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  • EAU ET ELECTRICITÉ – Le DG de la Jirama appelle les usagers à faire preuve de civisme économique

    EAU ET ELECTRICITÉ – Le DG de la Jirama appelle les usagers à faire preuve de civisme économique

    Sécurisation des infrastructures, rejet de la fraude et de la corruption, signalement des actes de sabotage et règlement régulier des factures. Le directeur général de la Jirama, le général Hajatiana Rasolomanana, appelle l’ensemble de ses collaborateurs et les usagers à faire preuve d’un civisme économique. Il estime cette collaboration essentielle au moment où la compagnie nationale d’eau et d’électricité aborde une transition de manière équilibrée. C’était dans son discours lors de l’ouverture de la célébration du 50ème anniversaire de la Jirama et de l’inauguration d’une station de traitement d’eau à Mandroseza, vendredi.

     

    Concernant l’offre de service, le Général Hajatiana Rasolomanana souligne qu’il est tout à fait légitime que les usagers exigent une fourniture d’eau et d’électricité fiable et de qualité. Mais il est également tout aussi juste que la Jirama dispose des moyens nécessaires pour accomplir cette mission. Le directeur général de la Jirama indique alors que la vente à perte que la compagnie effectue jusqu’à ce jour ne peut plus se poursuivre indéfiniment, notamment avec les tarifs de l’eau et de l’électricité appliqués aujourd’hui qui ne reflètent pas la réalité des coûts de production.

     

    La Jirama se doit pour l’heure d’assumer ses responsabilités. Mais le General Hajatiana Rasolomanana estime qu’il est impératif de réduire les pertes de réseau, de lutter fermement contre les fraudes et la corruption sous toutes leurs formes, de rationaliser nos dépenses opérationnelles, et de rehausser la qualité de notre service.

     

    C’est à la suite de ces efforts, et au moment opportun, qu’il sera procédé à un ajustement équitable et transparent des tarifs. La Jirama indique qu’elle agira avec la plus grande pondération avant la prise de cette disposition. Le DG de la Jirama expose alors sa vision. “Nous aborderons cette transition de manière équilibrée : sans asphyxier l’opérateur, ni pénaliser le pouvoir d’achat des ménages”, lance-t-il. Et c’est pourquoi il avait appelé chacun à prendre ses responsabilités. Car selon lui, chaque geste citoyen, du paiement de la facture à la protection de nos installations, est une contribution directe au redressement de la compagnie nationale.

  • TRANSPORT AÉRIEN – 22 appareils de cinq opérateurs locaux autorisés à effectuer des vols contre rémunération

    TRANSPORT AÉRIEN – 22 appareils de cinq opérateurs locaux autorisés à effectuer des vols contre rémunération

    Des autorisations limitées. A Madagascar, seuls 22 appareils sont officiellement autorisés à effectuer des vols commerciaux et des transports aériens contre rémunération. Cette flotte se répartit entre cinq opérateurs locaux, indique le dernier avis au public publié par l’Aviation civile de Madagascar (ACM).

     

    La compagnie nationale Madagascar Airlines se taille la part du lion sur les vols réguliers avec six ATR. Madagascar Trans Air domine pour sa part les vols à la demande intérieurs et internationaux, en termes de volume, avec 12 aéronefs à son compteur, essentiellement des monomoteurs et bimoteurs légers comme des Cessna, un Piper et des Beechcraft.

     

    Le reste de la liste est complété par HFF Travel Airways, qui aligne deux appareils dont un jet Cessna Citation 560 XL, et GS Aviation avec un unique Beechcraft King Air B200. Enfin, Madagascar Fly Alliance ferme la marche avec un unique Cessna 207A pour des vols à la demande exclusivement intérieurs.

     

    Selon le document officiel l’appareil immatriculé 5R-MLI (un Cessna 207A) est inscrit simultanément sous la bannière de Madagascar Trans Air et de Madagascar Fly Alliance. Par ailleurs, c’est le Cessna 208 Caravan qui s’impose comme le modèle roi avec six unités en service.

