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  • TRAFIC – Le WWF rappelle que la détention des tortues radiées ou « Sokake » est un délit

    TRAFIC – Le WWF rappelle que la détention des tortues radiées ou « Sokake » est un délit

    Antananarivo, 4 Mars, 15h30 – Une espèce très convoitée. « Beaucoup de familles Malgaches possèdent probablement une tortue radiée sans savoir que c’est un délit », déplore le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans un communiqué publié vendredi. Il attribue la forte domestication de ces tortues “à la croyance en leurs vertus thérapeutiques, notamment contre l’asthme, ou en d’autres pouvoirs bénéfiques qui leur sont associés ainsi qu’à la mauvaise gouvernance des ressources naturelles notamment la corruption”. Mais il y a aussi cet aspect de faire de ces tortues des animaux de compagnie ou de décor.

     

    “Cette espèce endémique rare est vendue librement au niveau national et exportée pour alimenter le marché de la domestication, de l’alimentation ou pour servir d’attraction dans les parcs animaliers”, fait remarquer le WWF. Et avec l’essor du commerce en ligne, elle est devenue comme un produit phare avec une offre qui commence à exploser. Turtle Survival Alliance (TSA) recense en moyenne sept publications de vente par semaine avec encore un nombre accru de demandes, selon un communiqué du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD).

     

    Ces infractions sont pourtant passibles de peine de prison. Selon la loi en vigueur, les sanctions applicables aux auteurs d’infractions liées à la commercialisation de cette espèce vont de quatre à 20 ans de prison et des amendes de 100 à 400 millions d’ariary.

     

    Les chiffres concernant le trafic de cette espèce inquiètent.  »30 875 tortues ont été saisies à Madagascar, entre 2005 et 2020, à en croire un rapport de Traffic, un programme de lutte contre le commerce illégal des espèces sauvages », rapporte WWF dans son communiqué.

     

    Espèces endémiques rares, les tortues radiées risquent de disparaître totalement d’ici quelques années, si leur trafic continue, déplore l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La tortue radiée figure dans sa liste rouge à l’instar d’autres espèces endémiques, et dans l’annexe I de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages (Cites).

     

    Photo : MEDD

  • ENVIRONNEMENT – Le Dusky Tetraka, un oiseau chanteur déclaré perdu, retrouvé à Madagascar après 24 ans

    ENVIRONNEMENT – Le Dusky Tetraka, un oiseau chanteur déclaré perdu, retrouvé à Madagascar après 24 ans

     

    Antananarivo, 4 Mars, 12h55 – Il faisait partie des dix oiseaux déclarés perdus les plus recherchés. Le Dusky Tetraka a été retrouvé à Madagascar 24 ans après avoir été observé pour la dernière fois. Le petit oiseau rare qui a la particularité de ne pas voler mais de sautiller a été redécouvert par une équipe d’expédition dirigée par The Peregrine Fund’s Madagascar Program dont fait partie Lily-Arison Rene de Roland, directeur du programme.

     

    Selon le rapport de l’expédition, l’oiseau a été observé en deux endroits. L’un à Masoala en décembre de l’année dernière et l’autre à Andapa en janvier. « Maintenant que nous avons trouvé le Dusky Tetraka et mieux compris l’habitat dans lequel il vit, nous pouvons le rechercher dans d’autres parties de Madagascar et apprendre des informations importantes sur son écologie et sa biologie », déclare Lily-Arison Rene de Roland, des propos rapporté par le site de Peregrine Fund. “Il y a encore beaucoup de biodiversité à découvrir” ajoute-t-il.

     

    Avant cette re-découverte, le Dusky Tetraka a été observé pour la dernière fois en 1999. Les chercheurs de l’expédition sont revenus sur le site où l’oiseau a été découvert la dernière fois, non loin d’Andapa, pour le retrouver. Une autre équipe du The Peregrine Fund’s Madagascar Program, dirigé cette fois par Armand Benjara et Yverlin Pruvot, a redécouvert l’animal en décembre 2022 à Masoala.

