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  • SPORTS – Le judoka malgache Mickael Jean Allo de Montpellier Judo Olympic médaillé d’argent à l’Open d’Alger

    SPORTS – Le judoka malgache Mickael Jean Allo de Montpellier Judo Olympic médaillé d’argent à l’Open d’Alger

    Mickael Jean Allo termine vice-champion de l’Open d’Alger qui s’est déroulé ce week-end. Le judoka malgache de la diaspora a été battu en finale des moins de 66 kg par le Britannique Aiden Moffat, et se contente de la médaille d’argent.

    Dans sa catégorie, neuf judokas se sont inscrits. Pour son premier combat, il a battu l’Algérien Mohammed Amine Agoun. C’est un autre Algérien, Boualam Aifa, qu’il a battu en demi-finale.

    Cette médaille d’argent à Alger vient couronner un début de saison particulièrement dense pour le pensionnaire du Montpellier Judo Olympic (MJO). Multipliant les expériences sur le circuit international, le combattant de 24 ans confirme sa montée en puissance sous les couleurs malgaches. 

    Au championnat d’Afrique, il a signé une victoire par ippon contre le Béninois Segla Prudence Djotchou au premier tour, avant de s’incliner en huitième de finale face à l’Angolais Edmilson Pedro.

    Avec ce podium en Algérie, Mickael Jean Allo engrange des points précieux pour le classement international et valide la dynamique entamée depuis ses récents titres régionaux en France.

    Les Algériens ont dominé cet Open qui s’est déroulé sur leur terre en remportant huit médailles d’or, dix en argent et 16 en bronze. 105 combattants ont participé en provenance de 11 pays sur cinq continents.

  • JUSTICE – Un présumé réseau de trafiquants d’or démantelé, 14 suspects placés sous mandat de dépôt

    JUSTICE – Un présumé réseau de trafiquants d’or démantelé, 14 suspects placés sous mandat de dépôt

    La Gendarmerie nationale rapporte avoir démantelé un présumé réseau de trafic d’or transfrontalier. Les 14 individus soupçonnés dans cette contrebande ont été placés en détention provisoire après avoir comparu devant le Pôle anti-corruption (PAC). Dix d’entre eux ont été envoyés à Tsiafahy tandis que quatre ont été placés à Antanimora.

     

    Selon un communiqué publié par le service de la communication de la Gendarmerie, ce coup de filet est le fruit d’une étroite collaboration entre la Compagnie de la Gendarmerie de l’Aéroport d’Ivato, la Compagnie Territoriale de Nosy Be et la Brigade de l’Aéroport. Le réseau, qualifié de “bien structuré”, comprenait des financiers, des transporteurs intermédiaires, des agents aéroportuaires et trois membres des forces de l’ordre qui couvraient l’activité.

     

    A en croire la Gendarmerie, les trafiquants étaient manifestement des habitués. Le mode opératoire révélé raconte que les cerveaux de l’organisation remettaient l’or à des complices à l’extérieur de l’enceinte aéroportuaire. Les lingots étaient passés par-dessus la clôture de l’aéroport, puis récupérés à l’intérieur par des employés complices. La marchandise était ensuite acheminée discrètement vers les salles d’attente et de restauration, avant d’être remise en main propre aux passeurs prêts à embarquer.

     

    Le grain de sable dans la machine est venu d’une dispute interne liée à des mécontentements financiers. Pris de panique à l’idée de se faire arrêter, un passeur a hésité au dernier moment. Au lieu d’être acheminés en zone d’embarquement, 17 lingots d’or ont été cachés temporairement au sein de l’aéroport. C’est durant cette phase de dissimulation qu’une partie du butin s’est volatilisée.

     

    Pensant à un vol interne, les chefs du réseau ont kidnappé les passeurs, les séquestrant et leur infligeant des séances de torture et des interrogatoires secrets pour tenter de retrouver l’or manquant indique la Gendarmerie. Les forces de l’ordre ont mené des recherches pour retrouver les personnes portées disparues.

     

    Après que la Gendarmerie a localisé leur cachette, l’agent aéroportuaire séquestré, est passé aux aveux complets, déroulant l’intégralité du fil de l’organisation. C’est cette déposition qui a permis aux gendarmes de cueillir les membres du réseau un par un.

     

    Outre les arrestations, les forces de l’ordre ont saisi quatre véhicules tout-terrain utilisés par le réseau. Les enquêteurs s’activent désormais à identifier et interpeller les complices et d’éventuels hauts protecteurs qui ont permis à ce réseau de piller les ressources nationales.

