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COOPÉRATION ÉCONOMIQUE – Le Colonel Michaël Randrianirina appelle le secteur privé à aligner ses projets sur les priorités de l’État
Paris, 24 Février, 13h13 – Un message directement transmis à l’endroit des opérateurs économiques privés. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, invite le secteur privé à “aligner ses projets sur les priorités gouvernementales, les impératifs de continuité des services essentiels et une trajectoire de transformation structurelle à moyen terme”. C’était ce mardi matin à Paris, au cours de la rencontre avec le Medef International et le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), principaux groupements patronaux français et malgache.Dans son discours, le président de la Refondation rappelle le rôle important du secteur privé dans le développement du pays. Il se dit alors ravi de l’élaboration de la feuille de route stratégique conjointe des deux groupements qui, estime-t-il “pourrait devenir une base du cadre partenarial entre l’État malgache et le secteur privé”. “Ce plan s’inscrit dans la dynamique de refondation institutionnelle et économique engagée à Madagascar, ainsi que dans la volonté de renforcement de la coopération bilatérale France–Madagascar”, souligne-t-il ensuite.Le chef de l’Etat a alors exprimé la volonté du gouvernement d’ “explorer ensemble avec le Medef International et le GEM les moyens de parvenir à lever les blocages qu’il pourrait y avoir” dans le cadre de la mise en oeuvre du projet. Il évoque également la nécessité de disposer d’un “mécanisme stable de suivi et de monitoring”. “Des échanges étroits et continus ont été enclenchés sous la coordination du Bureau du Premier ministre”, rappelle-t-il néanmoins.Selon le communiqué conjoint du Medef International et du GEM, le plan consolidé présenté ce mardi comprend 29 projets prioritaires, pour un volume d’investissement estimé entre 1,21 et 2,29 milliards d’euros. Il prévoit quatre secteurs principaux, en l’occurrence l’énergie, les infrastructures durables, le numérique et le tourisme. Le plan prévoit également une exécution graduelle, certains projets étant activables à court terme, d’autres à moyen terme entre 12 et 24 mois, et les projets structurants au-delà de 24 mois. -

LUTTE CONTRE LE TERRORISME – Contrôles de sécurité renforcés pour tous les navires faisant escale à Madagascar entrant aux Etats-Unis
Antananarivo, 24 Février, 7h11 – Madagascar vient d’être intégré par les Etats-Unis dans la liste actualisée des pays considérés comme “ne maintenant pas de mesures antiterroristes efficaces”. Les contrôles de sécurité pour tous les navires qui font escale à Madagascar ont alors été durcis.La garde côtière américaine (US Coast guard) a annoncé le 12 février la levée des exemptions de sûreté portuaire pour la Grande île ainsi que pour l’Iraq et le Cameroun. Une disposition qu’elle rapporte sur son portail d’information officielle. Selon la note, la décision devrait entrer en vigueur, à partir du 25 février.Certains ports ou installations dans ces trois pays ont bénéficié d’une forme de “confiance” ou des exemptions auparavant. Les garde-côtes américains considèrent que ces ports ne maintiennent plus des mesures de sûreté antiterroriste efficaces.Le Journal officiel du Gouvernement fédéral des Etats-Unis explique que “l’efficacité des mesures antiterroristes repose sur la supervision gouvernementale, les fonctions de sûreté telles que les évaluations de risques, les exercices d’entraînement, l’application des règlements et le partage de renseignements ne peuvent être déléguées à des installations privées”. Il ajoute qu’“en l’absence d’une surveillance adéquate, les installations exemptées peuvent manquer d’approbations formelles, de mécanismes de coercition et d’une coordination sécuritaire élargie, augmentant ainsi la vulnérabilité du système de transport maritime”.L’US Coast Guard est habilité à imposer des conditions d’entrée aux navires arrivant dans les eaux américaines en provenance de ces pays. Ces navires pourraient être traités comme des profils à risque nécessitant des inspections pré-entrée. Des procédures qui pourraient notamment entraîner des délais importants pour les opérations de déchargement.Plusieurs pays sont considérés par les Etats-Unis comme ne maintenant pas des mesures antiterroristes efficaces. Il s’agit du Cambodge, du Cameroun, des Comores, de la Corée du Nord, de Cuba, des États fédérés de Micronésie, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée équatoriale, de l’Iran, de l’Iraq, de la Libye, de Madagascar, de Nauru, du Nigéria, de Sao Tomé-et-Principe, des Seychelles, du Soudan, du Suriname, de la Syrie, de Timor-Leste, du Venezuela et de l’Yémen. -

