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  • PARLEMENT – La HCC sans opinion sur la possibilité pour les députés démissionnaires de leur groupe parlementaire à rejoindre la majorité présidentielle

    PARLEMENT – La HCC sans opinion sur la possibilité pour les députés démissionnaires de leur groupe parlementaire à rejoindre la majorité présidentielle

    Antananarivo, 16 Décembre, 16h55 – Les députés démissionnaires de leur groupe parlementaire pourront-ils rejoindre la nouvelle plateforme de la majorité présidentielle ? L’avis de la Haute cour constitutionnelle (HCC) sur le sujet a été sollicité par le président de l’Assemblée nationale Siteny Randrianasoloniaiko, mais celle-ci s’est abstenue d’y répondre.

    “La HCC ne peut pas émettre un avis sur la formation d’une plateforme pour la ‘majorité présidentielle’ au sein de l’Assemblée Nationale”, écrit-elle dans un avis publié ce mardi. La Cour d’Ambohidahy justifie sa position par le fait que “la plateforme pour la ‘majorité présidentielle’ est une considération politique et d’alliance au sein de l’Assemblée Nationale”, et n’est “pas prévue par la Constitution”.

    La HCC n’en avertit pas moins les députés démissionnaires de leur groupe parlementaire de toute “dépendance” à d’autres obédiences politiques. Si elle n’interdit pas la création d’un nouveau groupe parlementaire parce que “la Constitution n’exclut pas la création d’un groupe parlementaire composé de députés démissionnaires devenus indépendants au sein de l’Assemblée Nationale”, elle n’en souligne pas moins que l’adhésion à ce groupe “ne doit en aucun cas avoir un impact sur la prise de position du député”.

    Pour la HCC, “le député démissionnaire se doit de garder sa liberté d’opinion et de vote”. Dans son avis, elle rappelle les dispositions constitutionnelles qui indiquent que “tout titulaire de mandat public ne peut changer de parti autre que celui au nom duquel il s’est fait élire durant son mandat, sauf à siéger comme indépendant durant son mandat”. Elle ajoute, par ailleurs, que le statut de député indépendant ne peut être perdu que par le député originellement indépendant, c’est à dire “élu sans appartenance à un parti peut adhérer au groupe parlementaire de son choix au sein de l’Assemblée Nationale” en début de mandat.

    Dans son avis, la HCC soulève que “les députés faisant montre d’ingratitude, qui sont candidats et élus au nom d’un parti politique ou groupe de partis politiques et qui, durant leur mandat, les quittent pour adhérer à d’autres partis ou groupe au sein de l’Assemblée Nationale, sont considérés comme politiquement malhonnêtes”. Elle rappelle même que “les errances des élus à l’Assemblée Nationale, et les versatilités causées par des intérêts politiques ou personnels” sont sanctionnées de déchéance.

    Depuis l’éviction d’Andry Rajoelina du pouvoir, des dizaines de députés élus sous les couleurs de la plateforme Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina ont démissionné de ce groupe parlementaire majoritaire en début de législature. Dans sa demande d’avis adressée à la HCC, Siteny Randrianasoloniaiko laisse entendre la formation d’une nouvelle “plateforme pour la majorité présidentielle au sein de l’Assemblée nationale” via “le regroupement de plusieurs groupes parlementaires”, parmi lesquels le nouveau groupe créé par les députés démissionnaires de leur groupe initial.

  • CONDITIONS DE VIE – Une seule région de Madagascar, Analamanga, dépasse le niveau de développement humain moyen

    CONDITIONS DE VIE – Une seule région de Madagascar, Analamanga, dépasse le niveau de développement humain moyen

    Antananarivo, 16 Décembre, 16h10 – Avec un score de 0,589 pour l’Indice de développement humain (IDH) en 2023, Analamanga est la seule région de Madagascar à dépasser le seuil de 0,550. Ce qui fait d’elle l’unique région de la Grande île à avoir un niveau de développement humain moyen. Le septième Rapport national sur le développement humain (RNDH) rapportant cette situation a été officiellement lancé ce mardi.
     