     

    Cette domination américaine est également renforcée par la présence de trois Beechcraft King Air et d’un Piper, portant le total des petits appareils de conception américaine à 15 unités. Face à ces monomoteurs et bimoteurs légers dédiés aux vols à la demande, le constructeur européen ATR parvient néanmoins à dominer le segment stratégique des lignes régulières, en alignant 6 avions. Il s’agit des cinq ATR 72-500 et l’ATR 72-600 sous les couleurs de Madagascar Airlines.

     

    La note de l’ACM se veut par ailleurs ferme, vis-à-vis des autres exploitants et propriétaires d’aéronefs privés. L’usage de ces appareils doit être fait à des fins strictement privées. Ceux-ci doivent ainsi être utilisés par leurs propriétaires, pour leur propre usage, et non en vue d’une rémunération de quelque nature que ce soit, insiste l’autorité de régulation de l’Aviation civile.

  • JUSTICE – Paul Rabary et Yves Maurice Rakotoniaina placés en détention préventive pour suspicion d’atteinte à la sûreté de l’Etat

    JUSTICE – Paul Rabary et Yves Maurice Rakotoniaina placés en détention préventive pour suspicion d’atteinte à la sûreté de l’Etat

    Deux anciens hauts responsables de l’Etat envoyés en prison. Accusés de “crimes contre la sûreté intérieure de l’Etat”, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Paul Rabary, et l’ancien secrétaire général du ministère du Tourisme et de l’artisanat, Yves Maurice Rakotoniaina, sont placés en détention préventive après leur comparution devant le parquet d’Antananarivo, vendredi. Ils sont, entre autres, soupçonnés d’avoir “planifié et préparé des actions de perturbations de l’ordre public afin d’aboutir à l’assassinat de hauts responsables de l’Etat et à des affrontements meurtriers entre Malgaches”, si l’on en croit le premier substitut du procureur du tribunal d’Antananarivo.

    Les deux personnalités font également face à des accusations de “propagation de fausses nouvelles visant à induire le public en erreur et à troubler la paix publique” tel que prévu par la loi sur la communication médiatisée et d’associations de malfaiteurs. “Elles ont constitué un groupe destiné à exécuter ces projets” de renversement des institutions en place, précise le magistrat. Celui-ci évoque également des “réunions clandestines dans de nombreux endroits à Antananarivo”.

    Dans sa déclaration vidéo diffusée sur la page Facebook du ministère de la Justice, le premier substitut du procureur rapporte l’existence d’éléments à charge et de preuves découverts dans le téléphone des suspects, dans leur voiture et dans leurs bureaux. Il parle notamment d’échanges sur WhatsApp, d’argent liquide en ariary et en euro, mais aussi des documents écrits évoquant l’état de distribution de sommes d’argent. “Les interrogatoires effectués sur les suspects durant les enquêtes ont révélé des contradictions sur leur version des faits”, indique-t-il encore.

    À l’issue des enquêtes, le juge d’instruction a ordonné le placement d’Yves Maurice Rakotoniaina à la maison de force de Tsiafahy et celui de Paul Rabary à la maison centrale d’Antanimora en attendant leur procès. Des mandats d’arrêt ont par ailleurs été émis à l’encontre d’autres complices présumés impliqués dans cette affaire qui n’ont pas encore été déférés devant la justice, souligne le magistrat.

  • ACTIONNARIAT – Le Trésor public rapporte 147 milliards d’ariary de dividendes “acquis” des sociétés à participation de l’État en 2025

    ACTIONNARIAT – Le Trésor public rapporte 147 milliards d’ariary de dividendes “acquis” des sociétés à participation de l’État en 2025

    147 milliards d’ariary. C’est le montant total des dividendes injectés par les sociétés à participation publique dans les caisses du Trésor en 2025. C’est la part des bénéfices versée par les entreprises dans lesquelles l’État possède des actions dans leur capital. C’est Dorette Ratsiavahana, directrice générale du Trésor public, qui en a fait part à la presse, ce vendredi.

