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  • SANTE ET HYGIENE – Madagascar se dote d’un nouveau laboratoire de microbiologie alimentaire et eau

    SANTE ET HYGIENE – Madagascar se dote d’un nouveau laboratoire de microbiologie alimentaire et eau

    Antananarivo, 19 Décembre, 12h15 – Un laboratoire de pointe viendra renforcer la sécurité des denrées alimentaires et la qualité de l’eau au pays. SGS Madagascar vient d’annoncer l’ouverture de son laboratoire de microbiologie alimentaire et eau, pour offrir des analyses rapides, fiables et conformes aux normes internationales. Elle entrera en opération dès janvier 2026, comme indiqué par son directeur d’exploitation des services de laboratoire, Pascal Lamvohee.
     
    La détection de pathogènes dangereux, le contrôle d’hygiène et les indicateurs de conservation figurent parmi les tests microbiologiques pour les aliments que vont effectuer ce laboratoire. L’établissement effectuera également des analyses pour l’eau potable, eaux usées ou encore l’eau de mer.
     
    Les services que ce laboratoire offrira devra ainsi contribuer à la réduction des risques sanitaires et à soutenir la compétitivité des entreprises malgaches sur les marchés internationaux. Le traitement local des échantillons répondra aux standards UE, FDA, Codex et autres référentiels internationaux, comme expliqué lors de sa présentation aux industriels, exportateurs et institutions.
  • MÉTIER – Quand le handicap devient savoir-faire au Centre écotouristique de Menabe

    MÉTIER – Quand le handicap devient savoir-faire au Centre écotouristique de Menabe

    A Morondava, le Centre écotouristique de Menabe (CEM) n’est pas seulement un lieu d’accueil et de découverte. C’est surtout un espace d’opportunités, où des personnes en situation de handicap transforment leur talent en véritable métier. Ici, le handicap n’est pas un frein, mais une réalité prise en compte pour révéler des compétences souvent invisibles. Grâce à des formations adaptées, ces artisans et artisanes ont acquis un savoir-faire reconnu et occupent aujourd’hui des postes fixes au sein du centre. Les objets qu’ils fabriquent avec leurs mains viennent ensuite décorer les hôtels du Groupe Kimony, ou sont vendus dans les boutiques de souvenirs. Reportage et rencontres.

     

  • MARCHÉ DU TRAVAIL – 80% des emplois à Madagascar jugés précaires, révèle le ministre Herinjatovo Ramiarison

    MARCHÉ DU TRAVAIL – 80% des emplois à Madagascar jugés précaires, révèle le ministre Herinjatovo Ramiarison

    Antananarivo, 18 Décembre, 11h30 – L’économie dans une trappe à précarité. 90 % de la population malgache évolue dans le secteur informel et 80 % des emplois sont précaires. C’est ce qu’a révélé l’analyse du marché de travail à Madagascar, rapportée par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison en marge du lancement du septième Rapport national sur le développement humain (RNDH), mardi.
     
    Ces emplois précaires s’apparentent notamment à des activités de pure subsistance qui ne permettent pas de garantir un niveau de vie décent. Et c’est une situation qui met en lumière un contraste saisissant avec une minorité détenant une part importante de la richesse nationale, expose ce membre du Gouvernement.
     
    Le ministre Herinjatovo Ramiarison explique alors qu’il s’agit d’une conséquence de l’absence de politiques publiques incitatives visant à orienter l’économie vers la création d’emplois décents et productifs. Et ce, en insistant que le manque de soutien à l’appareil productif freine l’émergence de telles opportunités.
     
    L’État entend en tout cas se rattraper. “Il est désormais impératif d’opérer un changement de paradigme en plaçant la création d’emplois au cœur de nos priorités”, lance le ministre en charge de l’Économie et des finances. Le Gouvernement de la “Refondation” s’engage à impulser une dynamique de relance économique axée sur la promotion et la pérennisation d’emplois décents et productifs, avance-t-il.
     