    L’Indice de développement humain (IDH) est un indicateur créé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) pour évaluer le niveau de développement des pays. Celui-ci se base sur trois indicateurs clés que sont le niveau d’éducation, l’espérance de vie et le revenu par habitant.
     
    Analamanga est donc la seule région de Madagascar à dépasser le score de 0,550 qui est le niveau moyen en termes d’IDH. Le reste du pays est en dessous de ce seuil. Atsinanana arrive à la deuxième place avec un score d’IDH de 0,537, suivie de Diana (0,517) et de la région Sava (0,503). Les disparités régionales sont également frappantes. L’Androy présente le niveau de développement humain le plus faible, avec un score d’IDH de 0,338.
     
    Du point de vue global, le développement humain à Madagascar est caractérisé par quelques déterminants. Le rapport note un renforcement de la scolarisation des enfants, grâce notamment à la construction de nouveaux bâtiments scolaires et à la modernisation des infrastructures scolaires. L’espérance de vie d’un malgache à sa naissance est pour sa part d’environ 65 ans. Pour ce qui est du revenu par habitant, celui de Madagascar est resté stagnant depuis les années 1990, autour de 530 dollars.
     
    Ce sont des situations qui soulignent l’urgence de renforcer les politiques publiques en faveur de l’équité, interpelle le rapport. Et cette équité devrait concerner l’éducation, tout en anticipant les risques liés à la croissance économique et à l’urbanisation afin de préserver l’équilibre écologique. Madagascar devrait par ailleurs garantir à chaque citoyen des opportunités égales pour améliorer ses conditions de vie, tout en consolidant son statut de pays à faible empreinte environnementale, d’après toujours ce qui est suggéré lors du lancement de ce rapport.
  • GOUVERNANCE – L’énergie, l’Etat de droit, la protection sociale et la stabilité économique au cœur des priorités du gouvernement pour les prochains mois

    GOUVERNANCE – L’énergie, l’Etat de droit, la protection sociale et la stabilité économique au cœur des priorités du gouvernement pour les prochains mois

    Antananarivo, 16 Décembre, 14h15 – Des actions qui se veulent concrètes. “Le gouvernement sait que le peuple malgache attend des résultats urgents et concrets”, reconnaît Herintsalama Rajaonarivelo, Premier ministre, devant les députés à l’Assemblée nationale, lundi, lors de la séance de questions-réponses à Tsimbazaza. Le chef du gouvernement a présenté aux élus les axes prioritaires des actions de son équipe pour répondre aux exigences de la population au cours des 30 prochains jours : l’énergie, l’Etat de droit, la protection sociale et la stabilité économique.
     
    A en croire le pensionnaire de Mahazoarivo, c’est cette pression d’avoir des résultats urgents et concrets qui conduit le gouvernement à chercher des solutions pour alléger le fardeau social dans le quotidien. Cela se reflète par des mesures atténuant la hausse du coût de la vie.
     
    Pour cela, “l’action du gouvernement se concentrera spécifiquement sur l’établissement des conditions de base nécessaires pour que la population puisse vivre normalement et pour la stabilité nationale”, insiste le Premier ministre. Cela se distingue notamment dans la poursuite de l’approvisionnement en énergie et en eau.
     
    Il y a également le renforcement continu de l’État de droit que le gouvernement a déjà priorisé lors de son premier mois de travail. L’équipe de l’Exécutif travaillera également dans la protection sociale pour les plus vulnérables. Et enfin, la stabilité économique durable pour rétablir la confiance entre le gouvernement, le secteur privé et les partenaires.
  • EVÉNEMENT – La 12e édition de l’International Tourism Fair accueillera les assises internationales du tourisme durable

    EVÉNEMENT – La 12e édition de l’International Tourism Fair accueillera les assises internationales du tourisme durable

    Antananarivo, 16 Décembre, 12h30 – Save the date. La 12ᵉ édition de l’International Tourism Fair Madagascar (ITM) se tiendra du 11 au 14 juin 2026 au Centre de Conférence International Ivato. Comme depuis deux ans, l’événement inclura également l’International Handicraft Fair Madagascar qui en sera à sa troisième édition. La Grande île accueillera aussi, parallèlement à cet événement devenu le rendez-vous incontournable du tourisme, la 10ᵉ édition des Assises internationales du tourisme durable, organisée en collaboration avec Tourisme sans frontières.
     
