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  • TEXTILE – La prolongation de l’Agoa comme sursis stratégique pour les entreprises franches malgaches

    TEXTILE – La prolongation de l’Agoa comme sursis stratégique pour les entreprises franches malgaches

    Une « bouffée d’oxygène » dans un climat économique global tendu. Voilà comment le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa, définit la prolongation d’un an de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (Agoa). Contacté au lendemain de la ratification officielle de cette disposition dans le cadre du budget américain, il a accepté de s’exprimer sur le sujet ce mercredi.
     
    Pour Hery Lanto Rakotoarisoa, cette mesure qui revêt un caractère rétroactif à compter de septembre 2025 permet déjà aux entreprises malgaches ayant avancé le paiement des surtaxes douanières pour leurs exportations vers les Etats-Unis d’en obtenir le recouvrement. Mais ce sursis réglementaire devrait également offrir “une fenêtre stratégique indispensable”, explique-t-il, en rappelant que la préparation d’une campagne d’exportation nécessite un cycle d’anticipation d’au moins douze mois.
     
    “L’objectif est désormais de permettre à un maximum d’opérateurs de renouer avec leurs portefeuilles clients historiques et de sécuriser le maintien de leurs activités de production à Madagascar, malgré un contexte opérationnel complexe”, avance le président du GEFP.
     
    Mais il insiste sur la pérennisation des activités sur le long terme. Une viabilité qui repose, selon ses explications, sur deux piliers internes majeurs, dont le premier est la clarification du cadre juridique. Selon Hery Lanto Rakotoarisoa, il est impératif de statuer de toute urgence sur le maintien et l’évolution du régime des Zones Franches. Le second pilier concerne la sécurité des investissements. Le président du GEFP soutient en effet que la prospection commerciale restera vaine sans une définition claire et stable des “règles du jeu” fiscales et incitatives.
     
    Bien que l’Agoa ait été renouvelé d’un an, le manque de visibilité actuel persiste pour ce groupement, car les entreprises ont été impactées de manières diverses durant la période d’incertitude passée. Aussi, pour restaurer la compétitivité du secteur, des mesures de soutien concrètes s’imposent. C’est notamment le cas du remboursement par l’État des arriérés de crédits de TVA dus aux entreprises franches. En matière de stabilité législative, une confirmation officielle du cadre des affaires est tout autant nécessaire pour rassurer les donneurs d’ordres.
     
    L’ambassade de Madagascar à Washington se dit par ailleurs pleinement mobilisée auprès des législateurs américains et des parties prenantes clés pour promouvoir une refonte stratégique et une modernisation du programme Agoa. Il s’agit d’une démarche qui s’inscrit dans un objectif commun qui est d’élargir les opportunités commerciales et consolider un partenariat économique durable et mutuellement bénéfique entre Madagascar et les États-Unis, indique l’ambassade.

  • MÉTÉO – Une zone perturbée sous surveillance au Nord-Est de Madagascar

    MÉTÉO – Une zone perturbée sous surveillance au Nord-Est de Madagascar

    Un nouveau système météorologique attire l’attention au Nord-Est de Madagascar. D’après le bulletin publié par la direction générale de la météorologie ce 4 février à 16h, le centre de ce système est localisé à environ 1 527 km à l’Est-Nord-Est d’Antalaha.
     
    Selon les prévisionnistes, les conditions environnementales sont jugées favorables à un renforcement du système. Cette zone perturbée pourrait ainsi évoluer en tempête tropicale dans les 48 prochaines heures.
     
    “Si cette évolution se confirme, il s’agira du dixième cyclone de la saison et le phénomène porterait alors le nom de Gezani”, indique le bulletin d’Ampandrianomby. Selon les premières tendances de trajectoire, cette perturbation pourrait représenter une menace pour les régions du Centre et du Sud-Est de Madagascar. Toutefois, les services météorologiques précisent que ce système ne devrait pas avoir d’impact direct sur les conditions météorologiques à Madagascar au cours des cinq prochains jours.

  • PATRIMOINE – La demande de démantèlement du Colisée dans l’enceinte d’Anatirova entre les mains de la Justice

    PATRIMOINE – La demande de démantèlement du Colisée dans l’enceinte d’Anatirova entre les mains de la Justice

    “De nombreuses actions ont déjà été menées depuis 2020 pour obtenir l’enlèvement du Colisée” dans l’enceinte d’Anatirova. Parmi les actions menées, une action devant le tribunal civil intentée par des associations de “descendants des lignées royales”, mais aussi “des associations de protection du patrimoine”, et “de simples citoyens”, rapporte Niombonana Razafindrakotohasina, porte-parole des “demandeurs”.

