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  • INFRASTRUCTURES – L’unité compacte de traitement d’eau de Mandroseza à inaugurer le 15 mai prochain

    INFRASTRUCTURES – L’unité compacte de traitement d’eau de Mandroseza à inaugurer le 15 mai prochain

    La capacité de production d’eau potable destinée au réseau d’Antananarivo devrait bientôt augmenter. Les travaux de construction d’une unité compacte de traitement d’eau à Mandroseza sont achevés à 97% selon le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH). Ces travaux qui font partie des chantiers lancés en avril 2025 au niveau de Mandroseza feront l’objet d’une inauguration le 15 mai prochain, rapporte le Conseil des ministres.

    Le Dr Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina, ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, a visité le chantier mardi et a confirmé que les travaux entrent dans leur phase finale. L’infrastructure entrera prochainement dans sa phase d’essais techniques.

    Une fois pleinement opérationnelle, cette installation augmentera la production d’eau potable de 20 000 m³ par jour, indique le ministère dans un communiqué. Cet apport devrait contribuer à atténuer une partie des problèmes d’approvisionnement en eau auxquels sont confrontés les habitants de la Capitale.

    Actuellement, Antananarivo fait face à un déficit quotidien estimé à environ 100 000 m³ par jour. Mais pour pallier ce problème, de nombreux chantiers ont été lancés au mois d’avril 2025 au niveau de Mandroseza, le centre névralgique de l’approvisionnement en eau dans la Capitale et ses environs avec une capacité de production de 200 000m3 par jour. Face à la vétusté des infrastructures, elle n’arrive cependant plus à atteindre cette capacité.

    D’autres chantiers lancés en avril 2025 sont encore en cours au niveau de Mandroseza. Ils touchent la réhabilitation des infrastructures qu’elles soient du laboratoire, des stations de production ou encore des bâtiments au niveau de Mandroseza I ou encore les stations de traitement et stations de pompage au niveau de Mandroseza II. Ce qui devrait permettre à Mandroseza d’atteindre sa capacité de production maximale de 200 000m3. Et cela sans parler de l’UCT qui sera bientôt opérationnelle ou encore la station de secours d’une capacité de production de 1000m3 par heure à Mandroseza II.

  • RECRUTEMENT – La ministre de la Justice parmi le jury de sélection des candidats aux postes de magistrats auprès du PAC

    RECRUTEMENT – La ministre de la Justice parmi le jury de sélection des candidats aux postes de magistrats auprès du PAC

    Fanirisoa Ernaivo à la table des recruteurs. La ministre de la Justice a fait partie du jury de sélection des candidats aux postes des magistrats du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Les entretiens se sont déroulés du 27 au 30 avril derniers et ont été “dirigés par la Garde des sceaux, ministre de la Justice Fanirisoa Ernaivo, qui était aux côtés des membres du Comité de suivi-évaluation des PAC”, écrit la direction de coordination nationale des PAC sur sa page Facebook.

    Les magistrats à recruter devraient être affectés au PAC d’Antananarivo, au PAC de Mahajanga et à celui de Fianarantsoa. Au moins cinq d’entre eux sont prévus siéger au PAC d’Antananarivo, aussi bien parmi les magistrats du siège qu’au niveau du parquet, et aussi bien au premier qu’au second degré des juridictions concernées.

    Comme rappelé dans les documents d’appel à candidature, le comité de recrutement devrait sortir “trois noms pour chaque poste après les entretiens, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) nommant en dernier ressort”. “Cette nomination est constatée par décret pris en Conseil des ministres s’agissant des Chefs de PAC et par arrêté du ministre de la Justice s’agissant des autres magistrats des PAC”, précise ensuite la loi sur les PAC.

  • POLITIQUE MONETAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient son taux directeur à 12%

    POLITIQUE MONETAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient son taux directeur à 12%

    Statu quo. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) décide, après la réunion trimestrielle de son Comité monétaire, de maintenir son taux directeur à 12%. L’autorité monétaire justifice cette décision par la nécessité de stabiliser l’économie dans un climat de forte incertitude, selon ce qui a été souligné durant la présentation de son rapport sur la Politique monétaire ce mercredi.