    Elle indique que le portefeuille public dénombre 56 sociétés à participation de l’État, dont 26 à participation majoritaire, le reste étant à participation minoritaire. L’État est d’ailleurs actionnaire unique dans 11 de ces entreprises. Toutefois, ce sont les sociétés à participation minoritaire qui génèrent le plus de dividendes pour l’État, comparativement aux sociétés à participation majoritaire, rapporte-t-elle.

    Pour Dorette Ratsiavahana, cela peut s’expliquer par un plus grand professionnalisme des dirigeants au niveau du Conseil d’administration (CA) et de la direction générale de ces sociétés. Elle souligne que le suivi et le contrôle ne reposent pas uniquement sur l’État, mais impliquent également les autres actionnaires.

    Si le Trésor public affiche ce bilan grâce aux entreprises à participation étatique, la performance réelle reste très inégalitaire. Les résultats financiers de cette année semblent suggérer que le modèle de gestion des 26 sociétés à participation majoritaire publique s’essouffle face à la rentabilité des participations minoritaires. Ce sont les structures où l’État est minoritaire qui renflouent le plus les caisses publiques.

    Il est d’ailleurs de notoriété publique que la gestion de ces entreprises d’État a stagné dans l’inefficacité pendant de nombreuses années. “C’est pourquoi il est primordial de renforcer le suivi et le contrôle rigoureux de la gestion de ces sociétés à participation majoritaire de l’État, afin qu’elles deviennent de véritables leviers pour l’économie et qu’elles soient rentables”, lance la directrice générale du Trésor public. Aussi, parmi les recommandations et les réformes envisagées, figure la professionnalisation des membres du Conseil d’administration et de la gestion globale de ces entreprises publiques.

    Dans son Diagnostic de la gouvernance et des vulnérabilités à la corruption à Madagascar, le Fonds monétaire international (FMI) estime que les fonctions de « l’Etat actionnaire » ne sont qu’imparfaitement assurées, malgré un cadre juridique favorable. Certains outils et supports pour exercer la supervision des entreprises publiques ont néanmoins été déjà développés par la direction générale du Trésor. Ce département avait déjà mis en place un document-cadre fixant les lignes directrices de la gouvernance et jetant les bases d’une stratégie de l’État actionnaire, renforcé par un guide de l’administrateur destiné à professionnaliser les représentants de l’État dans les conseils d’administration.

    La DGT publie également désormais un rapport annuel consolidé qui compile la situation financière et les monographies des entreprises publiques. Et pour l’évaluation des risques est devenue plus rigoureuse grâce à l’intégration de l’outil « bilan de santé des entreprises publiques » (SOE Health Check Tool), développé avec l’appui technique d’Afritac Sud pour ausculter la viabilité de chaque structure.

  • IMMIGRATION – La gestion biométrique des frontières étendue au port de Mahajanga avec la plateforme numérique Midas

    IMMIGRATION – La gestion biométrique des frontières étendue au port de Mahajanga avec la plateforme numérique Midas

    La portée de Midas, la plateforme numérique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), est étendue jusqu’à la frontière maritime de la Grande île. Le port de Mahajanga est le premier à en bénéficier. Les kits mobiles qui vont y être déployés viennent d’être remis au ministère de la Sécurité publique, ce mercredi.

    Déjà utilisée au niveau de quelques aéroports de Madagascar, la plateforme Midas sert dans la gestion biométrique des frontières. Elle est déployée avec la même capacité numérique aux points d’entrée maritimes où l’intensité des flux de passagers et de marchandises, combinée aux défis spécifiques de la gouvernance maritime, exige des solutions robustes et adaptables. Le port de Mahajanga est alors identifié comme une zone prioritaire pour les investissements en gouvernance des frontières dans le cadre du projet créer des frontières plus intelligentes.

