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  • ADMINISTRATION – Jean Brunelle Razafitsiandraofa désigné chef de région par intérim de Fitovinany par le Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Jean Brunelle Razafitsiandraofa désigné chef de région par intérim de Fitovinany par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 4 Mars, 6h25 – Trois “gradés” nommés chefs de région par intérim par le Conseil des ministres de mardi. Parmi eux figure Jean Brunelle Razafitsiandraofa, commissaire de police, directeur de la police de l’air et des frontières, devenu député puis ministre du Tourisme avant de se porter candidat à l’élection présidentielle de 2023. Celui-ci est nommé chef de région par intérim de Fitovinany, région de rattachement de la circonscription où il a été élu député par deux fois en 2014 puis en 2029, le district d’Ikongo.

     

    Les deux autres chefs de région par intérim sont le général Olivier Miandrisoa nommé à la tête de l’Atsimo Andrefana et le lieutenant-colonel Philippe Aunezifort désigné dans le Menabe. Avant sa nomination en tant que chef de région, le général Olivier Miandrisoa, a été, entre autres, commandant de l’Ecole de la Gendarmerie nationale d’Ambositra et directeur administratif et financier de la direction générale de la sécurité routière. Le lieutenant-colonel Philippe Aunezifort, lui, est médecin militaire. Chirurgien-dentiste, il a consacré sa thèse à la spécificité parodontale dans le Menabe.

  • POLITIQUE AGRICOLE – L’exonération de la TVA sur le riz importé fait conflit aux efforts de support aux riziculteurs malgaches, estime la Banque mondiale

    POLITIQUE AGRICOLE – L’exonération de la TVA sur le riz importé fait conflit aux efforts de support aux riziculteurs malgaches, estime la Banque mondiale

    Un des obstacles à la croissance des revenus agricoles ruraux est soulevé. La Banque mondiale estime que les exonérations de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations de riz perturbent le prix perçu par les agriculteurs. C’est une disposition qui décourage ces derniers à cultiver du riz, expose cette institution financière dans son Diagnostic du revenu rural qu’elle a présenté jeudi dernier.

     

    Bien que l’exonération de la TVA sur le riz à Madagascar soit justifiée par son statut de produit de première nécessité, son application au riz importé crée une distorsion de marché préoccupante, expose Francis Mulangu, économiste principal de la Banque mondiale. Ce paradoxe fiscal soulève une question de cohérence, selon ses explications.

     

    D’une part, des politiques publiques ambitieuses sont annoncées pour soutenir les producteurs locaux afin d’atteindre notamment l’autosuffisance. D’autre part, l’absence de TVA sur les importations vient court-circuiter ces efforts. Pour Francis Mulangu, “cette exonération de la TVA au riz importé fait conflit aux efforts de support aux fermiers malgaches”.

     

    La Banque mondiale préconise alors la suppression de l’exonération de TVA sur les importations de riz, en ciblant le riz de haute qualité et de spécialité. Celle-ci soutient que cette disposition devrait renforcer la compétitivité du riz local et soutenir la croissance agricole.

     

    Selon le Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et de l’élevage, Lambo Tiana Randriambololona, “la question de la TVA est déjà à l’étude par l’État afin d’examiner les stratégies permettant de rectifier le problème du riz à Madagascar”. Il soutient d’ailleurs que le renforcement de la productivité, l’amélioration de l’accès aux marchés et l’accroissement de la résilience des agriculteurs sont essentiels pour une croissance plus inclusive et durable.

     

    Le projet de Loi des finances (PLFI) 2026 avait déjà prévu la retaxation de droit de douane à 20% et de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 20% des importations des riz de luxe. Il était également proposé un éclatement tarifaire pour distinguer ces catégories et rétablir une taxation sur ces variétés haut de gamme. Mais ce projet de retaxation du riz importé avait été bloqué par la majorité des députés lors de l’examen de ce projet de loi.

     

    La raison qui avait motivé ce blocage était que si l’on taxe le riz importé sans que la production locale ne puisse immédiatement combler le vide, le prix du riz sur le marché va grimper en flèche. Les parlementaires avaient craint que pour une population dont une grande partie vit sous le seuil de pauvreté, une hausse du prix du riz provoque des tensions sociales majeures. Des parlementaires avaient alors soutenu que la retaxation du riz importé demande une transition millimétrée pour éviter une crise de la faim le temps que les riziculteurs malgaches augmentent leurs rendements.