DIPLOMATIE – Le colonel Michaël Randrianirina veut monter aux Français que Madagascar est une terre d’accueil
Antananarivo, 23 Février, 16h05 – A peine rentré de son voyage en Russe, le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation a pris un vol pour Paris. Pour ce voyage en France, le Chef d’Etat a déclaré avant le décollage à Ivato, ce lundi, qu’il veut “montrer aux Français que Madagascar est une terre d’accueil”.Le pensionnaire d’Iavoloha est prévu rencontrer le président français, Emmanuel Macron, à l’Elysée, mardi. C’est une visite pour répondre à une invitation de la France, martèle le chef d’Etat. “Les deux pays nous ont invités et nous allons répondre à leurs invitations”, précise-t-il, évoquant les deux visites qui se suivent à Moscou puis à Paris.A l’en croire, Madagascar est “un pays hospitalier qui ne pratique aucune discrimination”. Cela s’inscrit, selon le président de la Refondation, dans la politique diplomatique que le gouvernement a instaurée. Il s’agit “d’entretenir des relations avec les nations qui apportent des bénéfices concrets au peuple malgache”.C’est pour la deuxième fois que le colonel Michaël Randrianirina aura une discussion directe avec Emmanuel Macron. Quelques jours après son intronisation en tant que chef d’Etat, il y avait déjà un entretien téléphonique entre les deux dirigeants. -

DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – Un déjeuner de travail pour discuter du partenariat malgacho-français entre Emmanuel Macron et le Colonel Michaël Randrianirina ce mardi
Un rendez-vous fixé. L’agenda du président français Emmanuel Macron posté sur le site de l’Elysée prévoit un “entretien avec Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar” ce mardi à 14h. Les informations transmises à la presse française parlent d’un “déjeuner de travail” durant lequel les deux chefs d’Etat « évoqueront ensemble l’action de la France et des partenaires internationaux en accompagnement de Madagascar pour répondre aux besoins de son peuple, en particulier de la jeunesse, dans le contexte du processus de Refondation ».
Mais à en croire les médias français qui rapportent l’agenda, il s’agira aussi, pour les deux parties, de parler du “renouvellement du partenariat bilatéral” et de discuter des “conséquences des épisodes cycloniques récents à Madagascar” auxquels la France a participé à travers le déploiement “de moyens militaires français”. La France a notamment “acheminé plusieurs tonnes de fret humanitaire et de vivres vers les zones les plus sinistrées, en soutien direct des populations”. L’Hexagone a également mobilisé “42 pompiers français accompagnant des équipements et machines d’assainissement et de distribution d’eau potable dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’Union européenne”, ainsi qu’un “groupe de plongeurs à bord du patrouilleur outre-mer Auguste Techer afin de rétablir l’accès au port”.
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POLE ANTI-CORRUPTION – Un mandat d’arrêt international émis contre Maminiaina Ravatomanga dans le cadre d’une enquête liée à l’exportation de litchis
Un autre dossier sur Maminiaina Ravatomanga. Vendredi, c’est le pôle anti-corruption d’Antananarivo qui émet un mandat d’arrêt international contre le président directeur général du groupe Sodiat, actuellement en détention préventive à Maurice où il est, entre autres, poursuivi pour blanchiment d’argent. Celui-ci est soupçonné d’implication dans une “affaire présumée de fraude à l’exportation de litchis entre 2019 et 2026 et de blanchiment d’argent lié à ce dossier”. Il est notamment poursuivi par la justice malgache en sa qualité de dirigeant du Groupement d’exportateurs de litchis (GEL) qui avait effectué une “répartition inégale des quotas d’exportation accordés à chaque opérateur économique”, et qui avait imposé “des conditions d’accès au groupement en l’absence de critères de sélection clairs”.
