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  • CYCLONE GEZANI – L’OMS débloque un soutien financier d’urgence d’un montant de 250 000 dollars

    CYCLONE GEZANI – L’OMS débloque un soutien financier d’urgence d’un montant de 250 000 dollars

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de débloquer une somme conséquente pour aider Madagascar dans le cadre de riposte post-cyclonique. Selon un communiqué du ministère de la Santé publique, mercredi, il s’agit d’un soutien financier d’urgence d’un montant de 250 000 dollars, soit environ 1,125 milliards d’ariary.

    Il est indiqué dans ce communiqué que “ce financement, considéré comme un fonds catalytique, est destiné à l’achat de médicaments et d’équipements essentiels nécessaires de toute urgence pour répondre à la situation sanitaire actuelle”. Ce fonds est destiné aux régions touchées par le cyclone Gezani.

    En complément, des actions de plaidoyer et de mobilisation de fonds plus importantes seront menées avec l’appui de l’OMS et du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) indique le ministère de la Santé publique. Cet organe des Nations Unies chargé de la coordination de l’aide humanitaire a le rôle de coordonner les partenaires et les bailleurs de fonds internationaux afin de garantir que le soutien et l’assistance apportés aux populations sinistrées soient cohérents et efficaces, permettant ainsi de renforcer la reconstruction après les dommages causés par le cyclone.

    Afin de mobiliser plus de fonds et d’aides extérieurs le gouvernement malgache a déclaré l’état de sinistre national en Conseil de gouvernement mercredi. En même temps, l’Exécutif appelle à la solidarité de la population malgache pour aider les communes les plus touchées par le cyclone tropical intense.

  • ADMINISTRATION – Trois nouveaux chefs de région par intérim nommés en Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Trois nouveaux chefs de région par intérim nommés en Conseil des ministres

    Des nominations dans un contexte d’extrême urgence. Le Conseil des ministres du mercredi 11 février désigne de nouveaux dirigeants à la tête de trois des quatre régions de la province de Toamasina. Ces décisions interviennent alors que le passage dévastateur du cyclone Gezani a laissé la ville du Grand port et ses environs dans un état de destruction quasi totale, nécessitant une réponse administrative immédiate et expérimentée.
    Pour la région Atsinanana, le choix s’est porté sur Jean Jugus Razafiarison, qui prend ses fonctions en tant que chef de région par intérim. Ce haut fonctionnaire n’est pas en terrain inconnu, puisqu’il a bâti une grande partie de sa carrière à Toamasina. Administrateur civil et médecin de formation, il a occupé le poste de chef de district de Toamasina en 2011. Il est revenu quelques années plus tard pour exercer les fonctions de préfet en 2020, période durant laquelle il avait géré la crise sanitaire de la Covid-19 dans la ville portuaire. En novembre 2024, il a été nommé directeur général de la décentralisation et du développement local. Son passage au Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), en tant que directeur des réponses aux urgences, constitue un atout majeur pour piloter les opérations de secours et de reconstruction post-cyclonique.
    La région Analanjirofo, de son côté, sera désormais dirigée par Arnaud Tody, avocat de profession et figure politique bien connue de la province de Toamasina. Ancien député de Soanierana Ivongo lors de la législature 2014-2019, il a par la suite connu un revers lors des législatives de 2019 à Toamasina I. La nomination d’Arnaud Tody comme chef de région par intérim marque son retour au premier plan de la gestion territoriale. Depuis 2019, ill est considéré comme un opposant farouche au régime Rajoelina.
    Parallèlement, le Conseil des ministres entérine la nomination d’Élire Joseph Rabemananjara à la tête de la région Alaotra Mangoro. Celui-ci est le président de l’association des originaires de la province de Toamasina (Fizafato). Sur le plan politique, il avait été directeur de cabinet de Pierrot Rajaonarivelo lorsque celui-ci occupait le poste de ministre du Budget sous le régime Ratsiraka. Le nom d’Elire Rabemananjara avait déjà circulé dans le microcosme politique pour prendre la tête de la région de l’Alaotra Mangoro, ou même de l’Atsinanana.
  • ENERGIE – Les autorités prévoient jusqu’à deux semaines pour rétablir à la normale la situation de l’électricité sur le RIA et le RIT après le passage de Gezani

    ENERGIE – Les autorités prévoient jusqu’à deux semaines pour rétablir à la normale la situation de l’électricité sur le RIA et le RIT après le passage de Gezani

    Le relèvement prendra du temps après le cyclone tropical Gezani. Le retour à la normale et le rétablissement complet de la fourniture d’électricité pourraient prendre jusqu’à deux semaines dans certaines zones, à la suite des dégâts causés par le cyclone Gezani, indique le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures dans un communiqué.
     
