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  • HÔTELLERIE DE LUXE – Thierry Marx apporte son expertise technique et ses expériences auprès de restaurants de la Capitale

    HÔTELLERIE DE LUXE – Thierry Marx apporte son expertise technique et ses expériences auprès de restaurants de la Capitale

    Passage remarqué du chef français Thierry Marx dans plusieurs établissements hôteliers et restaurants de la capitale. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de montée en gamme du secteur de la restauration malgache, avec l’objectif affiché d’aligner les prestations sur les standards internationaux.

     

    Chef de Madame Brasserie, située au premier étage de la Tour Eiffel, et ancien juré de l’émission Top Chef, Thierry Marx a échangé avec les équipes en cuisine et en salle de La Fougère, du Petit Verdot, de La Varangue et du Buffet du Jardin. Les professionnels qu’il a eu l’occasion de rencontrer évoquent des sessions qui ont permis “de revoir l’organisation du travail, d’améliorer les techniques de préparation et de perfectionner le dressage, dans une logique de modernisation des pratiques”, comme le confie un chef de partie de l’un des restaurants qu’il a visités. Une “véritable source d’inspiration” pour la brigade de La Fougère Restaurant & Brasserie, comme le souligne l’hôtel Colbert.

     

    Évoquant une “vraie fierté pour toute la maison”, le Petit Verdot parle d’“un moment d’échange et de rencontre” qui a permis à sa brigade de partager avec le célèbre chef “la passion commune pour le goût, la transmission et l’amour du produit”. L’établissement souligne alors l’importance de la rigueur “qui se cultive chaque jour derrière les fourneaux comme en salle”. La Varangue parle d’“une visite d’exception” qui “laisse une empreinte” . Son équipe voit dans le passage du chef “emblématique” “une reconnaissance silencieuse du travail, de l’exigence et de la constance” qui animent l’établissement depuis vingt-cinq ans.

     

    Photo : Le Petit Verdot

  • HYDROCARBURES – Madagascar bétonne son cadre légal avec la refonte du Code pétrolier pour séduire les « majors »

    HYDROCARBURES – Madagascar bétonne son cadre légal avec la refonte du Code pétrolier pour séduire les « majors »

    La relance du secteur pétrolier amont repose prioritairement sur la refonte du Code pétrolier. C’est ce qu’avait exposé le Général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo, directeur général de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis). Le processus de révision de ce cadre réglementaire avait alors été déjà engagé. Et ce, en étant dicté par la politique générale de l’Etat et la Charte du pétrole amont à Madagascar, indique-t-il à la presse, ce vendredi.

     

    C’est une fois cette révision du Code pétrolier entreprise que l’Omnis prévoit de procéder à une campagne de promotion des blocs pétroliers de Madagascar. Et cette démarche contribuera à attirer à nouveau les majors ainsi que les sociétés indépendantes au pays, explique le Général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo.

     

    La relance de la promotion pétrolière à Madagascar, suspendue depuis 2019 puis brièvement reprise début 2025, avait été à l’arrêt en raison du contexte national. Pour attirer les grandes compagnies internationales, l’État mise sur un assainissement du cadre réglementaire, qui passera par la publication progressive de nouveaux décrets sur le domaine minier national d’hydrocarbures et d’un modèle de Contrat de Partage de Production (CPP) actualisé.

     

    Le potentiel d’hydrocarbures de Madagascar se distingue par l’abondance de ses ressources encore inexploitées, tant sur terre qu’en mer, comme exposé par le directeur général de l’Omnis. En onshore, le pays compte 176 blocs, dont la quasi-totalité reste disponible, à l’exception notable de Tsimiroro. La richesse du sous-sol est même confirmée par un taux de réussite technique exceptionnel. Selon ce responsable, plus de 80 % des puits d’exploration ont révélé des indices d’hydrocarbures, avec des gisements déjà certifiés à Tsimiroro, Bemolanga et Mahaboboka.

     

    Le domaine offshore offre parallèlement des perspectives massives avec 577 blocs libres répartis dans les bassins d’Ambilobe, Mahajanga et Morondava. Ceux-ci recèlent principalement d’importantes ressources gazières prêtes à être proposées aux investisseurs internationaux.