  • MONNAIE – Le Fonds monétaire international encourage la Banque centrale de Madagascar à se tenir prête à relever à nouveau ses taux d’intérêts au cas où les pressions inflationnistes l’imposent

    MONNAIE – Le Fonds monétaire international encourage la Banque centrale de Madagascar à se tenir prête à relever à nouveau ses taux d’intérêts au cas où les pressions inflationnistes l’imposent

    Antananarivo, 4 Mars, 10h25 – Des ajustements à prévoir. La Banque centrale de Madagascar (BCM) est encouragée à se tenir prête à relever à nouveau ses taux d’intérêts pour contenir les pressions inflationnistes « si nécessaire ». Cette disposition est à prendre, non seulement pour contenir ces pressions, mais également pour limiter les interventions de change de la BCM au lissage de la volatilité et à la constitution de réserves de change. C’est un des points rapporté par la directrice générale adjointe du FMI, Antoinette Sayeh, à l’issue de la discussion du Conseil d’administration de cette institution financière lors de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar.

     

    Lors de la revue trimestrielle de la politique monétaire au mois de février de cette année, le comité monétaire de la BCM avait décidé de maintenir le taux des facilités de dépôt à 8,10% et le taux des facilités de prêt marginal à 10,10%. L’autorité monétaire malgache indique avoir pris cette décision après le constat que le resserrement de sa politique monétaire entre mai 2021 et octobre 2022 a contribué à limiter la progression de l’inflation.

     

    Les banques commerciales se sont pourtant plaintes des problèmes de liquidité avec la montée très importante des taux directeurs de refinancement, opérée par la Banque centrale, notamment en 2022. Le taux des facilités de prêt marginal, c’est-à-dire le taux que les banques commerciales doivent payer si elles empruntent auprès de la Banque centrale, était passé de 7,2% au mois de novembre 2021, à 8,9% au mois d’août 2022 et à 10,10% au mois d’octobre.

     

    Le vice-président de l’Association professionnelle des banques, Alexandre Mey, n’avait alors pas manqué d’appeler l’autorité monétaire à un dialogue « pour qu’il y ait une amorce de détente de ces taux ». Il avait expliqué que c’est la disponibilité de liquidité qui permettrait, dans le contexte actuel, aux banques commerciales de continuer à accompagner la consommation et contribuer à la lutte contre l’inflation qui est importée avec une devise plus forte.

     

    La Banque centrale avait cependant déjà expliqué que des effets plus significatifs du resserrement de sa politique monétaire sur les prix, qui se situent encore à un niveau élevé, sont attendus pour les prochains mois. L’autorité monétaire avait alors indiqué qu’elle suivra attentivement l’évolution de la situation économique et se tiendra constamment prête à apporter les éventuels ajustements nécessaires.

     

    Le Fonds monétaire international a par ailleurs insisté sur l’importance de l’adoption d’une loi sur la stabilité financière. Cette loi contribuerait à renforcer le rôle de réglementation et de surveillance de la banque centrale et à améliorer davantage la stabilité financière, selon Antoinette Sayeh du FMI.

     

  • TOURISME – Madagascar prend la présidence tournante de l’Association Îles vanille et ambitionne d’attirer plus de bateaux de croisière dans l’océan Indien

    TOURISME – Madagascar prend la présidence tournante de l’Association Îles vanille et ambitionne d’attirer plus de bateaux de croisière dans l’océan Indien

    Antananarivo, 3 Mars, 18h09 – Madagascar prend le relais. Après la Réunion c’est au tour de la Grande île de prendre les rênes de l’Association Îles vanille pendant un an. La passation s’est tenue durant une réunion par visioconférence ce vendredi. Le pays a de grands projets durant son mandat à présidence de l’association. L’objectif numéro un est d’augmenter le nombre de bateaux de croisières qui visitent les îles membres et bien sur la grande île. “Il faut attirer de nouveaux bateaux et non ceux qui passent déjà régulièrement par ici”, explique Joël Randriamandranto, ministre du tourisme et représentant de Madagascar auprès de l’association.
    ⭕Parmi les autres projets importants, la poursuite du projet de facilitation de la mobilité entre les îles membres, que ce soit en termes de transport aérien ou la question du visa. Ce projet a débuté mais n’est pas encore atteint, précise le membre du gouvernement. Celui-ci engage aussi les membres à mettre en place des évènements d’envergure pour promouvoir les îles Vanilles à l’instar du salon international du tourisme (ITM). “Chaque île doit avoir son évènement auquel les autres îles peuvent aussi participer”, ajoute-t-il.
    ⭕Le renforcement des capacités des professionnels via l’échange d’expérience et de savoir est aussi dans les plans. Pour le ministère du Tourisme, l’objectif de Madagascar est d’attirer un million de touristes dans la région en 2028, et l’idée est que les touristes qui passent dans l’une des îles Vanille visite aussi la Grande île. “L’objectif est qu’un touriste visite au minimum deux îles et non une seule durant son passage”, indique Joel Randriamandranto.
    ⭕Créé en 2010, l’Association Iles Vanilles a pour but de développer la notoriété de ses îles membres à savoir La Réunion, Maurice, Madagascar, Les Seychelles, Les Comores et Mayotte afin d’attirer plus de touristes dans la région.
  • Le groupe Takasy a remporté la troisième place au World Music Trophy, qui s’est déroulé à Las Vegas le 29 janvier. Le groupe s’est classé troisième, derrière les Etats-Unis et le Sénégal, parmi une soixantaine de participants issus de 24 pays différents. Après le concours, place aux nouveaux projets et à des ambitions plus grandes.

