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  • TRANSPORT FERROVIAIRE – La société d’exploitation du Train urbain à la recherche d’un expert de nationalité malgache pour être son directeur général

    TRANSPORT FERROVIAIRE – La société d’exploitation du Train urbain à la recherche d’un expert de nationalité malgache pour être son directeur général

    La Société d’exploitation du Train urbain (Setu) cherche le conducteur de sa stratégie ferroviaire. Le ministère des Transports et de la météorologie vient de lancer le recrutement ouvert de ce chef de gare stratégique, qui devrait être un expert de haut niveau de nationalité malgache, doté d’une double compétence technique et managériale.

    Le profil recherché pour ce poste de directeur général de la Setu est donc un expert de haut niveau de nationalité malgache. L’exigence en matière d’expérience est d’ailleurs particulièrement élevée, avec au moins 15 ans de parcours dans le secteur ferroviaire, dont cinq ans à des fonctions de haute responsabilité en administration ou gestion d’entreprise.

    Capacité à dialoguer

    Le ministère des Transports ne cherche toutefois pas un simple technicien, mais un véritable stratège capable de piloter la rentabilité et la sécurité du réseau ferroviaire en pleine mutation. Ce qui implique notamment une maîtrise rigoureuse des outils de planification, de la gestion comptable ou encore la connaissance approfondie des mécanismes de Partenariat public-privé (3P). Il ou elle devrait par ailleurs disposer d’une capacité à dialoguer et à négocier, et avoir un sens des relations publiques.

    L’opérationnalisation du Train entre dans le cadre de l’amélioration de la mobilité dans la Capitale. La ligne Soarano-Ambohimanambola avait été lancée officiellement pour le grand public vers la moitié du mois de décembre 2025.

  • APRÈS LE CYCLONE GEZANI – La majorité des travaux de réhabilitation de l’Université de Toamasina pris en charge par la Banque mondiale

    APRÈS LE CYCLONE GEZANI – La majorité des travaux de réhabilitation de l’Université de Toamasina pris en charge par la Banque mondiale

    “Les travaux devront commencer d’ici quelques jours”. La Pr Diny Razanakolona, président de l’Université de Toamasina, rassure la communauté universitaire de Toamasina. Le campus de Barikadimy devrait être remis en état assez vite car “le budget pour ce faire est déjà disponible”. Le représentant résident de la Banque mondiale, Atou Seck, a annoncé ce week-end devant les étudiants que son institution va mobiliser les ressources nécessaires pour les travaux de réhabilitation des infrastructures du campus, détruites à 90% par le passage du cyclone Gezani.
     
    La majorité des travaux devraient ainsi être financés par la Banque mondiale, laquelle a accepté 100% du budget soumis par l’Université. Les travaux devront être réalisés dans un délai d’environ 30 jours, précise le ministère de tutelle. Le premier responsable de l’Université, lui, rassure qu’aucune année blanche n’est à envisager avec les dispositions déjà prises.
     
    L’Université de Toamasina a payé un lourd tribut du passage du cyclone tropical Gezani en février. Salles de cours, bureaux administratifs, laboratoires, logements des étudiants et même la clôture figurent parmi les infrastructures touchées. Face à ces dégâts importants, les cours en présentiel ont dû être suspendus depuis le 16 février. Leur reprise en ligne et à distance est toutefois annoncée pour le 13 mars.
     
    Parallèlement, un accord de coopération a été signé entre le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications et l’Université de Toamasina. L’établissement a reçu, dans ce cadre, 100 ordinateurs afin de renforcer les capacités numériques et soutenir les activités académiques. La Banque mondiale prendra également en charge le Wifi gratuit au sein du Campus pendant une durée de six mois. Les installations en ce sens devront être finalisées en 15 jours.
  • NECROLOGIE – Décès de la Pr Jacqueline Ravelomanana, enseignante-chercheure et artiste

    NECROLOGIE – Décès de la Pr Jacqueline Ravelomanana, enseignante-chercheure et artiste

    Le monde de l’enseignement et de la recherche en deuil. La Pr Jacqueline Ravelomanana, historienne et peintre malgache reconnue, est décédée, suscitant une vive émotion dans le monde universitaire à Madagascar. “L’Université catholique de Madagascar est profondément attristée par le décès du Pr Jacqueline Ravelomanana”, annonce l’établissement dans une publication postée lundi sur sa page Facebook. “La présidence de l’Université d’Antananarivo se joint à la peine de la famille du Pr Jacqueline Ravelomanana, enseignante chercheure à la Faculté de droit et de science politique”, indique, de son côté, l’Université d’Antananarivo.

