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  • PÊCHE ET BORNAGE – Hausse globale des coûts pour les usagers portuaires à Toamasina à compter du 1er juillet

    PÊCHE ET BORNAGE – Hausse globale des coûts pour les usagers portuaires à Toamasina à compter du 1er juillet

    Les tarifs relatifs aux activités de bornage et de pêche au niveau du port de Toamasina sont globalement révisés à la hausse. Cette révision concerne notamment les droits de port sur les navires, les droits sur les marchandises et bagages accompagnés ainsi que les droits de stationnement. Cette décision prise par le Conseil d’administration de la Société du port à gestion autonome de Toamasina (Spat), entrera en vigueur à compter du 1er juillet 2026.

    Comme indiqué par les opérateurs concernés, ils s’attendent à une hausse d’environ 54% pour l’ensemble des tarifs liés à l’accès au port, c’est-à-dire les droits d’escales. Le droit de port sur les navires grimpe par exemple proportionnellement au volume de la structure, atteignant un maximum de 2 929,80 ariary par escale pour les opérations nationales et jusqu’à 3 222,78 ariary pour le trafic international.

    Parallèlement, le transport de fret est également réajusté avec la mise en place de péages distincts. Les marchandises de bornage et de pêche nationale se voient taxées à hauteur de 2 158,80 ariary par tonne ou m³, tandis que la filière de la pêche internationale subit un tarif fixé à 4 101,72 ariary.

    Enfin, l’immobilisation des navires à quai est elle aussi fortement impactée par cette revalorisation. Le droit de stationnement journalier adopte une tarification progressive. Pour les longs séjours, les prix pouvant bondir de 388,58 ariary pour un petit navire national en début de séjour jusqu’à un sommet de 2 548,93 ariary par mètre linéaire et par jour pour les plus grands navires internationaux prolongeant leur séjour au-delà d’une semaine.

  • FISCALITÉ – Des recettes de 2 milliards d’ariary attendues grâce à la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), selon le PLFR

    FISCALITÉ – Des recettes de 2 milliards d’ariary attendues grâce à la taxe sur les véhicules à moteur (TVM), selon le PLFR

    Impact budgétaire minime, une grogne maximale. La direction générale des Impôts (DGI) prévoit d’engranger une recette de 2 milliards d’ariary grâce à la mise en œuvre de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM). Ce montant constitue 0,38% des 527 milliards d’ariary de l’impact total des mesures fiscales annoncées dans le projet de loi de finances rectificative de 2026.

    Inscrite parmi les mesures administratives, cette taxe, supprimée en 2006 et rétablie par la loi de finances initiale de 2026, devait initialement être appliquée depuis le 31 janvier 2026. Mais cette échéance avait été repoussée au 15 juillet. L’annonce du nouveau deadline par l’administration fiscale suscite une grogne plus importante que lors de l’adoption de son rétablissement.

    Face aux réactions et aux requêtes de l’opinion publique, une prorogation de ce délai de paiement jusqu’à la fin de l’année 2026 est d’ores et déjà envisagée, si l’on en croit le directeur de la législation fiscale auprès du ministère de l’Economie et des finances. Mais l’idée d’une suppression de la taxe fait déjà aussi son chemin, le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko s’étant prononcé sur ce sujet sur sa page Facebook ce jeudi.

    Pour la direction générale des impôts, le rétablissement de cette taxe repose davantage sur des impératifs environnementaux. Selon les explications de la direction générale des impôts qui s’est exprimée sur le sujet sur la chaîne de télévision publique mercredi soir, l’administration fiscale s’appuie directement sur le principe du « pollueur-payeur ». Celui-ci se traduit par une modulation de la fiscalité automobile visant à faire supporter le coût financier de la taxe aux propriétaires des véhicules les plus dommageables pour l’environnement.

