Catégorie : À la une
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TÉLÉCOMMUNICATIONS – Les autorités assouplissent les conditions pour attirer de nouveaux investisseurs
Les autorités veulent rendre le secteur télécom malgache plus attractif aux investissements. Le Conseil des ministres du jeudi 5 février entérine un assouplissement des conditions afin de faciliter la venue de nouveaux investissements sur le marché malgache. Cette décision porte surtout sur une nouvelle mise à jour du texte sur les règles de régulation, des réseaux et services, ainsi que de la mutualisation des infrastructures dans le secteur des télécommunications.“Les dispositions qui freinent l’entrée de nouveaux acteurs dans le secteur des télécommunications ont été supprimées. Les règles relatives aux autorisations et à l’utilisation des fréquences ont été révisées afin d’ouvrir davantage le marché à d’autres opérateurs”, indique le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications dans une publication sur facebook à l’issue de l’adoption de ce décret en Conseil des ministres. Pour ce ministère, cette révision garantit l’égalité des droits et l’équité entre tous les acteurs, qu’ils soient déjà établis ou nouveaux entrants, dans l’intérêt des usagers.Jusqu’ici, l’une des principales conditions imposées aux opérateurs souhaitant s’implanter à Madagascar était d’être présents sur au moins dix marchés totalisant 100 millions d’abonnés. Cette exigence vient d’être allégée à la suite de la réforme adoptée en Conseil des ministres. Cela devrait permettre d’ouvrir davantage le marché malgache et stimuler l’investissement dans les télécoms.A son retour d’un voyage en Afrique du sud, le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michael Randrianirina a annoncé l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour le secteur des télécommunications. Selon des indiscrétions, deux opérateurs mobiles venant d’Asie et du Moyen Orient ainsi qu’un autre opérateur dans l’internet par satellite seraient intéressés par le marché malgache. -

REMANIEMENT – Le Colonel Michaël Randrianirina annonce la fin de l’évaluation des membres du gouvernement “pour bientôt
Antananarivo, 09 février, 20h30 – Un processus encore en cours. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République s’accorde du temps pour boucler l’évaluation des membres du gouvernement. “Nous sommes en plein-dedans”, assure-t-il en marge des assises de la gendarmerie à Ivato ce lundi. “Vous verrez, c’est pour bientôt”, poursuit-il, interrogé sur un éventuel changement du gouvernement.
Le chef de l’Etat indique que lui et d’autres responsables sont encore “en pleine évaluation” pour répondre au cas du Premier ministre. “Vous verrez cela incessamment”, réitère-t-il.
Le président de la Refondation de la République indique que la priorité du moment reste la gestion des impacts du cyclone Gezani. “Pour l’instant, nous allons encore gérer le cyclone. Il pourrait y avoir des Malgaches touchés par le cyclone. Personnellement, je ne pense pas encore à autre chose, comme ce dossier [de remaniement ou de changement du gouvernement] », explique-t-il.
Le Colonel Michaël Randrianirina avait donné deux mois aux membres du gouvernement de faire leurs preuves lors de leur nomination, fin octobre 2025. Il avait rappelé une évaluation “et à l’examen des indicateurs divers” en cours, lors du discours de fin d’année. “Conformément à la ligne directrice retenue lors de la formation du gouvernement, des mesures seront prises pour le maintien, ou le remplacement de chaque membre du gouvernement et des différents hauts employés de l’Etat”, avait-il indiqué, une fois l’évaluation bouclée.
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TRAVAIL – Un salaire minimum d’embauche de 300 000 ariary convenu par les partenaires sociaux
Les partenaires sociaux se mettent d’accord sur une hausse de plus de 14% du salaire minimum d’embauche dans le secteur privé. Après accord du Conseil national du travail (CNT), celui-ci devrait passer à 300 000 ariary contre 262 680 ariary lors de la dernière augmentation. Selon le communiqué conjoint des groupements patronaux, Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Groupement patronal malgache (Fivmpama), et de la confédération syndicale Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM), la hausse devrait s’appliquer à partir du 1er mars 2026.
