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  • COOPÉRATION – Le président malgache affirme avoir demandé l’annulation des dettes liées au financement de la construction du téléphérique

    COOPÉRATION – Le président malgache affirme avoir demandé l’annulation des dettes liées au financement de la construction du téléphérique

    Paris, 26 Février, 15h20 – Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, dévoile quelques éléments de son entretien avec le président français Emmanuel Macron, à l’Elysée, lundi après-midi. Lors d’une rencontre avec la diaspora malgache, à Paris, le Chef d’Etat rapporte avoir sollicité l’annulation des dettes que Madagascar avait contractées pour financer la construction du transport par câble à Madagascar.

    A en croire le pensionnaire d’Iavoloha, le Chef de l’Etat français, n’a pas encore répondu à sa demande. La construction du téléphérique a été financée par le trésor français pour environ 116 millions d’euros. C’est un financement accordé sous forme de prêt concessionnel par l’État français. Environ 88 millions d’euros prêtés par la Société Générale.

    Lors de la manifestation du 25 Septembre 2025, le téléphérique était parmi les infrastructures ciblées par les manifestants. La ligne Anosy- La City Ivandry qui était déjà opérationnelle avant les revendications des rues est actuellement hors service.

  • DIASPORA – La demande de renouvellement du passeport par procuration au coeur des réformes annoncées par la ministre des Affaires étrangères

    DIASPORA – La demande de renouvellement du passeport par procuration au coeur des réformes annoncées par la ministre des Affaires étrangères

    Paris, 26 Février, 8h45 – Des mesures pour faciliter les démarches de renouvellement du passeport. Les Malgaches résidant à l’étranger pourraient ne plus avoir à se déplacer pour obtenir un nouveau passeport. La ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, annonce la possibilité que la demande de renouvellement de ce document de voyage soit faite par procuration. C’était mardi soir lors de la rencontre de la délégation présidentielle avec les membres de la diaspora malgache à Paris.
     
    Jusqu’ici, pour renouveler leur passeport, les membres de la diaspora devaient se déplacer jusqu’à Antananarivo ou jusqu’au centre d’enrôlement biométrique le plus proche, souvent à Paris, pour se faire établir un nouveau passeport. Ce qui génère des coûts et des pertes de temps considérables, se plaignent-ils devant les autorités. C’est à cette difficulté que la ministre a tenu à apporter une réponse. Dans sa déclaration, elle souligne que cette mesure devrait surtout concerner les étudiants et les travailleurs malgaches à l’étranger.
     
    D’une manière générale, avec l’instauration du système biométrique, la demande de passeport ne peut pas être faite par une tierce personne car elle nécessite la prise d’empreintes et l’identification physique du demandeur. La procuration reste cependant possible pour un renouvellement mais dans des cas exceptionnels, notamment pour les résidents à l’étranger et uniquement “si la photo d’identité n’a pas beaucoup changé par rapport à celle de l’ancien passeport”, comme le précise l’ambassade de Madagascar en Allemagne sur son site.
     
    Dans la foulée de cette réforme qui vise à alléger les démarches de demande de renouvellement de passeport, Christine Razanamahasoa a évoqué des études sur l’extension jusqu’à dix de la durée de validité des passeports. Une nouvelle mesure à laquelle le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, annonce déjà un accueil favorable, le dossier devant encore passer devant le Conseil des ministres avant d’être approuvé.
     
    En 2024, les autorités avaient plutôt annoncé le déploiement des équipements d’enrôlement biométrique dans toutes les représentations consulaires de Madagascar pour alléger les démarches de renouvellement du passeport biométrique. Des mesures avaient également été annoncées pour accélérer l’envoi des documents établis d’Antananarivo vers le pays de résidence du demandeur.
  • CLIMAT DES AFFAIRES – La Banque mondiale note du “sérieux” dans la mise en œuvre des réformes par le Gouvernement malgache

    CLIMAT DES AFFAIRES – La Banque mondiale note du “sérieux” dans la mise en œuvre des réformes par le Gouvernement malgache