    La grille tarifaire de la TVM s’échelonne de 5 000 à 340 000 Ariary, indexée sur trois critères majeurs : la puissance fiscale, le type de carburant et la date de première immatriculation. Ce barème consacre un avantage net aux technologies vertes, affichant des prélèvements annuels allégés pour les véhicules électriques et hybrides récents de petit gabarit. À l’inverse, l’administration fiscale applique une logique de pénalisation forte sur les véhicules anciens, de forte cylindrée et motorisés au diesel, pour lesquels la charge devient particulièrement lourde.

    La taxe sur les véhicules à moteur, qui se matérialisait autrefois par la fameuse vignette obligatoire apposée sur le pare-brise, n’est pas une création nouvelle, mais la résurrection d’un ancien dispositif. Ce prélèvement avait en effet été abrogé il y a tout juste vingt ans par la loi de finances 2006. À l’époque, le gouvernement avait justifié sa suppression par un objectif de “mise en cohérence du texte fiscal consécutivement à la réforme totale qui a été opérée sur le droit des affaires”.

  • SECTEUR BANCAIRE – La BAD accorde une facilité de garantie de transaction de 20 millions de dollars à la BMOI pour le processus d’industrialisation à Madagascar

    SECTEUR BANCAIRE – La BAD accorde une facilité de garantie de transaction de 20 millions de dollars à la BMOI pour le processus d’industrialisation à Madagascar

    La Banque africaine de développement (Bad) rapporte l’approbation par son Conseil d’administration d’une facilité de garantie de transaction pour le financement du commerce en faveur de la Banque malgache de l’Océan indien (BMOI). Cet appui devrait contribuer à l’accélération du processus d’industrialisation de la Grande île, indique l’institution panafricaine dans un communiqué qu’elle a récemment publié.

    “Cette facilité permettra à la BAD de fournir jusqu’à 100 % de garantie de paiement aux banques confirmatrices afin de faciliter la confirmation des lettres de crédit et autres instruments similaires de financement du commerce émis par la BMOI”, indique Lamin Drammeh, responsable de la division du financement du commerce au sein du Groupe à la Banque africaine de développement. Et ce, “au profit des grandes entreprises locales et des PME”, lance-t-il.

    Les principaux secteurs visés par cette intervention sont l’agro-industrie et l’industrie manufacturière. La garantie de transaction devra permettre à la BMOI de soutenir les importations d’intrants, de machines de production et d’équipements de télécommunication, nécessaires au développement du secteur industriel malgache. L’opération aura ainsi un impact direct sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, précise la BAD.

    Le responsable du bureau pays de l’institution panafricaine, Adam Amoumoun, soutient que “cette opération participera au développement de l’agro-industrie et de l’industrie manufacturière”. Cette intervention s’aligne d’ailleurs parfaitement avec la stratégie 2022-2026 de la Banque à Madagascar, notamment son domaine prioritaire axé sur le soutien à la transformation de l’agriculture et au développement de l’industrie manufacturière, poursuit ce responsable de la BAD.

    La garantie de transaction est l’un des instruments de financement du commerce mis en place par la BAD pour soutenir les banques commerciales en Afrique. Celle-ci couvre une variété d’instruments de financement du commerce, dont les lettres de crédit confirmées, les prêts commerciaux, les engagements de remboursement irrévocables, ou encore les traites avalisées et les billets à ordre.

  • MOBILE MONEY – Les autorités annoncent des audits du système des établissements de monnaie électronique

    MOBILE MONEY – Les autorités annoncent des audits du système des établissements de monnaie électronique

    Les usagers ont-ils raison ou tort de se plaindre des services des établissements de monnaie électronique? C’est pour répondre à cette question que l’autorité monétaire annonce des audits du système de ces établissements. “De nombreuses plaintes ont été enregistrées concernant les transactions de monnaie électronique. À l’écoute des usagers, nous diligentons des audits du système de ces Établissements de monnaie électronique (EME) afin de vérifier le bien-fondé des griefs exprimés”, indique le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, devant les députés, en marge de la séance plénière de vendredi, à l’Assemblée nationale de Tsimbazaza.

