Catégorie : À la une

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Plus de 1 000 livres de François et Jean-Pierre Raison remis à la bibliothèque d’Histoire de l’Université d’Antananarivo

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Plus de 1 000 livres de François et Jean-Pierre Raison remis à la bibliothèque d’Histoire de l’Université d’Antananarivo

    Antananarivo, 24 Décembre, 10h55 – La famille Françoise et Jean Pierre Raison laisse un héritage à la bibliothèque d’Histoire de la Faculté des Lettres et sciences humaines de l’Université d’Antananarivo. La mention Histoire vient de s’enrichir d’un patrimoine documentaire d’une valeur inestimable. Plus de 1 000 ouvrages issus de la collection personnelle de ces deux chercheurs ont été remis par leurs fils au département, confie Helihanta Rajaonarison, chef de la mention Histoire de l’Université d’Antananarivo

    “Ces archives constituent une ressource précieuse qui va permettre d’approfondir les travaux sur la complexité de l’identité malgache et son insertion dans l’espace régional”, souligne cette enseignante-chercheure, lors de la présentation officielle de ces ouvrages, lundi à l’Université d’Antananarivo. En recevant ces ouvrages, les étudiants malgaches et les chercheurs en sciences humaines ne récupèrent pas seulement du papier et de l’encre, ils héritent d’une méthode de travail et d’une vision du monde.

    Françoise Raison-Jourde, historienne, et Jean-Pierre Raison, géographe, n’étaient pas seulement des chercheurs de passage. Véritables piliers de la recherche sur la Grande Île, ils ont consacré leur carrière à décrypter les structures sociales et territoriales malgaches, notamment celles des hautes terres. Leur engagement ne s’est jamais démenti, collaborant étroitement avec les institutions locales jusqu’à leur dernier souffle. Aujourd’hui, par le biais de leurs enfants, cet engagement se prolonge. En choisissant de léguer ces archives à Madagascar, la famille Raison honore la mémoire de deux intellectuels qui considéraient que le savoir produit sur le terrain doit impérativement revenir à sa terre d’origine.

  • COMMERCE – Le textile s’impose comme premier poste d’exportation de Madagascar pour les 11 premiers mois de 2025

    COMMERCE – Le textile s’impose comme premier poste d’exportation de Madagascar pour les 11 premiers mois de 2025

    Antananarivo, 24 Décembre, 9h35 – Le volume global des produits textiles exportés par Madagascar s’établissait à 45 800 tonnes pour les onze premiers mois de 2025. La valeur de ces produits expédiés s’élevait à 2 351 milliards d’ariary. Ce qui a fait du secteur textile le premier poste d’exportation de la Grande île pour cette période sous revue, selon la situation du commerce extérieur partagée par la direction générale des Douanes (DGD).

    Avec ce cumul de 2 351 milliards d’ariary, le textile représentait 23,4 % de la valeur totale des exportations de Madagascar qui s’élevaient à 10 040,8 milliards d’ariary de janvier à novembre 2025. Ce secteur a donc généré près d’un quart des recettes d’exportations du pays, en dépassant d’une courte tête le secteur du nickel et cobalt (22,1 %) et en devançant largement les céréales, épices, fruits et légumes (19 %) qui arrivent à la troisième place.

    Une relative stabilité des flux est enregistrée concernant la performance de ce secteur. Un pic d’activité avait toutefois été enregistré en juillet. Les exportations durant ce mois de l’année avaient atteint leur maximum en valeur avec 5 300 tonnes pour une valeur de 284,5 milliards d’ariary. Le mois de novembre affichait les résultats les plus bas de la période, avec 3 200 tonnes exportés pour une valeur de 177,4 milliards d’ariary.

    La performance du secteur textile pour les 11 premiers mois de 2025 se rapproche déjà de la performance totale de l’année 2024. L’année 2025 pourra ainsi dépasser les 2 402,9 milliards d’ariary en 2024, avec l’intégration des flux du mois de décembre de cette année.