    Les “plaignants” ont déposé trois demandes devant le tribunal. La première porte sur “le retrait” de l’infrastructure de l’enceinte d’Anatirova. Le Colisée, baptisé Kianja Masoandro par l’administration Andry Rajoelina “n’a absolument aucun lien avec l’originalité malgache”, insiste Niombonana Razafindrakotohasina.

    Ils demandent également que le site retrouve son ancienne appellation, “Rova d’Antananarivo”. En 2023, après la rénovation du Palais de Manjakamiadana et des autres palais, le président Andry Rajoelina avait rebaptisé ce patrimoine « Rovan’i Madagasikara ». Les plaignants réclament enfin “le retrait de tout ce qui n’a pas sa place dans ce Rova et qui ne correspond pas à son histoire”.

    Les plaignants craignent que “la présence du Colisée puisse donner des idées aux futurs dirigeants et les pousser à construire d’autres installations au sein du Rova”. Leur porte-parole souligne que le Rova “doit être protégé et ne doit pas être modifié. Il doit être maintenu dans son état d’origine, tel qu’il était avant l’incendie”.

    Une audience avait été prévue ce mercredi, mais celle-ci a été renvoyée au 18 février. Du côté du ministère de la Communication et de la culture, une source indique que la procédure “a été initiée par une plainte privée, raison pour laquelle le ministère s’efforce de ne pas trop s’impliquer dans le conflit”. Sur la question d’une éventuelle démolition du Colisée ou le rétablissement du nom originel du Rova, la même source précise que “le ministère a choisi de laisser les Malgaches exprimer leurs véritables aspirations lors de la concertation nationale, étant donné que ce site est déjà classé patrimoine national”.

  • IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar franchit la barre des 2 000 millions de dollars en 2025

    IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar franchit la barre des 2 000 millions de dollars en 2025

    L’année 2025 avait été marquée par un creusement significatif du déficit commercial de Madagascar. Il était passé de 1590,3 millions de dollars en 2024 pour atteindre 2 037 millions de dollars l’année dernière. Son poids dans le Produit intérieur brut (PIB) du pays avait alors bondi de 9% à 10,6%. C’est Banky Foiben’ny Madagasikara (BFM) qui en avait fait part lors de la présentation de son Rapport sur la Politique monétaire, ce mardi.
     
    La balance commerciale malgache s’est ainsi largement dégradée en seulement douze mois. Madagascar continue de voir ses revenus à l’exportation diminuer, tandis que ses dépenses pour les produits importés s’envolent.
     
    Pour les exportations, elles ont globalement reculé de 3,5% pour s’établir à 2 484 millions de dollars. Un repli qui était principalement porté par l’effondrement de la filière vanille, dont les recettes avaient chuté de 45,4%. Le girofle avait également enregistré un recul de 8,6%. Tout comme le nickel qui avait pâti d’une dépréciation des cours mondiaux malgré une hausse de la production. Malgré une bonne performance des entreprises franches et du cobalt, le dynamisme de ces secteurs n’avait pas suffi à colmater les brèches.
     
    Car de l’autre côté, les importations de Madagascar avaient poursuivi leur ascension avec une hausse globale de 8,7 %, portée par la quasi-totalité des secteurs d’activité. Une dynamique qui avait été particulièrement marquée par une hausse de 23,9% des achats de produits alimentaires, dont une envolée spectaculaire pour les importations de riz. Une situation qui s’est exacerbée avec le coût des matières premières importées par Madagascar qui s’est accru de 20%, dû notamment à l’inflation des prix internationaux plus qu’à l’augmentation des volumes commandés.
  • POLITIQUE MONÉTAIRE – BFM maintient la rigueur avec un taux directeur à 12%, les banques commerciales réclament des leviers de relance

    POLITIQUE MONÉTAIRE – BFM maintient la rigueur avec un taux directeur à 12%, les banques commerciales réclament des leviers de relance

    Le Comité monétaire de Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait décidé de maintenir son taux directeur à 12%. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision, estimant que ce niveau est “approprié” pour atteindre l’objectif d’inflation de 5% à moyen terme et préserver un cadre macroéconomique propice à la stabilité économique. La décision de politique monétaire a été exposée par BFM devant les représentants du secteur privé, mardi.
     