  • HYDROCARBURES – Un système national de stocks stratégiques de carburants en projet

    HYDROCARBURES – Un système national de stocks stratégiques de carburants en projet

    Une surcouche de sécurité. Madagascar travaille sur la conception et l’opérationnalisation d’un système national de stocks stratégiques de carburant. Ce processus inclut la définition du cadre réglementaire, le choix du modèle de financement et la construction progressive de capacités de stockage dédiées pour garantir une réserve de sécurité souveraine. C’est un projet prévu dans la Lettre de politique de l’aval pétrolier, présentée récemment par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

     

    Comme rappelé par le directeur général des Hydrocarbures, Harivelo Andrianaharinjaka, Madagascar devrait disposer d’un stock de sécurité, en vertu du cadre légal et réglementaire déjà en vigueur au pays. Celui-ci doit obligatoirement correspondre à un minimum de 21 jours de consommation. Bien que cette obligation ne s’applique pas individuellement à chaque dépôt, elle s’apprécie de manière globale au niveau du système d’approvisionnement.

     

    En revanche, le stock stratégique est un dispositif qui n’existe pas encore à Madagascar. Les pays occidentaux, notamment les pays membres de l’OCDE, en disposent déjà. Selon les modèles, ils sont soit détenus par l’État, soit confiés à des opérateurs privés, explique le directeur général des Hydrocarbures. C’est un volume qui viendra donc s’ajouter au stock de sécurité classique dont la Grande île dispose actuellement. Le niveau d’un stock stratégique peut atteindre jusqu’à 90 jours de couverture, poursuit-il.

     

    Dans la gestion des risques énergétiques, le stock de sécurité (opérationnel) sert à gérer les aléas du quotidien. C’est le flux tendu pour que les stations-service ne tombent pas à sec. Le stock stratégique (souverain) est pour sa part activé en cas de crise majeure ou de force majeure internationale. C’est une réserve à laquelle on ne touche pas en temps normal.

    « La mise en place d’un mécanisme de stock stratégique est essentielle. Elle nous permettra de sécuriser l’approvisionnement national », a alors soutenu le directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), Cydolain Raveloson. Ainsi, en cas de retards logistiques ou de perturbations sur la chaîne logistique internationale, ce stock stratégique prendra le relais pour assurer la continuité de l’approvisionnement, explique-t-il.

     

    Deux problématiques majeures se posent toutefois. Harivelo Andrianaharinjaka parle notamment du stockage ; car ce projet nécessitera la construction de nouvelles infrastructures, avec les capacités de stockage actuelles du pays qui sont déjà saturées. Il évoque également le financement pour la constitution et la valorisation de ce stock.

     

    « C’est une obligation que nous devons impérativement mettre en place. Ce dispositif devrait d’ailleurs être intégré dans le prochain projet de loi sur l’aval pétrolier », a avancé le directeur général des hydrocarbures. Les autorités s’accordent toutefois à dire que la mise en œuvre opérationnelle de ce projet prendra un certain temps.

  • PARLEMENT – Une dizaine de ministres convoqués à l’Assemblée nationale la semaine prochaine

    PARLEMENT – Une dizaine de ministres convoqués à l’Assemblée nationale la semaine prochaine

    Les regards seront tournés vers l’Assemblée nationale la semaine prochaine. Les députés ont inscrit à leur ordre du jour deux journées consacrées à des “rencontres avec les ministres”. 11 membres du gouvernement sont attendus à Tsimbazaza vendredi et samedi prochains.

     

    Il ne s’agit toutefois pas encore de la séance de questions-réponses prévue par la Constitution durant les sessions ordinaires de l’Assemblée nationale. Selon une source au sein de la Chambre basse, cette convocation concerne uniquement certains membres ciblés du gouvernement dans le cadre de “séances d’interpellation”.

     

    Les ministres concernés sont le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, le ministre des Forces armées, la ministre de la Justice, le ministre de la Sécurité publique, le ministre délégué chargé de la Gendarmerie nationale, la ministre de l’Éducation nationale, le ministre de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, le ministre de l’Élevage, le ministre des Travaux publics, le ministre du Commerce et de la consommation ainsi que le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé.

