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  • TRAVAIL – Plus de 65 000 agents contractuels à intégrer parmi les fonctionnaires 

    TRAVAIL – Plus de 65 000 agents contractuels à intégrer parmi les fonctionnaires 

    Antananarivo, 31 Décembre, 7h45 – Le gouvernement officialise la reprise de l’intégration des agents de l’État en tant que fonctionnaires titulaires. La ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (MTEFP), Soatiana Bety Léonne Florent, annonce lors d’une conférence de presse tenue mardi que 65 279 agents viendront renforcer les effectifs de la fonction publique.

     

    Cette intégration concerne les Employés fonctionnaires assimilés (EFA) ainsi que les Employés de longue durée (ELD). Selon un communiqué conjoint du ministère en charge de la Fonction publique et du ministère de l’Économie et des finances, cette décision est le fruit d’une collaboration étroite entre les deux départements ministériels. L’annonce a été faite à l’issue d’une conférence de presse organisée au site des 67 Ha.

     

    La réintégration des agents de l’État en tant que fonctionnaires avait été suspendue depuis février 2020. D’après le MTEFP, des critères spécifiques seront appliqués, notamment en fonction des compétences et des diplômes des agents concernés.

     

    Par ailleurs, la loi de finances initiale (LFI) prévoit déjà 13 000 postes budgétaires pour l’année 2026. Contrairement à ce recrutement prévu dans la LFI, la présente mesure porte sur la régularisation d’agents disposant d’au moins six ans d’ancienneté au sein de l’administration publique.

     

    Photo : MTEFP

  • MALADIE – Cinq cas confirmés de la variole du singe signalés à Mahajanga, selon le ministère de la Santé publique

    MALADIE – Cinq cas confirmés de la variole du singe signalés à Mahajanga, selon le ministère de la Santé publique

    Le ministère de la Santé publique annonce la découverte de cinq cas de Mpox, variole du singe à Madagascar, ce mardi. Les cas ont été confirmés par des analyses réalisées auprès du Laboratoire des analyses médicales de Madagascar (LA2M) et de l’Institut Pasteur de Madagascar lundi 29 décembre, rapporte encore le ministère. A en croire un communiqué transmis à la presse, les cas ont été identifiés dans le Fokontany Ambovoalanana, dans le district de Mahajanga I, région Boeny. Le ministère indique que les cas signalés n’ont « aucun lien avec des voyages internationaux, suggérant une transmission locale ».

    Face à ces cas signalés, le ministère appelle la population à la vigilance mais se veut également rassurant. Il annonce une « prise en charge médicale », « l’isolement des cas confirmés » ainsi que « l’isolement préventif des cas suspects ». Afin de prévenir la propagation des maladies, un Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), chargé de la coordination et du suivi étroit de l’évolution de la situation sanitaire au niveau local, est mis en place, souligne le ministère, qui évoque également des opérations d’identification et de suivi des contacts, le virus de la Mpox se transmettant par « contact étroit avec une personne infectée, ou encore par contact direct avec les lésions ou les fluides corporels ».

    Pour la prévention, il est recommandé de « se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou au gel hydroalcoolique », d’ « éviter les contacts étroits avec les personnes symptomatiques et leurs lésions », de « s’abstenir de relations sexuelles pendant la période symptomatique », mais aussi de consulter rapidement un centre de santé en cas de fièvre associée à une éruption cutanée.

    Dans son communiqué, le ministère assure que « la Mpox est traitable ». Elle invite alors à « éviter toute stigmatisation », et à « signaler immédiatement tout cas suspect aux autorités sanitaires ».

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  • ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Ouverture prochaine de l’Université du Bongolava à Tsiroanomandidy

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Ouverture prochaine de l’Université du Bongolava à Tsiroanomandidy

    Antananarivo, 30 Décembre, 15h15 – Une nouvelle Université annexe pour l’Université d’Antananarivo. Le Professeur Rivoarison Randrianasolo, président de l’Université d’Antananarivo, annonce l’ouverture imminente de l’Université de Bongolava lors d’une récente mission à Tsiroanomandidy. Placé sous la tutelle directe de l’Université d’Antananarivo, cet établissement de proximité vise à décentraliser l’enseignement supérieur public. La gouvernance locale sera assurée par le Professeur Andrianelison Rakotomahevitra, nommé directeur, et le Docteur Jean Freddy Ranaivoarisoa, désigné président du Conseil de l’Établissement.

