La case prison pour Valéry Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la météorologie, en attendant son procès dans l’affaire d’immatriculation provisoire des Boeing 777 acquis par l’Iran. Selon un communiqué du pôle anti-corruption d’Antananarivo, il est inculpé d’abus de fonction, de corruption et de blanchiment d’argent. Il a été entendu jeudi par le doyen des juges d’instruction du PAC d’Antananarivo.
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SOCIÉTÉ D’ETAT – La désignation d’un DG par intérim contestée par le syndicat des employés de la SMMC
La réaction ne s’est pas fait attendre au lendemain de la nomination du directeur général par intérim de la Société de manutention des marchandises conventionnelles (SMMC). Des agents syndiqués de cette société d’Etat ont observé une grève ce vendredi matin pour contester cette décision, paralysant les opérations de traitement des marchandises hors conteneurs au niveau du port de Toamasina.Le Conseil d’administration de la SMMC avait justifié la nomination de Cadet Endor Hajatiana, par la nécessité d’avoir un profil “immédiatement opérationnel” face au contexte d’urgence marqué par les impacts du cyclone Gezani sur la ville de Toamasina et sur les chaînes d’approvisionnement nationales. Les employés syndiqués estiment toutefois que l’argument de l’urgence ne justifie pas le recours à un “élément extérieur”.“Nous contestons la nomination d’un directeur général par intérim”, lance le porte-parole des employés syndiqués. “Les employés exigent la nomination immédiate d’un titulaire issu exclusivement des rangs de la SMMC”, martèle-t-il, indiquant que “notre entreprise dispose de l’expertise interne nécessaire”. “Nous refusons une direction externe qui nécessiterait un temps d’adaptation”, poursuit-il.Le bras de fer prend alors une tournure critique. Le mouvement de contestation n’est pas que verbal. Il est “total” selon cet employé. Celui-ci fait déjà part de trois navires actuellement immobilisés faute de manutention. “Les activités sont interrompues, tant au niveau opérationnel qu’administratif”, explique-t-il. “La reprise du travail est conditionnée à la satisfaction de cette demande. Aucun retour à la normale ne sera envisagé sans une résolution définitive de ce litige”, lance alors cet agent syndiqué de la SMMC.Cadet Endor Hajatiana se trouve dans une position délicate dès ses premières heures. Surtout que sa mission de « fluidification des marchandises » se heurte frontalement à une non adhésion de plusieurs travailleurs. Pour le CA de la SMMC, ce directeur général par intérim de la société dispose d’une expérience confirmée en gestion d’organisations complexes, en pilotage stratégique, en coordination d’équipes et en sécurisation d’opérations. -

SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Cadet Endor Hajatiana désigné directeur général par intérim de la SMMC
Une nouvelle tête à la direction de la Société de manutention des marchandises conventionnelles (SMMC). Cadet Endor Hajatiana vient d’être désigné directeur général par intérim de cette société d’Etat par son Conseil d’administration. Celui-ci s’est réuni en session extraordinaire, jeudi. Elle intervient dans une stratégie de réponse immédiate face au contexte d’urgence marqué par les impacts du cyclone Gezani sur la ville de Toamasina et sur les chaînes d’approvisionnement nationales, d’après le ministère des Transports et de la météorologie.Le Conseil d’administration de la SMMC avait privilégié le “profil immédiatement opérationnel” de Cadet Endor Hajatiana. Cette société spécialisée dans le traitement des marchandises hors conteneurs au niveau des ports de Toamasina et de Vohémar ne pouvait d’ailleurs se permettre “ni flottement ni transition prolongée”, selon son ministère de tutelle.La mission du DG p.i. dépasse la simple gestion administrative. C’est pourquoi les administrateurs de la SMMC avaient misé sur ce profil disposant d’une expérience confirmée en gestion d’organisations complexes, en pilotage stratégique, en coordination d’équipes et en sécurisation d’opérations. Le ministère des Transports insiste par ailleurs que la reprise rapide et sécurisée des activités portuaires, la fluidité des marchandises et la stabilité économique à Toamasina exigent un leadership ferme, structuré et orienté résultats.Le décret de nomination du directeur général de la SMMC avait été officiellement abrogé au mois de janvier. Le Conseil d’administration de la SMMC a engagé les procédures légales relatives à la nomination de son successeur, d’après le compte rendu du Conseil des ministres, mercredi. -

JUSTICE – Un mandat d’arrêt international émis contre Maminiaina Ravatomanga dans l’affaire Kraoma
Le parquet du Pôle anti-corruption (PAC) inculpe quatre personnes dans l’affaire Kraomita Malagasy (Kraoma). Un mandat d’arrêt international a ainsi été émis contre l’homme d’affaires malgache Maminiaina Ravatomanga, soupçonné d’implication dans une affaire liée à cette société minière ainsi qu’à Dana Minerals.