    Chaque unité mobile est alors dotée d’une tablette portable, d’un lecteur de documents ainsi que d’un scanner d’empreintes digitales. Grâce à cette configuration technologique, les agents peuvent assurer l’enregistrement et le contrôle biométrique des voyageurs directement sur le terrain, garantissant une surveillance efficace même dans les ports ou les zones difficiles d’accès.

    “Nous sommes désormais engagés dans une phase de digitalisation”, souligne Julie Claudette Ranjavololona, secrétaire générale du ministère de la Sécurité publique. Pour elle, cette digitalisation “permettra, en premier lieu, de disposer de données statistiques précises afin d’orienter les prises de décisions gouvernementales si nécessaire”. Mais le processus devrait également “favoriser une plus grande fluidité dans le traitement des documents des voyageurs entrant et sortant du territoire malgache”.

    L’objectif à court terme est d’étendre le déploiement des kits Midas au-delà des sites actuels de Mahajanga et Nosy Be, en ciblant prochainement les ports et aéroports de Toliara ainsi que l’île de Sainte-Marie. Cette expansion vise à sécuriser le parcours des touristes dans ces destinations privilégiées, tout en garantissant un contrôle rigoureux des documents, annonce le chef de mission de l’OIM à Madagascar, Roger Charles Evina.

    Au-delà de la surveillance technique, cette initiative cherche à rassurer la communauté internationale sur la sécurité de Madagascar, en affirmant que le pays dispose d’une gestion des frontières moderne et protectrice pour ses visiteurs, explique-t-il.

    Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet “Créer des frontières plus intelligentes : améliorer les voies de mobilité régulières et sûres, la connectivité et l’intégration en Afrique grâce à la numérisation”. Il s’agit d’une initiative de 3 millions de dollars financée par le gouvernement japonais et mise en œuvre par l’OIM dans quatre pays, dont Madagascar. “Située au carrefour stratégique de l’Afrique, de l’Asie et de l’Europe, Madagascar occupe une position centrale dans l’espace Indopacifique. Pour le Japon, cette région revêt une importance capitale, ce qui justifie un engagement fort dans le financement de projets visant à sécuriser les contrôles migratoires malgaches”, souligne de son côté Hitoshi Tojima, ambassadeur du Japon à Madagascar.

  • RELATIONS INTERNATIONALES – La présence de deux membres permanents africains au Conseil de sécurité soulevée en marge du Sommet Africa Forward

    RELATIONS INTERNATIONALES – La présence de deux membres permanents africains au Conseil de sécurité soulevée en marge du Sommet Africa Forward

    L’Afrique veut forcer les portes du Conseil de sécurité des Nations unies. En marge du Sommet Africa Forward, organisé au début de cette semaine à Nairobi, Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, a réaffirmé la position du continent en faveur d’une réforme profonde de cette instance, en réclamant l’attribution de deux sièges permanents pour l’Afrique.

    “L’Afrique ne demande pas une faveur, mais exige la correction d’une injustice historique”, a déclaré le diplomate djiboutien lors d’une réunion ministérielle consacrée à la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. Selon lui, le continent ne peut plus rester exclu de la représentation permanente malgré son poids démographique, politique et économique croissant.

    L’Afrique affirme ainsi sa volonté de participer pleinement au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Actuellement, le Conseil de sécurité est composé de quinze membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Russie et la Chine. Dix autres membres non permanents sont élus pour un mandat de deux ans par l’Assemblée générale.

    Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, a souligné que Paris soutient activement cet élargissement en faveur de deux membres africains permanents. Il a également rappelé que la France, aux côtés du Mexique, défend une initiative visant à encadrer l’usage du droit de veto. En cas d’atrocités de masse, les membres permanents renonceraient volontairement à l’utiliser.

    L’objectif de cette démarche est de garantir que le Conseil de sécurité ne soit pas paralysé face à des crimes contre l’humanité ou à des génocides. À ce jour, 107 pays ont déjà rejoint cette initiative franco-mexicaine, et la France invite de plus en plus d’États africains à s’y associer.