    Paris, 26 Février, 8h22 – Un virage validé. Atou Seck indique percevoir beaucoup de “sérieux” dans la mise en œuvre des réformes soutenues par la Banque mondiale à Madagascar. Ce qui devrait permettre au secteur privé d’être dans un environnement beaucoup plus favorable pour évoluer, expose-t-il, mardi, devant le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, au cours de la rencontre avec le Medef International (MEDEFi) et le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), à Paris.
    A entendre les explications d’Atou Seck, le premier levier de ce “sérieux” réside dans la réduction de l’écart historique entre les textes et leur application. Il avait soutenu que “les autorités font actuellement de leur mieux pour que les règles du jeu soient claires”. Il fait alors part d’une “tendance, un effort pour que les règles qui sont écrites soient effectivement respectées”. Ce qui “devrait rassurer le secteur privé”, explique-t-il.
    Au-delà de la rigueur des textes, Atou Seck dit observer plus de “pragmatisme” qu’avant dans la conduite des projets au pays. C’est un point qui devrait permettre d’avancer dans leurs mises en oeuvre. D’ailleurs selon des acteurs qui se sont exprimés sur le sujet, ce pragmatisme gouvernemental ne devrait pas se contenter de rassurer, car il crédibilise aussi la capacité du pays à absorber les investissements et à livrer des résultats concrets.
    Dans tous les cas, l’Etat devrait tout mettre en œuvre pour encourager le secteur à investir davantage pour le développement du pays. Dans un contexte mondial marqué par un durcissement des conditions de financement, Atou Seck rappelle que les ressources internationales à taux concessionnel se font de plus en plus rares. Cette nouvelle donne impose un changement de modèle où l’investissement privé ne doit plus être un simple complément, mais un acteur central de la construction nationale.
  • TRAFIC ILLICITE – La douane rapporte l’interception de plus de 250 000 dollars non déclarés à Nosy Be, et de plus de 5 kg d’or à Ivato

    TRAFIC ILLICITE – La douane rapporte l’interception de plus de 250 000 dollars non déclarés à Nosy Be, et de plus de 5 kg d’or à Ivato

    Antananarivo, 26 Février, 6h47 – Coup de filet de la douane dans les aéroports d’Antananarivo et de Nosy Be. L’administration douanière rapporte avoir mis la main d’importantes sommes en devises étrangères ainsi que sur plusieurs kilogrammes d’or destinés à quitter illicitement le pays en 48 heures. Il s’agit de deux opérations distinctes, menées à Nosy-Be et à Ivato.
    Le 18 février 2026, à l’Aéroport international de Nosy-Be, deux passagers de nationalités espagnole et roumaine, enregistrés sur le vol ET836 d’Ethiopian Airlines, ont été interceptés à l’issue d’un contrôle ciblé. Alertés par la brigade cynophile, les agents ont procédé à une inspection approfondie des bagages, révélant la présence de 17 750 euros et 242 000 dollars américains en espèces.
    Ces montants excèdent largement le plafond autorisé par la réglementation malgache, qui limite à 1 000 euros en espèces la somme pouvant être transportée par un voyageur quittant le territoire, sauf présentation d’une attestation de change délivrée par un établissement agréé. En l’absence de justificatifs conformes, les contrevenants ont été interpellés et empêchés d’embarquer. Selon la douane, les devises ont été saisies et placées sous scellés, avec restitution du montant réglementaire autorisé, tandis que le surplus fait l’objet de procédures administratives et judiciaires.
    Le lendemain de cette saisie de devise, une nouvelle interpellation a été opérée par les agents de la douane à l’aéroport international d’Ivato. Cette fois, c’est une passagère à destination de Dubaï qui a été contrôlée et dont la fouille du sac à main a permis la découverte de quatre colis contenant des lingots d’or, pour un poids total de 5 809,4 grammes.
    La femme a été contrôlée à la suite d’un signalement issu d’opérations de profilage menées conjointement avec les services frontaliers. Les lingots ont été immédiatement saisis et consignés. Les faits sont susceptibles de relever d’une tentative d’exportation sans déclaration de marchandises prohibées, infraction prévue par le Code des douanes. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’origine des métaux et d’identifier d’éventuelles ramifications.
  • DIASPORA – Des réflexions à mener sur la création d’un secrétariat d’Etat en charge des Malgaches de l’étranger