  • PARLEMENT – La HCC juge “irrecevable” la saisine visant le maintien des avantages de l’ancien président du Sénat par intérim et du questeur

    PARLEMENT – La HCC juge “irrecevable” la saisine visant le maintien des avantages de l’ancien président du Sénat par intérim et du questeur

    Antananraivo, 20h00 – Débouté. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) juge “irrecevable” la saisine formulée par Jean André Ndremanjary, ancien président du Sénat par intérim, qui n’a pas la qualité pour une telle demande, dans son avis, publié mardi.

    Jean André Ndremanjary a saisi la HCC pour demander l’avis la Cour d’Ambohidahy sur la possibilité ou non du “maintien des avantages liés aux fonctions du président par intérim du Sénat et de Questeur du Sénat”. Il soulève la question si, lui et Mino Seramila Avizara, “pourraient garder leurs collaborateurs auxquels ils avaient droit comme Président et Questeur de ladite Institution”.

    La HCC, elle, rappelle son avis du 19 janvier, confirmant que le mandat du Sénat et celui de son bureau permanent “sont arrivés à expiration (…) le 18 janvier 2026”. Dans ses considérants, elle affirme que le président du Sénat par intérim et le questeur issus du bureau permanent dissout “expédient les affaires courantes du Sénat (…) en tant qu’autorité administrative et financière”.

    Pour la juridiction constitutionnelle, l’ancien président par intérim du Sénat et l’ancien questeur de la Chambre haute n’ont plus qu’un “rôle de pure gestion interne courante de l’administration du Sénat”. Ce rôle “ne vaut point une exception à leur égard concernant la fin de mandats”, précise la HCC dans son avis. Ce qui ne donne ainsi pas au président du Sénat le statut de chef d’institution pouvant saisir la HCC.

  • SUSPICION DE CORRUPTION – Richard Ravalomanana et Valéry Ramonjavelo justiciables devant le Pôle anti-corruption, selon la Haute Cour constitutionnelle (HCC)

    SUSPICION DE CORRUPTION – Richard Ravalomanana et Valéry Ramonjavelo justiciables devant le Pôle anti-corruption, selon la Haute Cour constitutionnelle (HCC)

    Antananarivo, 3 mars, 16h00 – Pas de privilège de juridiction pour deux personnalités ayant exercé des hautes fonctions étatiques. Le général Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat, et Valéry Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la météorologie seront jugés devant le Pôle anti-corruption (PAC) et non devant la Haute Cour de justice (HCJ) pour les faits qui leur sont actuellement reprochés par la justice.

    “Monsieur Ravalomanana Richard est justiciable devant le Pôle Anti-Corruption pour les infractions de corruption et assimilées dont il est poursuivi”, décide mardi la Haute Cour constitutionnelle (HCC), saisie par le PAC de l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par l’avocat de l’ancien président du Sénat.

    Pour la HCC, les faits imputés à l’ancien président de la Chambre haute sont “détachables de ses fonctions de Président du Sénat”. Les chefs d’inculpation reprochés à l’officier général en retraite “portent sur des infractions de corruption et assimilées dans un domaine relevant d’un autre pouvoir”. Ces infractions sont “par nature étrangères à l’exercice des fonctions légales d’un Président de Sénat” prescrites par les textes, excluant la procédure devant la HCJ.

    Même cas de figure pour l’ancien ministre des Transports et de la météorologie, cité dans le dossier de l’immatriculation des cinq Boeings 777 iraniens. La HCC soutient que l’“inculpation de Monsieur Ramonjavelo Valéry par le Doyen des juges d’instruction du Pôle Anti-Corruption, est conforme à la Constitution”.

    La HCC soutient que “les actes de corruption et les infractions assimilées susceptibles d’être commis par une haute personnalité visée à l’article 133 de la Constitution ne sauraient être considérés comme des actes liés à l’exercice de leurs fonctions”. Elle fait référence à l’exception d’une procédure judiciaire particulière engagée contre certaines catégories de hauts responsables étatiques devant la HCJ.

    Pour la juridiction constitutionnelle les actes de corruption et infractions assimilées “constituent un abus de pouvoir dépassant le cadre légal de l’exercice d’une fonction publique”. Ces actes “sont motivés par un intérêt personnel et purement privé contrairement aux actes de fonction publique nécessités par l’intérêt général”, estime la HCC. C’est pourquoi “ils sont assimilables aux actes commis en dehors de l’exercice des fonctions relevant de la compétence des juridictions répressives de droit commun”.

