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  • MARCHÉ PÉTROLIER – Le prix du baril du brent prévu tomber jusqu’à 60 dollars, selon les projections de la Banque mondiale

    MARCHÉ PÉTROLIER – Le prix du baril du brent prévu tomber jusqu’à 60 dollars, selon les projections de la Banque mondiale

    Antananarivo, 14 Décembre, 17h30 – Les prévisions des prix du pétrole sont orientées à la baisse. Le prix du baril du brent qui devrait s’établir en moyenne à 68 dollars cette année continuerait à baisser jusqu’à 60 dollars en 2026. C’est la Banque mondiale qui a fait part de cette projection dans son Rapport sur les perspectives des marchés des matières premières, qu’elle a partagé au début de ce mois de décembre.

     

    Les prix de l’or noir se sont inscrits à la baisse cette année, en raison des tensions commerciales existantes et des craintes d’offre excédentaire, explique la Banque mondiale dans ce rapport. La flambée de la production, combinée à une demande en berne, provoque un excédent mondial de pétrole, ajoute-t-elle.

     

    Ces perspectives s’annoncent ainsi favorables pour des pays importateurs de carburant comme Madagascar. La Banque mondiale prévoit toutefois que le prix du baril du Brent pourrait remonter à 65 dollars à la faveur de la stabilisation de la conjoncture du marché.

     

    Les prix des carburants à Madagascar ont de nouveau évolué chaque mois en fonction des prix du marché depuis l’application du mécanisme d’ajustement automatique de leur prix. Mais ils sont affectés non seulement par l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers mais également par les variations du taux de change entre l’ariary et le dollar américain.

  • FINANCE – La dette du Gouvernement central projetée à fin décembre 2025 estimée à 31 852,7 milliards d’ariary

    FINANCE – La dette du Gouvernement central projetée à fin décembre 2025 estimée à 31 852,7 milliards d’ariary

    Antananarivo, 14 Décembre, 15h00 – La dette du Gouvernement central de Madagascar devrait s’établir à 31 852,7 milliards d’ariary soit 7 179,1 millions de dollars à fin décembre 2025. Ce qui correspond à 36% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, avance le ministère de l’Economie et des finances dans le Document budgétaire annexé au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026.

     

    Ce portefeuille de la dette devrait être constitué à 86,1% de dette extérieure. Le stock de cette dette extérieure est estimé à 6 181,5 millions de dollars, représentant une baisse de 6,6% par rapport aux 6 619,7 millions de dollars en 2024.

     

    La dette intérieure contribuerait pour sa part à 13,9% à la structure du portefeuille de la dette publique. Et le stock de cette dette intérieure est estimé à 4 426,3 milliards d’ariary. Il est également constaté une baisse respectivement de 3% et de 14,76% par rapport à 2024 et 2023, indique le ministère de l’Economie et des finances.

     

    Le taux moyen effectif de la dette totale est de 2,4%. Il est de 0,9% pour la dette extérieure et de 12,2% pour la dette intérieure, selon ce département.

  • DIPLOMATIE – Christine Razanamahasoa multiplie les rencontres diplomatiques en marge du Conseil des ministres ACP à Bruxelles

    DIPLOMATIE – Christine Razanamahasoa multiplie les rencontres diplomatiques en marge du Conseil des ministres ACP à Bruxelles

    Antananarivo, 14 Décembre, 7h00 – Des échanges de haut niveau à Bruxelles. La ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, effectue plusieurs rencontres avec des responsables de l’Union européenne, en marge du 120ᵉ Conseil des ministres de l’Organisation Afrique Caraïbes Pacifique (ACP) qui se tient du 12 au 14 décembre à Bruxelles en Belgique.

     

    La cheffe de la diplomatie malgache s’est notamment entretenue avec le vice-président du Parlement européen chargé de l’Afrique, Younous Omarjee, ainsi qu’avec le directeur général des Partenariats internationaux de la Commission européenne (DG INTPA), Koen Doens. Elle a également rencontré Olof Skoog, secrétaire général adjoint aux Affaires politiques du Service européen pour l’action extérieure (SEAE).