    Bien que l’inflation ait ralenti début 2026, elle a connu un récent rebond à 6,8 % en mars, poussée par les prix alimentaires et des menaces persistantes telles que la hausse du prix du pétrole, du fret et des salaires. Ce maintien du taux directeur vise donc à ancrer les anticipations d’inflation et à poursuivre l’objectif de 5,0 % à moyen terme, avance la BFM. Et ce, malgré une croissance mondiale révisée à la baisse et une morosité des activités économiques locales signalée par les chefs d’entreprise.

    La BFM se veut alors prudente même avec des indicateurs financiers relativement stables, notamment une appréciation de l’ariary et des réserves de change confortables. Ces indicateurs devront permettre à la Banque Centrale de consolider la trajectoire de désinflation tout en surveillant les risques géopolitiques internationaux.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko demande des moyens au ministre des Finances pour lancer les commissions d’enquête parlementaire

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko demande des moyens au ministre des Finances pour lancer les commissions d’enquête parlementaire

    L’Assemblée nationale entend démarrer les enquêtes parlementaires qu’elle avait envisagées durant sa deuxième session ordinaire de 2025. Elle sollicite ainsi les ressources nécessaires pour pouvoir les faire fonctionner. “Nous appelons le ministère en charge des Finances et du budget à nous doter des moyens permettant aux commissions de réaliser les travaux”, lance le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, président de l’Assemblée nationale dans son discours prononcé à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de 2026.

    A en croire le président de l’Assemblée nationale, les travaux de ces commissions d’enquête parlementaire ne devraient pas tarder à démarrer. Il évoque sept dossiers à passer au crible par les députés : la gestion d’Air Madagascar, de la Jirama et des chemins de fer, les projets miniers d’Ambatovy, de Base Toliara et de Rio Tinto QMM mais aussi la gouvernance de la période Andry Rajoelina. Sur ces sept dossiers, seul celui de la Jirama a connu une avancée concrète lors de la deuxième session de 2025, avec l’adoption de la résolution correspondante et l’élection des 15 membres de la commission.

  • GESTION AÉROPORTUAIRE – Siteny Randrianasoloniaiko appelle l’Etat à entrer dans le capital de Ravinala Airports

    GESTION AÉROPORTUAIRE – Siteny Randrianasoloniaiko appelle l’Etat à entrer dans le capital de Ravinala Airports

    Le président de l’Assemblée nationale évoque une opportunité à saisir. Siteny Randrianasoloniaiko estime qu’une opportunité importante s’ouvre avec la volonté du Groupe ADP de céder les actions qu’il détient au sein de Ravinala Airports. Selon les informations confirmées par Ravinala Airports, le Groupe ADP s’apprête à vendre les 35% d’actions qu’il détient au sein de Ravinala Airports afin de recentrer ses actifs sur les hubs au trafic multimillionnaire. Le numéro Un de la Chambre basse appelle alors à une analyse rigoureuse afin de permettre à l’État malgache de se positionner pour l’acquisition de cette participation.

     

    “Alors que des partenaires étrangers s’apprêteraient à céder leur participation de 35 % au sein du consortium, une opportunité historique se présente pour renforcer notre autonomie économique”, lance Siteny Randrianasoloniaiko dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire du Parlement ce mardi. Pour lui, l’enjeu dépasse la simple transaction financière. “Il s’agit d’une affirmation de notre souveraineté nationale sur des actifs hautement stratégiques”, souligne-t-il.

     

    Cette démarche s’inscrit “dans une volonté de réappropriation des infrastructures clés”, poursuit-il. Pour lui, cette disposition devrait garantir que la gestion des portes d’entrée internationales de la Grande île serve prioritairement les intérêts de la Nation et consolide son indépendance économique à long terme. “Il est impératif que le Gouvernement déploie un arsenal de mesures concrètes afin de garantir une participation effective des intérêts nationaux dans les grands projets structurants du pays”, insiste-t-il encore.

     

    Ravinala Airports, le consortium gestionnaire des aéroports d’Ivato et de Fascène, est formé par le Groupe ADP (35 % de l’actionnariat via sa filiale ADP Management),  et Meridiam (65 %). Ce concessionnaire assure depuis le 23 décembre 2016, l’exploitation de ces deux aéroports, dans le cadre d’un contrat de concession signé pour une durée de 28 ans avec le Gouvernement de la République de Madagascar.