  • EXPLOITATION MINIÈRE – Suspension temporaire des opérations au complexe industriel d’Ambatovy due aux dégâts laissés par Gezani

    EXPLOITATION MINIÈRE – Suspension temporaire des opérations au complexe industriel d’Ambatovy due aux dégâts laissés par Gezani

    Les opérations au niveau du complexe industriel d’Ambatovy à Toamasina en arrêt. Cette usine a aussi subi des dommages matériels importants suite au passage du cyclone Gezani. Aussi, “les opérations ne pourront reprendre qu’après une vérification complète de l’intégrité du site, ainsi que des dispositifs de sécurité et des exigences environnementales”, annonce la compagnie dans un communiqué publié vendredi.

     

    Ambatovy avait déjà mené des inspections ainsi que des évaluations techniques approfondies pour déterminer l’ampleur des impacts de ce cyclone sur ses installations et ses opérations. Cette suspension temporaire des activités permettra parallèlement à cette compagnie de suivre l’évolution de la situation et d’évaluer les mesures d’accompagnement appropriées pour soutenir les efforts de reconstruction.

     

    C’est un coup dur pour l’économie locale, Ambatovy représentant une part majeure des exportations nationales. Mais cette compagnie indique faire de la sécurité de ses employés, ses sous-traitants et ses communautés environnantes sa priorité absolue. Et la durée de cet arrêt dépendra de l’issue des inspections techniques mentionnées dans son communiqué.

  • SINISTRE NATIONAL – Déblocage immédiat de 37 millions de dollars de la Banque mondiale pour les cyclones impactés par Fytia et Gezani

    SINISTRE NATIONAL – Déblocage immédiat de 37 millions de dollars de la Banque mondiale pour les cyclones impactés par Fytia et Gezani

    Transferts monétaires sociaux, programmes “argent contre travail”, compléments nutritionnels, rétablissement des services d’eau et d’électricité, ou encore renforcement de la coordination nationale. C’est le paquet d’assistance que prendra en charge la première réponse d’urgence de 37 millions de dollars que la Banque mondiale a immédiatement débloqué pour les personnes impactées par les cyclones Fytia et Gezani. Pas moins de 40 000 ménages bénéficieront de cette assistance directe, indique cette institution partenaire de la Grande île.

    Trois leviers financiers complémentaires avaient été mobilisés par la Banque mondiale pour assurer cette intervention rapide. Elle est financée par le projet de Filets de sécurité et de résilience (PFSR), le Projet régional de préparation aux urgences (Repair) ainsi que l’activation du Mécanisme de réponse contingente (CERP), récemment mis en place par la Banque mondiale pour permettre des réponses plus rapides, flexibles et efficaces face aux crises, y compris les catastrophes naturelles.

    C’est au Fonds d’intervention pour le développement (FID), agissant de concert avec le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), que revient le pilotage du déploiement de ces aides. La Banque mondiale collabore déjà avec les autorités nationales dans l’identification des chantiers de reconstruction prioritaires, dont notamment la remise en état des services sociaux de base ainsi que des infrastructures de transport.

    Une mission de la Banque mondiale, conduite par son représentant résident Atou Seck, se rendra alors dans l’Est de la Grande île, la semaine prochaine, afin d’appuyer la mise en œuvre de ces premières actions de réponse mais aussi d’évaluer les besoins et les interventions prioritaires de relèvement et de reconstruction. “Nous sommes pleinement engagés aux côtés de Madagascar pour aider les populations à restaurer leurs moyens de subsistance, soutenir la reprise économique et reconstruire de manière plus résiliente, plus sûre et plus durable”, lance-t-il.

  • INTEMPÉRIES – La France exprime sa solidarité avec Madagascar après le passage des cyclones Fytia et Gezani

    INTEMPÉRIES – La France exprime sa solidarité avec Madagascar après le passage des cyclones Fytia et Gezani

    La France se met au chevet des sinistrés malgaches. C’est sur son compte X que le président français Emmanuel Macron exprime la solidarité de la France envers Madagascar, durement touchée par une succession d’intempéries climatiques. Mais au-delà des mots, Paris a aussi activé d’importants leviers logistiques et humains pour soutenir les populations sinistrées. “Solidarité avec le peuple malgache en proie aux conséquences de plusieurs épisodes cycloniques. J’ai demandé la mobilisation de moyens français pour venir en soutien aux populations”, écrit alors le président français.
     