     

    Selon les informations transmises par le ministère, les échanges ont porté sur l’état du partenariat entre Madagascar et l’Union européenne et sur les perspectives de coopération dans le contexte politique et économique actuel du pays. Madagascar a présenté des éléments officiels sur la situation nationale, tandis que l’Union européenne a réaffirmé son intention de poursuivre son accompagnement, rapportent les communiqués du ministère

     

    Les discussions avec la Commission européenne ont notamment abordé les projets énergétiques en cours, dont les barrages hydroélectriques de Volobe, de Sahofika et d’Antetezambato, l’électrification rurale, la lutte contre la corruption, ainsi que la sécurisation des investissements et l’implication du secteur privé. Les deux parties ont par ailleurs convenu d’organiser prochainement le premier Dialogue de partenariat Madagascar–Union européenne, prévu dans le cadre du nouvel Accord de Samoa.

     

    Madagascar et l’Union européenne entretiennent un partenariat de coopération depuis 1958, l’UE figurant parmi les principaux partenaires de développement du pays.

  • RENCONTRE STRATÉGIQUE – Les autorités de la Refondation plaident pour la cohésion économique et la responsabilité partagée pour une croissance durable

    RENCONTRE STRATÉGIQUE – Les autorités de la Refondation plaident pour la cohésion économique et la responsabilité partagée pour une croissance durable

    Antananarivo, 13 Décembre, 16h30 – Le développement durable de Madagascar nécessite une collaboration étroite entre l’Etat, le secteur privé et les partenaires. Et cette collaboration devrait se faire dans un cadre mutuellement bénéfique, insiste le Haut Conseiller de la “Refondation”, le Colonel Thierry Rampanarivo. C’était durant la Rencontre des partenaires et du secteur privé, organisé par le Groupement des entreprises franches et partenaires, vendredi.

     

    Ce haut responsable du pays expose d’ailleurs que c’est par l’action concertée de l’ensemble des acteurs que les défis fondamentaux liés à l’innovation, à la compétitivité, aux infrastructures et à la croissance durable pourront être résolus. Il maintient que seule une coopération rapprochée entre l’État, les secteurs privé et public, les partenaires et les jeunes entrepreneurs, se présente comme voie possible pour l’innovation et la consolidation des infrastructures, ainsi que l’accroissement de la compétitivité et une croissance nationale durable.

     

    Cet avis est partagé par le secteur privé. Le président du GEM, Francis Rabarijohn, aurait mis en avant “la nécessité de coconstruire le développement de Madagascar”. Celle-ci passerait toutefois par une gouvernance caractérisée par la transparence, la lutte anti-corruption et le respect de l’État de droit, y compris une justice impartiale et indépendante, défend-il lors de cette rencontre.

     

    Le Colonel Thierry Rampanarivo rappelle durant cette rencontre que la réforme économique repose sur trois piliers. Il énumère le soutien aux PME, le partage et le transfert de compétences et l’émergence des jeunes créateurs et innovateurs.

     

    La vision de l’Etat est pour sa part étayée par des engagements fermes. Le Haut Conseiller de la “Refondation” parle de la lutte contre la corruption, la garantie de la liberté d’entreprendre pour le secteur privé, la protection de l’économie contre la fuite des capitaux, ou encore l’inclusion sociale.

     

    Photo : PRRM

  • BIENS PUBLICS – Des baux de Madarail avec Madarail Immobilier à purger, sous l’ordre du ministre des Transports 

    BIENS PUBLICS – Des baux de Madarail avec Madarail Immobilier à purger, sous l’ordre du ministre des Transports 

    Antananarivo, 13 Décembre, 13h30 – L’État entend récupérer un ensemble de biens immobiliers stratégiques qui avaient fait l’objet de contrats de bail considérés comme illégaux conclus entre Madarail SA et Madarail Immobilier. Le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, avait initié une procédure de récupération immédiate de ces biens qui relèvent du domaine public ferroviaire. Et c’est le président du Conseil d’administration (PCA) de la société Madarail qui a reçu l’injonction d’exécuter cet ordre.