     

    Dans son discours d’ouverture de la session, le 5 mai dernier, Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale, avait déjà annoncé que plusieurs ministres seraient convoqués au cours de cette session afin d’apporter des explications sur “certains sujets sur lesquels la population a besoin d’éclaircissements”. Il avait également souligné que “l’Assemblée nationale n’hésiterait pas à convoquer l’exécutif en cas de besoin”.

  • PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – L’inflation énergétique pourrait culminer à 14 % en glissement annuel au mois de décembre, selon les projections de la Banque centrale

    PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – L’inflation énergétique pourrait culminer à 14 % en glissement annuel au mois de décembre, selon les projections de la Banque centrale

    Une accélération constante de l’inflation énergétique est à prévoir tout au long de cette année. Elle pourrait culminer à 14 % en glissement annuel au mois de décembre, contre 6,7 % au mois de janvier, d’après les projections de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière Note de conjoncture économique.

    Ce taux de 14,0 % représente le glissement annuel calculé sur le seul mois de décembre 2026. Concrètement, cela signifie qu’une quantité donnée d’énergie achetée à la fin de cette année coûtera 14 % de plus que le même achat effectué en décembre 2025. Selon les projections de la BFM, le pic de la cherté de l’énergie devrait être atteint au cours du dernier mois de l’exercice.

    L’inflation annuelle moyenne de l’énergie se situerait, pour sa part, à 9,5 %. Ainsi, en comptabilisant l’ensemble des dépenses énergétiques facturées du 1er janvier au 31 décembre 2026, les consommateurs paieraient en moyenne leurs factures d’électricité, de carburant ou de combustibles 9,5 % plus cher qu’en 2025.

    La ventilation des données de la BFM désigne l’inflation énergétique comme le principal moteur de la cherté de la vie pour l’exercice 2026. Si l’indice général affiche une progression contenue à 6,1 % en janvier, c’est l’emballement des coûts de l’énergie qui devrait peser de manière décisive sur la tendance globale. Avec une hausse moyenne annuelle établie à 9,5 %, cette composante s’impose comme le principal facteur de tension susceptible d’accentuer la dégradation du pouvoir d’achat cette année.

    En agissant comme un coût fixe incontournable pour les industries et l’ensemble de la chaîne logistique, la flambée de l’énergie exercera une pression continue sur les autres secteurs, ce qui risque d’empêcher toute accalmie durable sur le front des prix.

    L’inflation globale devrait ainsi connaître une accélération marquée en 2026. La moyenne annuelle est prévue à 8,1 %, ce qui représenterait une dégradation continue par rapport à 2024 (7,6 %) et à 2025 (8,0 %). L’analyse mensuelle montre une trajectoire ascendante constante, avec un glissement annuel de 6,1 % en janvier pour culminer à 9,3 % en décembre, confirmant une nouvelle fois de fortes tensions sur les prix en fin d’exercice.

    Le riz, produit stratégique, afficherait une moyenne annuelle de 4,3 %, en net recul par rapport au pic de 2025 (11,6 %). Les tensions pourraient toutefois réapparaître au second semestre. Après un glissement annuel de 0,5 % au mois de mars, l’inflation du riz accélérerait progressivement pour atteindre 8,3 % en décembre.

    L’Indice des prix à la consommation (IPC) sous-jacent mesure l’inflation structurelle en excluant les produits les plus volatils, à savoir le riz et l’énergie. Sa moyenne annuelle s’élèverait à 9,0 %, contre 7,4 % en 2025. Le glissement annuel resterait à un niveau élevé et relativement stable tout au long de l’année, oscillant entre 7,0 % en janvier et 9,2 % en décembre.

  • INFRASTRUCTURES – Des chantiers routiers affectés par des contraintes liées à l’approvisionnement en bitume

    INFRASTRUCTURES – Des chantiers routiers affectés par des contraintes liées à l’approvisionnement en bitume

    Des chantiers qui patinent. Des difficultés logistiques ralentissent plusieurs projets routiers financés par la Banque mondiale à Madagascar. Lors d’une revue conjointe avec les autorités malgaches, l’institution financière et le gouvernement ont fait le point sur l’état d’avancement des programmes en cours dans les secteurs des infrastructures et de la sécurité alimentaire. Les deux parties ont abordé de front les défis qui pèsent sur les chantiers routiers et l’approvisionnement en bitume fait partie des principaux obstacles identifiés, rapporte le ministère de l’Economie et des finances.