    La France a ainsi déployé 11,5 tonnes de matériel humanitaire composés de tentes, purificateurs d’eau, kits d’hygiène, vivres… via La Réunion. Ces cargaisons ont été acheminées à Mahajanga par les Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI), afin de contribuer à secourir les populations sinistrées après le passage du cyclone Fytia. “Cet acheminement a pu être réalisé efficacement grâce à l’action du Centre de crise et de soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et dans le cadre d’une étroite coordination entre les autorités malgaches et les autorités françaises”, indique l’Ambassade de France dans un communiqué.
     
    Après le passage du cyclone Gezani dans le pays, du fret alimentaire sera envoyé via La Réunion vers les zones sinistrées. Cette aide vise à soulager immédiatement les habitants confrontés à des difficultés d’approvisionnement suite aux inondations et destructions causées par le cyclone. Parallèlement, des équipes spécialisées sont déployées sur le terrain. Des sapeurs-sauveteurs et des sapeurs-pompiers de La Réunion mènent une mission de reconnaissance afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et d’orienter les interventions futures.
  • CIRCULATION – Hanitra Razafimanantsoa évacuée d’urgence à l’HJRA après un accident sur la RN44

    CIRCULATION – Hanitra Razafimanantsoa évacuée d’urgence à l’HJRA après un accident sur la RN44

    La ministre d’Etat en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, était à la tête d’une délégation gouvernementale à destination d’Ambatondrazaka quand le véhicule à bord duquel elle se trouvait a fait une sortie de route. “Cela s’est produit sur la route d’Ambatondrazaka, quelques kilomètres après la sortie de Moramanga”, confie une source proche de la ministre d’Etat.

    Transférée à Moramanga, celle-ci a ensuite été évacuée par ambulance aux urgences du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU/JRA) où elle a passé un scanner. “Son examen n’a rien révélé de grave mais elle reste encore sous observation”, explique notre interlocuteur.

    Assurant l’intérim du Premier ministre, la ministre d’Etat devait se rendre au chevet des habitants du district d’Ambatondrazaka où le cyclone Gezani a aussi frappé fort dans la nuit de mardi à mercredi. C’est durant le voyage, effectué sur consigne présidentielle, que l’accident est survenu. Malgré cet accident, la mission gouvernementale est maintenue. “Elle a tenu à ce que ses collègues poursuivent la route et se rendent auprès des sinistrés suite au passage de Gezani”, souligne notre interlocuteur. Après Ambatondrazaka, la mission gouvernementale devrait se rendre dans les localités du district de Moramanga que le cyclone a aussi affectées.

  • DÉGÂTS CYCLONIQUES – L’État active les mécanismes financiers d’urgence pour soutenir les sinistrés

    DÉGÂTS CYCLONIQUES – L’État active les mécanismes financiers d’urgence pour soutenir les sinistrés

    Pour une riposte rapide. L’État accélère l’activation de ses mécanismes de financement d’urgence à la suite des dégâts considérables causés par les cyclones Fytia et Gezani. L’objectif est de répondre au plus vite aux besoins des populations sinistrées et d’engager la réhabilitation des infrastructures endommagées. Les financements du projet Regional emergency preparedness and access to inclusive recovery (Repair), ainsi que les dispositifs composante de réponse d’urgence contingente (Cerc), Projet de réponse d’urgence contingente (Cerp) et ARC sont ainsi mobilisés pour faire face à l’ampleur des impacts.
     
    Dans le cadre du mécanisme Repair, le Fonds d’Intervention pour le Développement (FID), saisi par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), a sollicité un appui financier de 11 millions de dollars pour soutenir en priorité les actions de protection sociale. Réunis en urgence à Anosy, le comité technique et le comité de pilotage du projet ont examiné cette requête dans une logique de réponse immédiate, visant à réduire le délai entre la catastrophe et l’arrivée effective des aides sur le terrain.
     