     

    Le ministère des Transports et de la météorologie indique avoir effectué des vérifications récemment. Ce qui aurait permis à ce département de révéler l’existence de contrats de bail concernant des terrains et bâtiments relevant du domaine public ferroviaire. Ce sont des terrains et infrastructures stratégiques répartis sur trois sites principaux que sont Toamasina, Soanierana-Antananarivo, et Mantasoa.

     

    L’opération qui est en cours porte donc sur des hectares de terrains ainsi que des infrastructures ferroviaires qui doivent être soustraits à ces baux considérés comme illégaux par le ministère et réintégrés dans le patrimoine public inaliénable. Pour ce faire, le PCA de Madarail a reçu l’ordre de mettre fin sans délai aux contrats de bail concernés. Celui-ci devrait ensuite assurer la récupération sécurisée de tous ces biens, puis transmettre au ministère un rapport détaillé dans un délai de quinze jours.

     

    Le ministère des Transports parle d’un début d’une action nationale de grande ampleur. Et c’est une opération qui vise à protéger les biens publics, à rétablir l’ordre légal et à mettre fin aux pratiques contraires à l’intérêt général, annonce ce département.

  • SERVICE PUBLIC – La Pr Ravaka Andrianaivotseheno prend les fonctions de médiateur de la République

    SERVICE PUBLIC – La Pr Ravaka Andrianaivotseheno prend les fonctions de médiateur de la République

    Antananarivo, 13 Décembre, 9h55 – La professeure Ravaka Andrianaivotseheno devient la nouvelle Médiatrice de la République. La passation de service s’est tenue vendredi au siège de la Médiature de la République à Isoraka, avec celui qui a assuré l’intérim, Donna Ratiarison.

    Après le décès de Lala Ratsirahonana en juin, Donna Ratiarison avait assuré les fonctions de Médiateur de la République. Lors de son intervention, il a exprimé sa volonté d’aider la professeure Ravaka Andrianaivotseheno dans l’exercice de ses nouvelles fonctions.

    Professeure de droit à l’Université d’Antananarivo, la nouvelle Médiatrice de la République est bien placée pour “défendre les droits fondamentaux des citoyens”, indique le secrétaire général adjoint de la Présidence de la Refondation, présent à la cérémonie. Selon lui, c’est la défaillance dans cette mission qui a conduit la population malgache à descendre dans la rue.

    La Médiature de la République demeure une institution encore peu connue des citoyens. La professeure Ravaka Andrianaivotseheno a pour mission principale la protection des droits des citoyens face aux dysfonctionnements de l’administration publique. Elle a également pour mission de promouvoir la bonne gouvernance et la démocratie.

    La Médiature est un organe de recours gratuit pour les usagers du service public ayant épuisé les démarches préalables auprès de l’administration mise en cause. Elle intervient en cas de litiges avec l’administration, de problèmes de pension ou encore de dysfonctionnements judiciaires.

  • RAVITAILLEMENT EN EAU – La station de pompage d’Amoronakona opérationnelle vers début 2028

    RAVITAILLEMENT EN EAU – La station de pompage d’Amoronakona opérationnelle vers début 2028

    Antananarivo, 12 Décembre, 17h15 – Le gouvernement a lancé, ce vendredi, les travaux du projet Amoronakona. Il s’agit de la construction d’une station de pompage d’eau capable de fournir 100 000 m³ par jour au réseau d’Antananarivo, selon le docteur Anjaratiana Elia Razafindrianiaina, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène. La mise en service est prévue dans 24 mois.

    Ce projet s’inscrit dans les solutions durables proposées par le gouvernement pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau de la capitale. D’après la ministre, “la mise en service de cette station de pompage pourrait combler le déficit des besoins d’Antananarivo”. Les besoins quotidiens de la capitale et de ses environs s’élèvent à 300 000 m³, alors que la station de Mandroseza n’en produit que 200 000 m³, soit un manque de 100 000 m³, a-t-elle ajouté.