  • PROJET ROUTIER – Une Task force pour l’accélération des procédures d’indemnisation des personnes expropriées, selon le ministre Herinjatovo Ramiarison

    PROJET ROUTIER – Une Task force pour l’accélération des procédures d’indemnisation des personnes expropriées, selon le ministre Herinjatovo Ramiarison

    Une Task Force, chargée de la gestion du plan d’indemnisation des personnes expropriées pour cause d’utilité publique dans des projets routiers, va être mise en place. Ce dispositif opérationnel servira à accélérer les procédures de ces indemnisations, avait récemment annoncé le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, lors d’une rencontre avec la presse.

    Cette gestion du plan d’indemnisation des personnes expropriées est l’un des obstacles majeurs de l’exécution de ces projets. De nombreux dossiers restent en suspens, y compris sur des projets structurants comme la rocade, indique le membre du Gouvernement. C’est une situation qui contraint les bailleurs de fonds à envisager une suspension des décaissements. Car pour ces institutions, la réinstallation des populations sans compensation préalable constitue un manquement éthique et contractuel inacceptable, explique-t-il.

    C’est face à ce blocage qu’une Task Force sera mise en place afin d’accélérer les procédures d’indemnisation. L’urgence est d’autant plus sociale que certains cas, comme à Toamasina, témoignent d’une détresse extrême des populations dépossédées sans contrepartie financière, expose-t-il. Et cette réforme administrative est cruciale. Au-delà de l’aspect humain, ces blocages génèrent des surcoûts financiers importants qu’il est impératif de résorber pour restaurer l’efficience de l’investissement public.

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison expose les défis liés au déploiement des investissements, notamment dans le secteur des travaux publics. Un portefeuille de 1 milliard de dollars, financé par des partenaires au développement, est actuellement alloué aux infrastructures routières. Bien que ces fonds soient mobilisés depuis longtemps, l’exécution des projets accuse un retard significatif en raison de la lourdeur des procédures administratives.

  • VIE DE LA NATION – Les évêques catholiques appellent à l’union sacrée alors que Madagascar se trouve “à un tournant important de son histoire”

    VIE DE LA NATION – Les évêques catholiques appellent à l’union sacrée alors que Madagascar se trouve “à un tournant important de son histoire”

    “Unité et espoir”. L’Eglise catholique à Madagascar (Ekar) exhorte tout en chacun à l’unité et à la prise de conscience et de responsabilité au moment où le pays se trouve à un “tournant important de son histoire”. “Peuple malgache, l’avenir et le développement de Madagascar reposent sur nous et sur ce que nous faisons chaque jour. Prenez toujours votre vie en main. Tenez bon dans votre identité de peuple uni et ne perdez pas espoir”, rappellent les évêques dans leur message, délivré mercredi. “Ne laissez pas la vérité ni la fraternité être étouffées”, poursuivent-ils.

    La conférence épiscopale relève l’importance de l’unité et de la solidarité. “C’est maintenant le moment de montrer et de faire honneur à notre identité de peuple solidaire et uni dans la marche commune”, exhortent les évêques catholiques. “Ne marchez pas seuls, ne luttez pas seuls, car un individu isolé ne constitue pas un peuple”, poursuivent-ils, soutenant que “nous sommes un peuple qui avance ensemble : uni par le même désir de développement, affrontant ensemble les difficultés et supportant ensemble les épreuves”.

    Dans son message, la conférence épiscopale lance un message particulier aux dirigeants, aux croyants et aux jeunes. Elle rappelle la nécessité de l’exemplarité, de la “vigilance”, de la foi, de l’état d’esprit d’être “toujours en première ligne face aux grands défis et aux grandes initiatives à entreprendre dans la nation”. Les évêques fondent de l’espoir sur les jeunes pour que ces derniers soient des “bâtisseurs et non des destructeurs”.