  • SÉCURITÉ AÉRIENNE – Une année de redevance de concession pour un montant de 15 milliards d’ariary à reverser à l’Adema

    SÉCURITÉ AÉRIENNE – Une année de redevance de concession pour un montant de 15 milliards d’ariary à reverser à l’Adema

    Antananarivo, 24 Décembre, 8h10 – Un bol d’air frais pour la société des Aéroports de Madagascar (Adema). Le Conseil des ministres du lundi 22 décembre approuve le reversement exceptionnel par l’État d’une année de redevance de concession des aéroports de Nosy Be et d’Antananarivo, pour un montant de 3 millions d’euros, soit environ 15 milliards d’ariary, au profit de l’Adema. Cette enveloppe vise à financer des travaux urgents destinés à renforcer la sécurité et le bon fonctionnement des aéroports nationaux, indique un communiqué du ministère des Transports et de la météorologie.
    Cette décision intervient dans un contexte de fragilisation prolongée des capacités opérationnelles de l’Adema, liée à l’absence de reversement de cette redevance depuis plusieurs années, comme le rappelle le ministère. Les fonds débloqués doivent ainsi permettre de lancer sans délai des travaux de mise en conformité portant notamment sur l’entretien des pistes et des tarmacs, la maintenance des équipements d’aide à la navigation aérienne, la disponibilité des moyens de secours et de lutte contre l’incendie, ainsi que la sécurisation des infrastructures aéroportuaires.
    Selon le ministère, les retards accumulés avaient entraîné des “dégradations avancées de certaines infrastructures”, des “pannes répétitives d’équipements critiques” et des “risques réels de fermeture de plusieurs plateformes aéroportuaires”. Ces dysfonctionnements faisaient peser des menaces sur la sécurité des passagers, la continuité du trafic aérien et l’attractivité économique et touristique du pays, poursuit-il.
    “Cette mesure illustre une volonté claire de l’Etat de placer la sécurité aérienne au cœur de ses priorités, en dotant l’Adema des moyens nécessaires pour remplir pleinement son rôle au service du pays”, souligne encore le ministère. En octobre, l’Adema avait évoqué des arriérés estimés à environ 16 millions d’euros suite au non-reversement dans ses caisses des redevances de concession des aéroports de Nosy Be et d’Antananarivo depuis 2020.
    Le consortium Ravinala Airports qui assure depuis 2015 la gestion des deux aéroports considérés comme les plus rentables du pays indique avoir régulièrement versé à l’Etat ses redevances de concession via le système de compensation et par paiement direct. Ravinala Airports avait rappelé à l’époque qu’“en cas de non-paiement par Air Madagascar de nos redevances, un système de compensation est activé. Cette compensation nous permet de déduire la somme non payée par la compagnie nationale des redevances que nous devons verser à l’État”.
  • INSTITUTION – La HCC accueille ses trois nouveaux membres après des discussions avec la présidence de la Refondation

    INSTITUTION – La HCC accueille ses trois nouveaux membres après des discussions avec la présidence de la Refondation

    Antananarivo, 24 Décembre, 6h50 – “La mission et les responsabilités au sein de la Haute Cour constitutionnelle ne sont pas faciles”. Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, a tenu à prévenir les trois nouveaux hauts conseillers constitutionnels qui viennent de faire leur entrée au sein de l’institution qu’il dirige, mardi soir. Dans son discours après la prestation de serment des trois nouveaux membres de la Cour d’Ambohidahy, il rappelle qu’être haut conseiller constitutionnel nécessite “un esprit impartial, du sang froid et une grande capacité d’analyse, pour ne parler que de ces qualités”. “Les débats sont particulièrement riches et intenses au sein de la HCC”, glisse-t-il encore, tout en remerciant les trois hauts conseillers sortants pour la qualité des échanges et de la collaboration durant leur mandat.
    C’est au cours d’une audience solennelle tenue en début de soirée mardi dans la salle d’audience de la HCC que Tianjanahary Andriamalaza, Norovola Rasolonjatovo et Haingotiana Andriamampandry ont officiellement pris leurs nouvelles fonctions. Les trois nouveaux hauts conseillers venaient alors de prêter serment devant leurs six nouveaux collègues. La cérémonie a eu lieu en présence des quatre hauts conseillers de la Refondation, de quelques membres du gouvernement, de quelques hauts responsables de la justice, et d’autres hauts employés de l’Etat.
    Prévue se tenir à la mi-journée, l’audience solennelle de prestation de serment a été reportée suite à la déclaration des trois hauts conseillers sortants ayant démenti leur démission. Après plusieurs heures de discussion à Iavoloha, la situation semble s’être tassée et la cérémonie a finalement pu avoir lieu. “Les trois hauts conseillers sortants n’avaient rien contre l’alternance, ils voulaient juste faire savoir que leur remplacement n’était pas consécutif à une démission”, confie une source proche de la magistrature.
    Entourée de Vololontiana Christiane Rakotobe Andriamarojaona, Ranaivo Fidèle Mbalo, Rondro Lucette Rahelimanantsoa Razanadrainiarison avait déjà indiqué dans la matinée qu’elle et ses deux collègues ne voyaient “pas de problème au remplacement”. “Mais nous ne pouvons pas nous taire face à une démission qu’on nous impute alors que nous n’avons pas démissionné”, avait-elle annoncé à la presse. Arrivés sous escorte militaire à Ambohidahy mardi matin, ils se sont ensuite rendus à Iavoloha, toujours sous escorte militaire, pour discuter avec les hauts conseillers de la Refondation avant que leurs successeurs ne prennent leurs fonctions
  • ADMINISTRATION – Six chefs de région par intérim sur 23 nommés en Conseil des ministres