    Cette responsabilité incombe principalement à la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF), l’autorité de régulation et de contrôle qui est rattachée à la BFM. Selon la loi sur les EME c’est la CSBF qui détient le pouvoir légal d’émettre des instructions réglementaires, d’accorder ou de retirer les agréments ainsi que de mener des audits sur pièces et sur place. Le secrétariat général de cette Commission doit d’ailleurs vérifier en permanence la conformité technique, la sécurité des plateformes et la stricte équivalence entre la monnaie électronique émise et les fonds réels consignés sur le “compte global”.

    Les établissements de monnaie électronique (EME) sont par ailleurs soumis à des obligations strictes en matière de protection des consommateurs. L’établissement est tenu de mettre à la disposition des utilisateurs un service clientèle opérationnel 24/7. Ce service est spécifiquement chargé de traiter les réclamations ou les oppositions en cas de perte, de vol, d’utilisation frauduleuse, de transactions non autorisées ou de tout incident lié à un dysfonctionnement technique du système.

    Si les réclamations peuvent être formulées oralement dans un premier temps, elles doivent obligatoirement être confirmées par tout procédé laissant une trace écrite dans un délai de cinq (5) jours ouvrables à compter de la date de notification ou de l’opposition. L’EME a l’obligation légale de fournir à l’utilisateur les canaux et moyens nécessaires pour formaliser cette confirmation écrite, selon la loi régissant le secteur.

     

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  • VOLONTARIAT – Un appel lancé aux jeunes francophones pour des missions à Madagascar et à l’international

    VOLONTARIAT – Un appel lancé aux jeunes francophones pour des missions à Madagascar et à l’international

    Une opportunité s’offre aux jeunes âgés de 18 à 30 ans. Le programme “Volontaires unis pour la Francophonie” (V-Francophonie) lance son deuxième appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour le déploiement de volontaires à l’international. Les candidats retenus effectueront des missions de six à douze mois dans une vingtaine de pays francophones, dont Madagascar. Le programme vise à favoriser les échanges d’expériences et le renforcement des compétences des jeunes volontaires.

    Financé par le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères, V-Francophonie est mis en œuvre par France Volontaires, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce deuxième appel est ouvert depuis la fin du mois de mai et les candidats ont jusqu’au 31 août 2026 pour postuler. Il intègre de nouvelles thématiques, notamment la diplomatie féministe, l’appui à l’organisation d’événements internationaux liés à la Francophonie ainsi que la mobilisation complémentaire du dispositif de service civique. L’appel est également ouvert à un public plus jeune, notamment aux membres d’associations. Cette nouvelle édition concerne 70 missions réparties dans 20 pays francophones, dont Madagascar.

    Lors du premier AMI, lancé en 2025, 57 missions avaient été proposées. À ce jour, 26 volontaires ont déjà été déployés ou accueillis, dont quatre à Madagascar et un à La Réunion, illustrant la poursuite de la dynamique de mobilité croisée. Rado Rakotosamimanana s’envolera prochainement pour La Réunion dans le cadre d’une mission de volontariat de solidarité internationale. Ce jeune volontaire malgache y mettra ses compétences en économie sociale et solidaire au service de sa structure d’accueil pendant douze mois.

    Selon la représentante nationale de France Volontaires Madagascar, Niry Ramarijaona, l’intérêt des jeunes pour le volontariat ne cesse de croître. “Les Malgaches, particulièrement les jeunes, sont très engagés dans le volontariat de manière générale. Nous collaborons avec les associations et les ministères pour le déploiement et l’accueil des volontaires”, indique-t-elle. En 2025, 91 jeunes ont effectué une mission de volontariat à l’étranger, dont la majorité en France. Parmi eux figurent 70 volontaires en service civique et 21 volontaires de solidarité internationale.