    La “Refondation” nationale s’articule autour de six axes prioritaires, traduits dans la programmation budgétaire pour 2026. Parmi ces axes, il y a la création d’emplois et appui à l’entrepreneuriat. Ils visent à soutenir la création d’emplois, notamment pour les jeunes, en favorisant l’émergence d’entreprises locales et en facilitant l’accès aux marchés. Le Gouvernement s’engage alors à accompagner les initiatives économiques et à appuyer les acteurs souhaitant créer ou développer leurs activités productives.
  • COMMERCE – Les autorités rapportent une hausse des prix de la vanille et une augmentation des commandes internationales

    COMMERCE – Les autorités rapportent une hausse des prix de la vanille et une augmentation des commandes internationales

    Antananarivo, 18 Décembre, 8h45 – Une progression notable des prix sur le marché local de la vanille. Selon le ministère du Commerce et de la consommation, la vanille noire se négocie désormais entre 80.000 et 140.000 ariary le kilo, contre 60.000 ariary auparavant. La vanille rouge est passée de 55.000 ariary à une fourchette comprise entre 65.000 et 80.000 ariary le kilo. Les « cuts » (vanille en vrac) atteignent quant à eux 35.000 à 40.000 ariary le kilo, contre environ 25.000 ariary au début du mois dernier.

    Outre la hausse des prix de la vanille sur le marché local, les autorités rapportent également une augmentation des commandes internationales. “La libéralisation de la filière a permis de relancer les commandes venues de l’étranger et d’améliorer progressivement la valeur de la vanille”, souligne le député élu à Antalaha, Julien Nasira, saluant “une décision attendue par les acteurs du secteur”. Le ministère du Commerce et de la consommation évoque des améliorations suite aux réformes engagées ces dernières semaines dans la filière, depuis notamment les ateliers de concertation organisés les 21 et 22 novembre à Sambava, qui ont réuni producteurs, collecteurs et exportateurs.

    Mais cette évolution des prix intervient surtout dans un contexte de réformes administratives visant à assouplir les conditions d’exportation, estiment les autorités. L’État a notamment supprimé la taxe de 4 dollars par kilogramme à l’export, mis fin au système de monopole et élargi le nombre d’entreprises et de coopératives autorisées à exporter. Les autorités ont également reporté la date limite de dépôt des demandes d’agrément et autorisé l’ouverture de certains ports afin de fluidifier les échanges commerciaux.

    Selon la Direction générale du commerce extérieur (DGCE), ces mesures contribuent à “renforcer la transparence et la confiance au sein de la filière”. “Elles permettent une meilleure structuration du marché et soutiennent la remontée progressive des prix”, indique son directeur général, Tiava Rajohnson.

    Les autorités précisent par ailleurs que le prix de référence à l’exportation (FOB) désormais publié n’a pas valeur de prix plancher ni de plafond. “Il s’agit d’un simple indicateur destiné à détecter d’éventuelles ventes à perte ou des pratiques frauduleuses”, souligne la DGCE, rappelant que “les prix finaux restent librement négociés entre exportateurs et acheteurs internationaux ».

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  • DIPLOMATIE – La SADC demande à Madagascar un projet de feuille de route politique d’ici février 2026

    DIPLOMATIE – La SADC demande à Madagascar un projet de feuille de route politique d’ici février 2026

    Antananarivo, 18 Décembre, 7h30 – Madagascar soumis à un calendrier. La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) entend suivre de très près l’évolution de la situation sur la Grande île et demande aux autorités malgaches de présenter, au plus tard le 28 février 2026, un rapport sur l’état de préparation au dialogue national ainsi qu’un projet de feuille de route. Des mises à jour devraient également être soumises tous les trois mois, en mai, en août et en novembre, au président de l’Organe de la SADC sur la politique, la défense et la coopération en matière de sécurité .

     

    Un Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC s’est tenu lundi pour examiner la situation à Madagascar sur la base du rapport de la mission technique d’établissement des faits qui s’est déroulée du 19 au 26 octobre 2025. Le Colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation de la République de Madagascar a participé à ce Sommet au cours duquel ses pairs lui ont recommandé d’“initier un dialogue national inclusif, piloté et conduit par les Malgaches durant la période de transition, afin de préparer la tenue de nouvelles élections et de faciliter le retour pacifique des exilés politiques”.

     

    La résolution du Sommet ne donne pas de détails sur ce qui est attendu de la Feuille de route. Elle évoque cependant sa “position ferme en faveur de la protection constitutionnelle et de la gouvernance démocratique”. Elle insiste également sur la nécessité de “créer un environnement propice permettant aux exilés politiques de contribuer de manière significative au dialogue”. Pour la SADC les processus de réforme doivent être menés “en temps opportun, de manière inclusive et avec la participation de toutes les parties prenantes”.

