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  • SINISTRE NATIONAL – La Banque mondiale s’emploie à “faire le maximum” pour le relèvement post-Gezani à Toamasina, assure Atou Seck

    SINISTRE NATIONAL – La Banque mondiale s’emploie à “faire le maximum” pour le relèvement post-Gezani à Toamasina, assure Atou Seck

    Toamasina, 17 Février, 9h30 – L’heure n’est plus au constat mais à la reconstruction. Le représentant résident de la Banque mondiale, Atou Seck, est à Toamasina depuis lundi face à l’urgence humanitaire majeure déclenchée par le passage du cyclone tropical intense Gezani dans ce pôle stratégique. Cette mission de terrain consiste à évaluer les besoins réels sur place afin de mieux calibrer un appui inclusif. Atou Seck rassure les autorités locales sur l’engagement de la Banque mondiale à “faire le maximum” pour soutenir les victimes sans aucune exclusion.

    La Banque mondiale a déjà mobilisé un premier plan de réponse d’urgence de 37 millions de dollars, à la demande du Gouvernement malgache. Cette enveloppe sert à financer un paquet d’assistance pour répondre aux besoins les plus pressant de 40 000 ménages impactés par les cyclones Gezani et Fytia. L’évaluation de cette première tranche est alors au cœur de la mission d’Atou Seck. Il s’agit notamment de mesurer l’efficacité réelle des transferts monétaires ou encore de l’appui aux services essentiels, afin de s’assurer que chaque dollar soutient concrètement la résilience des communautés sur le terrain.

    Cette présence sur le terrain permet par ailleurs à cet émissaire de Bretton Woods de constater l’ampleur des dégâts et de collecter directement les besoins réels des populations. Ce qui permet à l’institution de préparer les prochaines étapes de son engagement, en vue d’un appui plus structuré au relèvement et à la reconstruction.

    “Il appartient désormais aux autorités locales de chiffrer précisément les coûts de cette reconstruction”, affirme Atou Seck lors d’une séance de travail au Centre opérationnel de Toamasina. Un responsable du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) présent à la réunion rappelle qu’une évaluation multisectorielle a déjà été finalisée par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) et ses partenaires. Ce diagnostic technique complet constitue le socle indispensable pour transformer l’estimation des dégâts en un plan de financement concret.

    Alors que la restitution nationale de ces travaux a déjà été effectuée, une première estimation budgétaire est désormais disponible pour guider l’action, indique-t-il. Cette planification stratégique couvre des secteurs vitaux tels que l’éducation, la santé et l’habitat, permettant ainsi de cibler précisément la reconstruction là où les besoins des communautés sont les plus critiques, souligne encore ce responsable du BNGRC.

    “La situation actuelle nous impose de réfléchir non seulement à des réponses immédiates, mais aussi à des solutions durables”, déclare de son côté le Préfet de Toamasina, Hervé Philibert Andriamanantsoa. Ce dernier a, par ailleurs, remercié l’ensemble des partenaires, dont la Banque mondiale, pour leur soutien. Une solidarité essentielle permettant à la ville de Toamasina de reprendre progressivement son cours normal, explique-t-il.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Le village Voara Andohatapenaka à aménager pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite

    SANTÉ PUBLIQUE – Le village Voara Andohatapenaka à aménager pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite

    Une mesure d’urgence. Les autorités sanitaires de Madagascar prévoient d’ouvrir le Village Voara à Andohatapenaka pour accueillir des enfants atteints de bronchiolite. Cette décision est prise à l’initiative du ministère de la Santé publique pour désengorger les hôpitaux pédiatriques, dont les capacités d’accueil sont insuffisantes face aux demandes croissantes de ces derniers jours.

    La ministre de la Santé publique,Dr Monira Managna, s’est rendue sur place ce lundi matin pour voir de près la faisabilité de ce projet. Des bâtiments du village Voara devraient alors être aménagés pour accueillir les patients. Jusqu’à 60 lits d’hôpitaux seront installés sur place avec des équipements médicaux nécessaires aux soins dont des concentrateurs d’oxygène pour la prise en charge des formes graves. Des salles supplémentaires seront aménagées pour le personnel de santé et pour le stockage des médicaments et matériels médicaux.