    Spécialiste des questions de genre et d’histoire de l’éducation, cette ancienne du Lycée Jules Ferry a notamment travaillé sur la place et l’éducation des jeunes filles malgaches à travers l’histoire. Docteure d’État en histoire du droit et des institutions, elle a mené une carrière universitaire marquée par la recherche et l’enseignement, notamment à l’Université d’Antananarivo où elle a été maître de conférences. Ses cours d’histoire des institutions et d’histoire du droit ont marqué de nombreuses générations d’étudiants.

    Revue d’Histoire juridique

    La Pr Jacqueline Ravelomanana a également enseigné auprès d’universités américaines et collaboré avec l’Institut national de la recherche pédagogique en France. Conférencière dans plusieurs rencontres scientifiques nationales et internationales, elle a aussi représenté Madagascar au sein du comité éditorial de la “Revue d’Histoire juridique et Anthropologie africaine.”

    Ses travaux de recherche ont porté, entre autres, sur la politique scolaire coloniale à Madagascar et sur l’histoire de l’éducation des filles. Sa thèse de doctorat de troisième cycle, soutenue à l’Université Lyon II, s’intéressait aux programmes et aux manuels scolaires de l’enseignement primaire à Madagascar durant la période coloniale (1896-1915). Elle est également l’auteure d’études consacrées à l’histoire de l’éducation des jeunes filles malgaches du XVIᵉ siècle au milieu du XXᵉ siècle.

    Artiste-peintre

    Au-delà de sa carrière universitaire, Jacqueline Ravelomanana s’est également illustrée dans le domaine artistique. Peintre formée à l’École des Beaux-Arts de Mahamasina-Est, elle s’est fait connaître pour ses paysages lumineux et colorés, dans un style souvent qualifié de “réalisme naïf” tendant vers le fauvisme. Certaines de ses toiles ont été exposées à l’étranger, notamment lors d’une exposition organisée au Bold Center à Washington D.C., où plusieurs de ses tableaux ont été présentés au public et salués pour leur originalité et leur valeur esthétique.

    La Pr Jacqueline Ravelomanana laisse derrière elle l’image d’une intellectuelle engagée et d’une artiste passionnée. Par sa rigueur intellectuelle, sa bienveillance et son engagement constant, elle a marqué durablement ses étudiants, ses collègues et la communauté universitaire. Elle avait 80 ans.

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  • DIALOGUE – Le lancement de la concertation nationale des jeunes pour la Refondation reporté sine die

    DIALOGUE – Le lancement de la concertation nationale des jeunes pour la Refondation reporté sine die

    Une nouvelle date pour le rendez-vous de la jeunesse. Le ministère de la Jeunesse et des sports annonce lundi le report de la cérémonie de lancement officiel de la Concertation nationale des jeunes pour la Refondation. Celle-ci avait été annoncée pour le 11 mars, mais après la décision présidentielle de dissoudre le gouvernement, le ministère a décidé de la tenir un autre jour.

    Le ministère ne donne pas encore le calendrier pour la tenue de ce qui est annoncé comme étant une “grande concertation d’envergure nationale”. “La nouvelle date de lancement de la Concertation nationale des jeunes sera communiquée par voie officielle”, indique-t-il juste dans son communiqué.

    « La voix des jeunes est une priorité pour l’avenir de Madagascar »

    Selon le ministère, ce report vise à permettre la “mise en place d’une nouvelle organisation” “afin de garantir le succès” de l’événement, et d’assurer “une collaboration efficace avec les autorités compétentes”. Le ministère dit vouloir “tout mettre en oeuvre pour que cette concertation se déroule dans les meilleures conditions possibles de dialogue et de construction”.

