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  • JUSTICE – La digitalisation des juridictions pour améliorer les services aux justiciables.

    JUSTICE – La digitalisation des juridictions pour améliorer les services aux justiciables.

    Ilo, InfoTA, InfoTF, LogiComm, LogiCivil, Logipénal, etc. Ces logiciels métiers sont déjà utilisés au sein de certaines juridictions, notamment pour le traitement des dossiers judiciaires. Toutefois, ces plateformes numériques n’ont été utilisées que dans un nombre limité de juridictions, durant la phase pilote. L’heure est actuellement au déploiement de ces plateformes dans toutes les juridictions à travers Madagascar.

    Selon la Première présidente de la Cour suprême, Claudette Sophia Ramanankavana, la justice entre dans une nouvelle phase avec la numérisation des données judiciaires. Cette évolution permettra notamment la centralisation des dossiers au sein d’un système unique, facilitant leur gestion et leur suivi dans les délais requis. La publication des décisions de justice pourra être effectuée plus rapidement et les justiciables auront accès aux verdicts dans des délais plus courts.

    Le déploiement des plateformes se poursuit avec la collaboration des partenaires techniques et financiers, lesquels accompagnent la transition. Quant à la sécurité des données, les évaluations nécessaires ont déjà été réalisées au sein des chaînes pénale et civile ainsi que dans les juridictions administratives et financières. Une feuille de route de déploiement sera prochainement finalisée afin de garantir une protection optimale des informations, selon le secrétaire général du ministère de la Justice, Randrasana Sandro Ange Randrianasolo.

    La transformation numérique de la justice a été abordée durant le lancement du cycle de conférences et de formations, organisé par la Commission malgache de l’informatique et des libertés (Cmil), avec l’appui de l’Unesco. Haute magistrature, partenaires de la justice, universitaires et experts se sont réunis autour du thème “modernisation de la justice et protection des données à Madagascar”, le 2 juin au Carlton. La rencontre ambitionne de promouvoir une transformation numérique responsable de la justice, tout en préparant les bases d’une future régulation de l’intelligence artificielle à Madagascar.

  • MUNICIPALITÉ – Guy Dolsain Arvely nommé président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Mahajanga

    MUNICIPALITÉ – Guy Dolsain Arvely nommé président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Mahajanga

    Confirmation. La Commune urbaine de Mahajanga, annonce ce mardi, la nomination de Guy Dolsain Arvely comme Président de la délégation spéciale (PDS) de la Cité des Fleurs. Avant cette nomination, celui-ci a déjà occupé le poste de maire par intérim après que la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a annoncé l’élection de Tia Solofomanga Heriniaina, en tant que député.

    Dans son “nouveau poste”, Guy Dolsain Arvely sera épaulé par deux adjoints, Mirana Nirilala Ramarolahy et Amina Soilihi. La nouvelle équipe dirigeante devrait gérer la Commune urbaine de Mahajanga au moins jusqu’à la fin de cette année. Selon Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, aucune nouvelle élection ne devrait être organisée au niveau des communes avant la concertation nationale.

    Guy Dolsain Arvely n’est pas un inconnu dans l’administration de cette ville du Nord Ouest malgache. Bien avant d’être PDS et de maire par intérim, il avait déjà occupé le poste de chef de région du Boeny de 2007 à 2009. Il avait déjà aussi été nommé chef de région du Melaky en 2015.

  • INSTITUTION – La HCC dénonce une “entorse grave” à son indépendance après les annonces de poursuites faites par la ministre de la Justice

    INSTITUTION – La HCC dénonce une “entorse grave” à son indépendance après les annonces de poursuites faites par la ministre de la Justice

    La Haute Cour constitutionnelle (HCC) sort de sa réserve. Elle dénonce “une entorse grave à l’indépendance de la haute cour constitutionnelle et à la séparation des pouvoirs” dans une déclaration lue ce mardi par son secrétaire général, Firiana Ranesa Rakotonjanahary. Rappelant les déclarations de la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo relatives à la poursuite de quatre hauts constitutionnels pour leur prise de position dans le cadre d’une requête déposée par un député auprès de la HCC, elle parle d’une “attitude désinvolte” et d’un “affront à la Constitution”.