    Ce triple événement réunira, pendant quatre jours, des professionnels du tourisme, des institutions, des opérateurs privés et des partenaires internationaux autour des enjeux liés au développement du secteur touristique à Madagascar et dans la région de l’océan Indien, mais aussi dans le monde. Avec le Salon international de l’artisanat, le savoir-faire artisanal ainsi que son rôle dans l’économie touristique locale seront également mis en valeur. Les assises internationales du tourisme, quant à elles, “offriront un espace stratégique de réflexion, d’échanges et de partage d’expériences entre experts nationaux et internationaux, autour des enjeux d’un tourisme durable, inclusif et créateur de valeur”.
     
    Le programme s’étendra sur quatre jours et comprendra des rencontres B2B ainsi que des eductours destinés aux tours opérateurs venus découvrir les offres touristiques de Madagascar. Ces activités visent à favoriser les échanges d’informations, d’expériences et de pratiques entre les acteurs nationaux et internationaux. Des concerts, des animations et un espace d’exposition dédié aux offres touristiques et aux innovations du secteur viendront compléter le programme, contribuant à l’animation de l’événement et aux échanges entre participants.
     
    L’ITM 2026 abordera également les évolutions liées au numérique et aux nouvelles technologies, dans une optique d’adaptation du secteur touristique aux tendances observées à l’échelle mondiale. Les organisateurs souhaitent encourager le partage de solutions et d’outils en faveur d’un tourisme responsable et inclusif, prenant en compte les enjeux économiques, sociaux et environnementaux. L’accueil d’un pays invité d’honneur vise à renforcer les échanges d’expériences et à ouvrir des perspectives de coopération avec d’autres destinations, tout en contribuant à la visibilité de la destination Madagascar.
     
    Photo : Ministère du Tourisme et de l’artisanat
  • SANTE – L’Etat annonce prendre en charge la couverture et le remboursement des frais médicaux pour les victimes d’Ambohimalaza

    SANTE – L’Etat annonce prendre en charge la couverture et le remboursement des frais médicaux pour les victimes d’Ambohimalaza

    Antananarivo, 16 Décembre, 11h50 – La présidence de la Refondation de la République de Madagascar reprend en main le dossier concernant l’anniversaire meurtrier d’Ambohimalaza. L’Etat annonce prendre en charge la couverture et le remboursement des frais médicaux des victimes de ce qui est considéré comme un empoisonnement.
     
    Outre les victimes, la prise en charge concerne également le traitement de la mère de deux adolescents décédés dans lors de cet évènement tragique. La mère de famille est actuellement soignée à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Ampefiloha.
     
    Des victimes encore en vie de “l’intoxication alimentaire” d’Ambohimalaza et leurs proches ont été reçus par le colonel Michaël Randrianirina et son épouse, ainsi que des Hauts conseillers de la Présidence à Iavoloha, lundi dans l’après-midi. Deux jeunes patients atteints d’un cancer et d’une maladie rénale ont également été reçus à Iavoloha avec leurs proches. Ils ont bénéficié d’aides financières pour leur évacuation sanitaire à l’étranger.
  • PENSION – Les arriérés de cotisations non payées par la FCE à la Cnaps estimés à 170 milliards d’ariary

    PENSION – Les arriérés de cotisations non payées par la FCE à la Cnaps estimés à 170 milliards d’ariary

    Antananarivo, 16 Décembre, 9h55 – Une somme conséquente à trouver. Le montant estimé des arriérés de cotisations dus à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) par la FCE, la société d’Etat exploitant la ligne ferroviaire Fianarantsoa – Côte Est s’élève à 170 milliards d’ariary.
     