  • PARTENARIAT – L’ajustement des financements de la Banque européenne d’investissement aux réalités malgaches discuté

    PARTENARIAT – L’ajustement des financements de la Banque européenne d’investissement aux réalités malgaches discuté

    Mieux coller les financements aux réalités du terrain. C’est un des défis majeurs discutés durant la récente visite de travail, effectuée par une délégation de la Banque européenne d’investissement (BEI), auprès des autorités malgaches vers la fin du mois de février. La partie malgache avait surtout plaidé pour l’ajustement de ces financements aux réalités techniques, climatiques et économiques du pays, selon ce qu’avait rapporté le ministère de l’Économie et des finances.
     
    La BEI avait alors pu effectuer un examen approfondi de son portefeuille de projets à Madagascar, notamment dans les secteurs eau, énergie et infrastructures routières. Selon le ministère des Finances, la BEI avait déjà engagé plus de 546 millions de dollars dans ces secteurs. Le taux de décaissement global n’avoisine toutefois que 51%, d’après ce département. Ce qui, selon se ministère, appelle à une mobilisation renforcée pour optimiser l’absorption des ressources disponibles.
     
    Le partenariat entre Madagascar et la BEI entend alors s’attaquer à trois défis opérationnels majeurs, dont le premier concerne la simplification des conditions préalables au déblocage des fonds. Mais il y a également l‘accélération des indemnisations sociales pour libérer les emprises de chantier ainsi qu’une flexibilité accrue des budgets face aux chocs climatiques et économiques. Les deux parties privilégient ainsi une synchronisation rigoureuse entre l’avancement concret des travaux et leur traitement financier.
     
    Pour y parvenir, l’orientation stratégique repose sur une coordination interinstitutionnelle renforcée et une anticipation des blocages dès la phase de négociation. Et ce, tout en sécurisant les contreparties nationales et en explorant des financements additionnels pour garantir l’achèvement des objectifs initiaux.
     
    Le portefeuille de la BEI à Madagascar, couvrant la période de 1959 à 2025, s’élève à un financement total de 966,9 millions d’euros répartis sur 56 transactions. Son soutien à la Grande île est diversifié, mais se concentre prioritairement sur les infrastructures lourdes et le développement industriel. Les secteurs du transport (303,7 millions d’euros), de l’industrie (287,9 millions) et de l’énergie (191,8 millions d’euros) captent la grande majorité des fonds, comme détaillé par cette institution financière européenne sur son site officiel.
  • ENQUETE AUPRES DES MENAGES – La prévalence contraceptive passe de 40% en 2018 à 49% en 2025 selon l’enquête Mics 2025

    ENQUETE AUPRES DES MENAGES – La prévalence contraceptive passe de 40% en 2018 à 49% en 2025 selon l’enquête Mics 2025

    Antananarivo, 3 Mars, 11h00 – Madagascar améliore la prévalence contraceptive par les méthodes modernes de planification familiale. Les résultats de l’Enquête par grappe à indicateurs multiples (Mics) 2025 font état d’un taux de 49% en 2025 contre 40% en 2018. “Ce chiffre reflète une meilleure acceptation et un accès élargi aux méthodes contraceptives modernes”, interprète Josiane Yaguibou, représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) à Madagascar, au cours de l’atelier de plaidoyer pour l’amélioration de l’écosystème des droits en santé sexuelle et reproductive (DSSR) qui a eu lieu lundi à Ivandry. Elle voit également dans ces données les résultats de “l’engagement de haut niveau, les investissements dans la sensibilisation ainsi que la disponibilité des produits et la formation du personnel de santé”.
     
    Pour les participants à l’atelier de lundi, “la contraception n’est pas un luxe, c’est un besoin fondamental”. Les bénéfices tirés de la planification familiale sont multiples, rappellent-ils. Celle-ci contribue à réduire les grossesses précoces, encore préoccupantes à Madagascar puisque 32 % des jeunes filles sont enceintes avant 18 ans et plus de 10 % des adolescentes de moins de 15 ans sont déjà concernées, selon les statistiques. Environ 75 000 cas d’avortement sont également recensés chaque année, souvent dans des conditions à risque. Les conséquences incluent l’exclusion scolaire et sociale, compromettant l’avenir de nombreuses jeunes filles.
     