    Quatre domaines principaux sont prévus être ouverts au sein de cette nouvelle Université : Sciences de la société, Sciences et technologies, Sciences de l’ingénieur, ainsi que les Arts, Lettres et Sciences humaines. La direction précise que les cursus suivront les standards académiques et les exigences de qualité en vigueur sur le campus d’Ambohitsaina. Cette structure garantit ainsi aux futurs étudiants de la région un niveau d’enseignement identique à celui de la Capitale, tout en favorisant l’accès aux études supérieures en dehors des grands centres urbains habituels.

    Les autorités locales et le secteur privé de Tsiroanomandidy ont confirmé leur soutien au projet lors de rencontres officielles. Le nouveau campus sera érigé sur un terrain de 20 hectares à Benamamy. En attendant, des infrastructures provisoires ont déjà été aménagées par la région pour permettre le début des cours dès l’année universitaire 2026.

    Un bureau d’inscription est par ailleurs opérationnel dans les locaux de la Région Bongolava. Les responsables administratifs et politiques se sont engagés à faciliter l’ensemble des démarches nécessaires pour assurer la mise en œuvre effective de ce nouvel établissement public au bénéfice de la jeunesse locale.

  • ROUTE NATIONALE RN10 – Le démarrage des travaux de reconstruction des sections Andranovory-Ampanihy prévu au mois de mars 2026

    ROUTE NATIONALE RN10 – Le démarrage des travaux de reconstruction des sections Andranovory-Ampanihy prévu au mois de mars 2026

    Antananarivo, 30 Décembre, 12h05 – Les échéances clés et l’état d’avancement des travaux de reconstruction de la route nationale RN10 partagées. Selon le calendrier avancé par la Banque mondiale, le démarrage effectif des travaux pour les sections Andranovory-Ambatry et Ambatry-Ampanihy est prévu au mois de mars 2026. C’est le représentant résident de cette institution financière à Madagascar, Atou Seck, qui en a fait part à la presse au début de ce mois de décembre.

    Le coup d’envoi symbolique et technique de la reconstruction de ces sections avait déjà été donné par l’État malgache sur ses ressources propres internes (RPI). Celles-ci avaient notamment pris en charge le bitumage des quatre premiers kilomètres à partir du carrefour d’Andranovory.

    La passation de marchés pour la suite du chantier pour ces deux sections était déjà en cours. Et la Banque mondiale, qui finance ces travaux à travers le Projet de connectivité de Madagascar pour une croissance inclusive (PCMCI), avance que la signature des contrats est prévue pour février 2026. Cette contractualisation devra permettre le démarrage effectif des travaux prévu au mois de mars de l’année prochaine.

    La réalisation des travaux de réhabilitation de la RN10 avait été divisée en plusieurs lots. Le lot 1 concerne la section de 98 kilomètres entre Andranovory PK4 et Ambatry PK 101. Le lot 2 de 113 kilomètres part d’Ambatry jusqu’à Ampanihy. Puis le lot 3 concerne un tronçon de 92 kilomètres entre Ampanihy et Beloha. Et le lot 4, concerne la reconstruction de la route d’une longueur de 111 kilomètres entre Beloha et Ambovombe.

    Pour la section 3 Ampanihy-Beloha, les travaux entrepris avaient enregistré un taux d’avancement de 4,12% au début du mois de décembre, et ils devront enregistrer 15,3% d’avancement physique d’ici la fin du premier semestre de 2026. Les travaux étaient également déjà en cours pour la section 4, entre Beloha et Ambovombe, avec un avancement de 2,89% au début de ce mois de décembre. L’objectif annoncé par la Banque mondiale était d’atteindre 12,17 % d’avancement physique d’ici le 30 juin 2026.

  • SUSPICION DE BLANCHIMENT – La demande de liberté conditionnelle de Maminiaina Ravatomanga rejetée par la justice mauricienne

    SUSPICION DE BLANCHIMENT – La demande de liberté conditionnelle de Maminiaina Ravatomanga rejetée par la justice mauricienne

    La demande de liberté sous caution déposée par Maminiaina Ravatomanga a été rejetée ce mardi par la magistrate de la Bail and Remand Court à Port-Louis, rapporte la presse mauricienne.

    Lors de l’examen de cette demande la semaine dernière, la Financial Crimes Commission (FCC) s’est opposée à toute remise en liberté de l’homme d’affaires. L’organisme mauricien de lutte contre la corruption a avancé trois arguments principaux : un risque de fuite, une possible pression sur des témoins et un risque d’entrave au bon déroulement de l’enquête.

    Maminiaina Ravatomanga fait actuellement face à trois accusations provisoires devant le tribunal mauricien, deux chefs d’accusation pour blanchiment d’argent et un pour entente délictueuse.