    Le ministère évoque les fortes pluies pour expliquer les dégâts et les dégradations causés sur les infrastructures du réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) et du réseau interconnecté de Toamasina (RIT). Celles-ci causent “d’importantes perturbations sur la production et la distribution d’électricité”, souligne-t-il.
     
    A Toamasina, la Jirama rapporte des dégâts sur 80% du réseau de distribution d’électricité avec la destruction et la chute d’une dizaine de transformateurs, de 50 poteaux électriques de moyenne tension et de 900 poteaux électriques de basse tension. Afin de parer au plus pressé, la Jirama annonce le départ de deux groupes électrogènes de 500 kVA et de 160 kVA pour faire tourner en urgence les stations de production d’eau dans la localité en attendant le rétablissement du réseau électrique.
     
    Pour Antananarivo et ses environs, l’une des principales causes est “l’accumulation de débris charriés par les crues qui obstruent les grilles du barrage d’Andekaleka, principal fournisseur d’électricité du réseau interconnecté d’Antananarivo. Or, selon le ministère, “le niveau de l’eau y atteint environ 2,5 mètres, empêchant pour l’instant les équipes techniques d’intervenir pour procéder au nettoyage et au dégagement des installations”. La Jirama a également évoqué la panne sur 14 lignes du réseau mais indique que “10 lignes ont pu être rétablies” depuis mercredi.
  • GEZANI – Madagascar déclaré en état de sinistre national

    GEZANI – Madagascar déclaré en état de sinistre national

    L’appel à la solidarité internationale officiellement lancé. Face au lourd bilan aussi bien humain (au moins 31 morts) que matériel (80% de destruction à Toamasina) du cyclone Gezani, Madagascar sollicite “partenaires et bailleurs de fonds” à l’aider à se relever de la catastrophe.

     

    Comme annoncé par le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, le Conseil des ministres de mercredi a déclaré l’état de sinistre national afin de pouvoir déclencher les appuis internationaux. “Madagascar ne peut pas s’en sortir seul par ses propres moyens”, confie le chef de l’Etat à la presse.

     

    Le bilan provisoire arrêté mercredi à 16h30 et publié dans la soirée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de 31 morts dont 29 à Toamasina. Quatre personnes sont signalées disparues tandis que 36 autres sont blessées. Plus de 250 000 individus issus de 68 406 ménages sont déclarés sinistrés.

     

    Sur le plan matériel, le BNGRC rapporte une destruction de 80 à 90%. De nombreuses infrastructures publiques dont l’hôpital d’Analankininina ou encore les bâtiments de l’Université de Toamasina, ont été endommagées. D’importants dégâts sont signalés au Port ainsi que sur divers bâtiments administratifs. Plus de 54 000 cases et maisons d’habitation ont été partiellement où totalement détruites. Près de 500 salles de classe sont décoiffées, 32 sont partiellement détruites et 11 le sont totalement.

  • Cyclone Gezani à Toamasina – 11 individus meurent noyés dans un conteneur

    Cyclone Gezani à Toamasina – 11 individus meurent noyés dans un conteneur

    Antananarivo, 11 février, 21h57- Un drame dans le drame. 11 individus ont perdu la vie alors qu’ils se sont abrités dans un conteneur vide à Amboakarivo, dans la commune rurale d’Amboditandroho à Toamasina II lors du passage de Gezani, rapporte le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans son dernier bilan publié ce mercredi soir. “Ils sont morts noyés”, ajoute le rapport.

    A en croire une source auprès de la direction régionale de la sécurité publique de la région d’Atsinanana, ils étaient 22 individus à avoir occupé le conteneur pour se mettre à l’abri au moment où les vents ont soufflé fort et les pluies tombées à verse dans la nuit de mardi à mercredi. “Neuf d’entre eux ont pu s’en sortir”, poursuit notre source. Selon les données du BNGRC, deux autres personnes sont signalées disparues. Par ailleurs, parmi les décès se trouvent une femme et un enfant, indique encore notre source. Les neuf rescapés, eux, sont pris en charge en établissement de soins.

