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  • SECTEUR AÉRIEN – Les Etats-Unis et l’Europe à l’affût de nouvelles coopérations avec le “groupe” Air Madagascar

    SECTEUR AÉRIEN – Les Etats-Unis et l’Europe à l’affût de nouvelles coopérations avec le “groupe” Air Madagascar

    Deux grandes puissances scrutent de près le potentiel du “groupe” Air Madagascar. Des délégations américaine et européenne ont passé au crible les infrastructures de la compagnie nationale lundi. Une occasion pour ces délégations de prospecter les opportunités de coopération, allant de la maintenance aéronautique au développement des compétences, qui pourraient ouvrir la voie à des investissements internationaux majeurs.

    Pour la délégation de l’ambassade des États-Unis, il était surtout question de prospection technique et commerciale. Après une visite guidée des infrastructures stratégiques du “groupe” Air Madagascar, les échanges entre les parties portaient notamment sur la création de synergies avec les entreprises américaines, posant ainsi les bases de futures collaborations industrielles pour stimuler la croissance de la compagnie nationale.

    L’accent portait de son côté sur la transformation structurelle et le capital humain, pour ce qui est de la rencontre avec l’ambassadeur de l’Union européenne, Roland Kobia. Les discussions ont cette fois basculé vers les enjeux globaux du secteur aérien, le développement des compétences techniques et, de manière très concrète, l’employabilité des jeunes malgaches dans cette industrie en pleine mutation.

    Pour le “groupe” Air Madagascar, ces rencontres témoignent de la confiance accordée par les partenaires techniques et financiers internationaux à la compagnie aérienne nationale. Celle-ci indique que les discussions ouvrent de nouvelles perspectives prometteuses pour l’avenir.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Six ministres présents à Tsimbazaza pour la séance de “rencontres”, quatre autres absents

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Six ministres présents à Tsimbazaza pour la séance de “rencontres”, quatre autres absents

    Tous les ministres convoqués pour la séance de “rencontres” à l’Assemblée nationale n’étaient pas présents. Six membres du gouvernement ont répondu à l’appel des députés pour cette séance plénière consacrée à leur interpellation, tandis que quatre autres ministres convoqués ont été absents.

    Selon les explications de Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, les quatre ministres absents ont adressé une lettre d’excuses. “Nous allons leur envoyer une nouvelle convocation et ajourner cette séance”, souligne l’élu de Toliara.

    Les ministres absents sont le ministre de la Sécurité publique, le ministre de l’Éducation nationale, le ministre du Commerce et de la consommation, ainsi que le ministre des Travaux publics. Les députés et les membres du gouvernement disposent jusqu’à 15h30 pour cette séance d’échanges à l’Assemblée nationale.

    Les six ministres présents sont la ministre de la Justice, le ministre de l’Économie et des finances, le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, le ministre de l’Élevage, la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi que le ministre de l’Industrialisaiton et du developpement du secteur privé. À l’issue de cette rencontre, ils devraient participer au Conseil du gouvernement prévu dans l’après-midi.

  • SECTEUR FINANCIER – Une réflexion autour d’un projet de création d’une Banque mutuelle d’État soumise par la Banky foiben’i Madagasikara

    SECTEUR FINANCIER – Une réflexion autour d’un projet de création d’une Banque mutuelle d’État soumise par la Banky foiben’i Madagasikara

    La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) indique avoir officiellement soumis une note de réflexion au Bureau du Premier ministre, portant sur l’opportunité d’envisager, à long terme, la création d’une banque mutuelle d’État. Ce projet n’en est qu’au stade de concept théorique pour le moment. Mais concernant l’architecture potentielle d’un tel système, le Gouverneur de la BFM, Aivo Andrianarivelo, avait avancé, à titre d’exemple et de piste de réflexion, le modèle opérationnel de certaines institutions financières internationales. C’est un projet qu’il avait présenté aux parlementaires, en marge de la séance plénière d’adoption de la loi sur les sûretés de vendredi, à l’Assemblée nationale de Tsimbazaza.