     

    Selon le secrétaire général de la HCC, “la règle du secret de la délibération” veut que “personne ni aucune autorité ou entité n’est censé connaître le déroulement du débat ni la position et argument de chaque membre”. “Les membres de la haute cour constitutionnelle, qui sont des juges du siège avant de prendre une décision, ou arrêt ou avis, se réunissent en audience privée”, rappelle-t-il.

     

    Soulignant que ce principe du secret de la délibération est protégé par la Constitution, il affirme que “cette protection constitutionnelle des juges du siège interdit et écarte toute poursuite ou harcèlement judiciaire se rapportant à la prise de position à l’encontre des membres de la HCC lors de prises de parole pendant les débats, en phase de délibération, en audience privée”.

     

    Pour Firiana Ranesa Rakotonjanahary, les poursuites sont possibles dans le cas “de délits ou crimes commis hors de l’exercice de leur fonction”. Celles-ci ne devraient être engagées “en aucune manière du fait de leur position ou opinion pendant la délibération avant la prise de décision, arrêt ou avis, quelle que soit la nature ou l’objet de la requête ou de l’affaire déférée devant la haute cour constitutionnelle”, poursuit-il.

     

    Lundi, la ministre de la Justice a évoqué sa volonté de signer un ordre de poursuite contre quatre hauts conseillers constitutionnels qui sont soupçonnés d’“abus de pouvoir” et de “déstabilisation”. “Ils ont accepté et estimé recevable une requête déposée par un seul député auprès de la HCC alors que la Constitution prévoit que la saisine soit faite par les deux tiers des députés”, avait-elle déclaré lundi, en marge du lancement de la célébration des festivités de l’Indépendance.

  • DROITS HUMAINS – Un centre d’accueil et de protection des albinos bientôt en construction dans le Sud

    DROITS HUMAINS – Un centre d’accueil et de protection des albinos bientôt en construction dans le Sud

    En recrudescence. Les cas d’enlèvements et d’assassinats visant les personnes atteintes d’albinisme à Madagascar sont alarmants ces derniers temps, notamment dans le Sud de Madagascar. Parmi les mesures annoncées par le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michaël Randrianirina, figure la construction imminente d’un grand centre d’accueil et de protection destiné aux albinos.

    Le lancement de la construction de cet établissement est prévu d’ici une ou deux semaines. Le terrain pour accueillir le projet est déjà disponible, confie le chef d’Etat. Le centre disposera d’une école, d’une chapelle ainsi que d’infrastructures destinées à accueillir les forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité des résidents. Avec le contexte préoccupant actuel, certains parents d’enfants albinos les confient désormais aux brigades de la Gendarmerie pour les mettre à l’abri, notamment face à une crainte persistante pour la vie de leurs enfants.

    Depuis le début de cette année 2026, quatre meurtres d’enfants albinos ont été recensés dans différents districts du pays. Pour le président de la Refondation, ces actes sont souvent liés à des crimes rituels nourris par des croyances occultes et des superstitions persistantes. Il évoque notamment des sacrifices supposés procurer richesse, pouvoir ou prospérité.

    Face à cette situation, le Colonel Michaël Randrianirina sollicite le ministère de la Sécurité publique et le ministère de la Population à renforcer leurs actions et responsabilités. Les campagnes de sensibilisation devraient être renforcées afin de déconstruire ces croyances et de rappeler que les personnes atteintes d’albinisme jouissent des mêmes droits et de la même dignité que tous les citoyens.

    Concernant le meurtre de la petite Landricia, une fillette albinos de 18 mois retrouvée décapitée à Toliara après trois jours de captivité, l’enquête se poursuit. Huit suspects, dont deux « ombiasy» ou guérisseurs traditionnels ainsi que des fonctionnaires, étudiants d’université et particuliers, ont déjà été arrêtés, à en croire le président de la Refondation. Deux autres suspects en fuite sont toujours recherchés.