A en croire un avis publié ce samedi par le PAC d’Antananarivo, le dossier a été examiné vendredi par le juge d’instruction et huit personnes ainsi que 12 sociétés sont inculpées. Celles-ci sont notamment “accusées de blanchiment d’argent, de corruption, d’abus de fonction, de favoritisme et de conflit d’intérêt”. Quatre d’entre elles ont alors été placées en détention préventive à Antanimora, deux sont placées en liberté provisoire mais sous contrôle judiciaire tandis qu’une dernière, n’ayant pas comparu lors de l’enquête devant le juge d’instruction, est convoquée pour une prochaine audition.
Dans son communiqué, le PAC indique, entre autres, que “quelques sociétés du groupe Sodiat ont participé à l’exportation de litchis à Maurice” alors que c’est “une autre société établie à Maurice, appartenant toujours à Maminiaina Ravatomanga, qui achetait les litchis de Madagascar” “à très bas prix” “avant de les réexporter en Europe” “à un prix très élevé”. “L’argent illégalement gagné dans cette affaire est présumé avoir été blanchi à travers des entreprises du groupe Sodiat et d’autres sociétés qui lui appartiennent toujours”, poursuit encore le communiqué du PAC.
En novembre 2022, Transparency International et sa section malgache Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG) avaient appelé le Parquet national financier en France et le Pôle anti-corruption à Madagascar à “ouvrir une enquête sur de possibles faits criminels commis par des sociétés et des individus impliqués dans le commerce de litchi de Madagascar”. Les deux organisations avaient dénoncé qu’“une poignée d’individus a exercé une mainmise sur les exportations de litchi malgache, sans transparence ni redevabilité, alors que de potentielles violations sont passées inaperçues”.
Cette dénonciation avait valu à Dominique Rakotomalala, président du Conseil d’administration de TI-MG, et Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive à l’époque, une enquête auprès de la police économique après une plainte pour dénonciation calomnieuse déposée par le GEL. Les poursuites contre les deux responsables de TI-MG semblent avoir été suspendues et n’ont pas eu de suite, tout comme le signalement qu’ils avaient fait à l’époque.
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TOURISME – Incertitudes autour de l’accostage du plus imposant paquebot de croisière prévu arriver à Toamasina en mars
Une modification de cap ou un confinement des passagers à bord. C’est ce que craignent actuellement les opérateurs touristiques de Toamasina qui travaillent pour l’accueil du plus imposant paquebot à accoster à Madagascar. Alors que le bâtiment est prévu arriver à Toamasina du 8 au 9 mars, le ministère du Tourisme et de l’artisanat indique que les autorités compétentes devront encore procéder à une évaluation rigoureuse afin de déterminer si les conditions requises sur l’état sanitaire de la ville de Toamasina et la sécurité des visiteurs pour l’accueil de ce navire sont réunies.
Le passage dévastateur du Cyclone Gezani a laissé des traces profondes à Toamasina. Malgré les efforts de reconstruction menés en collaboration avec le secteur privé, l’accumulation des détritus et les dégâts matériels sur les grandes artères font peser une menace immédiate sur la validation de cette escale, explique sur place Eliane Andrianjatovo, responsable d’Ariane tourism group qui est dans le réceptif croisière. La responsable indique qu’une mission de reconnaissance est prévue avant l’arrivée programmée de ce paquebot. En cas d’insatisfaction, l’escale pourrait être purement et simplement annulée ou le navire pourrait la maintenir mais en interdisant le débarquement de ses passagers.