Le patron du groupe Sodiat, actuellement en détention à Maurice, est poursuivi pour “des infractions de commerce d’influence, d’octroi d’avantages injustifiés, de corruption et de blanchiment de capitaux au cours de l’année 2023”, indique le PAC dans un communiqué. L’affaire a été présentée devant le parquet de cette juridiction spéciale de lutte contre la corruption à Antananarivo, jeudi.
En plus de cet homme d’affaires, quatre autres personnes et quatre entreprises sont soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire pour l’exécution de cet accord. Trois d’entre elles se sont présentées devant le tribunal et ont été placées en détention provisoire à Antanimora. Un suspect de nationalité mauricienne fait encore l’objet de vérifications concernant son identité judiciaire.
Selon le PAC, le remplacement de l’exploitant de chrome à Brieville par Dana Minerals s’est fait en violation des règles de passation de marchés publics. Un droit d’entrée de 35 millions de dollars a été réclamé, dont 5 millions de dollars auraient été illégalement versés à la société Island Partners, basée à Maurice, au lieu de revenir à la société d’État Kraoma. La société offshore partage la même adresse que Madarail Holding, une entité liée à Maminiaina Ravatomanga, indique le PAC. -

HYDROCARBURES – Madagascar Oil réactive sa production de fuel lourd à Tsimiroro
Madagascar Oil réactive ses opérations à Tsimiroro. L’administrateur général de cette compagnie pétrolière, Yanto Sianipar, a annoncé ce jeudi la reprise officielle de la production d’huile lourde dans ce bloc pétrolier. “Il ne s’agit pas simplement d’une reprise, il s’agit d’une réactivation stratégique fondée sur une validation technique solide, une restructuration financière et un renforcement de nos capacités opérationnelles”, lance-t-il face à la presse.
La compagnie entend passer désormais d’une “phase pilote” à une “phase d’expansion du champ”. Les prochaines étapes incluent la remise en production des puits existants, le forage de nouveaux puits, la modernisation des installations d’injection de vapeur et de production. “Chaque étape est soigneusement planifiée et conduite afin de garantir des opérations sûres et une amélioration progressive des performances”, avance alors l’administrateur général de Madagascar Oil.
Pour cette relance, l’objectif de production initial de Madagascar Oil est de 300 bopd (barils de pétrole par jour). Et ce, pour amorcer une trajectoire de montée en charge progressive visant un palier de 3 000 bopd sous 24 mois, détaille Yanto Sianipar. Les contraintes critiques de stockage qui avaient précédemment imposé un arrêt technique de la production seraient par ailleurs déjà levées.
La monétisation des stocks existants a permis de restaurer une capacité d’accueil suffisante pour absorber les flux de cette nouvelle campagne d’extraction prévue dès cette année, rassure Willy Ranjatoelina, président du Conseil consultatif International de Madagascar Oil. Le portefeuille clients de la compagnie s’est d’ailleurs consolidé autour d’acteurs industriels de premier plan tels que la Star, PFOI (Pêche et Froid Océan Indien), Socota, Alpha Ciment et la Savonnerie Tropicale. Et ces contrats d’enlèvement réguliers et non d’achats ponctuels, confirment la fiabilité du HFO de Tsimiroro comme substitut énergétique durable, expose-t-il.