    Le groupe Takasy a remporté la troisième place au World Music Trophy, qui s’est déroulé à Las Vegas le 29 janvier. Le groupe s’est classé troisième, derrière les Etats-Unis et le Sénégal, parmi une soixantaine de participants issus de 24 pays différents. Après le concours, place aux nouveaux projets et à des ambitions plus grandes.

    Dans le secteur numérique, il y a peu de chômage. Les sortants des établissements supérieurs d’enseignement et de formation au numérique et à l’informatique trouvent presque toujours du travail. Mais ces compétences numériques ne travaillent pas toujours pour le marché local. Soit, elles s’expatrient, soit elles travaillent pour des entreprises d’externalisation. Alors que la révolution numérique peine à décoller sur la Grande île, les compétences numériques formées à Madagascar vont contribuer à la révolution numérique des autres pays. Mihamina Rakotomandimby, consultant en informatique d’entreprise, fait le point sur les compétences numériques pour www.2424.mg. Interview

  • ENERGIE – La mise en service de la centrale de Volobe décalée en 2028

    ENERGIE – La mise en service de la centrale de Volobe décalée en 2028

    Antananarivo, 3 Mars, 2023, 16h48 – Six ans après la signature de l’accord de projet avec le gouvernement malgache, où en est la construction de la centrale hydroélectrique de Volobe amont ? Rémy Hubert, le directeur général du consortium CGHV vient de mettre au point avec la presse ce vendredi matin sur l’avancement de ce projet d’envergure. Il n’a pas caché son optimisme sur la finalisation de ce projet d’ici peu. “Si tout se passe bien, la mise en service de la centrale est prévue pour l’année 2028”, confie-t-il.

    ⭕Le timing semble cadrer avec les déclarations du Président Rajoelina sur la fin du délestage dans la Grande île en 2028 lors du forum des investissements en janvier à Ivato. Mais il faudrait, pour cela, que les contrats de vente et de concession soient signés. Et sur ce dossier, Rémy Hubert semble confiant. “Nous espérons que le document sera signé au cours du premier semestre de cette année”, indique-t-il.

    ⭕Après plusieurs mois de négociations, l’Etat et les promoteurs du projet semblent avoir trouvé un terrain d’entente sur plusieurs points de discorde, à en croire le patron de CGHV, concernant l’actionnariat, la durée de concession ou encore la quantité d’achat. Ces points importants devraient faire avancer le dossier qui a vu le passage d’au moins cinq ministres depuis sa signature en 2016.

    ⭕Les promoteurs du projet ont déjà entre leurs mains le permis environnemental depuis décembre 2022. Après la finalisation des contrats de concession, le consortium va se concentrer sur les travaux de construction avec le lancement d’un appel d’offres international. Plus de 300 millions d’euros sont nécessaires pour réaliser les ouvrages et installations qui dureront trois ans.

    ⭕La centrale hydroélectrique de Volobe, dans la région Atsinanana, devrait produire à lui seul une moyenne de 750 GWH par an, soit près de 40% de la production électrique actuelle de Madagascar. Elle devrait ainsi permettre un accès à l’électricité à près de 2 millions de personnes. Grâce aux réseaux interconnectés de Toamasina et d’Antananarivo, l’autoroute de l’énergie, une partie de l’électricité produite par la centrale de Volobe pourrait être facilement acheminée vers la Capitale.