    Dans son communiqué, le ministère rappelle que “la voix des jeunes est une priorité pour l’avenir de Madagascar”. Quelques heures plus tôt, à Ambohijatovo, lors d’une conférence de presse, Alain Désiré Rasambany, ministre sortant de la Jeunesse et des sports, a encore appelé “tous les jeunes sans distinction” à participer à ce qu’il qualifie “d’espace important pour les jeunes”. Ceux-ci étaient alors invités à “exprimer leurs idées, partager leurs expériences et contribuer à la construction de l’avenir du pays”.

    Selon les explications fournies lors de cette conférence de presse, les jeunes eux-mêmes devaient “définir les orientations et la méthode de travail” de la concertation. Les discussions devaient ensuite être “déployées dans les communes, les districts et les régions”, avant une synthèse nationale destinée à être transmise aux instances compétentes.

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  • ECONOMIE – Herinjatovo Ramiarison déplore une stagnation structurelle de la productivité agricole

    ECONOMIE – Herinjatovo Ramiarison déplore une stagnation structurelle de la productivité agricole

    Une stagnation structurelle de la productivité agricole est rapportée. Bien que ce secteur constitue un levier fondamental de l’économie nationale, le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison a déploré une atonie persistante de cet indicateur qui, malgré son importance stratégique, peine à amorcer une croissance réelle depuis des décennies. Ce membre du Gouvernement de la Refondation avait livré ce constat, lors des Assises pour la relance économique tenues ce lundi.

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison pointe surtout du doigt l’inefficience des investissements passés dans ce secteur. “En dépit de l’injection constante de ressources budgétaires, de la mise en œuvre successive de multiples Programmes d’investissement public (PIP) et du déploiement de nombreux projets de développement, les rendements stagnent encore à ce jour”, martèle-t-il, soulignant l’urgence d’une révision profonde des mécanismes de soutien à la production.

    Lors de la présentation du Diagnostic des revenus ruraux à Madagascar, Olive Nsababera avait rapporté que le taux de croissance annuel de l’agriculture était proche de zéro au cours des dernières décennies. Le secteur qui devrait ainsi être le moteur de la croissance économique avait quasiment stagné, souligne cette économiste principale de la Banque mondiale.

    Cette spécialiste de la Banque mondiale avait alors soulevé plusieurs contraintes structurelles qui ont limité la productivité agricole. Elle avait parlé d’une gouvernance opaque des marchés, qui avait comme conséquence d’entraîner de forts écarts entre les prix perçus par les producteurs et les prix finaux. A cela s’ajoutent encore les distorsions de politiques publiques, qui affaiblissent encore les incitations des paysans à produire et à vendre. Elle y ajoute la mauvaise qualité des routes, la capacité de stockage limitée qui empêchent également une intégration forte des marchés ou encore le faible accès au financement.

    Il est par ailleurs souligné dans le rapport d’Examen des dépenses publiques liées à l’agriculture, fait par la Banque mondiale que le taux d’exécution du budget dans ce secteur demeure faible. Il se situait en dessous de 40 % tout au long de la période d’étude. Bien qu’un total de 1,57 milliard de dollars ait été alloué au secteur entre 2013 et 2022, moins de la moitié (617,3 millions de dollars) a été effectivement dépensée.

    Pour améliorer durablement les revenus agricoles et renforcer la résilience des ménages ruraux, le rôle central des organisations paysannes et du secteur privé dans l’amélioration de l’accès aux marchés, aux intrants et à l’assistance technique avait été insisté. Les rapports de la Banque mondiale avaient également mis en avant l’importance de revitaliser les villes secondaires pour stimuler les chaînes de valeur agricoles et créer des opportunités d’emplois non agricoles. Les recommandations de cette institution financière appellent alors à des investissements ciblés, notamment dans l’irrigation, les routes rurales, la recherche et la vulgarisation agricoles ou encore le renforcement du cadre de décision budgétaire, de la qualité des données et des systèmes de suivi-évaluation.

  • Madagascar : la Présidence annonce la dissolution du gouvernement

    Madagascar : la Présidence annonce la dissolution du gouvernement

    La Présidence annonce la dissolution du gouvernement ce lundi. « La désignation d’un nouveau Premier ministre se fera incessamment », précise le communiqué publié ce lundi après-midi. En attendant, les affaires courantes seront assurées par les secrétaires généraux des ministères, ajoute le communiqué.