    Le chef d’Etat demande le transfert des suspects depuis la prison de Toliara à la maison de force de Tsiafahy et appelle les enquêteurs à faire toute la lumière sur cette affaire, y compris sur d’éventuels commanditaires. Le Colonel Randrianirina a évoqué que le débat sur le rétablissement de la peine de mort devrait même être relancé au regard de l’indignation de la population. Mais avec l’adhésion de Madagascar aux conventions internationales abolissant cette peine, il préconise plutôt le transfert des suspects à Tsiafahy.

  • NUMÉRIQUE – Les jeunes d’Antsiranana sensibilisés aux défis liés à la gouvernance des données

    NUMÉRIQUE – Les jeunes d’Antsiranana sensibilisés aux défis liés à la gouvernance des données

    “La protection de vos données vous concerne”. Des questions liées à la confidentialité, à la sécurité et à la gouvernance des données à l’ère du numérique ont pu être soulevées lors d’une conférence-débat sur ce thème à Antsiranana, les 28 et 29 Mai. Cet événement a été organisé par la Commission malgache de l’informatique et des libertés (Cmil), avec le soutien du projet de gouvernance digitale et de l’identité malgache (Prodigy) ainsi que de plusieurs partenaires institutionnels. L’objectif est d’instaurer un dialogue de proximité afin de promouvoir un environnement numérique plus sûr et respectueux des libertés individuelles.

    Autorités locales, universitaires, représentants de la société civile et acteurs du secteur privé ont été sensibilisés sur les défis dans le processus de transformation numérique engagé à Madagascar. Après Antananarivo, le choix d’Antsiranana s’explique par le pôle universitaire et technologique du Nord, entre autres l’école supérieure polytechnique et l’institut supérieur de technologie de Diégo. La Cmil entend ainsi placer les jeunes au centre des réflexions sur l’éthique numérique et l’utilisation responsable des données personnelles. Dans cette optique, un “quiz numérique” doté d’un prix d’excellence sera organisé afin d’encourager les étudiants à développer une véritable culture de la responsabilité en ligne.

    Parmi les participants à la conférence-débat, Jean Jimmy note l’importance de la protection des données personnelles et du rôle de la Cmil. L’année 2026 sera consacrée à la sensibilisation et à l’éducation sur les données personnelles, et non encore aux sanctions, selon ses dires. “Il est essentiel d’informer les citoyens sur les données pouvant être collectées ou diffusées, ainsi que sur les limites imposées par la loi”, rapporte le jeune homme. Il rappelle également que la publication de photos, numéros de cartes nationales d’identité ou autres informations personnelles sans consentement peut exposer leurs auteurs à des sanctions.

  • JUSTICE – Le président de la Refondation réfute toute idée de vengeance politique derrière les poursuites judiciaires contre des politiciens

    JUSTICE – Le président de la Refondation réfute toute idée de vengeance politique derrière les poursuites judiciaires contre des politiciens

    Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation se défend face aux accusations de chasse aux sorcières. “Nous ne sommes pas là pour faire des vengeances politiques. Toutes les décisions d’emprisonnement relèvent d’une décision de justice, avec des dossiers de fond”, soutient le Chef de l’Etat, lors d’une émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche.

     

    Le pensionnaire d’Iavoloha ne veut pas faire davantage de commentaires sur les procédures judiciaires en cours concernant les hommes politiques. “Je ne souhaite pas m’immiscer dans les affaires judiciaires. […] C’est l’enquête qui guide tout le déroulement des choses”, souligne-t-il.

     

    Interrogée sur le sujet, Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, rejette également toute velléité de poursuite judiciaire pour des raisons politiques. Elle assure que toute poursuite se base sur des infractions et non sur d’autres considérations. “Qu’il vienne des Hautes Terres ou des régions côtières, dès lors qu’il viole la loi, celle-ci s’applique”, martèle la ministre en marge de la cérémonie de lancement des festivités de l’Indépendance, lundi à Analakely.