  • IMPÔT – L’administration fiscale évoque une bonne performance de recouvrement en 2022

    IMPÔT – L’administration fiscale évoque une bonne performance de recouvrement en 2022

    Antananarivo, 3 Mars, 12h30 – « Près de 94% de l’objectif fiscal sont atteints ». Germain, directeur général des impôts (DGl), ne cache pas sa satisfaction par rapport aux performances de l’administration fiscale en 2022 en marge de la séance d’information sur les nouvelles dispositions fiscales ce jeudi à Anosy. Il précise qu’avec les impôts déclarés en 2022 dont le paiement a été différé pour 2023 « nous dépassons largement l’objectif fixé ». Si cet objectif est de 3 848 milliards d’Ariary, la somme effectivement rentrée dans les caisses de l’Etat est de 3 608 milliards d’Ariary. Ce qui reste à recouvrer avoisine 1 200 milliards d’Ariary.

    ⭕Ce reliquat est notamment dû à la pandémie de Covid-19. Selon le DGI, le paiement des impôts de certaines entreprises ont éte différés à cause des difficultés financières engendrées par l’épidémie de Coronavirus. Au plus fort de la crise sanitaire, l’Etat a octroyé aux entreprises du pays une facilité de paiement pour atténuer le choc économique qui se fait ressentir encore aujourd’hui, malgré la relance économique initiée. Le responsable de rajouter que le conflit ukrainien a encore plus ralenti les activités du secteur productif.

    ⭕Pour 2023, l’administration fiscale prévoit un objectif plus élevé et ne semble plus vouloir accorder des facilités de paiement. Pour cette année, la loi de Finances initiale (LFI) 2023 a fixé la valeur de recettes fiscales internes à près de 4 800 Milliards. Si la facilité de paiement n’est plus de mise, le DGI précise que l’administration fiscale est ouverte au « dialogue de gestion » avec les entreprises. Un dialogue qui permettrait selon lui de trouver une solution commune afin de s’acquitter progressivement des devoirs fiscaux. Pour ce faire, l’administration fiscale table sur l’avancée de la régularisation du secteur informel pour que le nombre de contribuables atteignent les 2 millions comme prévu par la LFI 2023.

  • PERSPECTIVES ECONOMIQUES – Le Fonds monétaire international avance une inflation moyenne au-dessus de 10%

    PERSPECTIVES ECONOMIQUES – Le Fonds monétaire international avance une inflation moyenne au-dessus de 10%

    Antananarivo, 3 Mars, 8h51 – Madagascar devra s’attendre à une inflation à deux chiffres. L’inflation moyenne pour 2023 accélérerait jusqu’à au-dessus de 10% pour la Grande île, indiquent les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). L’institution de Bretton Woods avance cette projection à l’issue de la troisième revue du programme de réformes de Madagascar dans le cadre de l’accord sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

    Cette projection du FMI est en hausse par rapport à celle des autorités malgaches. Celles-ci ont prévu dans la Loi des finances (LFI) 2023 que la politique monétaire désinflationniste qui a été menée par la Banque centrale de Madagascar (BCM) devrait conduire à une projection du taux d’inflation moyenne de 8,6% cette année. La BCM, elle aussi, avait soutenu au mois de février que les effets de cliquet, les effets d’entrainement de la hausse des prix de l’énergie, les éventuelles hausses retardées des prix du riz conduiront à un taux d’inflation de l’ordre de 8,5% en glissement annuel de fin de période et de 9,2% pour la variation des moyennes des indices de prix à la consommation (IPC)

    La croissance de Madagascar devrait parallèlement stagner à 4,2% comme en 2022, dans un contexte de croissance mondiale plus faible et de prix internationaux élevés, d’après le FMI. Or, l’objectif de croissance économique dans la LFI 2023 est de 4,9%. Cette projection dans la loi des Finances tient compte du contexte inflationniste qui perdurera cette année, ainsi que du niveau de la demande mondiale. Celle-ci serait certes en hausse pour certains produits, mais serait à un niveau inférieur aux prévisions d’avant la guerre en Ukraine.

    Le ministère de l’Economie et des finances souligne que son objectif de croissance pour 2023 sera soutenu par des investissements à hauteur de 25,3% du PIB. Ce qui se départagerait en 12,2% du PIB d’investissements publics et 13,1% du PIB d’investissements privés.