    Si la cession marque un tournant actionnarial, elle ne rompt pas pour autant les liens avec le groupe français. Celui-ci maintiendra son expertise via un contrat d’assistance technique permanent, indique Ravinala Airports.

  • INDUSTRIE DU VOYAGE – Un label du tourisme durable à créer lors des 10èmes assises internationales du tourisme

    INDUSTRIE DU VOYAGE – Un label du tourisme durable à créer lors des 10èmes assises internationales du tourisme

    Un label national du tourisme durable devrait émerger des 10èmes Assises internationales du tourisme durable et responsable, prévues les 11 et 12 juin 2026 au Centre de conférence internationale Ivato, en marge du salon International Tourism Fair (ITM). L’événement, coorganisé par l’Office national du tourisme de Madagascar et le ministère du Tourisme et de l’artisanat, vise à structurer l’offre touristique du pays à travers l’élaboration d’une charte nationale et d’un dispositif de certification.

    Ce projet de labellisation constitue l’enjeu central de cette rencontre qui revient à Antananarivo après quatorze ans d’absence. Les travaux doivent aboutir à des recommandations techniques concrètes, notamment pour adapter le futur label aux différentes filières professionnelles, en particulier l’hôtellerie et les tour-opérateurs.

    Les organisateurs entendent également intégrer les communautés locales dans les processus de décision afin de garantir des retombées économiques durables, tout en répondant aux exigences de qualité des marchés internationaux. L’objectif affiché est de concilier croissance du secteur et préservation des ressources naturelles.

    Cette initiative s’inscrit dans un contexte de reprise progressive du tourisme. D’après les données officielles, Madagascar a enregistré 198 000 arrivées internationales en 2023, soit une hausse de 51 % par rapport à 2019. Le secteur représente environ 7 % du produit intérieur brut, mais son développement reste conditionné à une approche durable, selon les analyses de la Banque mondiale.

    Les Assises s’organiseront autour de tables rondes et d’ateliers participatifs. Les inscriptions sont ouvertes via une plateforme dédiée, avec une date limite fixée au 11 mai 2026 pour les intervenants et au 5 juin 2026 à 16 heures pour les participants. Cette rencontre est présentée comme une étape supplémentaire dans la structuration de la destination Madagascar face à la concurrence touristique régionale.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Tia Solofomanga Heriniaina, ancien maire de Mahajanga, reçoit son écharpe de député

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Tia Solofomanga Heriniaina, ancien maire de Mahajanga, reçoit son écharpe de député

    L’Assemblée nationale accueille officiellement trois nouveaux membres lors de l’ouverture de la première session parlementaire de l’année à Tsimbazaza, ce mardi. Parmi les députés ayant reçu leur écharpe figure Tia Solofomanga Heriniaina, ancien maire de la ville de Mahajanga.

    En siégeant à Tsimbazaza ce mardi, il perd définitivement son statut de premier magistrat de la Cité des Fleurs. Saisie sur la question du cumul de mandats concernant cet élu, la Haute Cour constitutionnelle (HCC) a tranché jeudi dernier. Dans son avis, l’institution d’Ambohidahy rappelle que “le mandat de député est incompatible avec tout autre mandat public électif”.

    La HCC précise également que l’acceptation d’une fonction incompatible entraîne la démission d’office du mandat initial. “Il n’est pas permis de reprendre les fonctions de maire à la fin du mandat législatif”, souligne la Cour.

    Tia Solofomanga Heriniaina a été proclamé député de Madagascar par la Haute Cour constitutionnelle pour remplacer Lalao Rahantanirina, déclarée démissionnaire d’office par la juridiction d’Ambohidahy dans sa décision rendue publique le 24 mars dernier.

