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  • TRAVAIL – Les TPMEs impliquées dans les négociations sur la revalorisation salariale du secteur privé

    TRAVAIL – Les TPMEs impliquées dans les négociations sur la revalorisation salariale du secteur privé

    Antananarivo, 5 Janvier, 11h00 – Un nouvel acteur à la table des négociations. Les Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) sont dorénavant impliquées dans les négociations sur la revalorisation salariale du secteur privé, à travers l’Association des entreprises malgaches (FOM ou “Fikambanan’ny orinasa Malagasy”). Cette disposition va intégrer la réalité des petites structures dans les discussions sur ce sujet, d’après les explications apportées par le Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo. C’était lors d’une émission spéciale lors d’une émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche.
     
    Le chef du gouvernement rappelle que la détermination des salaires au sein du secteur privé relève des négociations entre employeurs et employés. Ces partenaires sociaux sont représentés respectivement par les organisations patronales et les syndicats de travailleurs. Aussi, ce sont le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat de Madagascar (Fivmpama) ou encore la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM) participent habituellement à ces échanges.
     
    Mais “compte tenu des dispositions relatives aux très petites entreprises, appelées à jouer un rôle futur, celles-ci sont d’ores et déjà conviées aux concertations. Ceci afin d’assurer le continuum économique, notamment en matière salariale”, explique le Premier ministre pour justifier leur implication.
    Photo d’illustration / Archives
  • SECTEUR BANCAIRE – La création du Fonds de garantie des dépôts toujours “au stade de projet”

    SECTEUR BANCAIRE – La création du Fonds de garantie des dépôts toujours “au stade de projet”

    Antananarivo, 5 Janvier, 9h40 – Accouchement difficile. La création du Fonds de garantie des dépôts (FGD) “demeure au stade de projet”. Bien que la base légale pour la mise en place de Fonds ait été posée dès septembre 2020 avec la loi relative aux établissements bancaires, ce mécanisme n’est toujours pas opérationnel jusqu’à ce jour. Une situation exposée par le ministère de l’Economie et des finances, dans le document budgétaire annexé à la loi des Finances initiales de 2026.
     
    Le FGD est un Fonds qui servira au remboursement partiel des déposants auprès des prestataires de services bancaires collectant des dépôts, dont les banques, les institutions de microfinance de dépôt et de crédit ainsi que les établissements d’épargne. Le projet de décret fixant les modalités de son fonctionnement et de mise en œuvre avait pourtant été déjà examiné par la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) en décembre 2024. Et ce texte avait déjà été transmis au ministère de l’Économie et des finances en mars 2025.
     
    Le FGD est conçu comme un filet de sécurité pour stabiliser le système financier et protéger les épargnants. Sans ce Fonds, les déposants ne bénéficient aujourd’hui d’aucune garantie automatique de remboursement immédiat, en cas de faillite d’un établissement de crédit.
     
    Selon le projet de décret sur son fonctionnement, le plafond de garantie couvert par ce Fonds est de 2 millions d’ariary par déposant. Ce qui, comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances, permettra globalement de couvrir 80 % des déposants en nombre et 20% du total des dépôts en montant.
     
    Le FGD sera par ailleurs alimenté essentiellement par les contributions financières des institutions collectant des dépôts. Des recours à des emprunts auprès de Banky foiben’i Madagasikara ou de l’Etat sont toutefois possibles si le Fonds venait à être insuffisant par rapport aux besoins de remboursement.
     
    Le projet d’instruction relatif aux contributions des prestataires de services bancaires au FDG serait néanmoins déjà finalisé. Celui-ci devra être adopté par la CSBF après l’adoption du décret susmentionné. Et c’est seulement dès l’entrée en vigueur de ces textes que le FGD deviendra opérationnel.
  • MODÈLE ÉCONOMIQUE – Le Premier ministre annonce une réforme structurelle orientée vers l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises

    MODÈLE ÉCONOMIQUE – Le Premier ministre annonce une réforme structurelle orientée vers l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises

    Antananarivo, 5 Janvier, 8h30 – Une réforme structurelle du modèle économique engagée à Madagascar. La stratégie impose désormais de passer d’un système caractérisé par une concentration excessive du marché aux mains de quelques entités dominantes à un écosystème entrepreneurial diversifié. Le Premier ministre malgache, Herintsalama Rajaonarivelo, parle de l’avènement d’un tissu de petites et moyennes entreprises (PME). Et c’est une nouvelle orientation que le chef du Gouvernement malgache a exposée lors d’une émission spéciale diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques, dimanche après-midi.