  • COMMERCE – L’Union européenne absorbe plus d’un tiers des exportations malgaches en valeur

    COMMERCE – L’Union européenne absorbe plus d’un tiers des exportations malgaches en valeur

    Antananarivo, 29 Décembre, 14h30 – L’Union européenne conforte sa position de premier client de Madagascar. Avec 34,6 % de parts de marché, ce bloc géoéconomique avait absorbé à lui seul plus d’un tiers des exportations malgaches en valeur durant les 11 premiers mois de 2025. C’est ce qui ressortait de la situation du commerce extérieur rapportée par la direction générale des Douanes (DGD).

    Sur une exportation totale malgache s’élevant à 10 048,8 milliards d’ariary en valeur FOB, l’Union Européenne avait effectué des achats à hauteur de 3 479 milliards d’ariary auprès de la Grande île durant cette période sous revue. Elle avait alors pesé presque autant que les États-Unis et la Chine réunis. L’Union européenne avait exporté quasiment le double du bloc nord-américain (États-Unis-Canada), qui est le deuxième client de Madagascar avec 18,5 %, soit 1 860,6 milliards d’ariary.

    132 000 tonnes de produits malgaches avaient été exportés vers l’Europe. Ce qui correspond à environ 11% du volume des exportations de Madagascar qui totalisent 1,202 millions de tonnes durant les onze premiers mois de l’année. Le fait que l’Union Européenne avait représenté 34,6 % de la valeur mais seulement 11 % du poids démontre que Madagascar exporte vers ce marché des produits à forte valeur ajoutée ou à prix unitaire élevé.

    Contrairement à d’autres blocs géoéconomiques qui connaissent des pics isolés, l’Union européenne avait maintenu un flux constant et élevé. Ce flux avait dépassé les 300 milliards d’ariary presque chaque mois, avec des pics à 376,5 milliards d’ariary en mai et 388,3 milliards d’ariary en juin.

    Concernant les autres partenaires économiques de la Grande île, le bloc Etats-Unis-Mexique-Canada est le second client de Madagascar avec 18,5% de parts de marché, valant 1 860,6 milliards d’ariary. Ils sont suivis du bloc Japon-Corée avec 13,2% de parts de marché pour 1 329,7 milliards d’ariary. Le bloc géoéconomique Grande Chine arrive à la quatrième place, pour 10,8% de parts de marché, valant 1 089 milliards d’ariary.

  • INTEMPÉRIES – Le Centre et l’Est de Madagascar en alerte rouge pour forte pluies

    INTEMPÉRIES – Le Centre et l’Est de Madagascar en alerte rouge pour forte pluies

    Antananarivo, 29 Décembre, 16h55 – De fortes pluies continueront de s’abattre sur la région Analamanga ce lundi. Selon le bulletin publié par le service de la météorologie, le danger est imminent pour plusieurs districts des Hautes Terres centrales et du Centre-Est de l’île.
     
    Cet avis d’alerte rouge pour fortes pluies concerne notamment l’ensemble des districts d’Analamanga, ainsi que les districts d’Arivonimamo, d’Ambatolampy, d’Antanifotsy, d’Anosibe an’Ala, de Moramanga, de Marolambo, de Mahanoro, d’Antanambao Manampotsy, de Vatomandry et de Brickaville. Les techniciens d’Ampandrianomby estiment que le cumul des précipitations pourrait atteindre entre 30 et 70 mm en 24 heures.
  • CYCLONE – Grant poursuit sa direction vers l’Ouest et se rapproche des Îles du Sud-Ouest de l’océan Indien

    CYCLONE – Grant poursuit sa direction vers l’Ouest et se rapproche des Îles du Sud-Ouest de l’océan Indien

    Antananarivo, 29 Décembre, 14h43 – Le cyclone tropical intense Grant touche le bassin du Sud-Ouest de l’océan Indien. D’après Météo-France Réunion, son centre se situe ce lundi matin à l’Est du bassin, à plus de 2 000 km au Nord-Est de Rodrigues. À 10h, heure de La Réunion, le système a été localisé à 2 840 km à l’Est-Nord-Est des côtes réunionnaises et à 3 930 km à l’Est de Mayotte soit à environ 3 200 km des côtes orientales malgaches.
    Au cours des cinq prochains jours, Grant devrait se déplacer vers l’Ouest-Sud-Ouest et rester à bonne distance des terres habitées. Concernant ses caractéristiques, il s’agit d’un système de très petite taille, avec des vents dangereux confinés dans un rayon de 80 km autour du centre. Il devrait se maintenir au stade de cyclone tropical intense au cours des 24 prochaines heures, avant de s’affaiblir dans les jours suivants.
    Pour Madagascar, le danger semble encore lointain. Toutefois, selon Météo-France Réunion, au-delà des cinq prochains jours, il est encore trop tôt pour estimer une éventuelle influence de ce système, en raison des nombreuses incertitudes.
    Photo : Météofrance
  • JUSTICE – Le ministère de la Justice rappelle la compétence des juridictions de droit commun pour poursuivre le général Richard Ravalomanana