    Les deux autres députés ayant intégré le palais de Tsimbazaza sont Willy Jocelyn Andrianantenaina Ramboarivelo et Samoela Miharisoa Ramananarivo. Ces deux parlementaires remplacent respectivement Fenoherintsoa Ralambomanana, devenu président de la délégation spéciale d’Antananarivo, et Todisoa Andriamparany, nommé ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

  • FINANCEMENT – Le ministère de l’Économie et des finances envisage la suppression de la TVA sur les intérêts bancaires

    FINANCEMENT – Le ministère de l’Économie et des finances envisage la suppression de la TVA sur les intérêts bancaires

    Arbitrage décisif autour de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les intérêts bancaires. Initialement réinstaurée par la loi de Finances pour 2025 aux taux de 20% et actuellement suspendue, sa suppression est désormais officiellement envisagée par le ministère de l’Économie et des finances (MEF). Cette mesure avait été au cœur des débats lors de la rencontre organisée jeudi par le Jeune Patronat de Madagascar (JPM), centrée sur la thématique du “paradoxe du financement à Madagascar”.

     

    Bien que le ministère soutienne cette suppression pour alléger le coût du crédit, la décision finale repose sur la validation du Parlement. L’enjeu est de lever les barrières fiscales pesant sur les financements par caisse et par signature (découverts, crédits d’équipement, etc.) afin de dynamiser l’investissement privé. L’objectif pour le ministère est alors double. Il s’agit de contenir le coût du crédit pour éviter une hausse des taux débiteurs d’une part et de soutenir la résilience des entreprises, de l’autre.

     

    L’Etat avait décidé en 2025 la réinstauration d’une TVA aux taux de 20% sur les intérêts perçus par les établissements de crédit. Cette mesure, issue de la Loi de Finances pour 2025, visait à accroître les recettes de l’État en taxant les produits d’intérêts des financements par caisse et par signature, tels que les découverts, les crédits commerciaux ou le crédit-bail.

     

    Si les crédits à la consommation pour les particuliers et les activités des institutions de microfinance restent exonérés, la taxe s’applique sur le montant brut des intérêts dès leur perception. Pour préserver la sécurité juridique néanmoins, la mesure n’est pas rétroactive. Elle ne s’applique ni aux contrats signés avant l’entrée en vigueur de la mesure, ni aux intérêts perçus avant la date de signature de la circulaire.

     

    La non application de cette TVA aux intérêts prélevés par les institutions de microfinance et aux intérêts de prêt personnel était décidée pour 2026. C’est une des nouvelles mesures concernant les impositions dans la loi de Finances pour cette année. Et elle pourrait donc être définitivement supprimée, selon l’annonce que le ministère vient récemment de faire.

     

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison a par ailleurs souligné la persistance des difficultés liées à l’accès au crédit lors de la rencontre avec le JPM. Face à ce constat, l’État s’engage dans une stratégie multidimensionnelle visant à atténuer les risques inhérents au marché, optimiser l’offre de produits financiers et à renforcer la bancabilité des projets afin de faciliter l’octroi de financements. Il avait également fait part de la volonté du Gouvernement à poursuivre les efforts pour la diversification des sources de financement et l’assainissement du climat des affaires. Une dynamique qui vise à fluidifier l’accès aux capitaux et à dynamiser l’écosystème entrepreneurial malgache, explique-t-il.

  • ÉPIDÉMIE – Le quatrième décès de la Mpox concerne un nouveau-né dans la région Boeny

    ÉPIDÉMIE – Le quatrième décès de la Mpox concerne un nouveau-né dans la région Boeny

    Un petit garçon de 11 jours succombe à la variole du singe ou Mpox dans la région de Boeny. Il s’agit du quatrième décès enregistré à Madagascar depuis le début de l’épidémie, et le deuxième dans cette région. Selon l’incident manager du Centre des opérations d’urgence de santé publique (Cousp) national, le Pr Mamy Randria, ce nouveau décès est survenu le 3 mai dans l’épicentre de l’épidémie. A cette même date, 24 nouveaux cas notifiés et 25 cas confirmés ont été recensés, avec 13 guérisons. Au total, 54 districts sanitaires sont touchés.