    Les responsables ministériels et ceux des hôpitaux pédiatriques travaillent de concert pour finaliser tous les préparatifs d’ici mardi soir, entre autres les ressources humaines et logistiques. En attendant l’ouverture effective du site, les premiers soins d’urgence gratuits et l’hospitalisation se poursuivent dans les services pédiatriques des hôpitaux, malgré leurs débordements.

    Dimanche, la Société malgache de pédiatrie (Somaped) a attiré l’attention sur le “débordement des capacités d’accueil des hôpitaux pédiatriques”. L’association a soulevé que “le nombre d’enfants nécessitant une hospitalisation et de l’oxygène dépassent considérablement les capacités d’accueil des hôpitaux pédiatriques” face à ce qu’elle qualifie d’épidémie de bronchiolite.

  • DIPLOMATIE – Mahmoud Ali Youssouf reçoit Christine Razanamahasoa en marge du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba

    DIPLOMATIE – Mahmoud Ali Youssouf reçoit Christine Razanamahasoa en marge du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba

    Une délégation malgache a bien été présente à Addis Abeba ce weekend. Bien que Madagascar n’ait pas participé aux travaux du 39ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, la ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, a pu avoir quelques rencontres officielles sur place. Elle a, entre autres, été reçue par Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine en marge du Sommet, ce lundi. Dimanche, elle a pu avoir une audience avec son homologue djiboutien, Abdoulkader Houssein Omar.

    Selon le ministère des Affaires étrangères, la mission de la délégation conduite par Christine Razanamahasoa “a pour objectif de maintenir une présence diplomatique soutenue” de Madagascar. Il s’agit également “d’intensifier les actions de plaidoyer et de lobbying engagées depuis le début de la Refondation”, poursuit le ministère dans un communiqué. La délégation a ainsi présenté à ses interlocuteurs l’évolution qualifiée de “positive de la situation actuelle à Madagascar”, ainsi que les prochaines échéances de la Refondation.

    Pour l’heure, Madagascar reste suspendu des instances de l’Union africaine, la sanction ayant été prise en octobre 2025 après que le pouvoir a changé de main. Pour l’Union africaine, le changement à la tête de l’Etat malgache est encore considéré comme inconstitutionnel, et la sanction ne devrait être levée qu’au retour de l’ordre constitutionnel, comme l’a déjà indiqué l’envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, Mohamed Idriss Farah. Dans les conclusions de leur rencontre, les chefs d’Etat et de gouvernement réunis au Sommet de l’Union africaine ont encore réitéré leur “engagement sans faille en faveur d’une tolérance zéro à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement”.

  • INTEMPERIES – Le Pape Léon XIV exprime sa solidarité avec Madagascar après les cyclones

    INTEMPERIES – Le Pape Léon XIV exprime sa solidarité avec Madagascar après les cyclones

    Le Pape Léon XIV tourne son regard vers Madagascar. C’était dimanche 15 février, lors de la traditionnelle prière mariale de l’Angelus. Le Souverain Pontife a notamment exprimé sa “profonde douleur” face aux catastrophes naturelles successives qui frappent actuellement la Grande île. Devant les fidèles rassemblés, le chef de l’Eglise catholique a déclaré être “proche des populations de Madagascar qui ont été frappées, en peu de temps, par deux cyclones, accompagnés d’inondations”.

    Alors que Madagascar panse ses plaies après le passage dévastateur de deux cyclones successifs, Fytia et Gezani, la voix du Vatican s’est élevée pour apporter un message d’espoir et de soutien. Depuis le balcon du palais apostolique surplombant la Place Saint Pierre à Rome, Léon XIV a assuré de ses prières “pour les victimes et leurs familles, ainsi que pour tous ceux qui ont subi de graves dommages”.