     

    Selon la garde des Sceaux, le temps où l’impunité dépendait de l’ancrage partisan ou ethnique est définitivement révolu. “Seul l’État de droit nous permettra de sortir de la pauvreté, de lutter contre la corruption et l’abus de pouvoir”, insiste-t-elle. Pour justifier les poursuites actuelles, elle évoque des “tentatives de coup d’Etat” déjouées.

     

    A en croire Fanirisoa Ernaivo, les investigations menées auraient permis de réunir “de nombreux renseignements et beaucoup de preuves” à l’encontre des individus envoyés en détention provisoire. La ministre fait notamment le lien entre cette procédure et les récents sabotages mystérieux constatés sur le réseau de distribution d’électricité à Antananarivo et à Antsirabe. “Dans leur plan, ils avaient prévu de couper l’électricité pour provoquer un black-out, et de couper l’eau pour susciter la colère de la population”, rapporte-t-elle.

  • Madagascar- L’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % contre une prévision initiale de 4,8 % pour 2026

    Madagascar- L’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % contre une prévision initiale de 4,8 % pour 2026

    L’économie malgache revoit ses ambitions à la baisse pour cette année. Initialement projetée à +4,8%, la croissance est révisée à +3,8%, rattrapée notamment par les réalités climatiques et géopolitiques. C’est une projection avancée par les autorités dans le projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2026.

    Cette révision à la baisse est le résultat de chocs exogènes survenus en début d’année, comme exposé par le ministère de l’Economie et des finances. Ce département évoque les passages successifs et dévastateurs des cyclones Fytia et Gezani qui ont lourdement pénalisé le secteur primaire en ravageant les cultures, tout en paralysant le secteur industriel à la suite des graves dommages matériels infligés au réseau électrique de Toamasina et au complexe minier d’Ambatovy.

    À cette crise climatique s’est greffé un choc énergétique mondial lié au conflit en Iran, provoquant un renchérissement du prix du pétrole qui asphyxie la production thermique et pèse sur les coûts industriels. Le MEF parle également de la suspension prolongée des vols de la compagnie Fly Emirates en provenance de Dubaï, causée par les restrictions de l’espace aérien régional, qui a brutalement freiné l’élan du secteur touristique.

    Pour le secteur primaire, le ministère de l’Economie révise alors à la baisse à +4% sa projection initiale très optimiste de +6,4% dans la loi des finances initiale (LFI) 2026. Un coup de frein qui s’explique, selon ce département, par les dégâts majeurs causés par les deux cyclones sur “l’agriculture”, dont la croissance se tasse à +4,1 %. “L’élevage et la pêche” devraient également afficher un léger repli à +4,0 % contre +4,3 % initialement. Ces impacts globaux devraient néanmoins être amortis par les mesures d’urgence prises par l’État, telles que la distribution de semences homologuées et l’extension des périmètres irrigués.

    Le secteur secondaire subit la révision la plus brutale, s’effondrant à +1,9 % alors que la LFI tablait sur +3,3 %. Ce décrochage est principalement imputable à la “branche extractive” qui s’écroule à +0,6 %, contre +4,5 % prévus, en raison de l’arrêt forcé du site d’Ambatovy après le passage du cyclone Gezani et de la baisse de la demande de titane. De même, “l’énergie” devrait stagner à 0,0 % au lieu des +1,3 % espérés sous l’effet notamment du choc pétrolier iranien. Mais le MEF estime que cette contre-performance globale devrait être atténuée uniquement par le sursaut spectaculaire du “textile” qui bondit à +4,0 %, contre +1,2 % en LFI, grâce à la diversification de ses marchés.