     

    Pour accompagner Madagascar dans le “rétablissement de la stabilité politique, de la démocratie et de la paix”, la SADC décide de maintenir déployé d’ici mars 2026 son Panel des sages dirigé la Dr Joyce Banda, ancienne Présidente de la République du Malawi. Elle recommande également au Panel des sages de faire appel au Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique pour que celui-ci apporte son expertise sur Madagascar. L’objectif est que cet ancien envoyé spécial de la SADC à Madagascar puisse “fournir un éclairage contextuel sur les interventions antérieures et les questions en suspens, notamment en matière de réformes constitutionnelles, de processus électoraux et d’État de droit”.

  • TELECOMMUNICATION – Vers un accès Internet gratuit et très haut débit pour les universités malgaches

    TELECOMMUNICATION – Vers un accès Internet gratuit et très haut débit pour les universités malgaches

    Antananarivo, 17 Décembre, 18h15 – Le gouvernement annonce le déploiement progressif d’un accès gratuit à Internet haut débit dans les Universités publiques de Madagascar. Cette initiative, portée par le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, vise à répondre aux besoins croissants de connectivité des étudiants et à moderniser les infrastructures numériques jugées insuffisantes.

     

    Si l’on en croit le ministre Mahefa Andriamampiadana, les étudiants feront partie des bénéficiaires prioritaires du programme. Selon les modalités annoncées, chaque utilisateur disposera de deux sessions gratuites de trois heures de connexion Internet par mois, avec un accès illimité en volume de données et un débit annoncé comme élevé. Au-delà de ce quota, des sessions supplémentaires pourront être proposées moyennant une contribution financière qualifiée de “symbolique”.

     

    “Nous n’allons plus restreindre l’usage en termes de volume de données. Les bénéficiaires pourront disposer de deux sessions de trois heures de connexion illimitée en haut débit. S’ils souhaitent excéder ce forfait, une contribution financière pourra être demandée, mais elle sera purement symbolique”, indique le ministre en marge de la présentation du rapport Digital Readiness Assessment ce mercredi.

     

    La ville de Toliara a été choisie comme site pilote pour le démarrage du projet, avec un lancement annoncé dès janvier. Le ministère prévoit l’activation d’un premier lot d’au moins vingt sites opérationnels dans un délai d’environ un mois après le lancement. Cette phase initiale doit permettre de tester le dispositif avant une extension nationale vers d’autres villes universitaires.

     

    Selon Mahefa Andriamampiadana, cette nouvelle stratégie répond aux limites constatées sur les anciens hotspots publics. “Des hotspots existent déjà dans certaines régions, mais leur qualité de service a été jugée insuffisante”, explique-t-il, soulignant que certaines installations ne permettaient qu’une vingtaine de connexions simultanées avec un débit instable.

     

    Les nouveaux équipements, selon le ministère, seront dimensionnés pour accueillir jusqu’à 800 utilisateurs simultanément par point d’accès. Le choix technologique repose sur une alimentation par fibre optique, la 4G étant considérée comme inadaptée pour atteindre les performances visées. “Un simple déploiement via des boîtiers 4G ne permettrait pas d’atteindre de telles performances”, précise-t-il.

     

    Compte tenu de son ampleur, le projet sera mené en collaboration avec l’opérateur historique Yas, et la signature de la convention de partenariat a eu lieu ce mercredi. “Le modèle universitaire a profondément évolué. L’apprentissage repose de plus en plus sur la recherche autonome et l’accès aux plateformes pédagogiques en ligne. Cette autonomie n’est réelle que si la connectivité est disponible, fiable et accessible”, soutient le directeur général de Yas, Benoît Janin.

  • JUSTICE – Le groupe Sodiat réclame des “mesures d’accompagnement” au blocage des comptes de ses sociétés

    JUSTICE – Le groupe Sodiat réclame des “mesures d’accompagnement” au blocage des comptes de ses sociétés

    Antananarivo, 17 décembre, 17h15 – Les aspects humains et commerciaux avancés pour plaider pour la cause des sociétés du groupe Sodiat. “Il faut tenir compte de l’aspect humain, des droits des salariés et ceux des bénéficiaires des services [fournis par les sociétés dont les comptes bancaires sont bloqués]”, plaide Maître Victorine Ravonjiarivelo, avocate du groupe Sodiat, à la presse ce mercredi à Mamory-Ivato.

    “On peut très bien procéder à une saisie-pénale du moment que les infractions sont prouvées. Mais dans le cas actuel, il ne s’agit que d’une mesure conservatoire, bloquant les activités”, se plaint l’avocate du groupe de sociétés appartenant à Maminiaina Ravatomanga, dans les collimateurs de la justice. “Il devrait y avoir des mesures d’accompagnement car il s’agit d’un service public”, poursuit-elle, entourée de quelques employés du groupe Sodiat.