    Sous la conduite du ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, le comité de pilotage a validé la demande de financement. Le processus se poursuit désormais à travers les procédures administratives nécessaires au décaissement des fonds, notamment le virement attendu d’ARC Ltd, agence de mise en oeuvre de Repair, vers le ministère de l’Économie et des finances. Les interventions prévues incluent des activités d’argent contre travail pour le nettoyage des villes et la remise en état des infrastructures, des transferts monétaires non conditionnels en faveur des ménages en situation d’urgence, la distribution de compléments nutritionnels ainsi que l’acquisition de matériels destinés à appuyer la réparation des habitations endommagées.
  • LEADERSHIP – Madagascar accueille la communauté mondiale de Stanford Seed et lance le Réseau d’alumni de ce programme

    LEADERSHIP – Madagascar accueille la communauté mondiale de Stanford Seed et lance le Réseau d’alumni de ce programme

    Madagascar en point de ralliement de la communauté Stanford Seed. Des administrateurs américains du programme ainsi que des chefs d’entreprises influents venus d’Afrique et d’Asie se sont déplacés à Antananarivo à l’occasion de son Leadership Council qui s’est tenu cette semaine. Une occasion également pour cette communauté de lancer officiellement le Chapitre Madagascar du Standford Seed network (SSTN), mercredi.
     
    “Ce réseau malgache rassemble les dirigeants ayant suivi ce programme de formation au pays. Réunis au sein d’un écosystème dynamique, ils cultivent désormais une culture d’entraide et de soutien mutuel entre pairs du monde des affaires”, explique Iharizaka Rahaingoson, premier président du Chapitre Madagascar du SSTN. Pour lui, Stanford Seed dépasse le cadre d’une simple formation. “C’est une véritable discipline de leadership”, confie-t-il. Il souligne alors qu’un tel réseau, composé d’entrepreneurs confrontés aux défis quotidiens du marché, a le pouvoir de transformer l’isolement du dirigeant en une force collective inébranlable.
     
    Ces entrepreneurs de Madagascar bénéficient d’une formation intensive de dix mois, axée sur l’application concrète de plans d’action au sein de leurs entreprises, en étroite collaboration avec leurs équipes de gestion. Ils ont été également accompagnés pendant cinq mois dans la solidification de leurs modèles économiques afin d’assurer leur pérennité. Au-delà de la simple performance commerciale, cette approche transforme en profondeur l’écosystème social, soutient Alex Burns, conseiller aux Affaires publiques de l’Ambassade des États-Unis à Madagascar. En développant leur leadership, ces dirigeants impactent positivement la vie de leurs employés, de leurs partenaires et de l’ensemble de leurs communautés, expose-t-il.
     
    Le déplacement de ce réseau mondial dans la Grande île consistait également à échanger, collaborer mais surtout à découvrir son impact à Madagascar. C’était donc l’occasion pour les alumni malgaches de Stanford Seed de partager leur vision et de montrer comment ils créent un impact réel dans le pays. Faranah Goulamaly avait illustré ce dynamisme en présentant à cette délégation l’impact social et économique des Ateliers Feel Good à Tanjombato.
     
    Le Chapitre Madagascar du SSTN regroupe actuellement une douzaine d’alumni, indique Marcellin Andrianarivelo Razafy. Ces chefs d’entreprises opèrent dans divers secteurs d’activités, précise-t-il. Ce programme ambitionne d’accroître la représentation des CEOs et des fondateurs malgaches pour sa prochaine cohorte. Le processus de recrutement débutera en mi-février, soutenu par une session d’information organisée mercredi à l’intention des chefs d’entreprise locaux. Le programme sollicite désormais l’appui de ses partenaires pour identifier des leaders et des fondateurs déterminés à transformer leurs structures et à étendre leur impact à l’échelle internationale.
    Lova
    BASKETBALL – Madagascar abrite une qualification zonale pour l’Afrobasket U18 filles et garçons
     
    La Fédération malgache de basketball (FMBB) rend public son programme d’activités pour l’année 2026. Du 27 juin au 5 juillet, Madagascar accueillera une qualification zonale pour l’Afrobasket U18, catégories filles et garçons. Ce tournoi se tiendra à Antananarivo.
     
    Afin de préparer l’équipe nationale pour cette compétition, la FMBB organise le championnat national de cette catégorie du 23 au 31 mai, dans la région Atsimo-Andrefana. Ce championnat permettra à la direction technique nationale, ainsi qu’aux futurs entraîneurs des Ankoay U18, d’établir la liste des meilleurs jeunes talents locaux.
     
    Madagascar a déjà marqué l’histoire dans cette catégorie chez les garçons, avec un titre de vice-champion d’Afrique porté par la génération de Mathias M’Madi, Lovasoa Andriantsarafara, Donovan Rakotonanahary, Jerry Pépin Rabibisoa ou encore Mickael Fabrizio Heritiana. Cette équipe avait également participé, pour la première fois, aux championnats du monde.
     