    Le secteur tertiaire présente pour sa part une trajectoire contrastée par rapport aux prévisions initiales. D’un côté, la branche des “hôtels et restaurants” subit un véritable crash par rapport aux ambitions de la LFI, tombant à +6,1 % de croissance contre les +15,0 % initialement programmés. De l’autre, deux branches surperforment largement la LFI. Il y a le “BTP” qui grimpe à +9,0 %, contre +7,3 %, pour répondre à l’urgence de la reconstruction et des grands chantiers. Il y a également les “postes et télécommunications” qui s’envolent à +12,2 %, contre +9,5 %, portés par le boom de l’externalisation (BPO), avance le MEF dans ses analyses.

  • TRANSPORT MARITIME – Un pétrolier sous sanctions annoncé comme ayant arboré un faux pavillon malgache intercepté par la France dans l’Atlantique

    TRANSPORT MARITIME – Un pétrolier sous sanctions annoncé comme ayant arboré un faux pavillon malgache intercepté par la France dans l’Atlantique

    Le président français Emmanuel Macron annonce ce lundi l’arraisonnement dans l’océan Atlantique d’un pétrolier sous sanctions internationales en provenance de la Russie. Selon la France, le bâtiment en question avait changé de pavillon à plusieurs reprises au cours de ses activités, et avait déjà arboré le pavillon de Madagascar, mais aussi ceux des Îles Marshall, du Panama et plus récemment du Cameroun. La Russie, de son côté, évoque un acte « à la limite de la piraterie internationale ».

    Le navire, baptisé Tagor, a été arraisonné à plus de 740 kilomètres à l’ouest de la Bretagne par la Marine française. Selon les autorités françaises, le pétrolier est soupçonné d’avoir navigué sous de faux pavillons afin de dissimuler son identité et de contourner les sanctions visant les exportations de pétrole russe et iranien.

    Dans un message publié sur le réseau social X, le président français Emmanuel Macron dénonce les tentatives de contournement des sanctions internationales. “Il est inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine”, déclare-t-il, affirmant que la lutte contre la “flotte fantôme” russe demeure une priorité pour la France.

    Le Tagor provenait du port russe de Mourmansk et se dirigeait vers Limbé, au Cameroun. Les autorités françaises indiquent que le navire affichait alors un pavillon camerounais dont l’authenticité était mise en doute. En vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, la Marine française a procédé à une inspection du bâtiment.

    Selon le parquet français, le capitaine du navire, qui s’est présenté comme de nationalité russe, aurait refusé à plusieurs reprises d’obtempérer aux injonctions de la Marine nationale. Une enquête a été ouverte pour non-justification de nationalité du navire, défaut de pavillon et refus d’obtempérer.

    Le pétrolier transporte un équipage de 23 personnes. Il a été escorté vers une zone de mouillage afin de poursuivre les vérifications administratives et judiciaires. Il figure déjà sur plusieurs listes de sanctions, notamment celles des États-Unis, de l’Union européenne et du Royaume-Uni.

    « Nous considérons ces actions comme illégales, à la limite de la piraterie internationale », réagit lundi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors de son point presse quotidien. Il ajoute que « la Russie prend des mesures pour garantir la sécurité de ses cargos ».

    Cette interception est la quatrième menée par la France contre un navire présenté comme appartenant à la « flotte fantôme » utilisée pour contourner les sanctions occidentales contre la Russie. Les précédentes opérations avaient concerné les pétroliers Boracay, Grinch et Deyna entre septembre 2025 et mars 2026.

    Face à la multiplication de ces pratiques, la France a annoncé en avril dernier son intention de renforcer les sanctions pénales applicables aux navires naviguant sans pavillon valide ou refusant les contrôles en mer.

  • FISCALITÉ – Un droit d’accise de 5% sur les abonnements TV proposé dans le projet de loi de finances rectificative 2026

    FISCALITÉ – Un droit d’accise de 5% sur les abonnements TV proposé dans le projet de loi de finances rectificative 2026

    Regarder nos programmes favoris pourrait nous coûter davantage dans les prochains mois. Le gouvernement glisse dans le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, un projet de Droit d’accise (DA) de 5 % ciblant directement la télévision à péage. C’est une mesure qui est encore à l’état de proposition, mais qui pourrait éventuellement s’inviter sur la facture des abonnés.