    Le Gouverneur de la BFM faisait référence aux institutions internationales, qui disposent de leurs propres structures bancaires internes, à l’instar du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. Ces institutions de Bretton Woods avaient mis en place la Bank-Fund Staff Federal Credit Union (BFSFCU). Cette entité fonctionne en circuit fermé, puisque ce sont les dépôts des employés qui financent directement les crédits des autres membres.

    La UNFCU (United Nations Federal Credit Union), est le modèle équivalent pour l’Organisation des Nations unies. Elle est conçue pour l’écosystème des fonctionnaires internationaux. Elle propose entre autres des services multidevises, des cartes bancaires mondiales, aucun frais de tenue de compte abusif, et des solutions d’épargne ou de crédit adaptées à la mobilité de ses membres.

    Dans l’esprit de la proposition faite au Premier ministre par la Banque centrale, l’idée est de dupliquer cette logique à l’échelle nationale. Au lieu du personnel de l’ONU ou du FMI, cette nouvelle banque mutuelle s’appuierait sur la masse critique des agents de l’État malgache et des organismes rattachés. Et la pertinence économique de ce projet repose sur un vivier de clientèle captive, d’après le Gouverneur, Aivo Andrianarivelo.

    Il soutient que les organismes rattachés et les institutions publiques, tels que la Caisse nationale de prévoyage sociale (Cnaps), ou encore la Banque centrale, pourraient disposer d’une base d’utilisateurs suffisante pour viabiliser une telle structure mutuelle étatique. L’objectif principal serait d’améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de vie des agents de la fonction publique, lance-t-il.

    Il convient toutefois de tirer les leçons du passé, insiste Aivo Andrianarivelo. Des institutions telles que la BNI, la BFV et la BOA étaient initialement des banques publiques dont la faillite ou les difficultés structurelles ont été causées par des défaillances de gestion étatique, rappelle-t-il. Il fait d’ailleurs remarquer qu’historiquement, la vulnérabilité des entreprises publiques découle directement des interférences et des carences de gouvernance de l’État.

    Il s’agit pour l’heure d’une orientation stratégique soumise à réflexion, le gouvernement poursuivant l’évaluation de sa faisabilité. C’est en sa qualité de conseiller financier de l’État que la Banque centrale a avancé cette initiative.

  • DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina en visite officielle au Nigéria après sa visite de travail au Gabon

    DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina en visite officielle au Nigéria après sa visite de travail au Gabon

    Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, poursuit sa tournée africaine. Après une visite de travail au Gabon, le chef de l’État est arrivé dimanche à Abuja, capitale du Nigéria, pour une visite officielle placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.

    Pour ce déplacement, il est accompagné notamment du Haut conseiller à la présidence, le Colonel Thierry Rampanarivo, ainsi que du ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Lucas Radonirina Rabearimanga. Cette visite intervient quelques semaines après la rencontre entre le président malgache et son homologue nigérian, le président Bola Tinubu, en marge du sommet Africa Forward tenu à Nairobi, au Kenya.

    Lors de leur rencontre au Kenya, les deux dirigeants ont convenu de renforcer la coopération entre Madagascar et le Nigéria dans plusieurs domaines d’intérêt commun. Le Colonel Michaël Randrianirina a indiqué devant les membres de la diaspora malgache au Gabon qu’il sera notamment question de ravitaillement en carburants au cours de ce séjour. Les discussions porteront également sur le développement de la coopération économique, commerciale et diplomatique entre les deux pays.

    Cette visite s’inscrit dans la politique de coopération Sud-Sud défendue par le président Randrianirina depuis son accession au pouvoir. Elle traduit la volonté des autorités malgaches de diversifier leurs partenariats en Afrique et de renforcer leurs relations avec les principales puissances économiques du continent.