Certaines conditions structurelles et réglementaires demeurent pourtant essentielles pour assurer la viabilité des investissements et la planification à long terme de ce projet, selon son promoteur. Madagascar Oil parle notamment de la stabilité du Contrat de partage de production (CPP), de l’adoption du décret d’application de l’article 55 du Code pétrolier, ainsi que la réhabilitation de la Route national RN1 bis qui est essentielle pour le transport des produits pétroliers depuis Tsimiroro.
Cette reprise revêt une importance nationale. “L’augmentation progressive de la production contribuera à renforcer la sécurité énergétique de Madagascar en fournissant du fuel lourd produit localement au marché domestique à un coût compétitif”, reprend Yanto Sianipar. Réduire l’indépendance aux importations n’est pas seulement un objectif économique, c’est également un objectif stratégique. Dans ce schéma d’expansion, la Jirama figure comme un partenaire stratégique naturel, lance-t-il.
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ENERGIE – Six sous-stations sur les huit à Toamasina sont déjà opérationnelles selon la Présidence
Quatre semaines après le passage du cyclone Gezani, le problème d’électricité dans la ville de Toamasina n’est toujours pas résolu. Selon la présidence de la Refondation, six sous-stations sur les huit qui alimentent la capitale de la région Atsinanana sont désormais opérationnelles.Les équipes de la Jirama déployées à Toamasina travaillent d’arrache-pied pour rétablir totalement l’approvisionnement en électricité. Le remplacement des équipements endommagés par le cyclone est en cours de finalisation et le rétablissement du courant pour les foyers est effectué gratuitement.Toutefois, la situation énergétique demeure instable. Dans un communiqué publié ce jeudi matin, la présidence indique que l’approvisionnement en électricité reste “fragile en raison des dégâts importants subis par les infrastructures de transport et de distribution de la Jirama”, notamment celles liées à la centrale de Volobe I.Actuellement, la production d’électricité est assurée uniquement par l’entreprise Enelec, filiale énergie du groupe Filatex. Mais sa capacité de production reste “limitée”, précise le communiqué, ce qui ne permet pas encore de couvrir l’ensemble des besoins de la ville de Toamasina.Face à ces situations, le gouvernement prend comme solution la distribution des kits solaires. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera est actuellement sur place pour distribuer 600 kits pour “soulager les difficultés des habitants”. -

DÉVELOPPEMENT DURABLE – Le ministère de l’Environnement tire la “sonnette d’alarme” face au sous-effectif de son département
Un officier de police judiciaire (OPJ) en charge de l’environnement et des forêts pour plus de 28 000 hectares. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), Manesimana Rafanomezantsoa Michaël, tire la sonnette d’alarme face au sous-effectif de son département. Il rapporte un effectif de 311 officiers de police judiciaire qui exercent actuellement à l’échelle nationale, alors que les pressions environnementales persistent. Déforestation, trafics de ressources naturelles et pollutions croissantes s’enchaînent.D’après le membre du gouvernement, le déficit s’est accentué ces dernières années au sein du département de l’environnement et du développement durable. En 2021, près de 400 agents sont partis à la retraite. D’ici cinq ans, 200 autres devraient quitter le ministère et ses démembrements. Cette hémorragie fragilise davantage un ministère, déjà en sous-effectif. Dans certaines zones éloignées, un seul agent couvre plusieurs districts, rendant les contrôles quasi impossibles et limitant l’application effective des lois environnementales.Face à cette situation, le ministre appelle à un renforcement urgent des recrutements. Un appel a été lancé lors de l’ouverture des assises nationales de l’environnement, mercredi matin au Centre de conférence internationale Ivato. Des mesures s’imposent pour éviter l’affaiblissement durable de la gouvernance environnementale. -

HYDROCARBURES – Baisse généralisée des prix des carburants, jusqu’à -200 ariary pour le mois de mars
L’essence revient à moins de 5 000 ariary. Le prix du pétrole lampant baisse après avoir connu des augmentations continues pendant plusieurs mois. Le gasoil, lui aussi, affiche 200 ariary de moins qu’en février. Depuis minuit ce jeudi, les stations services affichent des prix en baisse. Avec cette révision, le prix du supercarburant (SP95) recule de 5 100 ariary à 4 900 ariary. Celui du gasoil (GO) passe de 4 860 ariary à 4 660 ariary. Et le pétrole lampant (PL) diminue de 3 710 ariary pour s’établir à 3 510 ariary pour ce mois de mars. La variation par rapport au mois précédent est de -200 ariary, le plancher prévu par les textes dans le cadre du mécanisme d’ajustement automatique des prix de carburant.