    Me Victorine Ravonjiarivelo “demande, exige, la possibilité de pouvoir payer les charges mensuelles, de payer le salaire des employés” et pouvoir faire face aux engagements envers les fournisseurs. “On ne peut pas payer les fournisseurs à cause du gel de nos comptes. On commence à ne pas pouvoir payer les salaires (…) Si les autorités gèlent les comptes [bancaires], il faut qu’il y ait des mesures d’accompagnement pour pouvoir honorer les obligations”, insiste-t-elle, faisant état de “plusieurs milliards d’ariary bloqués” pour 85 comptes bancaires.

    L’avocate du groupe brandit le scénario de chômage technique et de fermeture de certaines sociétés du groupe, dans les collimateurs de la justice, si la situation n’évolue pas. Elle évoque l’engagement d’une procédure auprès du Pôle anti-corruption (PAC) pour débloquer la situation “mais pour l’instant, il n’y a pas encore de décision de la justice”, informe-t-elle.

    Me Victorine Ravonjiarivelo tient également à faire la distinction entre les comptes bancaires personnels du fondateur du groupe et ceux des sociétés qu’il a fondées. “Ce sont des sociétés anonymes (…) qui ont une personnalité juridique propre”, souligne-t-elle, militant pour la dissociation de l’enquête judiciaire dont fait l’objet Maminiaina Ravatomanga et le sort économique des sociétés et de leurs salariés.

    La Chambre de saisie et de confiscation des avoirs du Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo avait ordonné le gel des comptes et la saisie des biens de l’homme d’affaires. Ce dernier, qui fait face également à des enquêtes judiciaires à Maurice, est soupçonné de blanchiment de capitaux.

    Rado Rajhonson, directeur général de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai) avait fait part du gel de 99 comptes “à la suite d’une décision judiciaire malgache”, le 9 décembre. Il avait parlé d’un montant total de 88 milliards d’ariary, de 800 000 euros et de 875 000 dollars gelés, ainsi que de 20 milliards d’ariary transférés dans le compte de consignation de l’Arai.

  • DÉVELOPPEMENT HUMAIN – Les crises à transformer en opportunités pour Madagascar, selon le représentant du Pnud

    DÉVELOPPEMENT HUMAIN – Les crises à transformer en opportunités pour Madagascar, selon le représentant du Pnud

    Antananarivo, 17 Décembre, 9h50 – Faire des chocs d’hier les leviers de demain. Madagascar devrait être en mesure de se relever, d’innover et de se renforcer après les chocs. Cette résilience repose sur quatre piliers essentiels que sont l’autosuffisance alimentaire, l’industrialisation créatrice d’emplois, la protection sociale pour les plus vulnérables, ainsi que l’économie bleue durable. C’est Edward A. Christow, le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) à Madagascar, qui l’a exposé durant le lancement du septième Rapport national sur le développement humain (RNDH), mardi.
     
    Madagascar avait subi ces dernières années une succession de crises, allant de la pandémie de Covid-19 aux répercussions du conflit russo-ukrainien. Il y a également les instabilités politiques internes ainsi que les aléas climatiques qui ont affecté le pays. Ce sont autant de perturbations qui ont fragilisé la croissance économique, accentué la pauvreté et creusé les inégalités.
     
    “La résilience doit devenir un réflexe de politique publique”, lance le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison. Dissiper le choc, en limiter les impacts et y répondre plus vite, tout en gardant le cap d’un développement durable et équitable est impératif, poursuit-il. Ce membre du Gouvernement de la “Refondation” souligne alors que la santé, l’éducation, la résilience économique et la qualité de vie constituent le socle de l’ambition de l’État en matière de développement humain.
     
    “Le gouvernement s’engage à renforcer l’offre des soins et la prévention, à améliorer l’accès à l’éducation et à soutenir l’emploi décent ainsi que l’entrepreneuriat, notamment pour les jeunes et les femmes”, rassure-t-il. Le ministre Herinjatovo Ramiarison ajoute par ailleurs que l’État entend accélérer l’accès à l’eau et à l’électricité, tout en consolidant les dispositifs de protection sociale et de réponse aux crises, en particulier dans les zones les plus vulnérables.
     
