa de 2009 à 2011, avant d’en devenir recteur à partir de 2019. Entre 2022 et 2023, il a assuré la charge d’administrateur diocésain après le décès de Mgr Philippe Razanakolona. Puis, il est devenu vicaire général du diocèse depuis 2023.

    Il a suivi sa formation philosophique à Antsirabe avant de poursuivre des études de théologie au grand séminaire de Faliarivo à Antananarivo. Son parcours académique l’a conduit en France, où il a obtenu une licence en théologie spirituelle au Studium Notre-Dame de Vie en 2011, ainsi qu’une licence en théologie dogmatique au Collège des Bernardins en 2019. Il a ensuite suivi en même temps une formation spécialisée pour les formateurs à Avignon.

  • BUDGET – Les recettes pétrolières propulsent les prévisions douanières à 5 202 milliards d’ariary

    BUDGET – Les recettes pétrolières propulsent les prévisions douanières à 5 202 milliards d’ariary

    Le commerce classique recule, le secteur pétrolier compense. Le ministère de l’Economie et des finances prévoit d’engranger 176 milliards d’ariary de recettes douanières supplémentaires par rapport à ses estimations initiales. La nouvelle barre dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) est fixée à 5 202 milliards d’ariary contre les 5 026 milliards prévus dans la loi de finances initiale (LFI) 2026.

    L’apport des produits pétroliers s’avère déterminant puisqu’ils carbureront davantage les finances publiques. La forte réévaluation de ce secteur devrait injecter un supplément massif de +450,693 milliards d’ariary dans les caisses de l’État par rapport aux prévisions initiales du ministère des Finances. Cette impulsion est portée par la TVA sur les produits pétroliers, qui bondit de +52,08 %, soit +431,551 milliards d’ariary, épaulée par une progression de +6,09 % de la Taxe sur les produits pétroliers, avec +19,142 milliards d’ariary par rapport à la prévision initiale.

    Sans le secteur pétrolier, les recettes douanières auraient plongé dans le rouge vis-à-vis des prévisions initiales. La fiscalité sur le commerce de marchandises traditionnel devrait subir un net coup de frein, avec une prévision qui connaît une baisse à -273,957 milliards d’ariary. C’est surtout engendré par le repli de la TVA à l’importation et des droits de douane de base, détaille le ministère en charge des finances.

    Toutefois, malgré la forte poussée du secteur pétrolier, la structure globale des recettes douanières restera dominée par le commerce traditionnel. Sur les 5 202 milliards d’ariary attendus, 69 % sont tirées par la taxation des importations de produits non pétroliers, contre 31 % pour la taxation des importations de produits pétroliers.

    Le relèvement des prévisions de recettes douanières à 5 202 milliards d’ariary s’appuie ainsi sur un ensemble de leviers macroéconomiques et de réformes structurelles bien précis. Cette trajectoire budgétaire est d’abord sous-tendue par une croissance économique estimée à +3,8 % et par des flux d’importations calibrés sur la poursuite des projets d’industrialisation et de substitution par la production locale.

    Pour sécuriser ce montant, le ministère s’appuie également sur des gains d’efficacité rigoureux, notamment la rationalisation des dépenses fiscales et de nouvelles mesures tarifaires d’un impact de 295,58 milliards d’ariary. Ce département mise également sur l’amélioration de la gestion du transit, ainsi que le recouvrement ciblé de 50 milliards d’ariary sur les importations du secteur public. Puis, il y a la perception de 22,9 milliards d’ariary au titre des droits de douane additionnels et la mobilisation de la part contributive de la Douane sur les redevances minières, que le ministère détaille dans ce PLFR 2026.