     

    Depuis le début de l’épidémie en décembre 2025, 2 462 cas de Mpox ont été notifiés, dont 1 335 confirmés, et 1 071 personnes en sont guéries. Concernant les quatre décès enregistrés, le premier était une fillette de 3 ans originaire de Toamasina. Cette victime a succombé entre le 28 février et le 1er mars 2026 à Antananarivo après une détresse respiratoire et un choc infectieux. Un homme de 56 ans est également décédé le 27 mars à Ambanja, suivi d’un jeune homme en situation de vulnérabilité, emporté le 9 avril à la suite d’une surinfection. Ces deux hommes avaient une faible immunité, selon les informations recueillies. Quant au nouveau-né, les circonstances de son décès n’ont pas encore été communiquées.

     

    Le Pr Mamy Randria confirme la circulation persistante du virus de la Mpox et appelle à un renforcement des mesures de prévention. L’épidémie touche particulièrement les groupes vulnérables, dont les enfants de moins de 5 ans, les femmes enceintes, les personnes à faible immunité et les personnes vivant avec le VIH. Ces groupes à risque doivent redoubler de vigilance, éviter les contacts étroits avec des personnes suspectes ou infectées, et consulter rapidement en cas de symptômes.

     

    Le spécialiste met également en garde contre les comportements à risque. “Les relations sexuelles non protégées favorisent la propagation de la maladie. Un changement de comportement s’impose”, avertit- il. Le respect des mesures barrières, notamment le port de masque et le lavage fréquent des mains, est aussi recommandé.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La hausse des allocation étudiantes et le paiement digitalisé via le Trésor public désormais effectifs

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – La hausse des allocation étudiantes et le paiement digitalisé via le Trésor public désormais effectifs

    Une hausse de 20% pour les bourses d’étude et de 51,51% pour les allocations d’équipement. Cette annonce du président de la Refondation de la République au mois d’avril, lors d’une rencontre avec les étudiants de l’université de Toliara, se concrétise. Désormais, le montant des bourses pour les bénéficiaires en L1 et en L2 passent de 22 000 à 26 400 ariary par mois. Pour les L3, les bourses mensuelles passent de 36 600 à 43 600 ariary. Quant aux boursiers en M1, M2 et aux doctorants, ils encaissent maintenant 58 100 ariary contre 48 400 ariary auparavant. L’allocation d’équipement, perçue à chaque début d’année universitaire, passe de 66 000 à 100 000 ariary.

    Cette hausse de la somme perçue par les étudiants s’accompagne de la digitalisation du paiement, désormais confiée au Trésor public. Le paiement digital se fait à travers le “Wallet Trésor”, une plateforme numérique conçue et élaborée entièrement par des techniciens malgaches. Selon le directeur général du Trésor public, Mbinison Dorette Ratsiavahana, “chaque étudiant dispose d’un compte individuel sécurisé, accessible via identifiant et mot de passe. Les bénéficiaires reçoivent des notifications en temps réel et doivent valider la demande de paiement avant réception des fonds. Ce système élimine les bons de caisse physiques, réduisant ainsi les risques de falsification et les lourdeurs administratives”.

    Le paiement des trois mois de bourses ainsi que l’équipement pour l’année universitaire en cours a débuté la semaine dernière. Les doctorants ont été les premiers servis dans toutes les Universités, Universités de proximité et Instituts supérieurs de technologie (IST). Les étudiants en Master vont suivre cette semaine, et ainsi de suite. Outre les postes comptables où les boursiers peuvent être payés, des caisses de proximité sont également mises en place. A l’exemple de l’école supérieure polytechnique de Vontovorona, les boursiers n’auront plus à se déplacer à Antananarivo puisque les caisses de proximité se trouvent dans l’enceinte même du campus.

    Selon le directeur général de l’enseignement supérieur, Pr Angelo Raherinirina, la réforme du paiement des bourses répond aux nombreuses plaintes enregistrées ces dernières années, notamment les doublons et erreurs liés au traitement manuel. La digitalisation permet également d’éviter les irrégularités dénoncées par le dernier rapport de la Cour des Comptes, avec plus de transparence côté budget. Une fois les listes des bénéficiaires établies par la commission de bourses de chaque université, le ministère de l’Enseignement supérieur se charge de leur compilation et validation, avant de les transmettre auprès du Trésor public. Lors de leur passage à la chaîne nationale, les responsables sollicitent davantage de patience, de compréhension et de sérieux des boursiers, notamment pour compléter les informations requises dans la plateforme digitale.