    Les efforts déployés par les acteurs dans le domaine de la contraception sont, par ailleurs, reconnus à l’international. Madagascar a ainsi reçu le trophée “Innovation and Leadership”, décerné en Colombie en novembre 2025. La ministre de la Santé publique, le Dr Monira Managna, l’a présenté lors de l’atelier de plaidoyer. Mais malgré ces progrès, atteindre une couverture contraceptive de 60 % d’ici 2030 paraît difficile au rythme actuel. Il devient impératif d’identifier des stratégies durables afin de consolider les acquis et d’obtenir des résultats significatifs. La révision des financements alloués au secteur de la santé en fait partie.
  • SÉCURITÉ – Madagascar parmi les cinq derniers pays au monde en matière de sécurité publique, de stabilité et de confiance envers la police

    SÉCURITÉ – Madagascar parmi les cinq derniers pays au monde en matière de sécurité publique, de stabilité et de confiance envers la police

    Antananarivo, 3 Mars, 8h25 – Le constat est amer mais nécessaire. Le classement du Global Safety Report a été exposé lundi au centre de conférences International (CCI) d’Ivato lors des assises nationales de la Police. Madagascar s’enfonce dans le bas du classement mondial. Il se trouve parmi les cinq pays les plus mal classés au monde en matière de sécurité publique, de stabilité et de confiance envers la police. Mais le directeur général de la Police nationale, le Commissaire divisionnaire Jean Victor Tsaramonina, souhaite transformer cette situation en levier de réforme.

    S’appuyant sur les données internationales de 2023, Madagascar se retrouve aux côtés de nations marquées par des crises sécuritaires ou politiques profondes. Ce rapport évalue la perception de la sécurité par les citoyens, la stabilité des institutions et, surtout, le degré de confiance accordé à la police. La Grande Île se trouve derrière le Venezuela, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Nigeria.

    Le directeur général de la Police nationale n’a pas cherché à minimiser ces résultats. Pour lui, ce constat doit servir d’électrochoc pour l’institution. Il a également évoqué la cartographie de l’insécurité à Madagascar. Les indicateurs publiés par l’Ordre International de Security Policy évoque selon lui que l’île est tout rouge en matière de sécurité.

    Pour ce haut responsable de la Police nationale, les assises nationales devraient servir à changer de paradigme. “C’est d’ailleurs la raison d’être de ces assises nationales, faire en sorte que nous ne soyons plus dans le rouge”. Il s’agit alors, selon ses termes, “de transformer ces zones rouges en zones où il fait bon vivre”.

    Le DGPN a martelé que ce classement “ne doit pas nous faire baisser les bras, cela ne doit pas nous décourager”. La feuille de route pour les mois à venir tient en trois piliers fondamentaux pour restaurer l’image de la police malgache. Les policiers devraient être intègres, efficaces et une institution qui “aime et sert le peuple”.

  • ENQUÊTE AUPRÈS DES MÉNAGES – Des progrès limités et des défis urgents identifiés dans les résultats de la Mics 2025

    ENQUÊTE AUPRÈS DES MÉNAGES – Des progrès limités et des défis urgents identifiés dans les résultats de la Mics 2025

    Antananarivo, 3 Mars, 7h35 – Les résultats de la septième série de l’enquête par grappe à indicateurs multiples ou Mics 2025 ont été officiellement diffusés lundi à Ivandry. Ces enquêtes auprès des ménages mettent en lumière des avancées notables sur ces sept dernières années, mais aussi des défis urgents pour Madagascar.
    Parmi les progrès réels, l’enregistrement des naissances a connu une avancée significative. Huit enfants sur dix sont désormais inscrits à l’état civil. La couverture contraceptive affiche également une amélioration notable. 49% des femmes utilisent une méthode de contraception moderne, contre 40% en 2018. Cette prévalence contraceptive traduit une demande mieux satisfaite en matière de planification familiale. Concernant la fréquentation scolaire, 78% des enfants sont désormais scolarisés.

    Cependant, des défis restent urgents, à l’exemple du retard de croissance qui touche encore 37% des enfants. Il en est de même pour la vaccination puisque 17% des enfants n’ont reçu aucune dose, malgré la tenue de diverses campagnes de rattrapage. En matière d’éducation, près d’un enfant sur deux achève le cycle primaire, contre 22% pour le premier cycle du secondaire.

    Tous ces défis exigent davantage d’investissements, reconnaissent les bailleurs de fonds. La situation sur les droits de l’enfant reste préoccupante, si l’on tient compte des résultats de la Mics 7. “Les progrès sont limités, voire inexistants, depuis la dernière enquête de 2018”, constate Christine Jaulmes, représentante résidente de l’Unicef à Madagascar.