    La population malgache a été affectée par le passage de deux cyclones meurtriers Fytia et Gezani ce mois de Février. Les deux météores laissent derrière eux des bilans meurtriers surtout dans la partie Est du pays où Gezani a tout balayé sur son passage.

  • DIPLOMATIE – La SADC justifie auprès de l’Union africaine son choix de ne pas suspendre Madagascar de ses organes

    DIPLOMATIE – La SADC justifie auprès de l’Union africaine son choix de ne pas suspendre Madagascar de ses organes

    Des explications. La tenue de la 39ème session ordinaire de l’Assemblée a été l’occasion pour les responsables de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) d’expliquer à la Commission de l’Union africaine pourquoi elle n’a pas sanctionné Madagascar, comme l’a fait l’Union africaine. “La SADC a choisi de travailler de manière constructive avec les autorités intérimaires afin de faciliter les réformes et de préparer le terrain aux élections, plutôt que d’opter pour une suspension”, indique un communiqué de l’organisation continentale qui rapporte une rencontre entre Elias Magosi, secrétaire exécutif de la SADC, et Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, à Addis Abeba.

    Pour la SADC, son approche, qu’elle qualifie “réfléchie, structurée et éclairée” vise surtout à “favoriser une solution durable et portée au niveau national”. Elle n’en affirme pas moins que la situation à Madagascar est traitée “conformément aux structures établies de l’Organe de la SADC chargé de la politique, de la défense et de la coopération en matière de sécurité” et qu’elle demeure “fermement engagée en faveur de la promotion d’un dialogue inclusif et du respect de l’ordre constitutionnel”. Elias Magosi a notamment “insisté sur l’importance de tirer les leçons de la crise de 2011 afin d’éviter la répétition des difficultés passées”, indique encore le communiqué de la SADC.

    L’organisation régionale attend donc, comme déjà annoncée, que les autorités de la Refondation soumettent “d’ici la fin du mois de février, un rapport présentant les avancées réalisées sur les réformes convenues”. Mais celles-ci sont aussi attendues sur “une feuille de route claire pour guider les réformes institutionnelles et la transition vers un pouvoir civil, devant aboutir à des élections crédibles et inclusives”.

    L’Union africaine qui a suspendu Madagascar de ses organes, pour sa part, a rappelé à l’issue de son sommet son “engagement sans faille en faveur d’une tolérance zéro à l’égard des changements anticonstitutionnels de gouvernement”. Lors de sa rencontre avec Elias Magosi, Mohamed Idriss Farah a mis en avant “l’importance d’une collaboration étroite entre l’Union africaine et la SADC pour soutenir la transition à Madagascar”. Pour lui, bien que Madagascar subisse “l’impact récent de deux cyclones ayant engendré des besoins humanitaires urgents”, le processus de dialogue politique inclusif doit se poursuivre. Il a insisté sur la nécessité d’un “appui coordonné pour accompagner” la Grande île “dans la stabilisation et le relèvement”.

  • INTEMPERIES – Course aux générateurs à Toamasina après le passage du cyclone Gezani

    INTEMPERIES – Course aux générateurs à Toamasina après le passage du cyclone Gezani

    Des solutions alternatives. Alors que l’électricité n’est pas encore rétablie dans sa totalité à Toamasina après le passage du cyclone Gezani, les habitants se ruent vers les générateurs domestiques pour maintenir un minimum d’activités. La demande étant en hausse, les quincailleries et les revendeurs spécialisés sont pris d’assaut.

    “Nous avions un kit anti-délestage pouvant tenir quelques jours. Aujourd’hui, il est hors service et nous peinons à trouver une autre solution depuis deux jours”, déplore Mika Rakotobe, transitaire et père de famille habitant dans le quartier de Tanamborizano. Comme de nombreux foyers, il cherche à acquérir un générateur, ne serait-ce que pour assurer l’alimentation électrique entre 18 heures et 22 heures, afin de faire fonctionner la cuisinière et préparer les repas quotidiens.