  • ASSEMBLEE NATIONALE – Dix ministres attendus à l’Assemblée nationale mardi pour une séance de “rencontres” avec les députés

    ASSEMBLEE NATIONALE – Dix ministres attendus à l’Assemblée nationale mardi pour une séance de “rencontres” avec les députés

    L’Assemblée nationale adopte une nouvelle organisation dans son programme. Dix ministres sont ainsi attendus devant les députés ce mardi, à partir de 10h à Tsimbazaza, pour une séance de “rencontres”, comme le souligne le nouvel ordre du jour adopté la semaine dernière.

    Ces ministres devaient initialement passer devant les parlementaires de Tsimbazaza les 29 et 30 mai derniers, mais pour des raisons internes à l’Assemblée nationale, la séance de samedi a été reportée. Seuls le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation ainsi que le ministre delegué en charge de la Gendarmerie s’étaient alors présentés devant les députés.

    Pour la séance de mardi, les députés auront face à eux le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, le ministre de l’Élevage, le ministre des Travaux publics, le ministre du Commerce et de la consommation, le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé, le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi que le ministre de l’Économie et des finances. Absents pour cause de mission à l’extérieur le vendredi 29 mai, le ministre de la Sécurité publique et le ministre de la Justice seront également présents, selon cet ordre du jour de l’Assemblée nationale.

  • ENTRETIEN ROUTIER – Le grès bitumeux de Bemolanga à réutiliser de nouveau à Morafenobe pour démonstration

    ENTRETIEN ROUTIER – Le grès bitumeux de Bemolanga à réutiliser de nouveau à Morafenobe pour démonstration

    Le grès bitumineux de Bemolanga fait son grand retour dans les infrastructures routières malgaches. Le Conseil des ministres a approuvé mardi le lancement d’un projet de démonstration visant à valoriser ce produit local pour le revêtement des voies. Cette opération pilote sera menée à Morafenobe, chef-lieu de district situé dans l’Ouest de l’île, à seulement 30 kilomètres du gisement originel.

    La valorisation de cette ressource locale pourrait ainsi s’imposer comme alternative durable et performante face aux défis du financement de l’entretien routier à Madagascar. 60 ans après les premières applications réussies par la Société des Pétroles de Madagascar (SPM) en 1962, c’est le Fonds Routier qui va financer ce projet à Morafenobe.

    Cette initiative vise à réhabiliter l’usage des grès bitumineux du gisement local de Bemolanga, un matériau qui a historiquement prouvé sa robustesse exceptionnelle avec une durée de vie supérieure à vingt ans sur les routes de la région. Comme rappelé par l’Office des mines nationales et des industries stratégiques, le gisement de grès bitumineux de Bemolanga est estimé à 2,85 milliards de barils.

    Ce retour au grès bitumineux de Bemolanga intervient dans un contexte national critique. Une revue conjointe entre le gouvernement et la Banque mondiale avait récemment mis en lumière de lourds défis logistiques, notamment la pénurie de bitume importé qui paralyse plusieurs chantiers routiers majeurs à Madagascar. Face à ces blocages extérieurs, la valorisation de cette ressource locale à Morafenobe n’est plus seulement une alternative technique, mais s’impose comme une solution stratégique pour débloquer l’avenir des infrastructures de la Grande Île.

  • DIPLOMATIE – Une délégation gabonaise attendue à Madagascar pour la fête nationale du 26 juin 

    DIPLOMATIE – Une délégation gabonaise attendue à Madagascar pour la fête nationale du 26 juin 

    Une suite dans l’initiative. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, annonce la venue à Madagascar d’une délégation gabonaise à l’occasion de la célébration de la fête nationale du 26 juin.

     

    Entre-temps, le chef de l’Etat évoque la “présence de techniciens” qui vont discuter avec les autorités locales à cette occasion. “Pour la coopération bilatérale, on verra plus tard les détails”, indique-t-il lors de la rencontre avec les membres de la diaspora à Libreville samedi.