Les enjeux financiers et sociaux de cette visite sont pourtant importants pour les opérateurs touristiques de Toamasina. Eliane Andrianjatovo estime à plus de 250 000 dollars le manque à gagner pour cette ville avec l’éventuelle annulation de cette escale. Ce qui impactera directement les revenus de plus de 400 foyers qui dépendent de cette activité saisonnière, a-t-elle exposé. Elle indique que l’annonce du passage de ce cyclone avait déjà contraint à l’annulation de l’escale d’un navire transportant 700 croisiéristes prévue le 7 février.
Alors que la saison des croisières devrait toucher à sa fin au mois de mars, ce bouquet final risque d’être compromis pour Toamasina. Aussi, Eliane Andrianjatovo lance un appel pressant aux autorités pour éviter une nouvelle désillusion économique. “Pour cette échéance cruciale, l’état d’insalubrité de la ville représente un obstacle majeur. Il est impératif de procéder, au minimum, à un assainissement complet des grandes artères et du centre-ville de Toamasina, où les amas de détritus persistent encore”, lance-t-elle. Et ce tout en insistant que la remise en état de ces zones stratégiques est la condition sine qua non si l’on souhaite garantir le maintien de cette escale exceptionnelle.
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VISITE PRÉSIDENTIELLE – L’agriculture, les mines, l’énergie et la santé publique parmi les domaines de coopération malgacho-russes évoqués en Russie
“Madagascar est un des partenaires importants de la Russie en Afrique”. Le président russe Vladimir Poutine a mis en avant les domaines dans lesquels la Russie souhaite développer une coopération avec Madagascar lors de sa rencontre avec le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, ce jeudi. “Il y a beaucoup de volets dans lesquels nous pouvons coopérer”, souligne-t-il. Il parle notamment de l’agriculture, des exploitations minières, de la médecine, de l’énergie, de la géologie mais aussi de la santé publique.
Rappelant que les relations diplomatiques entre les deux pays ont près de 55 ans, le chef d’Etat russe a aussi évoqué la possibilité pour les deux pays de collaborer au niveau des organisations internationales, notamment des Nations unies, ainsi que dans le secteur humanitaire. Il a rappelé que “beaucoup de Malgaches suivent des formations supérieures dans les universités russes”. La communauté malgache résidant en Russie est d’ailleurs en grande partie composée d’étudiants, et la possibilité d’envoyer davantage de jeunes Malgaches poursuivre leurs études en Russie a été évoquée par la présidence de la Refondation lors de sa rencontre avec les membres de la diaspora.
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SOCIÉTÉ D’ÉTAT – La dette actuelle de la Jirama évaluée à 2 000 milliards d’ariary, selon le directeur général par intérim
Le général de division Hajatiana Rasolomanana affiche une fermeté nouvelle. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi matin au siège de la Jirama à ‘Ambohijatovo, le directeur général par intérim de la compagnie nationale d’eau et d’électricité annonce que “la dette de la Jirama s’élève actuellement à un peu moins de 2 000 milliards d’ariary”.Face à ce passif, la stratégie de la nouvelle direction consiste à limiter les risques en amont. Pour le l’officier général, il est impératif d’évaluer scrupuleusement chaque offre commerciale et de rejeter systématiquement celles susceptibles d’aggraver l’insolvabilité de l’entreprise. À l’entendre, il va “écarter toute offre qui risquerait de couler davantage la Jirama”.Quelques semaines avant son départ de la direction générale de la compagnie, l’ancien directeur général Ron Weiss avait laissé entendre que les principaux créanciers de la Jirama étaient surtout les producteurs indépendants d’électricité (IPP) et les fournisseurs de carburant. A l’époque, il avait indiqué que la plupart des fournisseurs, hormis ces deux catégories, sont désormais tous payés à temps.Malgré cette pression opérationnelle, la direction souhaite préserver le pouvoir d’achat des usagers. “Nous nous battons pour que les offres proposées soient à la portée des consommateurs”, souligne encore le DG par intérim. L’enjeu est alors de trouver un équilibre délicat entre la continuité du service public et la survie économique de la société.