    Pour le secrétaire général du ministère de la Communication et de la Culture, Tahina Mampionona Rakotondrabe, le volontariat et l’action communautaire figurent parmi les valeurs profondément ancrées dans la société malgache. “Chaque action bénévole mérite d’être valorisée. Notre ambition est de construire un volontariat fort, inclusif et structuré”, affirme-t-il. Le programme contribue ainsi à renforcer les compétences des jeunes tout en favorisant leur participation active au développement de leurs communautés.

  • JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo annonce l’élaboration d’un projet de loi visant à instaurer les audiences en visioconférence

    JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo annonce l’élaboration d’un projet de loi visant à instaurer les audiences en visioconférence

    Le Code de procédure pénale à réformer. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, évoque l’élaboration d’un projet de loi visant “à instaurer les audiences audiovisuelles” dans le pays lors de la séance de rencontre de quelques membres du gouvernement avec les députés ce mardi. Elle souligne qu’il s’agira d’une réforme permettant de réaliser des téléprocès, c’est-à-dire des procès à distance. Le texte apportera des modifications aux dispositions relatives à la tenue des audiences judiciaires à Madagascar.

    Selon les explications de la ministre, “les enquêtes et les procès se feront par visioconférence pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer, qu’elles soient éloignées géographiquement, malades, ou qu’elles se trouvent à l’étranger, ainsi que pour les avocats qui ne sont pas sur place”. “Cela permettra d’accélérer le travail de la justice, d’instaurer le respect du contradictoire et de garantir les droits de la défense”, explique-t-elle.

    D’autres projets de loi destinés à améliorer le système judiciaire sont également en préparation, rapporte la ministre de la Justice. Elle parle, entre autres, d’un projet de loi sur la prestation de services à la communauté. Celle-ci est “similaire aux travaux d’intérêt général”, souligne-t-elle, mais “spécifiquement destinés aux mineurs”. Elle soulève également un projet de réforme sur le mariage.

  • ENERGIE – Quatre jours d’opérations de pluies provoquées pour maintenir le niveau d’Andekaleka

    ENERGIE – Quatre jours d’opérations de pluies provoquées pour maintenir le niveau d’Andekaleka

    La Jirama passe à l’offensive pour sécuriser l’approvisionnement électrique du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) alors que la période d’étiage a commencé. Manda Ny Aina Nomena, directeur général adjoint chargé de l’Électricité au sein de la société d’État annonce la mise en œuvre d’une opération de pluies provoquées étalée sur quatre jours. Celle-ci a été effectuée avec l’appui de la direction générale de la météorologie afin de soutenir la production de la centrale hydroélectrique d’Andekaleka.

    “Les opérations ont débuté jeudi et vendredi, ont marqué une pause samedi, puis ont repris dimanche et lundi”, détaille le responsable de l’approvisionnement en électricité de la Jirama. Lancer de telles opérations en cette période d’intersaison relève d’un exercice de haute précision technique, où les conditions atmosphériques requises pour maximiser l’efficacité de l’ensemencement des nuages restent particulièrement complexes à réunir.

    Au terme de ces quatre jours, Manda Ny Aina Nomena parle d’un succès bien que les premier et deuxième jours n’aient donné que de la bruine, tandis que dimanche et lundi ont été marqués par de la pluie, mais en faible quantité. “Tant que le niveau de l’eau ne baisse pas, nous pouvons maintenir la capacité de production d’Andekaleka”, précise-t-il pour expliquer ces résultats.

    Le responsable a tenu à rappeler que “l’année dernière, vers la fin du mois de mars, les délestages avaient déjà commencé”. “Actuellement, et jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons encore enregistré aucun délestage”, souligne-t-il.