Ce salaire minimum d’embauche devrait s’appliquer pour la catégorie M1. Un décret devrait être adopté par le Conseil de gouvernement dès que le CNT aura entériné l’accord. Les partenaires sociaux se félicitent de “l’excellence du dialogue social au niveau national, et le sens de responsabilité des travailleurs et du patronat”. Cet accord intervient après une année sans augmentation en 2025. “Les incertitudes sur l’Agoa et le contexte international n’avaient pas permis de conclure ces négociations en 2025”, poursuit le communiqué conjoint.
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PRODUITS MINIERS – Hausse de 58,5% des recettes d’exportation de cobalt en 2025, selon la Banque centrale
Une hausse significative. Les données rapportées par Banky Foiben’i Madagasikara indiquent que les recettes issues des exportations de cobalt sont passées de 60,3 millions de dollars en 2024 à 95,5 millions de dollars en 2025. Ce qui donne une croissance de 58,5%, s’expliquant par l’effet conjugué de la hausse des quantités vendues et du prix au kilo, d’après la Banque centrale.
Ce gain net de 35,2 millions de dollars de revenus supplémentaires en une seule année avait été obtenu avec une hausse du volume de cobalt exporté qui était passé d’environ 2 400 tonnes à 2 900 tonnes entre les deux périodes. Le prix unitaire pour l’exportation de ce produit avait parallèlement progressé de 33% en un an. Il passait de 25,1 dollars par kilo à 33,4 dollars par kilo, détaille BFM.
Madagascar avait enregistré cette performance, alors que le marché mondial du cobalt était resté excédentaire. La Banque centrale indique qu’afin de réguler l’offre et d’influencer les prix internationaux, la République Démocratique du Congo avait mis en place des mesures de restriction. Celles-ci incluaient la suspension des exportations jusqu’à mi-octobre 2025, suivie de l’instauration de quotas lors de la reprise des expéditions.
Tandis que le cobalt affiche cette bonne performance, le nickel a été freiné par un contexte de marché hostile. Les recettes d’exportation de ce produit phare de Madagascar ont reculé de 4,6 %, à la suite d’une baisse du prix moyen de 11,5 %, alors que les volumes exportés ont augmenté de 7,9 %. Ce paradoxe s’explique par une chute des prix de 11,5 %, dictée par un marché mondial excédentaire et une concurrence technologique croissante des batteries LFP, qui pèsent sur la demande de nickel au profit de solutions moins coûteuses.
En termes de perspectives, la Banque centrale estime que la demande de nickel devrait progresser modérément et son prix pourrait bien s’améliorer progressivement. Le cobalt de son côté devrait enregistrer une croissance plus dynamique cette année. BFM rappelle d’ailleurs que les produits miniers demeurent exemptés des droits de douane additionnels de 15,0 % des Etats-Unis.
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PÉTROLE AMONT – Quatre titres miniers d’hydrocarbures de Madagascar Oil, dont celui pour Bemolanga, officiellement annulés
Les décrets relatifs aux annulations de 21 contrats de partage de production et de 21 titres miniers d’hydrocarbures approuvées au mois de mars de 2025 viennent d’être adoptés en Conseil des ministres, jeudi. La compagnie Madagascar Oil est l’un des acteurs historiques les plus concernés par cette décision, qui voit l’annulation officielle de validité de ses droits sur quatre périmètres majeurs. Et ce, principalement en raison de l’expiration des titres miniers dans le Bassin Onshore de Morondava.
Madagascar Oil avait déjà renoncé à une partie significative de son portefeuille d’exploration onshore. Ses titres miniers pour les périmètres onshore d’Ouest Manambolo (Bloc 3105), de Morondava (Bloc 3106) et de Manandaza (Bloc 3107) étaient déjà officiellement déclarés expirés depuis le mois de novembre 2014. Son titre minier concernant le bloc de Bemolanga (Bloc 3102) fait également partie de la liste des actifs réintégrés dans le domaine public.
Cette compagnie semble désormais devoir se concentrer sur ses actifs restants pour maintenir sa présence dans le pays. Le projet huile lourd de Tsimororo, exploité par Madagascar Oil est le premier et le seul actif dans l’extraction pétrolière à Madagascar. Le projet concerne le bloc n°3104, situé dans le bassin onshore de Majunga, qui renfermerait selon les estimations 1,47 milliard de barils d’huile lourde.