    Dans plusieurs quartiers, la solidarité s’organise. Des voisins se regroupent et cotisent pour financer l’achat et le transport d’un générateur depuis la capitale. Toutefois, le coût élevé de l’équipement et les frais d’acheminement constituent un obstacle supplémentaire dans un contexte déjà fragilisé par les dégâts du cyclone.

    “Les taxi-brousse à destination de Toamasina sont remplis de groupes électrogènes ”, confie Hanitra Raivotiana, mère de famille qui vient de déposer un colis auprès d’une coopérative, samedi. Elle a, pour sa part, envoyé un powerbank pour son époux en mission dans la Ville du Grand Port”. “Ils ont un générateur au bureau, mais il m’a demandé de lui envoyer ce powerbank pour tenir quand il est à la maison”, raconte-t-elle.

    À la suite du passage du cyclone Gezani, survenu récemment dans la région du grand port, près de 90 % du réseau électrique de la Jirama a cessé de fonctionner. La compagnie nationale d’eau et d’électricité a parlé de la chute d’une dizaine de transformateurs et de la dégradation de plus de 100 poteaux électriques. Depuis plusieurs jours, les habitants de Toamasina vivent sans électricité, une situation appelée à perdurer encore plusieurs jours, selon les estimations officielles.

    Par ailleurs, la situation évolue progressivement sur le plan de l’approvisionnement en eau potable. La Jirama indique que la station de production de Farafaty a été remise en service dans la nuit, permettant une reprise graduelle de la distribution. Les quartiers de Barikadimy et Mangarano figurent parmi les premiers réapprovisionnés, tandis qu’un retour progressif de l’eau est attendu dans la majorité de la ville.

    En parallèle, les équipes techniques poursuivent les travaux de réparation des infrastructures électriques de moyenne tension dans le centre-ville, sous la coordination du directeur général par intérim, le général Hajatiana Rasolomanana. Selon lui, “la priorité est accordée aux lignes alimentant les hôpitaux, la prison, les camps militaires, les banques et les services administratifs”. Selon les estimations de la compagnie, le rétablissement complet du réseau électrique pourrait nécessiter jusqu’à deux mois, en raison de dommages majeurs touchant près de 95 % des installations.

  • PRODUITS DE PÊCHE – Autorisation exceptionnelle d’exportation pour des trépangs stockés entre 2023-2024

    PRODUITS DE PÊCHE – Autorisation exceptionnelle d’exportation pour des trépangs stockés entre 2023-2024

    Une opération d’apurement progressif des stocks de trépangs est en cours. Le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Jaco Chan Kit Waye, fait part d’une autorisation exceptionnelle d’exportation qui va être accordée pour les stocks inventoriés et certifiés pour les campagnes 2023-2024. Son département précise que ces dérogations sont accordées exclusivement pour les espèces de concombres de mer non inscrites aux annexes de la convention Cites.
     
    Le démarrage progressif de l’exportation des stocks d’holothuries s’inscrit dans le cadre de la levée de la suspension de la pêche de concombre de mer, entérinée par un arrêté publié début février. Sous l’égide du ministère de la Pêche et de l’économie bleue, cette opération s’effectuera sous le signe de la légalité et de la transparence, rassure ce département.
     
    Selon le ministre Jaco Chan Kit Waye, un accord avait été conclu avec les exportateurs concernant les stocks restants de 2024. Et c’est suite à un inventaire rigoureux qu’une décision sera publiée pour autoriser leur exportation à titre exceptionnel. En effet, une application stricte des nouveaux critères techniques rendrait une grande partie de ce stock invendable. Cette mesure devrait donc permettre d’évacuer les produits existants avant la pleine application du nouvel arrêté, selon ce membre du Gouvernement.
     