     

    L’officier supérieur partage également aux membres de la diaspora l’intention du gouvernement gabonais d’envoyer des éléments pour la formation à l’Académie militaire d’Antsirabe. “C’était le cas auparavant mais elles [autorités gabonaises] avaient suspendu [la participation des Gabonais au programme auprès de l’AcMil]”, explique-t-il.

     

    Le Colonel Michaël Randrianirina évoque une relation particulière avec le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. “Il fait partie des premiers à m’appeler [après son accession au pouvoir] (…) Il m’a invité à venir ici lors de notre rencontre au Kenya [à l’occasion de l’Africa forward, le sommet entre la France et l’Afrique, à Nairobi les 11 et 12 Mai]. Il essaie d’apporter son appui sur le processus [vers les élections]”, rapporte le président de la refondation de la République.

     

    Dans la foulée, le chef de l’Etat revient sur sa position sur l’importance des relations avec les pays africains. Il confirme son déplacement au Nigéria lundi, puis en Egypte les 16 et 17 juin. Il souligne le “renforcement de la coopération avec les pays africains”. “Ces pays avancent, pas comme nous”, déplore-t-il, réitérant les avantages de cette orientation. “Auparavant, nous étions toujours tournés vers les pays occidentaux”, poursuit-il.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Ambatovy relance sa production de nickel et cobalt à Toamasina

    SECTEUR EXTRACTIF – Ambatovy relance sa production de nickel et cobalt à Toamasina

    Ambatovy relance ses machines. Après une période d’arrêt forcé par les dégâts du cyclone Gezani, son usine de traitement métallurgique avait déjà redémarré ses unités de production vers la fin du mois de mai. Et ce, sous haute sécurité, d’après ce qu’a communiqué la compagnie.

     

    Pour Ambatovy, cette remise en service témoigne de la résilience, de l’expertise ainsi que de l’engagement de l’ensemble de son personnel et de ses partenaires. Ceux-ci ont œuvré pour la remise en état des infrastructures endommagées du site, afin de permettre un redémarrage des opérations de manière sécurisée et parfaitement maîtrisée, indique la compagnie.

     

    Au-delà des impératifs de production, la reprise des activités opérationnelles revêt une importance stratégique. Elle touche des milliers de familles malgaches, les communautés locales, le réseau d’entreprises partenaires, les sous-traitants et les fournisseurs qui collaborent avec Ambatovy. Pour la compagnie, la feuille de route demeure inchangée et s’articule autour d’une priorité qui est de garantir un retour à la production nominale de façon sûre, stable et durable, afin de générer des retombées économiques pérennes pour Madagascar.

     

    Au premier trimestre 2026, les exportations de produits miniers avaient progressé de +14% en volume dans la branche « Industrie extractive ». Une hausse qui résulte de l’accroissement des exportations de minerais de titane (+36,9%), de mica (+25,5%), malgré la baisse du volume des exportations de cobalt (-26,8 %) et le nickel (-1,0 %) dû à l’arrêt des exploitations d’Ambatovy impactées par le cyclone Gezani.

  • PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte un projet de loi facilitant l’accès au crédit

    PARLEMENT – L’Assemblée nationale adopte un projet de loi facilitant l’accès au crédit

    Le projet de loi relatif aux sûretés passe le cap à l’Assemblée nationale. “L’accès au crédit sera plus facile à Madagascar”, réagit Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, après l’adoption par les députés en séance plénière, jeudi, de la version amendée de cette loi.

    “Jusqu’à présent, de nombreux agriculteurs, pêcheurs, commerçants, ainsi que des petites et moyennes entreprises (PME) éprouvaient des difficultés à obtenir des prêts bancaires, faute de posséder un terrain ou une maison à proposer comme garantie aux banques”, souligne l’élu de Toliara. Avec cette nouvelle loi, il y a l’élargissement des biens éligibles comme garanties pour ceux qui ne possèdent pas de biens immobiliers.