D’autres contrats de partage de production et titres miniers d’hydrocarbures sont également officiellement annulés. Dans le Bassin d’Ambilobe, l’État a acté l’expiration des droits de deux opérateurs majeurs en 2019 : Oyster Oil and Gas Ltd pour le bloc terrestre d’Antsiranana (1101) et Pura Vida Mauritius pour le périmètre offshore d’Ambilobe.
Le Bassin de Majunga connaît également un retrait significatif, marqué par l’annulation de quatre titres offshore détenus par BP Exploration Madagascar (Cap Saint André, Ampasindava, Majunga Nord et Sud), ainsi que l’expiration des permis onshore de Madagascar Northern Petroleum Company Ltd à Antsohihy et de Madagascar Petroleum International Ltd à Bekodoka en 2015.
Le Bassin de Morondava est la zone la plus touchée par ces mesures de régularisation du domaine minier national. En zone onshore, plusieurs compagnies voient leurs titres officiellement expirés, notamment Varun Petroleum SARL (Tambohorano), Amicoh Resources Limited (Manja), Madagascar Energy International Ltd (Sakaraha) et Petromad Incorporation (Lac Bezaha). Parallèlement, le gouvernement a annulé les titres de Tullow Madagascar Ltd sur les blocs de Mandabe et Berenty.
En zone offshore, les contrats de partage de production sont rompus pour CB World Trade Natural Energy Ltd (Belo Profond Nord), Marex MC Inc. (Belo Profond) et OMV Offshore Morondava GMBH (Grand Prix), libérant ainsi ces espaces stratégiques pour de futurs appels d’offres.
Comme déjà rapporté par l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar, ces annulations ont été motivées par plusieurs facteurs, notamment l’expiration des permis, le non-respect des obligations légales et l’insuffisance d’expertise sur l’exploitation des ressources. Et elles s’inscrivent dans le cadre de l’assainissement et de la relance du secteur pétrolier amont, selon cet organe tripartite pour la transparence minière.
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Les autorités de la Refondation considèrent l’accueil d’Andry Rajoelina en Eswatini comme un “facteur de trouble et de perturbation du processus en cours” à Madagascar
“Atteinte grave à la souveraineté de l’Etat malgache”. “Mépris des principes de justice, de responsabilité et de respect dus à un peuple meurtri”. “Facteur de trouble et de perturbation du processus en cours”. “Une insulte au sang versé, à la mémoire des victimes, au sacrifice de la jeunesse et à la dignité nationale”. La présidence de la Refondation ne mâche pas ses mots pour “condamner de la façon la plus ferme” l’accueil qui a été réservé par le Royaume d’Eswatini au président évincé Andry Rajoelina.
Dans un communiqué publié ce samedi soir, les autorités dénoncent un geste susceptible “d’affaiblir les dynamiques de paix et de fragiliser la confiance régionale”, surtout en ces périodes où “Madagascar s’emploie résolument à restaurer le calme, la stabilité et la réconciliation nationale à travers l’organisation de la concertation nationale”, des efforts reconnus par la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), rappellen-elles. Elles sont d’autant plus indignées que “Andry Rajoelina ne possède plus la nationalité malgache” et que son régime est “indissociable du sang versé et du sacrifice des jeunes malgaches qui l’ont chassé du pouvoir”. Pour le régime de la Refondation
La présidence de la Refondation, parle d’une situation d’une “gravité particulière” dans la mesure où les événements de septembre et d’octobre survenus sous la présidence de Rajoelina ont coûté la vie à des dizaines de citoyens malgaches et constituent ainsi une blessure profonde dans la mémoire nationale. Elle dénonce en même temps la légitimation d’Andry Rajoelina sur la scène internationale surtout que celui-ci a été déchu de sa nationalité. “Toute tentative de le présenter comme une figure représentative ou légitime de Madagascar est juridiquement infondée et politiquement inacceptable”, estime la présidence de la Refondation.
Vendredi, Andry Rajoelina a été officiellement reçu par le Roi Mswati III dans son Palais de Lozitha. Celui-ci, à l’issue de leur entretien, a appelé à la “restauration immédiate de l’ordre constitutionnel”.