    Les perspectives sont pourtant loin d’être prometteuses. Le Fonds monétaire international soutient que les risques liés à la situation politique intérieure, les faibles taux de vaccination contre la Covid-19 et les évolutions mondiales défavorables les assombrissent. Néanmoins, la mise en œuvre de l’ensemble du programme de réformes envisagé dans le Plan Emergence Madagascar (PEM) pourrait avoir des effets significatifs sur la productivité et la croissance, soutient cette institution financière.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • ÎLES EPARSES – Les discussions entre Madagascar et la France reprendront prochainement indique Yvette Sylla

    ÎLES EPARSES – Les discussions entre Madagascar et la France reprendront prochainement indique Yvette Sylla

    Antananarivo, 3 Mars, 6h25 – La nouvelle ministre l’assure. Les discussions avec la France concernant la poursuite des négociations de commission mixte sur les îles éparses vont reprendre. Quand ? Pas dans l’immédiat selon Yvette Sylla. « Là, tout de suite il n’y a pas encore de discussions », indiqu la ministre des Affaires etrangères en marge d’une cérémonie à Ivandry. « Mais il y en aura, ça je peux l’assurer. Il faut encore bien tout analyser à tête reposée » , ajoute-t-elle.

     

    La balle est dans le camp des Malgaches pour la poursuite des négociations sur les îles Eparses. L’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, avait indiqué à la presse fin janvier que la réunion devrait se poursuivre cette année. “La France est prête à cette discussion et à ce dialogue », a lancé le diplomate qui avait aussi indiqué que la deuxième réunion qui devait se tenir au mois de Novembre 2022 avait été repoussée à la demande de la partie malgache.

     

    Yvette Sylla est particulièrement attendue sur le sujet des îles éparses. Lalatiana Andriatongarivo, porte-parole du gouvernement l’a réitéré lors de son passage sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) la semaine dernière. Elle avait justifié le report de la deuxième rencontre prévue au mois de novembre par l’absence d’un ministre titulaire auprès du ministère des Affaires étrangères. Cette deuxième rencontre devrait se tenir cette année, précise la ministre, même si le sujet n’a pas encore été abordé en conseil des ministres. Elle s’est tout de même réjouie de la poursuite du dialogue même de façon informelle et espère toujours un compromis entre les deux pays sur le sujet.

  • ADMINISTRATION – La nomination des ambassadeurs en attente de l’agrément des pays accréditaires, selon Yvette Sylla

    ADMINISTRATION – La nomination des ambassadeurs en attente de l’agrément des pays accréditaires, selon Yvette Sylla

    Antananarivo, 2 Mars, 16h50 – Le processus de nomination est en cours. Annoncée depuis un certain temps, la nomination des nouveaux ambassadeurs de la Grande île dans les représentations extérieures de Madagascar ne saurait tarder, indique Yvette Sylla, nouvelle ministre des affaires étrangères. Les noms et les représentations concernés sont connus, ajoute la ministre qui précise que l’Etat attend actuellement l’agrément provenant des pays où les ambassadeurs seront accrédités.

    ⭕“Ce que nous faisons, c’est que nous écrivons et puis on attend leur réponse”, explique-t-elle en marge de la célébration de la fête nationale du Japon à Ivandry ce jeudi. “Nous ne pouvons pas savoir s’ils vont répondre tout de suite ou s’ ils vont encore y réfléchir” , explique-t-elle. A entendre la nouvelle cheffe de la diplomatie malgache, cette étape est incontournable.

    ⭕Madagascar compte nommer le plus d’ambassadeurs possible, à en croire la ministre. La priorité sera cependant de mettre des ambassadeurs et des ambassades dans les pays qui ont eux aussi des ambassadeurs et consuls à Madagascar. “Les ambassadeurs auront pour rôle de faire rayonner et d’augmenter l’influence de Madagascar dans les pays étrangers”, ajoute la membre du gouvernement. “Ils pourront aussi attirer des investisseurs dans la Grande île et portera la parole de Madagascar dans ces pays”, conclut-elle.

    ⭕La nomination des nouveaux ambassadeurs est une des priorités du département du ministère des affaires étrangères annoncées par Andry Rajoelina lors de la présentation de la nouvelle ministre le 23 Février dernier à Iavoloha. Le Chef d’Etat avait alors indiqué le début des nominations des ambassadeurs dès le conseil des ministres de cette semaine.

    ⭕Sur 22 représentations diplomatiques de Madagascar dans le monde, seules quatre sont dirigées par des ambassadeurs. Il s’agit des ambassades de Madagascar en France, en Chine, à Maurice et auprès de l’Union européenne en Belgique.

    ⭕Dans son discours durant la célébration de l’anniversaire de l’Empereur du Japon, l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Abe Koji, a aussi félicité l’initiative de Madagascar de nommer de nouveaux ambassadeurs “y compris au Japon”. Une nomination qui ne saurait tarder, a-t-il indiqué.