    Le basculement d’une économie de rente vers une économie de redistribution de la valeur est le pivot central de la réforme présentée par le Premier ministre. L’enjeu n’est pas de fragiliser les grandes entreprises existantes, assure-t-il. Il s’agit plutôt de libéraliser l’espace économique pour permettre l’émergence d’une relève, rassure-t-il. C’est passer d’un paysage de 50 géants isolés à un écosystème de 5 000 PME malgaches dynamiques, donne-t-il en exemple d’illustration.

    Il est en tout cas impératif, selon le Chef du Gouvernement de la Réfondation, de procéder à une redistribution des opportunités de croissance. Quelques orientations stratégiques visant à accompagner le développement d’un tissu de PME avaient alors avancées. Herintsalama Rajaonarivelo encourage notamment le soutien à l’externalisation et à la sous-traitance. Et ce, en encourageant les grands groupes à accompagner l’émergence de PME partenaires plutôt que de privilégier l’intégration verticale.

    Dans cette optique, le Premier ministre suggère la limitation de la diversification conglomérale. “Nous appelons les grandes structures à cesser la création de filiales hors de leur cœur de métier. Ces segments d’activité doivent être investis par les entrepreneurs locaux que nous soutenons”, a-t-il avancé. Le locataire de Mahazoarivo explique d’ailleurs que le développement du tissu de TPE/PME contribuera à valoriser les diplômés et les chercheurs en facilitant la transformation de leurs projets de développement en entités commerciales viables.

    L’État entend donc favoriser l’éclosion d’une nouvelle génération de chefs d’entreprise. Ce qui contribuera à garantir une création d’emplois durable sur l’ensemble du territoire ainsi qu’à stimuler l’innovation par la diversification des acteurs économiques.

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  • CARBURANT – L’essence passe sous la barre symbolique des 5 000 ariary après une baisse de 200 ariary

    CARBURANT – L’essence passe sous la barre symbolique des 5 000 ariary après une baisse de 200 ariary

    Antananarivo, 5 Janvier, 7h30 – Du jamais vu depuis trois ans et demi. Pour la première fois depuis juillet 2022, le prix du supercarburant auprès des stations-services repasse sous la barre symbolique des 5 000 ariary à Madagascar. Avec une baisse de 200 ariary effective ce lundi 5 janvier, le litre de ce produit s’affiche désormais à 4 970 ariary. L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) vient de publier la mise à jour des prix des carburants à Madagascar. Le gasoil et le pétrole lampant augmentent respectivement de 10 ariary et de 30 ariary.

    L’essence avait bien été proposée en dessous des 5 000 ariary au premier semestre de 2022. Le litre de ce produit pétrolier était encore à 4 100 ariary à l’époque. Mais elle a connu une hausse spectaculaire de 44% pour passer à 5 900 ariary au mois de juillet 2022, sous l’effet d’une combinaison de facteurs critiques, à la fois mondiaux et locaux. Il y avait eu la guerre en Ukraine et l’envolée du pétrole brut, la dépréciation de l’ariary face au dollar, la fin d’un gel des prix insoutenable, ainsi que les pressions des bailleurs de fonds comme le Fonds monétaire international (FMI).

    Après le choc de 2022, les tarifs à la pompe sont restés figés durant près de deux ans. Ce nouveau gel des prix, amorcé au second semestre 2022, s’est prolongé jusqu’en décembre 2024, maintenant le litre d’essence au prix stable de 5 900 ariary sur toute cette période.

    C’est depuis le mois de janvier 2025 que les prix des carburants à Madagascar ont à nouveau été ajustés mensuellement. Ces ajustements s’inscrivent dans l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix, convenu entre l’État malgache et le FMI. Le litre de l’essence avait alors baissé à 5 700 ariary au mois de janvier de 2025, puis à 5 250 ariary au mois de juin de la même année pour atteindre le seuil symbolique de 4 970 ariary le litre en ce mois de janvier 2026.