     

    Si l’on en croit le ministère, cette contrainte affecte notamment les projets de réhabilitation et de modernisation de plusieurs axes stratégiques, notamment les routes nationales RN2, RN4, RN5 et RN7. Face à ces difficultés, les discussions ont porté sur les mesures d’urgence à mettre en œuvre afin de lever les blocages logistiques et d’assurer la continuité des chantiers.

     

    Dans le secteur agricole, les échanges ont permis d’évaluer l’avancement du projet Rice Plus, destiné à accroître la production rizicole et à soutenir l’autosuffisance alimentaire du pays. Le ministère souligne que les efforts se poursuivent pour accélérer l’exécution des projets, améliorer les taux de décaissement et générer des résultats concrets au bénéfice des populations.

     

    En février 2025, le portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar représentait une enveloppe globale de 3,5 milliards de dollars répartie sur 22 opérations, dont 17 projets à l’échelle nationale. Le secteur des infrastructures concentre 43 % des ressources, soit environ 1,5 milliard de dollars. Les domaines du développement durable et du développement humain captent respectivement 25 % et 20 % des ressources, tandis que la gouvernance et la croissance équitable représentent les 12 % restants.

  • EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox comptabilisés en quelques jours

    EPIDÉMIE – Deux nouveaux décès liés à la Mpox comptabilisés en quelques jours

    Une épidémie discrète mais dont le virus continue de circuler à Madagascar. La Mpox enregistre deux nouveaux décès en l’espace de quelques jours, portant à six le nombre de morts liés à cette maladie. Le premier cas, comptabilisé le 17 mai, concerne un jeune homme de 22 ans dans la région d’Analamanga. Un second décès, signalé le 18 mai dans la région Diana, s’agit d’une femme âgée de 38 ans.

     

    Selon le dernier bilan présenté par la porte-parole du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP) national, le Pr Diavolana Andrianarimanana Köcher, quatorze nouveaux cas ont été notifiés, dont onze confirmés, à la date du 21 mai. A cela s’ajoutent quatorze guérisons. Depuis le début de l’épidémie, Madagascar totalise désormais 2 858 cas cumulés, parmi lesquels 1 658 sont confirmés. Au total, 1 307 personnes ont pu guérir. Le nombre de districts touchés est passé de 54 à 61 en quelques semaines, témoignant de la circulation persistante du virus sur le territoire national.

     

    Parmi la prévention préconisée figure la vaccination. À ce jour, plus de 56 000 personnes ont pu être vaccinées contre la Mpox dans le pays, dont près de 52 000 pour la première dose et plus de 4 600 pour la deuxième dose, à en croire le directeur du programme élargi de vaccination, Dr Paubert Tsivahiny. Les personnes âgées de 18 à 50 ans en sont les principales bénéficiaires. Outre la vaccination, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue, notamment pour protéger les personnes les plus vulnérables. Des cas ont notamment été recensés chez des enfants, dont un enfant de sept ans infecté et un nourrisson de onze mois décédé.

  • ÉVÉNEMENT – L’ONTM mobilise une force collective autour de la 12ème édition de l’ITM et de la 3ème édition de l’IHM

    ÉVÉNEMENT – L’ONTM mobilise une force collective autour de la 12ème édition de l’ITM et de la 3ème édition de l’IHM

    “Une force de frappe commune”. L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) officialise la signature de conventions avec dix-huit nouveaux partenaires afin de propulser la destination Madagascar et le savoir-faire malgache sur la scène internationale. Il s’agit de la troisième vague de signatures de partenariat qui porte à une cinquantaine le nombre d’entités engagées pour la 12e édition de l’International Tourism Fair Madagascar (ITM) et la 3e édition de l’International Handicraft Fair (IHM).

    Parmi les partenaires “Gold” de l’événement, le groupe Inviso, via l’entreprise Piqla illustre l’intégration de solutions technologiques et innovantes au service du tourisme. Cette implication s’inscrit dans un écosystème diversifié où se côtoient des piliers tels que les compagnies aériennes, des établissements financiers de premier plan et des acteurs majeurs de l’hôtellerie, tous unis pour garantir le succès de l’événement. Cette mixité institutionnelle et privée est essentielle pour transformer le CCI Ivato, du 11 au 14 juin prochain, en un véritable hub de réflexion et de développement.

    En fédérant des partenaires de poids autour d’une vision commune, l’ONTM se donne les moyens de faire de ce salon non pas un simple rendez-vous promotionnel, mais le socle d’une industrie touristique enfin résiliente et structurée.