    “Le conteneur dans lequel ils croyaient avoir trouvé refuge a été emporté par les vents et a fini sa course dans la mer”, confie notre source. “Ils devaient craindre que leurs maisons soient détruites par les vents”, poursuit-elle. “Les vents étaient exceptionnellement forts”, rappelle encore notre interlocuteur. Entré sur le littoral du district de Toamasina II à 19h30, le cyclone tropical intense Gezani avait dans son sillage des vents de 180km/h et des rafales de 250km/h au moment de l’impact.

     

    Photo : BNGRC

  • Cyclone Gezani :  La région d’Atsinanana dévastées à 80-90%, selon le BNGRC

    Cyclone Gezani : La région d’Atsinanana dévastées à 80-90%, selon le BNGRC

    Paysage de désolation à Toamasina et ses environs. La région d’Atsinanana est détruite à 80, voire à 90% par le passage du cyclone tropical Gezani, indiquent les premières estimations du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes. Les images transmises aussi bien par le BNGRC que par la présidence montrent des bâtiments détruits, des toits mais aussi des portes et des fenêtres arrachés, des arbres déracinés qui jonchent les rues, des poteaux électriques coupés. Selon les données publiées par les services météorologiques, Gezani a frappé fort à son atterrissage sur le littoral de Toamasina II à 19h30 mardi avec des vents de 180 km/h et des rafales atteignant 250km/h. A 19h, alors qu’il n’était plus qu’à 20km des côtes de la Ville du Grand Port, le système avait atteint son apogée, avec des vents moyens de 195km/h et des rafales jusqu’à 270km/h. Il a ensuite traversé Toamasina d’Est en Ouest et n’a quitté la région d’Atsinanana que vers 1h du matin au stade de forte tempête tropicale avec des vents de 110km/h et des rafales jusqu’à 150km/h.

     

  • INTEMPERIES – La journée chômée de ce mercredi à récupérer par les travailleurs du secteur privé, selon le ministère en charge du Travail

    INTEMPERIES – La journée chômée de ce mercredi à récupérer par les travailleurs du secteur privé, selon le ministère en charge du Travail

    Une journée chômée mais non payée. Le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique annonce que les heures non travaillées ce mercredi seront récupérées à des heures qui ne seront pas considérées comme heures supplémentaires et qui seront donc payées au taux horaire normal.
     
    Dans une note diffusée ce mercredi, le ministère précise que “les entreprises relevant du Code du travail sont autorisées à mettre en oeuvre des mesures, notamment, celle de procéder à la récupération des heures de travail perdues au cours de cette journée, ou de permettre aux travailleurs concernées d’effectuer des heures de récupération afin de compenser la journée d’absence”. Il s’agit, selon le ministère, “d’atténuer les conséquences économiques et sociales liées à cette interruption provisoire”.
     
    Mardi soir, le ministère avait publié un avis indiquant que la journée de ce mercredi sera chômée. Elle explique cette décision par “les perturbations engendrées par le passage du cyclone Gezani et les risques qu’ils représentent pour la sécurité des personnes et des biens”. Seuls les travailleurs concernés par les activités essentielles devraient travailler ce mercredi dans les régions concernées par l’alerte rouge.
  • INTEMPÉRIES – Neuf décès enregistrés à Toamasina II après le passage du cyclone Gezani, selon le premier bilan proviosoire du BNGRC

    INTEMPÉRIES – Neuf décès enregistrés à Toamasina II après le passage du cyclone Gezani, selon le premier bilan proviosoire du BNGRC

    Un premier bilan humain plutôt lourd. Neuf morts sont rapportés par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans son premier bilan provisoire du passage du cyclone tropical Gezani. Ces décès sont signalés dans l’ensemble du district de Toamasina II qui compte une quinzaine de communes. Par ailleurs, 19 personnes sont signalées blessées tandis que 1 936 personnes ont été déplacées préventivement.

    C’est dans la partie littorale de Toamasina II que Gezani a atterri mardi à 19h30 avec des vents de 185km/h et des rafales atteignant 250km/h. Le système n’a quitté le district que vers 1h du matin par la commune de Fito, du côté de la limite de la région d’Atsinanana au stade de forte tempête tropicale avec des vents de 110km/h et des rafales atteignant 155km/h.

  • INTEMPÉRIES – La région d’Atsinanana placée en vigilance post-cyclonique après une nuit mouvementée 

    INTEMPÉRIES – La région d’Atsinanana placée en vigilance post-cyclonique après une nuit mouvementée 

    “C’est l’apocalypse à Toamasina! On est confiné dans la cuisine, c’est l’unique pièce encore safe”. C’est de sa cuisine qu’un habitant de Toamasina nous raconte sa soirée cyclone par message privé avec le peu d’énergie qui reste encore sur la batterie de son téléphone dans la nuit de mardi à mercredi. Une autre de nos sources préfère éteindre son téléphone par précaution pour prévenir un éventuel “low bat” car “l’électricité a été coupée depuis ce [mardi] matin à Toamasina”.