    Dans la situation actuelle, l’Ekar “constate que le peuple malgache traverse actuellement une période marquée à la fois par l’espoir et par l’inquiétude, à ce tournant important de son histoire”. Elle parle de la “joie” et de la “lueur d’espoir” qui avaient “animé le peuple lors de l’installation de ce régime” ainsi que de “certaines actions [qui] ont effectivement ravivé cet espoir”. L’Eglise catholique note qu’il est “toutefois impossible d’ignorer certaines réalités et pratiques du passé qui continuent de perdurer, voire de s’intensifier, et qui suscitent l’inquiétude au sein de la population”.

    C’est dans ce contexte que les évêques se penchent sur la concertation nationale “envisagée dès le départ comme la voie commune pour mettre en place la refondation attendue par tous”. Ce rendez-vous devrait être “porteuse d’espoir pour le peuple malgache et constituer un héritage durable pour les générations futures, afin qu’elle ne se réduise pas à une simple perte de temps et d’argent”.

    Avec la conférence nationale, “le renouveau et la réforme doivent se refléter immédiatement”. “Cependant, nous ne pouvons pas attendre une concertation nationale ou espérer un événement extraordinaire avant d’entrer dans le changement et le renouveau. Ce sont nos actes quotidiens d’aujourd’hui qui en sont la garantie”, martèle la conférence épiscopale.

  • RELATIONS INTERNATIONALES – Xi Jinping prévient Donald Trump du risque de « conflit » sur Taïwan

    RELATIONS INTERNATIONALES – Xi Jinping prévient Donald Trump du risque de « conflit » sur Taïwan

    Le président chinois Xi Jinping émet jeudi une sévère mise en garde à l’adresse de son homologue américain Donald Trump sur le risque de « conflit » au sujet de Taïwan, dès l’ouverture d’un sommet placé sous le signe de multiples tensions bilatérales et internationales. Concernant l’Iran, le président américain a assuré que son homologue chinois lui avait offert son aide au sujet du détroit d’Ormuz, dont le blocage entraîne d’importantes répercussions sur l’économie mondiale.

    Le Moyen-Orient et Taïwan font partie des nombreux sujets de discorde sous-tendant les discussions jeudi et vendredi entre les dirigeants des deux puissances rivales. Relations commerciales, accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle (IA) … Autant de querelles aux prolongements internationaux entre les deux géants.

    Faste

    Le premier jour de la visite de Donald Trump a produit plus de faste et de manifestations d’une volonté de décrisper l’atmosphère que de résultats concrets. Au-delà du caractère exceptionnel de la visite, la première d’un président américain depuis celle que Donald Trump avait lui-même effectuée en 2017, le sommet est largement présenté comme l’occasion de maintenir une certaine stabilité et de ne pas envenimer les crises existantes.

    Xi Jinping a déroulé le tapis rouge à Donald Trump, faisant retentir le canon et défiler des cordons impeccables de soldats à l’arrivée du président américain au Palais du Peuple, sous les « bienvenue » d’essaims d’enfants agitant les drapeaux des deux pays. Il a visité avec lui le Temple du Ciel, site emblématique de la capitale, et donné un grand banquet en son honneur.

    Lors de ce dîner, Donald Trump, qui a invité Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan à la Maison Blanche le 24 septembre, est resté inhabituellement discret. Il a qualifié leurs conversations avec « d’extrêmement positives ». Et dans ses seuls propos devant les caméras au début des entretiens, il a promis un « avenir fabuleux » aux relations sino-américaines et présenté le président chinois comme son « ami ».

    Conflit

    Ces amabilités n’ont pas fait disparaître les réalités. Alors même que Xi Jinping et Donald Trump discutaient encore, les médias d’État ont publié les propos tenus par le président chinois à son homologue américain sur Taïwan. L’île sous gouvernement démocratique, soutenue par les Etats-Unis et considérée par Pékin comme une province à réunifier avec la Chine, est la question « la plus importante dans les relations sino-américaines », indique Xi Jinping. « Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit », prévient-il, employant un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement conflit militaire.