    Cette démarche vise ainsi à assainir le secteur avant la pleine application de la nouvelle réglementation et l’ouverture de la nouvelle campagne de collecte prévue pour 2026. L’opération s’accompagne par ailleurs d’une forte hausse des prix FOB minimum, acceptée par les opérateurs. Ils passent d’environ 2,5 USD à une moyenne de 23-25 USD par kilo, indique le ministre Jaco Chan Kit Waye.
     
    Cette dynamique contribue ainsi à aligner les prix locaux sur les cours du marché international pour maximiser les recettes en devises du pays, selon le ministre. Mais elle garantit également une meilleure répartition de la valeur ajoutée afin que les pêcheurs et collecteurs bénéficient directement de cette hausse des prix à l’exportation, ajoute-t-il.
     
    L’exploitation des concombres de mer est donc désormais pleinement ouverte. Mais c’est sous réserve du respect strict des mesures de gestion durable. Celles-ci incluent le respect de la fermeture annuelle de la pêche, fixée annuellement du 1er janvier au 31 mars dès l’année prochaine et l’application des tailles minimales de capture par espèce afin de permettre la reconstitution des stocks.
     
    Pour ce qui est de l’octroi des permis de collecte, le ministre Jaco Chan Kit Waye annonce que cette opération reprendra dès cette année, en stricte conformité avec la nouvelle réglementation. De plus, un appel d’offres sera lancé pour la nouvelle campagne de concombre de mer. Un comité ad hoc, composé du ministère en charge de la pêche, du Bureau indépendant anti-corruption et de représentants de la société civile, sera chargé d’évaluer l’attribution des quotas.
  • SINISTRE NATIONAL – Réponse “massive et multidimensionnelle” de l’Europe face à la dévastation des cyclones Fytia et Gezani

    SINISTRE NATIONAL – Réponse “massive et multidimensionnelle” de l’Europe face à la dévastation des cyclones Fytia et Gezani

    L’Europe active son bouclier de solidarité pour Madagascar face à la dévastation causée par les cyclones Fytia et Gezani. L’Union Européenne (UE) et ses Etats membres se mobilisent pour répondre à l’urgence nationale par une aide multidimensionnelle. C’est un déploiement massif de moyens matériels, technologiques et financiers qui s’opère, indique un communiqué de l’UE dimanche.
     
    Cet appui est multiforme et se décompose notamment en aide matérielle et logistique. Les Etats membres de l’Union européenne fournissent des équipements de première nécessité pour la survie et l’hébergement des sinistrés, tels que des modules de purification d’eau, des équipements pour l’abri et le couchage ainsi que pour la logistique de base.
     
    L’Europe apporte également un appui technologique et de l’expertise, en mobilisant des outils de haute technicité pour optimiser les secours. Elle active le programme Copernicus afin de fournir des cartes satellites permettant d’évaluer l’étendue des dégâts de ces cyclones. Le Luxembourg va personnellement fournir un module de télécommunications afin de renforcer les capacités de communication et de coordination d’urgence sur le terrain.
    Pas moins de un million d’euros de soutien financier d’urgence sont déjà débloqués pour des actions immédiates et ciblées, via le service de la Commission européenne à la protection civile et aux opérations d’aide humanitaire (Echo).
     
    L’Union européenne avait déjà déployé une réponse humanitaire complète alliant secours d’urgence et stratégie d’anticipation, dont une enveloppe de 288 000 euros pour l’aide directe. A celle-ci s’ajoute le déblocage de 718 000 euros via le mécanisme Start Ready pour permettre d’activer des protocoles d’action précoces, transformant la gestion de la catastrophe en une intervention agile, préventive et logistiquement structurée.
     