     

    “Le vent tente d’éventrer les portes et fenêtres et d’arracher la toiture mais ils tiennent bon”, poursuit notre première source qui rapporte que “la maison est quand même inondée”. Notre deuxième témoin, lui, confie “n’avoir jamais ressenti des vents aussi forts” alors qu’il a toujours vécu à Toamasina et raconte avoir connu Honorinina et Geralda. “Même nos portes en fer avec des persiennes sont en train de trembler”, témoigne-t-il, à l’abri dans sa villa basse tout en béton mais qui a “l’impression d’entendre des bruitages de film d’horreur avec les bruits de vent qui semblent irréels”.

     

    De nombreux témoignages provenant de Toamasina postés sur les réseaux sociaux rapportent une nuit cauchemardesque. En fin d’après-midi, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) fait état de plusieurs maisons détruites ou décoiffées, de clôtures arrachées, d’arbres tombés. Il rapporte également une marée très haute, des rues inondées, une ville sous les eaux. “Et ce n’est que le début”, poursuit-il.

     

    Le centre de Gezani a touché terre à 19h30 avec des vents de 180km/h et des rafales de 250km/h, mais ses impacts se sont ressentis à Toamasina et ses environs depuis mardi à midi. Un court répit était ressenti au moment du passage de l’œil mais les vents et les pluies reprenaient de plus belle une fois le cyclone passé.

     

    Le système n’a quitté la région d’Atsinanana qu’après 1h du matin. Le bulletin des services météorologiques publié à 1h indiquait qu’à cette heure-là, Gezani se trouvait encore à Fito, commune rurale située dans le district de Toamasina II, voisine de Didy à Ambatondrazaka. Il s’est néanmoins affaibli et ses vents n’étaient plus que de 110km/h au moment où il frappait l’Alaotra-Mangoro.

     

    Avec Gezani qui poursuit son déplacement vers l’Ouest, et qui est arrivé à Anjozorobe à 3h du matin, l’alerte devient bleue dans la région d’Atsinanana. Les habitants sont encore invités à faire preuve de prudence et de vigilance car “même si les vents se sont plus ou moins apaisés, les pluies peuvent se poursuivre et les eaux continuent encore de monter”, avertit le BNGRC. “Il est aussi tout à fait possible que des murs ou des maisons continuent de s’effondrer”, poursuit-il.

  • CATASTROPHE NATURELLE – Gezani annoncé aussi puissant que Geralda

    CATASTROPHE NATURELLE – Gezani annoncé aussi puissant que Geralda

    Danger imminent. Gezani s’apprête à frapper fort sur Madagascar. A 15h, son centre ne se trouvait plus qu’à 89km à l’Est de Toamasina avec ses vents de 185km/h et ses rafales atteignant 260km/h. En plus des régions d’Atsinanana et d’Analanjirofo, placées en alerte rouge depuis mardi matin, les régions d’Analamanga, d’Alaotra Mangoro et de Betsiboka sont également placées en alerte maximale.

    Gezani progresse actuellement vers l’Ouest à une vitesse de 18 km/h. Selon les prévisions météorologiques d’Ampandrianomby, l’atterrissage est prévu dans le district de Toamasina II à partir de 18h. Météo France Réunion indique qu’il “pourrait s’agir de l’un des impacts directs les plus intenses de l’ère satellitaire sur le secteur de Tamatave, rivalisant probablement avec Geralda” qui est passé à Madagascar en février 1994.

    Le mur de nuages qui précède le cyclone impacte déjà les régions Atsinanana et Analanjirofo où les vents et les pluies se font déjà sentir depuis le début de l’après-midi. Par ailleurs, un affaiblissement progressif est prévu au fur et à mesure que le système traverse les terres, mais la carte de prévisions de Météo Madagascar indique que le système sera au stade de tempête tropicale quand il passera sur les Hautes terres. La ressortie en mer est prévue mercredi soir, du côté du Melaky.

    Les régions Ambatosoa, Bongolava, Itasy, Vakinankaratra, Melaky, Menabe, Mandritsara et Befandriana Avaratra sont en alerte jaune. Pour les districts d’Andapa et Antalaha le danger est écarté.