    La vigilance reste néanmoins de mise sur le site d’Andekaleka. Les équipes de la Jirama et de la direction générale de la météorologie guettent la moindre fenêtre d’opportunité pour réitérer l’opération. “Dès qu’une occasion se présente, nous intervenons afin de pouvoir maintenir le niveau d’eau requis”, conclut le responsable, réaffirmant l’engagement de la compagnie à maintenir la stabilité du réseau malgré le tarissement progressif des cours d’eau.

  • FISCALITÉ – La taxe sur les véhicules à moteur à payer auprès des services fiscaux avant le 15 juillet

    FISCALITÉ – La taxe sur les véhicules à moteur à payer auprès des services fiscaux avant le 15 juillet

    De longues files à prévoir auprès des centres et services fiscaux dans les prochaines semaines. Les propriétaires des véhicules à moteur mis en circulation avant le 15 juillet sont appelés à effectuer la déclaration et le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur (TVM) auprès de ces bureaux au plus tard le 15 juillet. Dans un communiqué publié lundi, la Direction générale des impôts (DGI) précise que les contribuables immatriculés doivent accomplir ces formalités auprès de l’unité opérationnelle gestionnaire de leur dossier fiscal, tandis que les personnes non immatriculées peuvent s’adresser au centre fiscal de leur choix.

     

    Quelques bureaux ne pourront toutefois pas encore percevoir cette taxe supprimée en 2006 et réinstaurée en 2026. Il s’agit de la direction des grandes entreprises (DGE), des services régionaux des impôts Analamanga 1 et 2, Atsinanana et Vakinankaratra, du Centre fiscal du troisième arrondissement d’Antananarivo et du Centre fiscal Alasora. Les contribuables relevant de ces unités devront effectuer leurs démarches auprès d’un autre bureau fiscal proche de leur domicile ou de leur siège social.

     

    Si l’on en croit l’administration fiscale, le paiement de la taxe sur les véhicules à moteur conditionne toute autre démarche administrative liée au véhicule, tel que le renouvellement des assurances, les mutations, les visites techniques ou encore la délivrance des autorisations d’exploitation. Toute fausse déclaration, tout retard ou défaut de paiement expose, par ailleurs, le contribuable aux sanctions prévues par le Code des impôts.

     

    Pour permettre une vérification permanente du paiement de la taxe, la direction générale des impôts évoque la délivrance, en plus du récépissé de paiement, d’un document comportant un code QR muni d’un cachet de l’administration fiscale. Celui-ci devra être conservé en permanence à bord du véhicule, précise l’administration fiscale. Le code QR devrait par ailleurs permettre de contrôler l’authenticité du document conservé à bord.

     

    La taxe sur les véhicules à moteur est instituée au profit du Budget général de l’État. Elle s’applique à l’ensemble des véhicules à moteur, notamment les voitures, les véhicules utilitaires, les motos et scooters, qu’ils soient à combustion, électriques ou hybrides. Les bateaux à moteur et les aéronefs sont également concernés. Sont toutefois exemptés de cette taxe les véhicules bénéficiant d’un régime dérogatoire prévu par les conventions internationales, les ambulances, les véhicules des sapeurs-pompiers ainsi que les véhicules administratifs. Pour les véhicules terrestres, le montant de la taxe est déterminé selon les caractéristiques du véhicule et varie généralement entre 5 000 et 340 000 ariary.

  • BUDGET – L’Etat avance un besoin brut de financement à hauteur de 8 651,19 milliards d’ariary pour l’année 2026

    BUDGET – L’Etat avance un besoin brut de financement à hauteur de 8 651,19 milliards d’ariary pour l’année 2026

    Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime à 8 651,19 milliards d’ariary le besoin brut de financement de l’Etat dans son Plan annuel de financement (PAF) pour l’exercice en cours. C’est le montant de l’argent que l’Etat devrait trouver afin de couvrir ses dépenses et ses projets qui ne sont pas comblés par ses recettes habituelles. Pour lever ce financement, la Stratégie de la dette à moyen terme (SDMT), préconise un recours modéré aux emprunts semi-concessionnels et commerciaux, détaillé dans le Document budgétaire annexé au projet de loi des Finances rectificatives (PLFR) 2026.