    DIASPORA – Des réflexions à mener sur la création d’un secrétariat d’Etat en charge des Malgaches de l’étranger

    Paris, 25 Février, 11h56 – Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation n’écarte pas l’idée de créer un secrétariat d’État en charge des Malgaches à l’étranger au sein du gouvernement. Lors d’une rencontre avec la diaspora malgache à Paris, lundi soir, le Chef d’Etat a souligné que cela est “une bonne idée”. Le président de la Refondation promet de procéder à l’étude de cette proposition de la diaspora malgache lors de cette rencontre dans la Capitale française dans le cadre de la visite de travail du chef de l’Etat. “Nous l’étudierons lorsque nous procéderons au remaniement”, avance-t-il.
     
    Pour l’heure, c’est une direction, qui est également chargée des questions migratoires, qui s’occupe de la diaspora au sein du ministère des Affaires étrangères. Ses missions, selon le site du ministère, consistent, entre autres, à “renforcer le lien entre la diaspora et Madagascar, élaborer, en collaboration avec les départements et organismes concernés, une politique nationale d’engagement de la diaspora et mettre en œuvre les mesures adéquates pour atteindre les buts fixés”. Son “principal objectif est de promouvoir la participation de la diaspora malgache au développement socio-économique de Madagascar à travers les transferts de fonds, les transferts de savoir-faire et de connaissances, le développement de l’investissement par la diaspora, le tourisme et le renforcement de la solidarité nationale”.
  • VISAS – L’Etat compte engranger 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses avec la révision des droits de visa de séjour

    VISAS – L’Etat compte engranger 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses avec la révision des droits de visa de séjour

    Antananarivo, 25 Février, 11h20 – Des recettes en plus dans les caisses de l’Etat. En réinstaurant les droits de visa pour les séjours de moins de 15 jours et en augmentant les tarifs pour les visas de séjour de plus de 15 jours, l’Etat compte bien améliorer ses recettes. Selon la loi de finances de 2026, “la révision des droits de visa de séjour” devrait générer 10 milliards d’ariary supplémentaires dans ses caisses.
     
    Avec les nouveaux tarifs décidés par la loi de finances de 2026 et récemment rappelés par la direction générale des douanes, les ressortissant étrangers ou les individus sans nationalité qui souhaitent entrer à Madagascar pour un séjour inférieur ou égal à 15 jours devraient, à partir de cette année, payer 65 000 ariary de droit de visa contre zéro ariary ces dernières années.
     
    Pour les séjours de plus de 15 jours, la hausse est de 30%. C’est ainsi que les visas de séjour sollicités pour 15 à 30 jours sont désormais fixés à 104 000 ariary contre 80 000 ariary selon le Code des impôts de 2025. Le tarif est passé de 100 000 ariary à 130 000 ariary pour les séjours de un à deux mois, de 140 000 ariary à 182 000 ariary pour les séjours compris entre deux et trois mois. Les séjours de trois mois à trois ans, pour leur part, passent de 225 000 ariary à 292 500 ariary, tandis que pour les séjours encore plus long, de trois ans à cinq ans, le tarif est de 390 000 ariary contre 300 000 ariary auparavant. Le visa de séjour pour ceux qui restent plus de cinq ans ou de façon définitive est désormais de 487 500 ariary s’il était encore à 375 000 ariary en 2025.
     
    Les réductions restent à hauteur de 50% pour les étudiants étrangers inscrits dans les grandes écoles de Madagascar ainsi qu’aux missionnaires résidents. Les détenteurs de passeports diplomatiques ou de service en mission officielle bénéficient, quant à eux, d’une exonération totale. Ceci à condition qu’ils soient munis d’un ordre de mission en bonne et due forme.
  • ASSISES NATIONALES – Acteurs publics et privés en ébullition pour sceller le nouveau plan de relance économique

    ASSISES NATIONALES – Acteurs publics et privés en ébullition pour sceller le nouveau plan de relance économique

    Antananarivo, 25 Février, 10h05 – Les acteurs publics et privés en effervescence pour sceller le nouveau Plan de relance économique de la Grande île. Le 9 mars marquera le lancement effectif de la concertation nationale entre le secteur privé et l’administration publique. Deux journées de réflexion seront dédiées à l’élaboration de la stratégie de relance économique, selon la présentation faite par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto.
     