    Pour le colonel Solofoniaina Thierry Rampanarivo, Haut Conseiller de la Refondation de Madagascar, les dirigeants actuels ont fait de la distribution d’eau potable à la population une priorité. Il a dénoncé un manque de volonté politique des anciens dirigeants dans la concrétisation de tels projets.

    La station de pompage d’Amoronankona figure parmi les solutions avancées par l’ancien régime pour améliorer l’approvisionnement en eau potable à Antananarivo et ses environs. Ce chantier était prévu démarrer au mois de septembre mais la conjoncture politique en a décidé autrement. Contrairement à Amoronankona, d’autres chantiers ont pu démarrer comme les travaux au niveau de Mandroseza.

    La nouvelle station d’Amoronankona est financée par l’Union européenne à hauteur de 73,3 millions d’euros, soit environ 373,830 milliards d’ariary. La moitié de ce financement sera remboursée par l’État malgache.

  • PRÊTS BANCAIRES – Le commerce et le transport priorisés par les banques en termes d’octroi de crédits

    PRÊTS BANCAIRES – Le commerce et le transport priorisés par les banques en termes d’octroi de crédits

    Antananarivo, 12 Décembre, 11h25 – Gestion de risque et perspective de rendement. Ce sont des paramètres qui ont fait du commerce et du transport les piliers centraux du portefeuille des prêts des banques territoriales à Madagascar. Ce sont ces deux secteurs qui ont été priorisés par ces établissements dans leur octroi de crédits. C’est la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui en a fait part dans les résultats de sa dernière Enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire.
     
    Les données du troisième trimestre illustrent cette concentration. Le secteur du commerce avait capté 24,6% des crédits, confirmant son rôle de débouché prioritaire. Le financement du “transport” avait également gagné en importance, en bénéficiant 17,4 % des crédits octroyés durant cette période. Une montée en puissance qui reflète une anticipation proactive de la dynamique logistique et des échanges de fin d’année.
     
    Plus significativement encore, les prévisions pour le quatrième trimestre de cette année confirment l’intensification de cette politique d’octroi. Les banques prévoient de continuer à prioriser les financements en faveur des activités de “commerce” et de “transport” pour les trois derniers mois de cette année, avec des proportions respectives de 28,9 % et 18,4 %. Les banques projetaient ainsi de dédier près de 47,3 % de leurs nouveaux financements cumulés pour ces secteurs.
    D’autres secteurs devraient également être privilégiés. C’est le cas de la “distribution pétrolière” et de l’“agriculture” qui devraient bénéficier respectivement de 10,5 % et 7,9 % des crédits bancaires. La majorité de ces banques territoriales avaient par ailleurs estimé que les demandes de crédit devraient progresser au cours du quatrième trimestre de 2025.
  • ASSEMBLEE NATIONALE – Fanirisoa Ernaivo souhaite une enquête parlementaire orientée vers les “gros poissons” et la gouvernance dans le dossier Jirama

    ASSEMBLEE NATIONALE – Fanirisoa Ernaivo souhaite une enquête parlementaire orientée vers les “gros poissons” et la gouvernance dans le dossier Jirama

    Antananarivo, 12 décembre, 8h50 – Travailler main dans la main. Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, sollicite une collaboration avec les députés sur la direction que devrait prendre l’enquête parlementaire sur la compagnie d’eau et d’électricité (Jirama). “Nous souhaitons une enquête parlementaire, à votre niveau, orientée vers la mauvaise gouvernance et non sur les vols de carburants, les détournements effectués par les employés”, formule la Garde des sceaux lors de l’élection du président de la commission d’enquête, jeudi à Tsimbazaza.