    Quant aux autres produits blancs, le gasoil connaît une légère révision à la hausse de 10 ariary, s’affichant désormais à 4 670 ariary. Le pétrole lampant suit la même tendance avec une augmentation de 30 ariary, portant son nouveau tarif à 3 520 ariary pour ce début d’année.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko annonce la “levée de l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala” par le Bureau permanent

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Siteny Randrianasoloniaiko annonce la “levée de l’immunité parlementaire de Marie Michelle Sahondrarimalala” par le Bureau permanent

    Antananarivo, 5 Janvier, 6h37 – Le Bureau permanent de l’Assemblée nationale donne à la Justice l’autorisation à mener des enquêtes contre la députée élue à Fianarantsoa I, Marie Michelle Sahondrarimalala. Le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko annonce dans un communiqué diffusé dimanche “la levée de l’immunité parlementaire de la députée pour permettre à la Justice de faire son travail selon la loi”.

    A entendre le président de l’institution, cette décision fait suite à une requête des autorités judiciaires “d’effectuer une mission d’enquête et d’instruction concernant cette élue, dans le cadre de plusieurs affaires de violation de la loi”. Siteny Randrianasoloniaiko ne précise pas la date de la transmission de la demande formulée par les autorités judiciaires mais indique que c’est le Bureau permanent, qui a examiné la demande et qui a, “après analyse de ses fondements juridiques”, décidé de lever l’inviolabilité parlementaire de l’élue de Fianarantsoa I.

    Selon la Constitution et la loi organique sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale, “aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit”. En dehors des sessions, l’autorisation peut être donnée par le Bureau permanent et elle ne concerne que les arrestations. “Les mesures d’enquête préliminaire peuvent être engagées, à tout moment, même sans levée préalable d’immunité, l’autorisation du Bureau n’étant requise que pour l’arrestation”, précise la loi organique sur le fonctionnement de l’Assemblée nationale.

    Par ailleurs, étant ancienne membre du gouvernement, la députée pourrait, selon la nature des faits qui lui sont reprochés et la période à laquelle ils auraient été commis, relever soit des juridictions de droit commun, soit, le cas échéant, de la Haute Cour de justice, ainsi que le prévoit la Constitution. Dans son communiqué, le président de l’Assemblée nationale ne précise pas la nature des faits pour lesquels les enquêtes sont menées. Il souligne juste que la décision du Bureau permanent “ne constitue en aucun cas un jugement anticipé” et que “la présomption d’innocence demeure de mise jusqu’au prononcé d’une décision définitive”.

    Selon la Constitution, “les membres du gouvernement sont pénalement responsables, devant la Haute Cour de justice, des actes accomplis liés à l’exercice de leurs fonctions des actes qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis”. Ils sont “justiciables des juridictions de droit commun pour les infractions commises hors de l’exercice de leurs fonctions”.

    Marie Michelle Sahondrarimalala fait déjà l’objet d’une interdiction de sortie du territoire, prise le 29 octobre dernier par le ministère de l’Intérieur. Le document mentionne que cette mesure fait suite à une correspondance du directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), sans en préciser les motifs.

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  • SECTEUR AÉRIEN – Les mesures de redressement d’Air Madagascar examinées par la présidence de la Refondation et les représentants du personnel de la compagnie

    SECTEUR AÉRIEN – Les mesures de redressement d’Air Madagascar examinées par la présidence de la Refondation et les représentants du personnel de la compagnie

    Antananarivo, 4 Janvier, 20h30 – Les pistes de solutions et les mesures de redressement appropriées pour Air Madagascar sur la table. Ces dispositions ont été au cœur de la rencontre entre le président de la Refondation de la République de Madagascar, le Colonel Michael Randrianirina, et les représentants du personnel de cette compagnie, ce dimanche.

     

    Ces délégués du personnel d’Air Madagascar avaient déjà sollicité cette audience, à l’issue d’une réunion qui s’est tenue vers la fin de l’année 2025. Ils ont demandé cette rencontre avec la plus haute instance de l’État afin d’engager une concertation urgente visant à arrêter des mesures pérennes et conformes pour l’ensemble des parties prenantes.

     

    Une des inquiétudes communiquées auparavant par ces représentants d’Air Madagascar concerne l’échéance de l’avenant contractuel fixée au 31 décembre 2025, impliquant le transfert des agents d’Air Madagascar et Tsaradia en tant que personnel permanent au sein de Madagascar Airlines. Ils avaient sollicité le report ou la suspension de cette disposition, afin de garantir la préservation de leurs droits acquis de salariés. Ils ont même jugé qu’une décision claire et statutaire s’imposait avant cette échéance, face à l’urgence et la sensibilité de cette phase de transition.