    Madagascar a toutefois manqué l’édition 2024. En tant que vice-champions d’Afrique, les Ankoay étaient qualifiés pour la phase finale. Les jeunes basketteurs malgaches auront ainsi l’occasion de démontrer leur potentiel en juin, devant leur public, dans l’objectif de décrocher une qualification pour la phase finale prévue fin juillet – début août.

  • TRANSPORT AÉRIEN – L’aéroport international de Toamasina à nouveau ouvert aux vols domestiques et régionaux

    TRANSPORT AÉRIEN – L’aéroport international de Toamasina à nouveau ouvert aux vols domestiques et régionaux

    L’aéroport d’Ambalamanasy rouvre après le chaos. Après avoir subi d’importants dégâts suite au passage du cyclone Gezani, les interventions d’urgence effectuées sur place devraient permettre à cette infrastructure aéroportuaire de Toamasina d’accueillir à nouveau des vols domestiques et régionaux dès ce jeudi, en fin d’après midi. La nouvelle a été communiquée par le ministère des Transports et de la météorologie, ce jeudi.

    Plusieurs interventions d’urgence ont été menées pour dégager et rendre opérationnelle la piste d’atterrissage de cet aéroport. L’antenne locale de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) a également déjà repris du service. Ce qui a permis de rouvrir le terminal passager d’Ambalamanasy, avec des liaisons sur Toamasina déjà prévues dès ce jeudi. Un vol Toamasina-Antananarivo est déjà programmé si on se réfère au plan de vol de Madagascar Airlines.

    Mais la remise en état des autres infrastructures et installations se poursuivent toujours, indique le ministère des Transports. Ces interventions devront garantir une reprise progressive et sécurisée de toutes les liaisons, selon ce département. Mis à part l’ouverture de l’aéroport de Toamasina aux vols commerciaux, cette reprise permettra l’acheminement rapide des aides d’urgence et ainsi que les déplacements essentiels.

  • CATASTROPHE NATURELLE – Gezani inflige des sinistres matériels substantiels à l’économie de Toamasina

    CATASTROPHE NATURELLE – Gezani inflige des sinistres matériels substantiels à l’économie de Toamasina

    Le poumon économique de Madagascar paralysé. L’heure est à l’évaluation des dommages et à l’analyse de l’impact macroéconomique du passage du cyclone Gezani à Toamasina, dans la nuit de mardi à mercredi. En plus de la neutralisation mécanique du terminal à conteneurs du Grand Port, le secteur industriel de cette partie de l’île subit des sinistres matériels substantiels impactant directement leurs actifs de production.

    Au port de Toamasina, les grues et portiques considérées comme des géants d’acier se sont tordues, ont été terrassés ou ont subi de graves déformations sous la violence des vents et des rafales, 185km/h jusqu’à 250km/h au moment de l’impact. Le renversement des cavaliers de parc brise le maillon central de la chaîne logistique tandis que les conteneurs avaient été projetés et éparpillés avec une facilité déconcertante sous l’effet des éléments. Le terminal à conteneurs avait en gros subi une neutralisation mécanique majeure.

    Le secteur industriel fait de son côté face à des sinistres matériels substantiels. La rupture de l’approvisionnement énergétique constitue actuellement le goulot d’étranglement principal, menaçant la continuité d’exploitation des unités de transformation de produits halieutiques.

    Pour le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le maintien de la chaîne du froid est un impératif critique. Et l’activation de solutions d’énergie de substitution, comme des groupes électrogènes, est une mesure d’urgence visant à prévenir une dépréciation irréversible des stocks de marchandises périssables.

    Malgré la paralysie partielle des activités, les entreprises indiquent privilégier une politique de maintien de l’emploi. Elles s’efforcent d’éviter le recours au chômage technique, misant sur la résilience sociale et l’accompagnement de leurs collaborateurs dans cette situation.

    Des entreprises appellent alors à des mesures de soutien et mènent un plaidoyer fiscal. Afin de restaurer la liquidité et de soutenir la trésorerie des entreprises sinistrées, des concertations devraient être engagées avec l’Administration pour accélérer des leviers. Il peut s’agir du traitement prioritaire du remboursement des crédits de TVA, dont les entreprises franches sont créancières, ou encore d’une moratoire et assouplissement financier. Un appel à la solidarité économique est par ailleurs lancé en faveur du pôle de Toamasina pour soutenir la reconstruction de cet appareil productif stratégique.