    La Banque centrale opte pour ce statu quo, bien qu’elle ait rapporté une inflation en net recul et une monnaie stabilisée. Elle explique qu’assouplir prématurément la politique monétaire pourrait raviver les tensions sur les prix, fragiliser le pouvoir d’achat de l’ariary ainsi que compromettre les perspectives de croissance. BFM se veut d’ailleurs prudente face aux pressions inflationnistes qui subsistent et la fragilité de la désinflation. Elle note en effet des distorsions entre l’offre globale et le niveau de surliquidité du marché.
     
    Selon le rapport de la Banque centrale, cette surliquidité avait atteint un niveau “exceptionnellement élevé” au début de l’année 2026, expliquée notamment par des entrées importantes de devises liées à des projets de développement en fin d’année 2025. Or économiquement, trop de liquidités disponibles dans le système bancaire peuvent entraîner une distribution excessive de crédits. Ce qui risque d’augmenter la masse monétaire plus vite que la production et de relancer ainsi l’inflation.
     
    Le défi est alors de s’assurer que cet argent serve à financer l’économie réelle plutôt que de rester bloqué dans les facilités de la banque centrale ou de nourrir la spéculation. BFM avait ainsi encouragé les établissements bancaires à orienter ces excédents de liquidité vers le financement de l’économie.
     
    Les banques commerciales indiquent digérer le maintien à 12% du taux directeur. “Nous ne le considérons pas comme prohibitif. Mais nous estimons qu’il y a possibilité de libérer davantage de la liquidité pour mettre à disposition les opérateurs économiques les moyens dont ils ont besoin, surtout après les chocs du dernier trimestre, pour assister à une vraie relance”, soutient Hugues Bonshe Makalebo, président de l’Association professionnelle des banques (APB) de Madagascar.
     
    A en croire les explications de cette association, la surliquidité n’est pas répartie de manière égale. Des instruments différenciés avaient alors été suggérés afin de donner plus de moyens aux banques qui ont réellement la “volonté de financer”. La résilience du secteur bancaire pourrait être renforcée avec des assouplissements qui permettraient à certains de disposer des moyens pour continuer à financer l’économie, lance son président.
     
    BFM dit être en mode “observation” de la conjoncture et des dialogues publics-privés pour la relance des entreprises nationales. Les banques veulent, pour leur part, être proactives pour que la reprise, prévue pour le deuxième trimestre, commence dès maintenant.
  • Pourquoi le colonel Randrianirina portait un fusil lors du déplacement présidentiel ?

    Pourquoi le colonel Randrianirina portait un fusil lors du déplacement présidentiel ?

    Antananarivo, 4 Février, 7h00 – Plus que les lunettes “aviateur”, c’était surtout le fusil d’assaut que le Colonel Michaël Randrianirina avait entre les mains durant ses déplacements dans le Nord Ouest du pays alors qu’il était à bord d’un hélicoptère qui avait suscité la polémique. Pour le président de la Refondation, il pouvait porter cette arme parce qu’il est militaire. Mais il devait aussi la porter parce qu’il se déplaçait dans des zones rouges alors qu’il ne pouvait emmener qu’un seul garde du corps.

    “Nous nous étions rendus dans des zones rouges, Soalala, Besalampy”, explique-t-il. “Les gardes du corps qui me protègent ne pouvaient pas quitter cet endroit parce que nous ne pouvions mobiliser qu’un seul hélicoptère pour des raisons d’austérité”, ajoute-t-il au cours d’un point de presse à Mahajanga. “Je ne pouvais pas utiliser trois ou quatre hélicoptères alors que je devais emmener avec moi des députés et plusieurs autres personnes, et donc, un seul garde du corps pouvait m’accompagner”, poursuit-il encore.

    Rappelant qu’il est “un militaire pouvant tenir une arme, j’ai pris une arme”, indique-t-il alors. “Aucune loi ni aucune autre raison ne m’interdisent de porter une arme”, insiste-t-il, par ailleurs. Il affirme même “avoir toujours une arme à la ceinture sans que cela inquiète ou étonne qui que ce soit”.

    En déplacement dans le Nord Ouest du pays depuis dimanche après-midi, le Colonel Michaël Randrianirina a fait le tour des localités où le cyclone Fytia a frappé fort samedi et dimanche. “Nous ne vous laisserons pas seuls”, ne cesse-t-il d’assurer devant les populations des communes visitées. “Je ne rentrerai que lorsque j’aurais visité toutes les régions touchées par le cyclone”, avait-il également annoncé dimanche à Mahajanga.