    “Nous souhaitons que vous conduisiez l’investigation, comme celle de la nôtre [ministère de la Justice], selon votre point de vue”, lance Fanirisoa Ernaivo, partageant avec les députés la ligne fixée par son département pour que l’“enquête ne serve pas filet pour attraper les petits poissons”. “Nous nous efforçons d’attraper les gros poissons, les requins qui détruisent le pays”, fait-elle part. “Nous, au sein de la justice, recevrons bien vos résultats”, promet-elle.

    La Garde des sceaux assure que son ministère “dispose des sources de dossiers pour démarrer [l’enquête] à part d’autres existantes”. Pour elle, “la mauvaise gouvernance reste le vrai problème conduisant à la perte de la Jirama”. “Cela ne concerne pas uniquement les dirigeants, à commencer par le directeur général, mais va bien de lui. Il existe pas mal de contrats léonins qu’on doit réviser, des contrats reconduits depuis plusieurs années alors qu’il existe un conflit d’intérêts”, dénonce-t-elle avant d’assurer la disposition de son département à “donner un coup de main” aux députés dans leur enquête parlementaire.

    Le député Célestin Razafindramasy, élu président de la commission d’enquête parlementaire sur la Jirama, s’engage à trouver les problèmes et à “proposer des solutions”. Le parlementaire élu à Benenitra s’attend “à ce qu’il y ait des obstacles, possiblement des sollicitations d’arrangement, ou encore des pressions”. “Mais nous allons prendre notre responsabilité” car “le problème de la Jirama est quelque chose d’important pour nous”, conclut-il.

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  • COMMERCE INTERNATIONAL – Le Congrès américain s’apprête à voter le prolongement de l’Agoa jusqu’en décembre 2028

    COMMERCE INTERNATIONAL – Le Congrès américain s’apprête à voter le prolongement de l’Agoa jusqu’en décembre 2028

    Antananarivo, 11 Décembre, 11h50 – Échéance critique. Le Congrès américain s’apprête à voter la reconduction de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), dont le programme a expiré en septembre 2025. Le projet de loi de la 119ème session du Congrès, intitulé “Agoa Extension act”, présenté par le député Adrian Smith du Missouri, propose de prolonger la date d’expiration de l’Agoa à décembre 2028, avec une application rétroactive pour les articles couverts.
     
    Le processus de vote avait été bloqué plusieurs semaines en raison du shutdown aux États-Unis. Le texte finalisé par la Commission des voies et moyens marque une avancée importante pour un dispositif qui soutient plus d’un million d’emplois en Afrique et des centaines de milliers aux États-Unis.
     
    Le point le plus crucial de l’Agoa extension Act présenté par Adrian Smith est la prolongation du traitement en franchise de droits pour les importations africaines initialement du 30 septembre 2025 au 31 décembre 2028. Aussi, le sort de ces relations commerciales dépend de l’adoption de cette extension.
     
    L’autre proposition capitale est la clause d’application rétroactive qui est décisive pour les importateurs. Si cette disposition devait être retenue, elle permettrait aux marchandises importées entre l’ancienne date d’expiration (30 septembre 2025) et la nouvelle date de promulgation de la loi d’être liquidées comme si le régime préférentiel était toujours en vigueur.
     
    Puis, le projet de loi propose la prolongation des frais d’utilisateurs des douanes (Customs User Fees) jusqu’au 31 décembre 2031. Ce qui est un enjeu financier important. Des rencontres entre législateurs, diplomates africains et acteurs économiques sont par ailleurs prévues à Washington pour discuter de l’avenir de l’Agoa.
     
    Pour le député américain, l’Agoa constitue un “outil de partenariat, de diplomatie et de développement économique”. Dans un communiqué publié ce jeudi, il souligne que “promouvoir la stabilité par le biais d’opportunités économiques en Haïti et en Afrique subsaharienne offre des perspectives aux consommateurs américains, crée de nouvelles chaînes d’approvisionnement et encourage ces pays à considérer les États-Unis comme un modèle de liberté politique et économique, plutôt que la Chine communiste”.
    Photo : Pexels