    Le processus s’est accéléré cette semaine avec une série de dialogues préparatoires. Mardi, une concertation « Public-Public » s’est tenue sous l’égide des ministères de l’Économie et des finances, et de l’Industrialisation et du développement du secteur privé. Cette session interministérielle a permis d’évaluer la faisabilité technique, juridique et budgétaire des mesures du Plan de relance.
     
    Cette étape cruciale a été suivie, ce mercredi, par une concertation « Privé-Privé » dédiée à la convergence des positions des opérateurs. Ces derniers ont pour mission de hiérarchiser les priorités entrepreneuriales, de définir leurs propres engagements et de désigner les porte-paroles qui porteront leur voix lors des Assises.
     
    Ces Assises sont donc attendues au mois de mars. Et à l’issue des échanges qui vont y avoir, un Plan de relance sera formalisé, indique Iouri Garisse Razafindrakoto. Ce plan servira de cadre de référence consignant l’ensemble des résolutions ainsi que les engagements mutuels de l’État et des opérateurs privés. “L’accent est mis sur la définition des priorités stratégiques. Des engagements fermes seront pris, accompagnés de la mise en place d’un mécanisme de suivi rigoureux pour en garantir l’exécution”, lance-t-il alors.
     
    Le secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances rappelle que plusieurs consultations avaient déjà été organisées depuis le lancement du processus. Des missions ont été effectuées dans cinq régions. Des échanges ont également eu lieu au sein de plusieurs universités. Et de nombreuses entreprises ont été consultées, ainsi que des représentants de la « Gen Z » et de la société civile.
  • DIASPORA – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce vouloir accorder des audiences à ceux qui souhaitent lui parler ce mercredi

    DIASPORA – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce vouloir accorder des audiences à ceux qui souhaitent lui parler ce mercredi

    Paris, 25 Février, 9h45 – Une oreille qui se veut attentive. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, passe quelques heures de plus à Paris en France pour “recevoir tous ceux qui souhaitent le rencontrer”. Et à l’entendre, il tiendra ces audiences pendant toute la journée. “Je devais rentrer demain [ce mercredi] matin, mais je recevrai tous ceux qui veulent me parler”, indique-t-il mardi soir durant sa rencontre avec les membres de la diaspora malgache en France. Il ne devrait donc quitter Paris que ce mercredi soir.
     
    Arrivé dans la capitale française pour une visite de travail, lundi soir, le Colonel Michaël Randrianirina a eu une journée chargée mardi. Avant de rencontrer le président français Emmanuel Macron à l’Elysée, le président de la Refondation a participé à une réunion avec le Medef International et le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), les principaux groupements patronaux des deux pays, puis à une table ronde consacrée au développement économique et social de Madagascar organisée par la Banque mondiale et l’Union européenne. Il avait conclu sa journée par une rencontre avec les membres de la diaspora malgache.
  • MONNAIE – L’euro repasse sous la barre symbolique des 5 000 ariary depuis lundi