     

    Ces délégués ont exposé au Colonel Michael Randrianirina un rapport détaillé de l’ensemble des problématiques structurelles et opérationnelles auxquelles fait face la compagnie nationale. Le président de la Refondation de la République s’est mis à leur écoute. Ce qui a permis aux deux parties d’examiner de concert les pistes de solutions et les mesures de redressement appropriées d’Air Madagascar. « Mon vœu et mon ambition sont de redresser Air Madagascar afin de restaurer la fierté nationale qu’elle incarne », aurait alors lancé le Chef d’État lors de cette rencontre.

  • MONDE – Les États-Unis affirment vouloir diriger le Venezuela après la capture annoncée de Maduro

    MONDE – Les États-Unis affirment vouloir diriger le Venezuela après la capture annoncée de Maduro

    Antananarivo, 4 Janvier, 6h45 – Les États-Unis déclarent samedi qu’ils “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à l’instauration d’une transition politique “sûre”, au lendemain d’une opération militaire américaine ayant, selon Washington, conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro.

     

    Lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, le président américain Donald Trump affirme que les États-Unis assureraient la gestion du pays “jusqu’à ce qu’une transition sûre, appropriée et judicieuse puisse être mise en place”, n’excluant ni une présence militaire prolongée ni le lancement d’“une seconde attaque plus importante si nécessaire”.

     

    Dans un discours martial, Donald Trump s’est dit “fier” de l’opération, la qualifiant d’“assaut comme on n’en avait pas vu depuis la Seconde Guerre mondiale”. Il a insisté sur la puissance militaire des États-Unis, affirmant qu’“aucun pays au monde n’aurait pu mener une telle opération”. Une rhétorique qui s’inscrit dans la continuité de son slogan politique, « Make America Great Again ».

     

    Selon les autorités américaines, Nicolás Maduro aurait été transféré aux États-Unis, où il doit répondre devant la justice fédérale de New York d’accusations liées au narcotrafic et au terrorisme. La procureure générale des États-Unis, Pamela Bondi, a indiqué sur le réseau social X que le président vénézuélien et son épouse avaient été inculpés dans le district sud de New York.

     

    Sur le plan militaire, Donald Trump a assuré que les États-Unis n’avaient “pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain”, affirmant que des forces américaines étaient déjà présentes au sol lors de l’opération. Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a déclaré que l’intervention, baptisée Absolute Resolve, avait été préparée “depuis des mois” et mobilisé plus de 150 avions.

     

    Le président américain a également annoncé son intention d’autoriser des compagnies pétrolières américaines à exploiter les vastes réserves de brut du Venezuela et à investir dans la remise en état des infrastructures énergétiques du pays.

     

    À Caracas, la Cour suprême du Venezuela a confié provisoirement les pouvoirs présidentiels à la vice-présidente Delcy Rodríguez, sans déclarer Nicolás Maduro définitivement empêché. Delcy Rodríguez a exigé la libération du chef de l’État, dénonçant toute tentative de mise sous tutelle du pays.

     

    Photo : Voice of America

  • JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo assure que les “prétendus détenus politiques” en sortie irrégulière le 14 octobre devront tous revenir en prison

    JUSTICE – Fanirisoa Ernaivo assure que les “prétendus détenus politiques” en sortie irrégulière le 14 octobre devront tous revenir en prison

    Antananarivo, 3 Janvier, 18h15 – La ministre de la Justice fait le point. Fanirisoa Ernaivo invite tous les détenus sortis de prison de façon irrégulière le 14 octobre dernier à revenir en prison au risque d’être inculpés pour évasion. Et ils sont au moins une cinquantaine, indique-t-elle dans un livestream diffusé sur sa page Facebook ce samedi à la mi-journée.

     

    A en croire la ministre, la liste des prisonniers envoyés en main d’oeuvre pénale (MOP), donc autorisés à sortir de prison mais avec pointage hebdomadaire, comptait 37 personnes. “Mais ils sont 87 à être sortis”, s’insurge-t-elle, assurant que “cela nous avait fait sauter au plafond à l’époque”. Elle indique que “ceux qui sont venus effectuer leur pointage ont pu être réintégrés en prison tandis que d’autres sont toujours en situation irrégulière.

     

    A entendre Fanirisoa Ernaivo, certains de ces détenus se sont carrément cachés. “Mais quel que soit leur statut, ils reviendront en prison et nous refuserons toute intervention en leur faveur et ils reviendront coûte que coûte en prison”, martèle-t-elle. “Ce n’est pas parce que nous n’avons rien dit jusqu’ici que nous sommes complices”, poursuit encore la ministre. “Nous avons été trop occupés à travailler”, ajoute-t-elle pour expliquer que nombre de ces détenus en situation de irrégulière sont toujours libres.