    ADMINISTRATION – Six chefs de région par intérim sur 23 nommés en Conseil des ministres

    Antananarivo, 23 Décembre, 16h17 – Six nominations sur 23. La campagne de recrutement des chefs de région lancée par l’Etat donne ses premiers résultats. Le Conseil des ministres de lundi a sorti six noms sur les 23 attendus. N’étant pas élus, ils ne portent pas le titre de “chef de région” mais plutôt de “chef de région par intérim”.

    Il s’agit notamment de la conseillère municipale d’Antananarivo, Clémence Raharinirina, pour l’Analamanga, de l’ancien député Irené Djaosera pour la Sofia, de Nathalie Ravaonirina pour le Vakinankaratra, de Bertrand Randriamanarivo pour l’Anosy, de Djiby Jean Berthinot Raharijaona pour l’Androy, et de Tsiverihasy Tiary Ramilavonjy pour l’Ihorombe. Comme déjà indiqué par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, leur désignation n’est que “provisoire” et qu’elle est faite dans le but de “garantir la continuité du service public et le bon fonctionnement des régions”.

  • FISCALITÉ – Les contreparties des exonérations fiscales au cœur des débats entre le secteur public et le secteur privé

    FISCALITÉ – Les contreparties des exonérations fiscales au cœur des débats entre le secteur public et le secteur privé

    Antananarivo, 23 Décembre, 15h00 – L’Etat et le secteur privé s’entendent sur un nouveau contrat fiscal. Chaque exonération appelle dorénavant à une obligation de performance pour le secteur économique bénéficiaire. Ces contreparties ont toutefois fait l’objet de long débat, lors du lancement du septième Rapport national sur le développement humain (RNDH), la semaine dernière.

    Cette nouvelle orientation en matière de politique fiscale se base sur des analyses de coûts et bénéfices, explique le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. Lorsqu’une exonération perd sa fonction de levier, elle se transforme mécaniquement en rente, expose-t-il. Il soutient alors qu’il “faudrait éliminer celles qui ne sont pas productives pour qu’elles ne deviennent pas un coût pour l’économie”.

    Le Fonds monétaire international (FMI), par le biais de son représentant résident à Madagascar, Eklou Kodjovi, insiste sur la rationalisation de ces dépenses fiscales. L’exercice consiste en premier lieu à trier les exonérations, puis de garder celles qui génèrent réellement de l’investissement. Celles qui sont des « pertes sèches » pour l’État devraient pour leur part être supprimées, suggère-t-il.

    Pour l’année 2026, c’est au secteur privé qu’est confiée la tâche de choisir les exonérations qui devraient être supprimées. Mais la présidente du Jeune patronat de Madagascar (JPM), Lilia Randriamifidimanana ne manque pas de soulever la complexité de la mise en œuvre et le manque de marge de manœuvre réelle de cette disposition.

    La présidente du JPM déplore une certaine incohérence. Comme soulevé par cette jeune entrepreneure, l’État impose des “zones rouges” en maintenant notamment les exonérations pour les importations du riz ou de certains produits de première nécessité pour des raisons sociales et politiques. Or cela réduit le débat à un “petit carré” de décisions qui ne permet pas de traiter les grands enjeux économiques de fond, explique-t-elle

    Des efforts de productivité sont attendus des secteurs qui bénéficient d’exonérations fiscales, martèle le ministre Herinjatovo Ramiarison. “Comme quoi, les exonérations, les subventions octroyées s’annulent avec les gains de productivité à long terme”, avance-t-il. Ce membre du Gouvernement parle d’obligation de performance. Mais pour Lilia Randriamifidimanana du JPM, “cette obligation de performance doit être une responsabilité partagée entre le secteur privé et le secteur public”