    Le Pnud réaffirme de son côté son engagement à accompagner Madagascar dans sa quête de développement. “Nous serons à vos côtés pour transformer ces recommandations en actions concrètes, pour mobiliser des ressources, pour renforcer les compétences et pour faire du développement humain une réalité vécue par tous”, annonce son représentant Edward A. Christow.
  • SECTEUR EXTRACTIF – L’ITIE Madagascar enchaine la vulgarisation de proximité du Code minier

    SECTEUR EXTRACTIF – L’ITIE Madagascar enchaine la vulgarisation de proximité du Code minier

    Antananarivo, 17 Décembre, 8h40 – L’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar au pied de la mine. L’organe tripartite avait effectué une tournée dans quelques localités du pays pour mener une vulgarisation de proximité du Code minier. La mission qu’il mène en partenariat avec le ministère en charge des Mines vise à s’assurer que cette loi est comprise et appliquée uniformément sur tout le territoire.
     
    Gouvernance et cadre légal ont été au menu de la série d’ateliers organisée à Ambatondrazaka, Ihosy et Fianarantsoa. Les réformes du code minier ont été exposées à un large spectre d’acteurs, sont les autorités administratives, les forces de l’ordre, les opérateurs nationaux et étrangers, ainsi que la société civile et les autorités coutumières et religieuses. Les nouveaux droits et obligations liés aux différents permis miniers leur étaient présentés.
     
    Les discussions ont également porté sur la répartition des ristournes minières vers les communes ainsi que l’importance de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) pour le bénéfice direct des communautés. Les sessions ont également promu la transparence des revenus et la lutte contre les pratiques illicites. L’encadrement des petits exploitants via les Zones d’encadrement (ZE) et la clarification des documents requis pour la transaction des produits miniers figurent également parmi les volets cruciaux discutés entre les parties.
     
    L’Itie Madagascar explique par ailleurs que l’heure est actuellement à la redynamisation du secteur minier, et les parties prenantes sont en attente de plus de contribution du secteur au développement de leurs régions. L’organe estime ainsi primordial de se conformer à la loi, de promouvoir la transparence et la responsabilité.
     
    Photo : ITIE Madagascar
  • FORUM “MAIN DANS LA MAIN” – Madagascar travaille sur un plan de financement massif du secteur primaire

    FORUM “MAIN DANS LA MAIN” – Madagascar travaille sur un plan de financement massif du secteur primaire

    Antananarivo, 17 Décembre, 6h45 – 190 dollars par tonne. C’est ce que les petits éleveurs dans la production de viande rouge pourraient attendre avec un investissement d’environ 32 millions de dollars sur cinq ans dans cette filière. Et ce n’est qu’un exemple, puisque de tel gain pourrait également être obtenu en mobilisant des investissements massifs dans les filières clés comme le riz, le maïs, le soja, les volailles ou encore la pêche. C’est un des principaux sujets discutés durant le Forum national “Main dans la Main” Madagascar, mardi.

     

    Ce Forum consistait à présenter les exemples d’investissements réalisables au pays. Il visait à mobiliser des partenariats et des ressources en impliquant le Gouvernement, les institutions de financement du développement, les investisseurs à impact et le secteur privé. Ceci, afin de sécuriser des engagements concrets en faveur des priorités nationales et recueillir leurs recommandations pour la mise en œuvre de l’initiative Main dans la Main.

     

    “L’approche partenariale que le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) promeut avec les investisseurs et le secteur privé ne vise pas à instaurer une culture de dépendance aux bailleurs de fonds. Le développement agricole et pastoral dépasse toutefois les seules capacités de l’État, que ce soit en termes de création d’emplois ou d’encadrement technique”, explique la directrice générale de l’Agriculture et de l’élevage, Narindra Rakotoarijaona. Cette triangulation État-bailleurs-secteur privé se veut alors gagnante, dans l’objectif final de faire du secteur primaire un véritable pilier de la croissance économique nationale, dépassant ainsi le stade de la simple stratégie de développement rural, poursuit-elle.

     

    La problématique actuelle n’est pas tant le manque de financements, mais plutôt l’optimisation de notre stratégie d’intervention, soutient de son côté le directeur de cabinet du ministère, Sata Ramanantsoa. “L’effort porte aujourd’hui sur la synergie des ressources afin de fédérer les appuis et d’obtenir des résultats probants. La mutualisation des moyens garantit un impact tangible, prioritairement au bénéfice de nos producteurs et de nos exploitants agricoles”, note-t-il.

     

    Madagascar bénéficie de l’appui de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers l’initiative “Main dans la Main”, qui aligne les investissements structurants sur les priorités nationales. Ce programme repose sur des analyses géospatiales et socio-économiques pour cibler les zones et filières prioritaires.