    Une télévision à péage, souvent appelée télévision payante ou télévision par abonnement, désigne un service de diffusion de programmes de télévision. Contrairement aux chaînes publiques gratuites ou financées par la publicité, son accès est restreint et conditionné par un paiement.

    Aucun détail sur ce projet n’est avancé dans le PLFR 2026. Mais le fait que la télévision à péage soit soumise à un Droit d’accise, son prélèvement devra s’effectuer au moment de payer, c’est-à-dire que la taxe devrait s’appliquer directement lorsque l’usager règle son abonnement. Ce sont les distributeurs de bouquets TV qui devront collecter ces 5 % sur chaque facture pour les reverser ensuite à l’État. Mais ce n’est qu’un projet pour l’instant.

  • DIPLOMATIE – Les appuis russes s’étendent à d’autres domaines et ne sont pas seulement militaires, selon le Colonel Michaël Randrianirina 

    DIPLOMATIE – Les appuis russes s’étendent à d’autres domaines et ne sont pas seulement militaires, selon le Colonel Michaël Randrianirina 

    Des tracteurs pour les agriculteurs. Des kits de prélèvement sanguin pour les Centres de santé de base CSB 2. Des groupes électrogènes. “Ce sont les collaborations actuellement en cours” et qui ne relèvent pas du domaine militaire avec les Russes, rapporte le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, au cours de l’émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche soir. A cela s’ajoutent les travaux des médecins russes sur l’affaire Ambohimalaza, autant dans les soins et les traitements donnés aux patients encore en vie, que dans la recherche des causes des décès, indique encore le chef de l’Etat.

     

    Dans son intervention, le Colonel Michaël Randrianirina regrette que ces actions ne soient pas visibles. “Nous ne sommes pas aussi bons que ceux d’avant en matière de communication, parce que nous travaillons avec le cœur”, glisse-t-il, pour expliquer que les gens ne voient pas ce que les Russes font déjà à Madagascar en dehors du volet militaire. Il n’’exclut pas non plus que ces activités d’appui non-militaire s’étendent encore. “Nous allons voir la suite si on va en rester avec les armes ou s’il y aura d’autres appuis”, indique-t-il. Mais il souligne au cours de son intervention, que les appuis militaires étaient “les plus urgents” parce que “l’Armée avait été brisée auparavant”.

     

    “Le 25 septembre, certains camps militaires n’avaient plus de munitions”, confie le président de la Refondation. “Les militaires ne pouvaient plus faire leur travail, et ne pouvaient même plus mener des opérations anti-dahalo”, ajoute-t-il, pour illustrer ses propos. “Il était donc urgent de redonner aux militaires la capacité de faire face aux problèmes du pays”, explique-t-il. Et il assure que depuis la coopération avec les Russes, même s’il évoque le secret militaire sur les détails, “les militaires peuvent désormais assumer ce que la population attend d’eux, parce qu’ils disposent d’hélicoptères, de blindés, et de beaucoup de choses”.

     

    Outre les équipements et le matériel militaires, le Colonel Michaël Randrianirina rappelle également les appuis russes en matière de formation des militaires. “Je n’ai pas de garde du corps russes, mais nous avons des instructeurs et des formateurs russes qui donnent des formations aux militaires et aux éléments de la garde présidentielle”. Il estime cela d’autant plus normal que les armes utilisées par les forces de défense et de sécurité sont principalement des armes de marque russe. “Les dernières armes françaises que nous utilisons remontent à 1949”, souligne-t-il.

    Lors de sa récente visite en Russie, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a également évoqué des coopérations en matière économique. Il a notamment parlé d’un projet de construction d’une zone économique commune ainsi que d’un site de stockage d’hydrocarbures