  • JUSTICE – Naivo Raholdina et Jean Nirina Rafanomezantsoa placés en détention préventive pour des dossiers de litiges fonciers

    JUSTICE – Naivo Raholdina et Jean Nirina Rafanomezantsoa placés en détention préventive pour des dossiers de litiges fonciers

    Direction Imerintsiatosika pour Naivo Raholdina, Antanimora pour Jean Nirina Rafanomezantsoa. Le député élu dans le cinquième arrondissement d’Antananarivo et l’ancien chef du fokontany d’Anosizato Atsinanana sont placés en détention préventive pour des dossiers liés à des litiges fonciers. Selon une déclaration vidéo du premier substitut du procureur d’Antananarivo, diffusée par le ministère de la Justice, les deux hommes sont, entre autres, soupçonnés d’implication dans une affaire relative à la vente d’un terrain domanial sis à Anosizato. Mais ils sont également accusés, chacun, dans d’autres affaires indépendantes les unes des autres.

    Dans le dossier Anosizato Atsinanana, Naivo Raholdina est notamment accusé d’abus de fonctions, rapporte le parquet. Mais il est aussi inculpé de la même charge dans un dossier relatif à un autre terrain dans un autre quartier. Il est également accusé de “destruction de biens publics avec des gros bras” mais aussi de coups et blessures ayant entraîné 12 jours d’incapacité de travail de la victime. Jean Nirina Rafanomezantsoa, pour sa part, est accusé de vente illicite de terrain domanial à Anosizato, et d’occupation illégale de terrain d’autrui malgré une décision de justice l’ayant déjà expulsé du site.

    D’autres responsables du fokontany sur le dossier dans lequel Naivo Raholdina est soupçonné ont également été envoyés en détention préventive à Antanimora. D’autres suspects qui sont encore recherchés font l’objet de mandat d’arrêt.

  • PASSIF DE L’ETAT – Plus de 85 milliards d’ariary d’arriérés de remboursement de TVA signalés par le GEFP

    PASSIF DE L’ETAT – Plus de 85 milliards d’ariary d’arriérés de remboursement de TVA signalés par le GEFP

    L’État traîne une ardoise de plus de 85 milliards d’ariary envers le secteur privé, au titre d’arriérés de remboursement de crédit de TVA. Ce lourd passif, accumulé depuis 2019 et qui asphyxie la trésorerie des opérateurs, avait été officiellement exposé par les représentants du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). C’était lors d’une audience accordée par le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, il y a quelques jours.

    Ce passif figure parmi les préoccupations majeures évoqués par le GEFP lors de cette rencontre avec le Chef du Gouvernement. Le Premier ministre se serait alors engagé à se rapprocher des ministères concernés pour lever les blocages identifiés, notamment en interpellant directement le ministère de l’Économie et des finances (MEF) sur le retard de remboursement de la TVA.

    Ce département s’était déjà engagé à améliorer le processus de remboursement de la TVA, d’après ce qu’avait rassuré le ministère de l’Industrie et du développement du secteur privé en début d’année. Celui-ci s’était positionné en tant qu’intermédiaire pour relayer les doléances et attentes des entreprises privées auprès des autorités compétentes.

    Au-delà du remboursement de la TVA, le GEFP avait également alerté le Chef du Gouvernement sur un ensemble de facteurs critiques qui menacent la survie même du secteur. Les industriels s’inquiètent particulièrement de la fragilisation de leur cadre légal, illustrée par la suppression du statut d’entreprise de production intensive de base (EPIB) dans la Loi de Finances 2024, les risques de dénaturation de la loi sur les Zones Économiques Franches (ZEF) et l’imposition unilatérale d’une taxe de 1 % sur le chiffre d’affaires des acteurs du secteur de la technologie de l’information et de la communication par l’Autorité de régulation de la télécommunication (Artec).

    Face à cette instabilité fiscale et à la lenteur des procédures administratives, le secteur franc subit une hémorragie de talents, faisant état d’une “fuite des cerveaux”. Une situation marquée par le fait que les ressortissants malgaches occupent désormais 70 % des 90 000 postes du secteur à l’île Maurice, déplore le GEFP. Le Groupement insiste alors sur l’urgence de négocier la prolongation à long terme de l’Agoa, tout en soulignant l’importance d’un dialogue public-privé sincère, pragmatique et résolument orienté vers des solutions coconstruites.