    Outre la Cité des Fleurs, la délégation présidentielle s’est, entre autres, rendue à Soalala, Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba. Le chef de l’Etat s’est déplacé dans les régions avec un hélicoptère Airbus H130 de l’Armée. Chaque vol est précédé d’une séance de prière à laquelle participent diverses personnalités de différentes religions.

  • INTEMPERIES – Le BNGRC signale neuf décès après le passage du cyclone Fytia dans son bilan du 3 février

    INTEMPERIES – Le BNGRC signale neuf décès après le passage du cyclone Fytia dans son bilan du 3 février

    Antananarivo, 3 Février, 11h12 – Un bilan humain qui s’alourdit. Deux décès de plus sont signalés par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) dans son rapport publié ce mardi 3 février rapporte après le passage du cyclone Fytia.
     
    Ces deux nouvelles victimes sont enregistrées à Soalala, là où le système a touché terre samedi au stade de cyclone tropical. En tout, ce district du Nord-Ouest de Madagascar compte quatre morts après le passage de Fytia.
     
    Trois autres décès sont signalés à Anjozorobe, un dans le deuxième arrondissement d’Antananarivo et un autre à Ambato Boeny. Le nombre total de décès s’élève à neuf à la date du 3 février à 8h30.
     
    Par ailleurs, une autre personne est signalée disparue et n’a “pas encore été retrouvée”. “Elle a été emportée par les eaux de la rivière Mahamavo à Ambalakida à Mahajanga II”, souligne le BNGRC. Sept personnes, enfin, sont blessées.
     
    Toujours dans le bilan humain des intempéries, 63 930 personnes issues de 14 962 ménages sont déclarées sinistrées. 23 712 d’entre elles ont dû être déplacées, à raison de 78% dans des sites d’hébergement, 22% ont trouvé refuge chez des familles et/ou voisins.
     
    Pour soutenir les sinistrés et les proches des personnes décédées, la délégation présidentielle dirigée par le Colonel Michaël Randrianirina s’est rendu dans les zones les plus touchées depuis dimanche après-midi. Devant les habitants de Soalala, le président de la Refondation a affirmé avoir tenu à venir même si de nombreux collaborateurs lui ont conseillé de ne pas se rendre dans ce district. Les communiqués de la présidence rapportent l’annonce de dons faite par le chef de l’Etat pour soutenir les populations éprouvées.
  • DEPLACEMENT PRESIDENTIEL – Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba dans l’agenda présidentiel après Mahajanga et Soalala

    DEPLACEMENT PRESIDENTIEL – Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba dans l’agenda présidentiel après Mahajanga et Soalala

    Antananarivo, 3 février, 11h05 – Après Mahajanga et Soalala, le président de la Refondation, le Colonel Randrianirina, met le cap sur Marovoay, Ambato Boeny et Mahajamba. Se déplaçant en hélicoptère aux côtés de son épouse, le chef de l’Etat entend apporter soutien matériel et réconfort aux populations touchées par les intempéries dues au passage du cyclone Fytia. “Comme il l’a déjà annoncé, il ne laissera pas seuls les Malgaches face aux dégâts laissés par le cyclone”, souligne un communiqué de la présidence.
     
    Arrivée à Mahajanga dimanche après-midi à bord d’un Bombardier BD700-1A10 Global 6000, juste après un déplacement de travail à Antsirabe, le chef de l’Etat et son épouse ont pris la direction de Soalala lundi. Revenus à Mahajanga, ils ont rencontré les proches de ceux qui ont perdu la vie durant les manifestations de septembre et d’octobre 2025. Ce mardi, le couple présidentiel a repris l’hélicoptère pour poursuivre sa tournée post-cyclonique dans le Nord-Ouest.
  • INDUSTRIE EXTRACTIVE – Une dizaine d’opérateurs nationaux et internationaux dans les grandes mines déjà en lice, selon l’administration

    INDUSTRIE EXTRACTIVE – Une dizaine d’opérateurs nationaux et internationaux dans les grandes mines déjà en lice, selon l’administration

    Antananarivo, 3 Février, 10h00 – Un pipeline de projets en ébullition. L’administration minière indique compter au moins une dizaine de sociétés minières souhaitant développer des projets d’envergure à Madagascar. Il s’agit non seulement de compagnies étrangères mais également d’investisseurs nationaux qui entendent opérer dans le secteur, confie le secrétaire général du ministère des Mines, Georges Rasamimanana, durant l’annonce de la reprise officielle du traitement des demandes de permis miniers, lundi.
     