     

    Dans sa déclaration, la ministre indique que sur ces détenus, certains ont été accusés de trafic de tortues, trafic de personnes, trafic de drogue ou de cocaïne.

  • MONDE – Donald Trump annonce une attaque américaine contre le Venezuela et la capture de son président Nicolas Maduro

    MONDE – Donald Trump annonce une attaque américaine contre le Venezuela et la capture de son président Nicolas Maduro

    Antananarivo, 3 Janvier, 16h30 – Donald Trump annonce ce 3 janvier 2026, via une publication sur Truth Social, que le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, ont été capturés puis exfiltrés hors du Venezuela au terme d’une vaste opération militaire américaine contre leur pays. Une déclaration qui intervient après que des explosions ont été vues et entendues tôt ce samedi matin à Caracas, vers 2h00, heure locale.

     

    Des bruits d’avions ou de survols ont été signalés dans plusieurs secteurs, rapportent des témoins et des médias. Le gouvernement vénézuélien dénonce une “agression extérieure” et déclare l’état d’exception, qualifiant l’opération d’atteinte grave à la souveraineté nationale, sans fournir pour l’instant de détails sur la présence ou les mouvements de Maduro ou de Cilia Flores son épouse.

     

    Dans la foulée, la procureure générale des États-Unis, Pamela Bondi, annonce sur X que Nicolás Maduro et son épouse ont été inculpés dans le district sud de New York, et qu’ils devront répondre des accusations liées à la drogue et au terrorisme devant la justice américaine. Pamela Bondi indique que les charges incluent des accusations telles que complot en vue de commettre des actes de narcoterrorisme, complot en vue d’importer de la cocaïne, possession d’armes automatiques et d’engins destructeurs, et complot en vue de posséder ces armes contre les États-Unis.

     

    Cette annonce survient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Caracas. Au cours des derniers mois, les États-Unis ont renforcé les sanctions économiques, accru leur présence navale dans les Caraïbes aux alentours des territoires vénézuéliens, mené des frappes contre des embarcations vénézuéliennes et des installations associées au trafic de stupéfiants, ainsi que des opérations ciblées sur le terrain contre des groupes décrits comme liés aux narcotrafics.

     

    Ces actions se sont déroulées parallèlement à une pression judiciaire croissante, y compris des inculpations antérieures et une prime sur la capture de Maduro, ce qui place cette opération comme un point culminant de cette séquence d’interventions, bien que plusieurs éléments demeurent non vérifiés de manière indépendante.

     

    Photo : Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0

  • MARCHÉ PÉTROLIER – Recul structurel de la consommation du pétrole lampant au profit du gaz

    MARCHÉ PÉTROLIER – Recul structurel de la consommation du pétrole lampant au profit du gaz

    Une transition du marché observée. Le gaz gagne du terrain tandis que le pétrole lampant décline. C’est ce que confirment les prévisions de consommations nationales en produits pétroliers en 2025 que l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) avait présentées dans les deux bulletins du marché pétrolier qu’il a dernièrement publiés.

     

    L’organe de régulation du secteur pétrolier aval parlé d’un recul structurel de la consommation du pétrole lampant au profit du gaz. Le pétrole lampant subit une révision à la baisse importante de sa consommation, qui pourrait signifier un désintérêt ou une substitution de ce produit sur le marché.

     

    La prévision initiale de consommation du pétrole lampant était de 64 356 m3 pour 2025. L’OMH avait ensuite révisé cette prévision à 58 116 m3, soit une baisse de près de -10%. Le recul était particulièrement visible sur le second semestre de l’année, où les volumes mensuels passaient d’environ 6 000 m³ à environ 4 500 – 5 400 m³ dans les deux prévisions.

     

    La consommation de gaz affiche, de son côté, une tendance à la hausse entre les deux versions des prévisions, confirmant une dynamique de croissance pour l’année 2025. Les prévisions de consommation de ce produit étaient passées de 17 427 T à 18 381 T, soit une augmentation de 5,5%.

     

    L’OMH avait ainsi anticipé une augmentation du volume annuel du gaz consommé. Les mois du second semestre 2025 ont été revus à la hausse, dépassant régulièrement les 1 500 T par mois dans la prévision révisée.