    MONNAIE – L’euro repasse sous la barre symbolique des 5 000 ariary depuis lundi

    Antananarivo, 25 Février, 8H07 – L’euro est officiellement repassé sous la barre symbolique des 5 000 ariary au 23 février 2026. Il s’est établi précisément à un cours de référence de 4 993,76 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID) partagé par Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Un mouvement marquant la fin d’une période de forte pression sur l’ariary, qui a vu la devise européenne grimper jusqu’à un pic de 5 309,78 ariary le 6 janvier 2026.
    Ce retour à un taux inférieur à 5 000 ariary est d’autant plus significatif qu’il n’avait pas été observé depuis près de dix mois. Si on se réfère à l’historique des taux de change publiée par la Banque centrale, ce niveau de prix correspond aux valeurs enregistrées au début du mois d’avril 2025. A cette époque, le 3 avril 2025, le cours affichait 4 983,76 ariary avant de remonter et de se maintenir durablement au -dessus de ce seuil durant le reste de l’année.
    Cette convergence des courbes montre que l’ariary retrouve actuellement une rigueur comparable à celle du printemps précédent, de même face à la devise américaine. Au 23 février 2026, le cours de référence du dollar s’établissait à 4 284,91 ariary, marquant une baisse notable par rapport au 4 484,22 ariary atteint le 27 janvier 2026. Cette tendance baissière est constante depuis le début du mois de février, le dollar ayant perdu environ 200 points en l’espace de quatre semaines.
    BFM avait déjà avancé que cette tendance à l’appréciation de l’ariary devrait se poursuivre sur le court terme. Elle dépendra toutefois des activités économiques au pays, soutient l’autorité monétaire.
  • RECHERCHE – Deux stations météorologiques automatiques installées dans l’Itasy pour mieux soutenir les agriculteurs

    RECHERCHE – Deux stations météorologiques automatiques installées dans l’Itasy pour mieux soutenir les agriculteurs

    Antananarivo, 25 Février, 6h35 – Les habitants de Soavinandriana et d’Ampefy disposent depuis décembre d’informations météorologiques plus affinées et plus rapides. Les deux stations météorologiques automatiques inaugurées lundi dans la région de l’Itasy y ont été installées depuis la fin de l’année 2025. Présenté comme un outil stratégique face au changement climatique, cet investissement de 75 000 euros, soit environ 400 millions d’ariary, vise avant tout à renforcer les services météorologiques “au service des populations”, principalement des agriculteurs qui forment la majorité des habitants de la région.
    Ces deux stations devraient permettre “de suivre l’évolution du climat, l’évolution du lac Itasy, et d’informer les populations” dans la région de l’Itasy, une région “à vocation agricole et touristique”, comme le rappelle le communiqué du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), coordonnateur du projet Démarches intégrées et accompagnement pour une agriculture familiale à Madagascar innovante et résiliente aux changements climatiques (Dinaamicc). La première est une station synoptique installée au sein de l’Université d’Itasy, la deuxième, une station hydrométéorologique implantée à Ampefy.
    La station synoptique de Soavinandriana mesure en continu la température, la pression atmosphérique, l’humidité, la vitesse et la direction du vent ainsi que les précipitations. Les données, transmises en temps réel à Météo Madagascar, permettent d’affiner les prévisions, d’anticiper les phénomènes extrêmes et de renforcer les systèmes d’alerte précoce, au bénéfice des populations et des agriculteurs. La station hydrométéorologique à Ampefy assure le suivi du lac Itasy et des cours d’eau environnants. Elle surveille les niveaux hydrologiques afin de prévenir les inondations, d’améliorer la gestion des ressources en eau et de sécuriser les activités agricoles et halieutiques, piliers de l’économie locale.
    Mais au-delà des prévisions météorologiques et hydrologiques, les deux stations devraient aussi contribuer à la recherche scientifique, la sécurité aérienne et l’aide à la décision publique. Les informations sur le niveau d’eau du lac, les précipitations, les températures, les humidités, les vents, et les rayonnements solaires “sont aussi utilisées par le ministère des Transports et de la météorologie pour la gestion du trafic aérien, et les données seront également utiles pour les activités de recherche et d’enseignement de l’Université d’Itasy”, poursuit le communiqué du Cirad.
    Avec ces deux stations, le projet Dinaamicc a installé en tout quatre stations. Une autre station synoptique a déjà été implantée à Anjozorobe dans l’Analamanga tandis qu’une station agrométéorologique se trouve à Ambatolampy dans le Vakinankaratra. Conçues pour fonctionner pendant au moins vingt ans, les quatre stations devraient contribuer à densifier le réseau national d’observation et à améliorer les systèmes d’alerte précoce. Pour l’Union européenne qui finance le projet Dinaamicc dans le cadre de son programme Development Smart Innovation through Research in Agriculture (Desira), il s’agit d’une “concrétisation de son engagement à valoriser les résultats de la recherche et à promouvoir des pratiques d’adaptation durables au changement climatique”.