    La Grande île est le premier pays d’Afrique de l’Est et Australe à finaliser ce cycle Mics. Les experts lui reconnaissent son excellence technique, sur une centaine de pays où l’Unicef finance ces enquêtes les plus rigoureuses.

  • FEUILLE DE ROUTE – Hanitra Razafimanantsoa confirme à la SADC qu’il n’y aura pas d’accord politique mais un programme privilégiant l’inclusion et la participation

    FEUILLE DE ROUTE – Hanitra Razafimanantsoa confirme à la SADC qu’il n’y aura pas d’accord politique mais un programme privilégiant l’inclusion et la participation

    Antananarivo, 2 Mars, 11h55 – Une mise au point. La ministre d’Etat auprès de la présidence en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, rappelle à mission de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), samedi que la concertation nationale ne sera “pas des pourparlers pour aboutir à un accord politique”. Selon un communiqué du ministère, il s’agira plutôt de “dialogues inclusifs auxquels des individus issus de divers secteurs participent”. C’était samedi au cours d’une rencontre au cours de laquelle elle a présenté les avancées réalisées par Madagascar et le chronogramme de ce qui doit encore être fait.
     
    Les autorités de la Refondation tiennent à la participation la plus large à ces dialogues dans la mesure où, selon la ministre, “les grandes lignes du processus de la Refondation seront décidées en accord avec les citoyens durant la concertation nationale”. Selon le programme de la Refondation remis à la SADC samedi, les résolutions de la concertation nationale devraient être reconnues comme des actes juridiquement valables dans la mesure où “grâce à ce mouvement de participation citoyenne à la refondation, la population malgache acquiert la qualité de personne morale publique”, un “statut [qui] lui donne la capacité de faire reconnaître comme actes juridiquement valables toutes les résolutions qu’elle aura prises”.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Près de 1 500 demandes de permis de recherche pour la découverte de nouveaux gisements miniers industriels à Madagascar

    SECTEUR EXTRACTIF – Près de 1 500 demandes de permis de recherche pour la découverte de nouveaux gisements miniers industriels à Madagascar

    Antananarivo, 2 Mars, 10h50 – Un intérêt marqué pour la découverte de nouveaux gisements industriels à Madagascar. Sur les 2 933 demandes de permis en suspens, le secteur de la recherche concentre à lui seul plus de 75% des requêtes que le Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM) a à traiter. Cet organisme fait part de 2 253 demandes de permis de recherche (PR), dont 1 462 demandes de nouveaux permis et 791 demandes de mouvement de permis, dans la situation du cadastre minier malgache qu’il a arrêtée au mois de février de cette année.

    Le permis de recherche (PR) accorde à son titulaire le droit de mener des recherches industrielles et de grande envergure, visant la découverte de gisement minier dans un périmètre, rappelle le BCMM. Le segment de la recherche est dominé par l’arrivée de nouveaux projets avec ces 1 562 dossiers en instance. Tandis que les 791 dossiers de PR qui concernent des mouvements de permis ne sont pas de créations de nouveaux titres mais plutôt des procédures de modification affectant des permis déjà existants. Celle-ci peut être un changement de titulaire, une extension de durée de validité, une modification de la superficie ou du type de permis.

    La situation en février 2026 est ainsi caractérisée par une forte attente dans le secteur de la recherche minière industrielle, qui constitue le moteur principal des sollicitations auprès du BCMM. Les secteurs de l’exploitation industrielle et de l’artisanat sont davantage tournés vers la gestion des droits existants, avec une prédominance des mouvements de permis.

    Concernant les permis d’exploitation (PE), le BCMM rapporte un total de 348 demandes. Contrairement aux PR, les dossiers concernent majoritairement des mouvements de permis (249) plutôt que de nouvelles demandes (99). Ce qui peut suggérer une phase de consolidation ou de mise à jour des exploitations industrielles déjà existantes.

    Pour ce qui est des permis réservés aux exploitants artisanaux (PREA), le volume de la demande pour ce droit réservé exclusivement aux citoyens et groupements malgaches est similaire à celui de l’exploitation industrielle avec 332 demandes. Là également, les mouvements de permis sont dominants (243 dossiers) par rapport aux nouvelles demandes (89). Ce qui souligne une activité importante dans la gestion des droits déjà acquis par ses détenteurs.