    L’Europe n’agit pas ainsi en ordre dispersé, mais joue un rôle de fédérateur en misant sur la spécialité de chacun de ses pays membres. Un agent de liaison du Centre de coordination de la réaction d’urgence d’Echo est d’ailleurs à Madagascar depuis dimanche.
  • RECONSTRUCTION – Le gouvernement évalue à 142,4 millions de dollars les besoins de Madagascar après le passage du cyclone Gezani

    RECONSTRUCTION – Le gouvernement évalue à 142,4 millions de dollars les besoins de Madagascar après le passage du cyclone Gezani

    Des besoins importants. Le gouvernement annonce samedi un besoin de financement estimé à 142 449 888 de dollars, soit plus de 610 milliards d’ariary, pour assurer la réponse d’urgence, la reconstruction et la relance des zones touchées par le cyclone Gezani. Les partenaires techniques et financiers ainsi que les bailleurs de fonds ont été informés de ce besoin au cours de la cérémonie officielle de déclaration de l’état de sinistre national dirigée par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo au ministère des Affaires étrangères.

     

    Selon le dernier bilan publié samedi soir par le Bureau national de gestion de la risques et des catastrophes (BNGRC), cinq régions , Atsinanana, Analamanga, Analanjirofo, Alaotra Mangoro et Itasy,et 25 districts ont été affectés par le passage du cyclone. Le bilan provisoire fait état de 43 décès, de six personnes portées disparues et de 427 blessés graves.

     

    Le nombre des sinistrés s’élève désormais à 357 014 personnes, soit 89 695 ménages. Parmi ces sinistrés, 16 428 personnes issues de 4 045 ménages ont dû quitter leur domicile. Certains sont hébergés par des proches, tandis que d’autres ont rejoint les 48 sites d’hébergement opérationnels dans les districts concernés.

     

    A cela s’ajoutent les dégâts matériels, pour ne citer que les 23 190 habitations inondées, 42 219 maisons endommagées et 21 926 habitations totalement détruites. Le secteur de l’éducation est également touché, avec 563 salles de classe totalement décoiffées, 142 endommagées partiellement et 76 détruites.

     

    Lors de son intervention, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana a rappelé l’ampleur des destructions et appelé à une mobilisation nationale et internationale pour soutenir les efforts de relèvement. Le Premier ministre a pour sa part indiqué que les impacts du cyclone affectent l’ensemble de l’économie et des conditions de vie des populations, plaidant pour un renforcement de la résilience face aux aléas climatiques.

     

    Plusieurs partenaires, dont l’Union européenne, les États-Unis, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni et la Banque mondiale, ont exprimé leur soutien et présenté les actions déjà engagées ou prévues. Les opérations de secours et d’assistance se poursuivent sous la coordination du BNGRC et du gouvernement.

  • COMMERCE – La Chine supprime les droits de douane pour l’Afrique sauf pour l’Eswatini dès le 1er mai

    COMMERCE – La Chine supprime les droits de douane pour l’Afrique sauf pour l’Eswatini dès le 1er mai

    Le président chinois Xi Jinping confirme samedi l’annonce de suppression par la Chine des droits de douane sur les importations en provenance des 53 pays africains, à compter du 1er mai 2026. Cette extension généralise une politique déjà appliquée à 33 États africains dont Madagascar. La date est annoncée alors que les dirigeants du continent sont réunis en Ethiopie à l’occasion du sommet annuel de l’Union africaine. Seul l’Eswatini reste exclu en raison de ses relations diplomatiques avec Taïwan, que Pékin revendique.

     

    Premier partenaire commercial de l’Afrique, la Chine renforce ainsi son offensive économique sur un continent de 1,4 milliard d’habitants. Les échanges bilatéraux ont progressé de 17,7 % en 2025 pour atteindre 348,05 milliards de dollars, selon les douanes chinoises, avec une hausse marquée des exportations chinoises. Pékin prévoit en outre d’accélérer les négociations d’un accord économique global et d’améliorer l’accès des produits africains à son marché, dans le cadre notamment de son initiative dès Belt and Road Initiative.

     

    Cette annonce intervient alors que de nombreux pays africains diversifient leurs partenaires commerciaux, après les hausses tarifaires massives décidées l’an dernier par le président américain Donald Trump. Xi Jinping assure que la mesure “offrira sans aucun doute de nouvelles opportunités” au développement africain.