    JUSTICE – Le ministère de la Justice rappelle la compétence des juridictions de droit commun pour poursuivre le général Richard Ravalomanana

    Antananarivo, 29 Décembre, 7h37 – Ni immunité ni privilège de juridiction pour l’ancien président du Sénat, le général Richard Ravalomanana. Soupçonné de « complicité d’homicide volontaire, de complicité de blessures volontaires, d’usurpation de fonctions et d’atteinte à la sûreté de l’Etat », autant d’actes que les autorités l’accusent d’avoir commis du temps où il était chef d’institution mais “en dehors de l’exercice des fonctions”, le général à la retraite ne passera pas devant la Haute Cour de justice. Annoncé démissionnaire d’office du Sénat la semaine dernière par la Haute Cour constitutionnelle, sa poursuite n’est pas non plus passée par une quelconque autorisation du Bureau permanent de la Chambre haute.

    “Les infractions susmentionnées ont été commises en dehors de l’exercice de ses fonctions”, rappelle le ministère de la Justice dans un communiqué publié dimanche. “En conséquence, les personnes concernées relèvent de la juridiction de droit commun, conformément aux principes constitutionnels et aux lois en vigueur”, poursuit-il.

    Samedi, le procureur général près la Cour d’appel, Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro a déjà soulevé l’article 134 de la Constitution qui indique que “les présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du Gouvernement et le président de la Haute Cour constitutionnelle sont justiciables des juridictions de droit commun pour les infractions commises hors de l’exercice de leurs fonctions”. Il avait également souligné que “l’initiative des poursuites émane du procureur général près la Cour de cassation” qui transmet ensuite le dossier à la juridiction compétente.

    Le ministère de la Justice ne donne pas de détails sur les actes dont on soupçonne l’ancien président du Sénat. Mais à en croire le procureur général, ce serait notamment parce que celui-ci avait donné des ordres [aux forces de l’ordre] et avait même dirigé des actions violentes pour réprimer la population lors d’une revendication pacifique” alors qu’il n’avait aucun commandement. “Il avait joué des rôles qui ne relevaient pas de ses attributions”, avait souligné le PGCA.

  • JUSTICE – Le général Richard Ravalomanana pourrait aussi être poursuivi pour complicité d’homicide et de blessures volontaires, selon le procureur général

    JUSTICE – Le général Richard Ravalomanana pourrait aussi être poursuivi pour complicité d’homicide et de blessures volontaires, selon le procureur général

    Antananarivo, 27 Décembre, 19h35 – Les rôles que le général Richard Ravalomanana avait pu jouer durant les manifestations de septembre-octobre passés au crible. Le procureur général de la Cour d’appel, Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro, indique que l’ancien président du Sénat fait l’objet d’“enquêtes pour avoir joué des rôles qui ne relevaient pas de ses attributions”.

    En plus de cette “suspicion d’usurpation de fonctions”, il pourrait alors être poursuivi pour “atteinte à la sûreté de l’Etat, incitation à la haine mais aussi complicité d’homicides et de blessures volontaires parce qu’il y a eu des morts et des blessés durant les manifestations”, souligne le procureur général au cours d’une rencontre avec la presse ce samedi. A en croire le magistrat, il existe beaucoup de preuves montrant et mettant en évidence que le général Richard Ravalomanana avait “donné des ordres [aux forces de l’ordre] et avait même dirigé des actions violentes pour réprimer la population lors d’une revendication pacifique”.

    Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro reconnaît qu’à l’époque Richard Ravalomanana avait encore été président du Sénat, mais comme “les infractions pour lesquelles il est poursuivi ne sont pas liées à ses fonctions de chef d’institution, la procédure relève du droit commun et non de la Haute cour de justice”, souligne-t-il. C’est donc “le procureur général de la Cour de cassation qui a ordonné l’ouverture de l’enquête”, précise-t-il alors.

    Quand l’ordre de poursuite est arrivé au niveau du parquet, celui-ci a saisi les Forces d’intervention de la gendarmerie nationale (FIGN) qui ont ensuite procédé à l’interpellation et mené les enquêtes. L’ancien président du Sénat avait déjà été convoqué le 24 décembre dernier, mais avait d’abord refusé d’obtempérer. Un mandat d’amener a ensuite été délivré à son encontre ce samedi, permettant son arrestation.