    Il est désormais possible selon lui d’utiliser comme garantie pour l’obtention d’un crédit, les outils et équipements de travail, les machines et le matériel, les véhicules, les stocks de marchandises, les créances, les dépôts et comptes bancaires ou encore certains droits commerciaux et de propriété intellectuelle. “Cela signifie qu’un plus grand nombre de personnes et d’entreprises pourront accéder aux financements nécessaires au développement de leurs activités”, poursuit-il.

    Selon les explications fournies par le Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, accompagné des techniciens de son ministère et de ceux de la Banky foiben’i Madagasikara, ce projet de loi vise à “lever les obstacles juridiques et techniques qui freinent encore la circulation du crédit”. Ils ont également déclaré que le cadre juridique actuel régissant les Sûretés n’est plus adapté aux besoins de financement contemporains.

    Ce projet de loi ambitionne de “réformer en profondeur le régime juridique applicable aux sûretés mobilières, afin d’en faire un outil souple, sécurisé et adapté aux besoins des entreprises”, communique l’Assemblée nationale. Les députés mettent un accent particulier sur les bénéfices attendus pour les citoyens ainsi que pour les petites et moyennes entreprises. Sur les 240 articles qui composent ce projet de loi, 51 ont fait l’objet d’amendements et/ou de modifications de la part des membres de la Chambre basse.

     

    Photo Assemblée nationale

  • France: Bernadette Chirac, veuve du président Chirac, est décédée à 93 ans

    France: Bernadette Chirac, veuve du président Chirac, est décédée à 93 ans

    Bernadette Chirac, veuve de l’ancien président français Jacques Chirac, est décédée vendredi soir à l’âge de 93 ans, a annoncé samedi matin à l’AFP sa fille Claude Chirac.

     

    Mme Chirac, née Bernadette Chodron de Courcel, « s’est éteinte dans la soirée, paisiblement, entourée des siens. Elle venait d’avoir 93 ans », le 18 mai, a déclaré sa fille. Jacques Chirac est décédé en 2019 à l’âge de 86 ans.

     

    Elle aura été la seule première dame à avoir elle-même exercé un mandat politique sur son nom propre, celui de conseillère générale de Corrèze (sud-ouest), département où elle a été élue sans discontinuer de 1979 à 2015.

     

    Epouse pendant plus de 60 ans de Jacques Chirac, restée longtemps dans l’ombre du « grand », elle a accompagné son époux tout au long de son chemin vers l’Elysée (ministre, Premier ministre, maire de Paris, ) jusqu’à la victoire à l’élection présidentielle de 1995, au troisième essai.

     

    Née le 18 mai 1933 à Paris, Bernadette Chodron de Courcel a grandi dans une famille de diplomates du très chic XVIe arrondissement de la capitale. Elève de Sciences-Po Paris, c’est dans cette grande école qu’elle rencontre Jacques Chirac, qu’elle épouse en 1956.

     

    Durant le premier mandat présidentiel (1995-2002) de Jacques Chirac, elle est d’abord reléguée au second plan.

     

    Avant de jouer un rôle essentiel dans la réélection de son mari en 2002, devenue très populaire auprès des Français, notamment à la tête de l’opération Pièces jaunes en faveur des enfants hospitalisés, et la coqueluche des élus de droite, qui s’arrachent son soutien aux municipales et aux législatives.

     

    D’allure classique et bourgeoise, réputée beaucoup plus conservatrice que son mari, dotée d’un solide sens politique, celle qui avait acquis le surnom de « Bernie » avait mis en garde Jacques Chirac en 1997 contre le désastre d’une dissolution, dont elle accablait le secrétaire général de l’Elysée d’alors Dominique de Villepin, appelé « Néron » en petit comité.

     

    Son époux racontait aussi qu’elle avait été la seule à l’alerter sur la montée du leader du Front national (extrême droite) Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle de 2002.

     

    « Elle est la femme de ma vie, nous avons tant accompli ensemble ! », disait d’elle Jacques Chirac dans ses « Mémoires ».

     

    Textes et photo AFP