    “Nous encourageons vivement les opérateurs professionnels à investir dans ces grands projets. Le secteur minier étant caractérisé par des investissements à haut risque, notre priorité est d’attirer des acteurs dotés d’une expertise technique éprouvée”, lance de responsable de l’administration minière.
     
    Bien que l’attractivité minière de Madagascar suscite de nombreuses sollicitations de la part d’investisseurs potentiels, le ministère des Mines s’assure d’opérer un filtrage rigoureux et une évaluation stratégique des dossiers face à cet afflux de demandes pour des projets structurants. “Notre rôle est de garantir que chaque implantation industrielle se traduise par des bénéfices tangibles et durables pour l’économie nationale. Nous confirmons aujourd’hui que le pipeline de grands projets en phase d’installation est particulièrement porteur”, soutient le directeur de cabinet du ministère, Joaquim Paraina.
     
    Par ailleurs, concernant les modalités d’attribution de permis miniers, le directeur général des mines, David Ratsimbazafy, fait part de la délimitation de Zones d’étude géologique. Il s’agit de périmètres pour lesquels l’État dispose déjà de données techniques précises sur le potentiel minéral et que les opérateurs peuvent exploiter par voie de mise en concurrence ou d’appel d’offres.
     
    Ces appels d’offres ciblent prioritairement des projets d’envergures. Cette disposition permettrait à l’État de négocier une participation active au capital des sociétés exploitantes, afin de favoriser l’émergence de grandes mines, expose David Ratsimbazafy. Il fait notamment référence au potentiel offert par la zone de chrome d’Andriamena, qui fait partie de ces zones d’étude géologique que les opérateurs peuvent exploiter. “L’État ne cherche pas à monopoliser les ressources, mais à encadrer les partenariats entre opérateurs privés et investisseurs pour développer des projets structurants”, rassure-t-il.
     
    L’administration douanière indique avoir déjà finalisé l’ensemble des instruments juridiques et techniques visant à professionnaliser le secteur pour maximiser les retombées locales. Une rigueur qui se manifeste notamment par l’étude de préfaisabilité qui est désormais impérative et alignée sur les standards internationaux. Il y a également le Plan de responsabilité sociétale et environnementale qui est une exigence obligatoire pour assurer la durabilité des sites après exploitation.
  • FINANCES – Près de 64 % des 2 281,63 milliards d’ariary de dépenses fiscales de 2024 destinés au soutien de l’économie

    FINANCES – Près de 64 % des 2 281,63 milliards d’ariary de dépenses fiscales de 2024 destinés au soutien de l’économie

    Plus de 2 280 milliards d’ariary d’impôts et de taxes ne sont pas entrés dans les caisses de l’Etat en 2024. Et pour cause, celui-ci y a renoncé à travers différentes exonérations et avantages fiscaux. Selon le rapport sur les dépenses fiscales publié par le ministère de l’Economie et des finances, 64 % de ce montant a servi à soutenir des objectifs économiques.
     
    Ces dépenses fiscales qui correspondent à des manques à gagner pour l’État ont principalement visé à encourager la croissance, l’investissement et à limiter la hausse du coût de la vie. Les chiffres détaillés du rapport publié par le ministère indiquent que le soutien à l’investissement arrive en tête des motifs d’exonération et/ou d’avantages fiscaux. Viennent ensuite les dispositifs en faveur du développement agricole. Le secteur minier bénéficie également d’avantages spécifiques, mais de manière plus ciblée.
     
    Les mesures à objectif social représentent un peu plus d’un tiers des dépenses fiscales, soit 33,76 % du total. Elles concernent principalement la santé, le pouvoir d’achat des ménages et les actions humanitaires.
     
    Si l’on regarde la répartition par secteur économique, le secteur tertiaire, celui des services notamment, capte la plus grande part des avantages fiscaux, près de la moitié du total. Ces aides ont surtout profité à la santé et aux services financiers liés à l’investissement des entreprises.
     
    Le secteur secondaire représente environ un quart des dépenses fiscales, exclusivement orientées vers l’industrie minière. Enfin, le secteur primaire bénéficie d’un peu plus de 20 % des mesures, notamment grâce à l’exonération des intrants, des semences et des équipements destinés à la filière rizicole.