  • Cités universitaires : la participation consultative des étudiants maintenue, selon le MESUPRES

    Cités universitaires : la participation consultative des étudiants maintenue, selon le MESUPRES

    Une publication qui se veut rassurante. Le ministère de l’Enseignement supérieur publie ce lundi la teneur du protocole d’accord relatif à la gestion du campus universitaire d’Antananarivo récemment signé entre l’Université d’Antananarivo et le Centre régional des œuvres universitaires d’Antananarivo (Crou-A).
    Le document confirme que la participation des étudiants à la vie universitaire est maintenue, toujours “à titre consultatif”, conformément aux dispositions déjà prévues par les textes en vigueur, comme le confie une source auprès du ministère.

    Signé le 27 février 2026, le protocole reconnaît “reconnaît l’utilité de la contribution des étudiants à l’amélioration de la vie universitaire”. Cette contribution se fait “à titre consultatif”, et porte sur divers sujets comme la formulation d’avis et de proposition, la participation aux cadres de dialogue et aux actions de sensibilisation au respect des règlements. La participation des étudiants se fait également dans le cadre des travaux de commission et du Conseil d’administration de l’Université.

    Bien que le protocole insiste sur la souveraineté de l’administration dans la gestion du campus, il n’en évoque pas moins l’implication responsable des étudiants en tant qu’usagers principaux du campus dans l’amélioration du cadre de vie universitaire. Le document insiste que cette implication se fait à travers les associations estudiantines légalement formées et reconnues, telles que les associations pédagogiques, les associations régionales ou encore les associations des présidents de blocs.

    La publication du document intervient dans un contexte marqué par des inquiétudes au sein de la communauté estudiantine. En fin de semaine, des associations estudiantines ont justement manifesté contre la signature du protocole, le considérant comme flou et y voyant une décision unilatérale du Crou-A sans consultation préalable des étudiants ou de leurs représentants. Ils craignent, entre autres, que l’accord ait un impact sur la gestion des infrastructures et les conditions de vie sur le campus. Ils s’inquiètent également d’un éventuel assainissement généralisé qui amènerait une expulsion des étudiants résidant sur le campus.

  • ÉVÉNEMENT – La participation active des femmes à la concertation nationale sollicitée par le couple présidentiel

    ÉVÉNEMENT – La participation active des femmes à la concertation nationale sollicitée par le couple présidentiel

    “Le 8 mars ne doit pas être perçu comme une simple fête. Cette journée est surtout un moment pour analyser les avancées réalisées et les efforts qu’il reste à accomplir pour garantir et protéger les droits des femmes”. L’épouse du Président de la Refondation de la République de Madagascar, Elisa Randrianirina, rappelle les étapes qu’il faut encore franchir pour que les femmes puissent pleinement jouir de leurs droits. Lors de son allocution, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, la Première dame rappelle que cette célébration vise avant tout à renforcer la lutte pour la justice et l’égalité.

    Rejointe par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, elle lance alors un appel aux femmes malgaches à participer activement à la concertation nationale. Pour le couple présidentiel, cette démarche constitue une occasion pour les femmes de contribuer aux réflexions et aux décisions qui façonneront l’avenir du pays.

    Les associations féminines sont particulièrement invitées à veiller à ce que toutes les femmes, quelles que soient leurs origines, soient représentées équitablement lors des ateliers prévus dans ce cadre. Ceci d’autant plus que la participation des femmes dans la vie politique et les postes à responsabilité reste minime, souligne le président de la Refondation.

    Le couple présidentiel rappelle que les femmes représentent environ 50,7 % de la population malgache, dont la majorité vit en milieu rural. Malgré leur rôle essentiel dans la société et le développement, elles continuent de faire face à de nombreux défis, entre autres les violences basées sur le genre, le manque d’autonomie économique, les mariages et grossesses précoces, les inégalités professionnelles ou encore l’accès limité aux services de santé reproductive.

    Le président de la Refondation encourage également par la même occasion les hommes à soutenir et à écouter davantage les femmes, soulignant que leur participation pleine et entière demeure indispensable pour bâtir une société plus juste et inclusive.