  • FÊTES – Le vendredi 2 janvier 2026 décrété chômé et payé par le Conseil des ministres

    FÊTES – Le vendredi 2 janvier 2026 décrété chômé et payé par le Conseil des ministres

    Antananarivo, 23 Décembre, 8h30 – Un “pont” pour passer entre le nouvel an et le premier week-end de janvier. Le Conseil des ministres de lundi vient de décréter le vendredi 2 janvier chômé et payé. Ce sera le premier long week-end de l’année 2026 qui devrait ensuite compter au moins trois week-ends de trois jours selon le calendrier. Ce premier long week-end devrait aussi compenser les deux jours fériés qui tomberont un dimanche en 2026, et qui ne seront pas récupérés selon les pratiques à Madagascar.

    Pour 2026, la fête du travail du 1er mai, l’anniversaire de l’Indépendance du 26 juin et la journée de Noël du 25 décembre tomberont un vendredi. Si la lune est favorable, la journée de l’Aïd El Fitr qui termine le Ramadan devrait aussi tomber un vendredi cette année, au 20 mars en l’occurrence. Ce qui permettrait aux travailleurs qui ne travaillent pas le samedi d’avoir trois jours de break successifs en semaine.

    Mais les travailleurs de Madagascar verront aussi deux jours fériés non récupérables en lundi comme Pâques et Pentecôte tomber un dimanche en 2026. Il s’agit de la date de Commémoration des Martyrs du 29 mars et de la Toussaint du 1er Novembre. Le 8 mars, date de la Journée internationale des droits des femmes, devenu jour férié pour les femmes, tombera aussi un dimanche. Et pour réduire encore les possibilités d’un long week-end ou d’un day off en pleine semaine de travail, le 15 août de l’Assomption sera un samedi en 2026.

  • CONSEIL DES MINISTRES – Clémence Raharinirina nommée chef de région d’Analamanga par intérim, Alban “Babà” Rakotoarisoa désigné DG de l’ACM

    CONSEIL DES MINISTRES – Clémence Raharinirina nommée chef de région d’Analamanga par intérim, Alban “Babà” Rakotoarisoa désigné DG de l’ACM

    Antananarivo, 23 Décembre, 7h27 – Les “militants” casés. Après Lucie “Lily” Vololoniaina Rafaralahy nommée ministre du Tourisme et de l’artisanat, Clémence Raharinirina et Faniry Alban “Babà” Rakotoarisoa se voient également nommés à des hauts emplois de l’Etat. Les deux conseillers municipaux sont respectivement désignés chef de région d’Analamanga par intérim et directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM) par le Conseil des ministres lundi

    Clémence Rahanirina et Alban Rakotoarisoa avaient été, avec Lily Rafaralahy, à l’initiative du mouvement du 25 septembre 2025 et avaient lancé le mouvement “Tsy manaiky lembenana”. Ce sont eux qui, le 18 septembre, avaient manifesté devant les portes du Sénat et avaient donné rendez-vous à la population d’Antananarivo le 25 septembre pour contester le délestage et les coupures d’eau. Arrêtés à la suite de cette manifestation, ils avaient été placés sous contrôle judiciaires avant d’être relaxés alors que le mouvement avait pris de l’ampleur en novembre.

    Ancienne journaliste de télévision, Clémence Raharinirina est entrée en politique après s’être fait connaître en tant que présidente de l’association des taxi d’Antananarivo Renivohitra (FTAR). Elle avait été élue conseillère municipale sur la liste Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (IRK) en 2019. Mais bien qu’elle ait été tête de liste de la plateforme, elle s’est très vite désolidarisée de la majorité avant d’en être écartée en 2021. En 2024, elle est à nouveau élue conseillère municipale mais cette fois sur la liste Firaisankina.
    ⭕️Alban Rakotoarisoa, président du parti politique Antoko Politika Madio (APM), a également été élu sous les couleurs de la plateforme Firaisankina en 2024. En 2019, il avait été candidat à la mairie de la Capitale avec le soutien de la plateforme Komba qui avait réussi à placer trois conseillers municipaux à l’époque. Soutenant la candidature de Brunelle Razafitsiandraofa à la présidentielle de 2023, il avait également participé au mouvement Hetsika Fotsy. Salarié auprès de la représentation à Madagascar de la compagnie aérienne Air France en 2023, il en a été licencié après avoir évoqué le nom de la compagnie au cours d’une émission télévisée dans laquelle il s’est exprimé en tant qu’homme politique.