L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) avait déjà annoncé en février que deux baisses successives sont attendues pour mars et avril. La prévision s’est alors appuyée sur l’analyse de la situation du cours international du baril de pétrole et de la stabilité de la monnaie nationale. Une évolution favorable de ces deux paramètres était signalée en janvier, expliquant la baisse actuelle. Avec la guerre en Iran et la hausse du cours international du brut, à plus de 80 dollars depuis mardi, une hausse est attendue dans deux mois.
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PROJET MINIER – Akora Resources obtient son Permis d’exploitation de minerai de fer à Bekisopa
Akora Resources passe de la phase de l’exploration à celle du développement industriel. Cette compagnie australienne vient d’obtenir son permis d’exploitation de minerai de fer à haute teneur à Bekisopa, dans la région Matsiatra Ambony. Une décision qui fait suite aux délibérations du Conseil des ministres du 27 janvier 2026, indique le ministère des Mines.
Ce permis minier permet à Akora Resources de libérer tout son potentiel opérationnel. Valide pour une durée de 25 ans et couvrant une superficie d’environ 25 km2, ce permis constitue un jalon essentiel dans la création de valeur pour cette compagnie. L’étude de pré-faisabilité de ce projet avait mis en évidence des indicateurs économiques attractifs pour son promoteur.
Cette compagnie indique que l’étude qu’elle avait menée avait démontré une rentabilité exceptionnelle avec un taux de rendement interne de 86 % et une valeur actuelle nette de 147 millions de dollars. Pour un investissement initial modéré de 61 millions de dollars, sa mine devrait générer des revenus totaux de 789 millions de dollars sur une durée de vie initiale de 6 ans. Grâce à des coûts d’exploitation compétitifs de 42 dollars par tonne, ce projet devrait permettre un remboursement rapide du capital en seulement 1,8 an, pour dégager un flux de trésorerie avant impôts de 310 millions de dollars.
Akora Resources doit toutefois franchir plusieurs étapes impératives avant le démarrage effectif de ses opérations sur sites, précise le ministère des Mines. Cette compagnie doit notamment s’acquitter d’une contribution correspondant à 3 % du montant total de l’investissement initial du projet pour alimenter le Fonds minier social et communautaire (FMISC). Ce montant s’élève à 1,8 million USD pour Akora Resources. Le décret relatif au FMISC est actuellement en cours de finalisation afin de garantir une utilisation optimale de ces fonds miniers au profit des communautés, précise l’administration minière.
Cette compagnie devra également signer une convention tripartite RSE impliquant directement les populations locales de Bekisopa, dans le district d’Ikalamavony. Elle devra parallèlement élaborer et obtenir son permis environnemental et social. Et ce, tout en s’engageant sur un quota minimal de 80 % de travailleurs malgaches pour les recrutements liés au projet.
Par ailleurs, Akora ressources sera assujettie aux taxes et redevances sectorielles dès le début de la phase d’extraction et d’exportation. Le ministère des Mines fait notamment référence aux droits et taxes sur les produits miniers (DTSPM).