    Pour financer son année 2026, l’État s’appuie principalement sur les aides et prêts internationaux qui contribuent à deux tiers du montant recherché. Et ce, tout en développant les emprunts à l’intérieur du pays pour éviter de trop dépendre de l’extérieur.

    Le montant total du financement extérieur attendu s’élève à 5 839,35 milliards d’ariary. L’Etat indique que des bailleurs de fonds sont déjà identifiés. Cette somme proviendrait alors principalement des institutions multilatérales comme l’Association internationale de développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI), qui injectent à elles seules plus de la moitié du financement global.

    Le reste de ce financement extérieur est complété par des partenaires bilatéraux, à travers des prêts directs de pays comme la Chine ou d’agences de développement telles que l’Agence française de développement (AFD) et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), ainsi que par la Banque Centrale à hauteur de 6,3 % via des fonds internationaux spécifiques à savoir les programmes FEC et FRD. Et une part marginale de 0,2 % sera mobilisée auprès de banques commerciales extérieures sous forme de prêts classiques.

    Le financement intérieur, représentant 32,5 % du budget global soit 2 811,84 milliards d’ariary, sera quant à lui mobilisé directement sur le marché malgache. Cette ressource repose majoritairement sur l’émission de titres publics, des instruments de dette achetés par les investisseurs locaux qui fournissent des liquidités immédiates à l’État avec une perspective de remboursement futur. Ceux-ci sont portés notamment par les BTF à 3 ans qui s’élèvent à 11 % du financement total. Pour compléter ce dispositif et soutenir la gestion quotidienne de sa trésorerie, l’État bénéficiera également d’un appui direct de la Banque centrale sous forme d’avances temporaires, correspondant à un montant de 441 milliards d’ariary.

  • FINANCEMENT – 90 millions de dollars de la Banque mondiale pour fortifier son enveloppe nutrition à Madagascar

    FINANCEMENT – 90 millions de dollars de la Banque mondiale pour fortifier son enveloppe nutrition à Madagascar

    La Banque mondiale remet au pot 90 millions de dollars pour le Programme d’amélioration des résultats nutritionnels (Parn). Ce financement additionnel récemment approuvé par l’institution permettra d’intensifier la lutte contre le retard de croissance infantile et de protéger la santé de millions de familles vulnérables à travers Madagascar.

    Lancé en 2017, le programme Parn se fixe comme objectif la réduction de 30% du retard de croissance chez les enfants, jusqu’à toucher 600 000 enfants d’ici 2028. Ce financement additionnel devra contribuer à élargir l’accès à des services essentiels de santé et de nutrition, couvrant la santé reproductive ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et adolescente. Pas moins de 5 millions de personnes dans les régions les plus vulnérables de la Grande île en seront les bénéficiaires.

    Ce package financier de 90 millions de dollars s’appuie sur une approche combinée. Il y a l’apport de 80 millions de dollars provenant de l’Association internationale de développement (IDA), le guichet concessionnel de la Banque mondiale, auquel s’adosse une subvention stratégique de 10 millions de dollars du Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF). Ce dernier levier est spécifiquement fléché vers la protection et la santé des femmes, des enfants et des adolescents.

    L’enjeu de cette rallonge financière c’est de consolider les acquis. Si le programme a fait ses preuves, affichant des baisses de l’ordre de 19 % dans ses zones d’intervention historiques, la Banque mondiale insiste sur plusieurs indicateurs nationaux encore lourds ainsi que des urgences locales. Ce partenaire de Madagascar parle notamment de la hausse de l’émaciation infantile et des pics de malnutrition chronique à 47 % dans le Grand Sud et Sud-Est. Ces 90 millions de dollars agiront donc comme bouclier pour pérenniser les progrès et accélérer la convergence régionale.