    La Maison Blanche n’a pas évoqué Taïwan dans son compte-rendu des entretiens. Donald Trump s’exprimera sur la question « dans les prochains jours », déclare le ministre des Finances, Scott Bessent, au média américain CNBC. Sur un autre sujet majeur des relations bilatérales, celui-ci assure que les deux pays allaient « discuter de garde-fous » concernant l’IA, afin d’éviter qu’elle ne favorise des cyberattaques.

    Partenaires

    Dans un extrait d’une interview à Fox News enregistrée à Pékin, le président américain a dit que son homologue lui avait « affirmé avec force » qu’il n’enverrait pas d’équipement militaire à l’Iran. Donald Trump a aussi assuré que Xi Jinping s’était dit prêt à aider à la réouverture du détroit d’Ormuz, dont la quasi-fermeture sous l’effet des blocus iranien et américain impacte directement la Chine car une grande partie de ses importations de pétrole y passe. L’agence iranienne Tasnim a annoncé jeudi que les forces iraniennes avaient autorisé depuis la veille le passage de « plusieurs navires » chinois.

    « Nous devons être des partenaires, pas des rivaux », a d’ailleurs affirmé jeudi Xi Jinping à Donald Trump. Il a promis devant des patrons américains que les portes de son pays allaient « s’ouvrir toujours plus grand », selon un média d’État. Le président américain avait, dans sa délégation, le multimilliardaire Elon Musk ainsi que les patrons d’Apple ou du géant des puces électroniques Nvidia. Le PDG de Boeing, Kelly Ortberg, est aussi du voyage et va revenir avec un « engagement » de Pékin d’acheter environ 200 « gros » avions, selon une annonce de Donald Trump sur Fox News. Un chiffre bien inférieur aux attentes, qui a fait plonger l’action de l’avionneur américain de plus de 5%.

    AFP

  • Madagascar – Le FMI pose des questionnements sur la suite des assises nationales de la relance économique

    Madagascar – Le FMI pose des questionnements sur la suite des assises nationales de la relance économique

    L’après-assises nationales pour la relance économique laisse place à un constat nuancé. Si le gouvernement s’efforce de traduire la Politique générale de l’État (PGE) en croissance concrète, le pays se heurte toujours à une pression fiscale anémique. Le FMI, dans son rapport d’assistance technique publié le mois dernier, reconnaît une dynamique réformatrice réelle, mais souligne que le fossé entre les ambitions macroéconomiques et la réalité du pouvoir d’achat des Malgaches reste difficile à combler.

     

    Sur le front de la modernisation, les avancées numériques comme le projet Prodigy ou la plateforme e-hetra marquent des points sur le plan administratif. Toutefois, le constat sur le terrain révèle une portée limitée : ces réformes profitent prioritairement à une élite connectée, laissant de côté la majorité de la population. Sans une inclusion numérique plus agressive, la digitalisation risque de devenir un outil de gestion comptable plutôt qu’un véritable moteur de redistribution sociale pour le pays.

     

    Le secteur minier, pilier stratégique avec des exportations franchissant la barre de 1,5 milliard de dollars, demeure sous-exploité dans son rôle social. Les retombées financières peinent à financer efficacement l’éducation ou la santé publique, secteurs où la gratuité est souvent compromise par des pratiques corruptives. Pour l’opinion publique, la richesse du sous-sol reste un concept abstrait tant que la transparence et la surveillance des flux ne garantissent pas un réinvestissement direct dans les services de base.

     

    Enfin, l’efficacité de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (2025-2030) est scrutée de près. Si la bonne gouvernance est désormais le troisième pilier de l’action étatique, l’absence de sanctions exemplaires dans les affaires de détournements majeurs alimente le scepticisme. Pour restaurer la confiance des investisseurs et des citoyens, la justice doit impérativement s’affranchir des pressions politiques. C’est à cette seule condition que la relance économique quittera les discours pour devenir une réalité pérenne.