  • INSTITUTION – Onitiana Realy et Harry Laurent Rahajason rejoignent la présidence de la Refondation en tant que directrice de cabinet et directeur de la communication

    INSTITUTION – Onitiana Realy et Harry Laurent Rahajason rejoignent la présidence de la Refondation en tant que directrice de cabinet et directeur de la communication

    Antananarivo, 23 Décembre, 7h00 – Deux anciens ministres de l’époque Hery Rajaonarimampianina officialisent leur entrée au Palais. Le Conseil des ministres de mercredi vient de nommer Onitiana Realy, ministre de la Population, de la protection sociale et de la population de 2015 à 2018, directrice de cabinet civil de la présidence de la Refondation de la République. Harry Laurent Rahajason alias Rolly Mercia, ancien ministre de la Communication et des relations avec les institutions de 2017 à 2018 est désigné à la direction de la communication.

    Ceux deux anciens journalistes et dirigeants de médias ont déjà été porte-parole du gouvernement Olivier Solonandrasana Mahafaly à l’époque où ils étaient membres du gouvernement. Avec le retour au pouvoir d’Andry Rajoelina, Harry Laurent Rahajason, condamné pour “complicité d’atteinte à la sûreté de l’Etat” puis pour faux témoignage et dénonciation abusive, a passé plusieurs années en prison. Onitiana Realy, de son côté, a déclaré se retirer de la vie politique pendant un temps indéterminé. Faisant l’objet de suspicions, elle est ensuite partie vivre à l’étranger.

  • FINANCES – Le secteur de l’assurance plafonne sous la barre des 1 % du Produit intérieur brut

    FINANCES – Le secteur de l’assurance plafonne sous la barre des 1 % du Produit intérieur brut

    Antananarivo, 22 Décembre, 16h51 – Le géant absent. Avec un taux de pénétration oscillant péniblement entre 0,56 % et 0,60 %, le secteur de l’assurance plafonne sous la barre des 1 % du Produit intérieur brut (PIB). Entre une image de produit « élitiste » et une réelle méconnaissance des mécanismes, le secteur reste confronté à un défi immense, comme expliqué par Nanjatiana Razakamanana, président de l’Association professionnelle des entreprises d’assurance à Madagascar (Apeam). C’était en marge de l’Insurance Day 2025, qui s’est tenue à l’Université d’Antananarivo la semaine dernière.

    “Beaucoup pensent encore que l’assurance est complexe, coûteuse ou réservée à une catégorie de la population”, expose ce président de l’Apeam. Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des finances, Zo Lalaina Razafindrakoto, c’est une situation qui peut s’expliquer par le fait que les produits existants demeurent souvent inaccessibles ou mal adaptés, notamment pour les populations rurales et à faible revenu. Et “cette situation traduit non seulement un manque de sensibilisation du public, mais aussi un besoin d’innovation et d’inclusion pour que l’assurance devienne un outil concret de sécurité économique pour tous”, explique-t-il.

    Le secteur de l’assurance, qui est pour l’instant méconnu, devrait pourtant jouer un rôle capital pour le développement économique du pays et devrait constituer un levier pour réaliser un sursaut économique, a soutenu Zo Havana Rakotoarivelo, chargé de programme résilience du Programme des Nations-Unies pour le développement (Pnud) à Madagascar. Dans un contexte marqué par l’exposition croissante aux risques, qu’ils soient économiques, climatiques, sociaux ou technologiques, l’assurance demeure d’ailleurs un pilier essentiel de stabilité et de résilience, reprend Nanjatiana Razakamanana.

    L’assurance est proposée pour protéger les biens, les projets, et l’avenir. La micro-assurance, quant à elle, représente une réponse adaptée aux réalités de nos concitoyens à faible revenu, en leur permettant d’accéder à des couvertures simples, abordables et adaptées à leurs besoins essentiels dans la vie de tous les jours.

    L’Insurance Day constitue une plateforme de dialogue, de promotion, de sensibilisation et de mobilisation multi-acteurs visant à rapprocher l’assurance des citoyens, à mieux faire comprendre les mécanismes et à démontrer concrètement comment elle peut améliorer la vie quotidienne. Elle vise par ailleurs à promouvoir une culture de l’assurance inclusive et créer des partenaires solides qui contribueront à la résilience nationale. Le Pnud indique être aux côtés du gouvernement de Madagascar, du secteur privé et de l’ensemble de ses partenaires, en œuvrant pour le développement de solutions d’assurance inclusives adaptées aux populations vulnérables.

    Photo : PNUD