    Elles étaient des milliers de femmes, dont près de 2000 venues des 24 régions de Madagascar, à s’être données ce dimanche à Anosy, Antananarivo pour marquer la journée internationale des droits des femmes (JIDF) 2026. Collégiennes de la capitale, représentantes des ministères, d’institutions et d’associations féminines, y compris celles des femmes en situation de handicap, ont pris part au grand carnaval. Des remises de prix ont également marqué les différents concours organisés à cette occasion, en présence d’invités internationaux, dont Marie Sandra Boodhun, ministre conseillère à la présidence de la République centrafricaine.

  • CARBURANT – Perturbation ponctuelle de l’approvisionnement en essence à Toliara

    CARBURANT – Perturbation ponctuelle de l’approvisionnement en essence à Toliara

    L’approvisionnement en essence connaît des perturbations à Toliara. Une situation qui s’explique par le retard du navire pétrolier qui se charge de la livraison de ce produit dans cette partie de l’île, d’après ce qu’a communiqué l’Office malgache des hydrocarbures (OMH).

     

    L’arrivée à quai de ce navire est prévue ce dimanche, selon l’OMH. Ce qui devrait permettre un retour à la normale de la distribution de ce type de produit pétrolier à compter de ce lundi sur l’ensemble de la ville de Toliara, annonce l’organe en charge de la régulation du secteur pétrolier aval.

     

    Des mesures ont déjà été prises pour pallier cette situation d’urgence, souligne alors l’OMH. Deux camions-citernes en provenance de Toamasina ont été dépêchés pour renforcer les stocks d’essence à Toliara. Pour ce qui est du gasoil, son stock est largement suffisant pour couvrir les besoins sur place, rassure l’organe.

  • APRES GEZANI – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la création d’une unité de coordination pour la reconstruction de Toamasina

    APRES GEZANI – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la création d’une unité de coordination pour la reconstruction de Toamasina

    Un officier général spécialiste du génie militaire pour piloter la reconstruction de Toamasina. Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la création d’une unité de coordination chargée de piloter la reconstruction de la Ville du Grand Port ce samedi. Cette structure sera dirigée par le Général Heritiana Razafindratovo Ramasy, ancien commandant de l’Académie militaire, ancien secrétaire général du ministère en charge des Forces armées et qui a fait une grande partie de sa carrière dans le corps du génie militaire.

     

    Selon le président de la Refondation, le Général Heritiana Razafindratovo Ramasy dispose de l’expérience et du leadership nécessaires pour conduire ce chantier de reconstruction. La mission exigera “de la fermeté et de l’efficacité”, souligne le chef d’Etat dans son discours au cours d’une séance de travail avec les responsables locaux mais aussi les représentants des différents bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers. “Il ne s’agit pas de verser dans de la dictature mais plutôt d’aller vite parce que la population de Toamasina compte sur nous”, poursuit-il.

     

    La nouvelle structure aura pour mission d’assurer la coordination des interventions publiques et des contributions des partenaires techniques et financiers engagés dans la remise en état de la ville. Elle devra également assurer le suivi des projets de réhabilitation des infrastructures essentielles, faciliter la relance des activités économiques et portuaires et veiller à ce que les actions engagées répondent aux besoins des populations sinistrées.

     

    Mais au-delà de la reconstruction, les autorités affirment une ambition plus large. “La reconstruction de Toamasina ne doit pas être envisagée comme un simple retour à la situation antérieure”, souligne le Colonel Michaël Randrianirina. “Elle doit être une opportunité d’engager une reconstruction plus résiliente, plus moderne et plus inclusive, capable de préparer la ville aux défis climatiques et économiques des prochaines décennies”, poursuit-il.

     

    La mise en place de cette structure intervient plus de trois semaines après le passage du cyclone Gezani, qui a provoqué d’importantes destructions à Toamasina et dans les zones environnantes, habitations endommagées, infrastructures publiques fragilisées, activités économiques perturbées et des milliers de familles touchées. Mais à en croire le Colonel Michaël Randrianirina, il fallait d’abord se concentrer sur les réponses d’urgence, notamment les aides humanitaires, la sécurisation des populations vulnérables, la réhabilitation de certaines infrastructures essentielles