    Le sujet a été soulevé lundi à Tsimbazaza lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale. La député élue à Manakara, Nadine Andriano, a notamment regretté que des retraités de la FCE n’ont pas perçu leur pension de retraite depuis plusieurs années. A en croire le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, le non-versement des pensions mensuelles est dû au défaut partiel de paiement des cotisations par la FCE auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps).
     
    La question des indemnités d’installation de retraite représente un autre volet du problème. Selon les informations rapportées, ce dysfonctionnement persiste depuis l’année 2003, touchant de nombreux retraités qui n’ont toujours pas perçu cette prime pourtant due.
     
    A en croire toujours le ministre, des études sont en cours pour débloquer le fonds nécessaire au règlement de l’ensemble de ces arriérés. L’objectif est de trouver une solution concrète et durable pour mettre fin à l’attente des anciens employés de la FCE.
  • GOUVERNANCE – Les actions du gouvernement focalisées sur quatre axes stratégiques durant son premier mois, selon le Premier ministre

    GOUVERNANCE – Les actions du gouvernement focalisées sur quatre axes stratégiques durant son premier mois, selon le Premier ministre

    Antananarivo, 16 Décembre, 6h35 – Renforcement et instauration de la paix économique. Rétablissement de la confiance des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds. Renforcement de l’État de droit. Renforcement de la sécurité. Le gouvernement a travaillé sur quatre axes stratégiques durant son premier mois, indique le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo qui a fait son bilan de premier mois devant les députés lundi, lors de la séance de questions-réponses à Tsimbazaza. Selon lui, ce premier mois a été choisi comme une phase d’établissement de bases solides et durables, a-t-il indiqué lors de la séance de face-à-face à l’Assemblée nationale

     

    Devant les députés, le chef de gouvernement souligne que ces 30 premiers jours n’ont “pas été un temps de discours ou de simples déclarations”. Il évoque plutôt, “un temps d’actions, d’actions concrètes et responsables, dédiées notamment au rétablissement progressif de l’ordre, mais surtout de la confiance du peuple et des partenaires, ainsi qu’au redressement de la dignité et de la valeur de l’État malgache ».

     

    Dans sa déclaration, le Premier ministre relève que le gouvernement a placé en priorité, “le renforcement et l’instauration de la paix économique, considérée comme le socle de la stabilité sociale et de la confiance de l’ensemble des acteurs”. Il rapporte des dialogues engagés avec les acteurs des “secteurs qui fondent l’économie”, citant notamment la filière litchi et la filière vanille, qui ont traversé de profondes crises durant une longue période. S’y ajoutent également les secteurs des transports, du tourisme et de l’agroalimentaire. L’objectif, selon Herintsalama Rajaonarivelo est de rétablir la confiance perdue entre l’État et les acteurs économiques.

     

    Parmi les axes stratégiques figurent également les actions diplomatiques après la crise qui avait conduit à un changement à la tête du pays, entraînant une rupture de confiance avec la communauté internationale. Le Premier ministre parle alors de missions visant à rétablir la confiance des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds. “Des résultats concrets sont déjà visibles”, expose-t-il. Il parle, entre autres, de la reprise progressive de la coopération avec l’Union européenne et de l’évolution positive des discussions avec la Banque mondiale. “C’est la première fois depuis de nombreuses années que les partenaires internationaux sont unanimes à déclarer que Madagascar est de retour sur une voie sérieuse, responsable et prévisible”, confie le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo aux députés.

     

    Les deux derniers axes stratégiques concernent, d’une part, le renforcement de l’État de droit, qui constitue le cœur de l’action de la refondation. Le système judiciaire ainsi que les institutions de lutte contre la corruption sont, selon le chef du gouvernement, laissés libres et totalement indépendants, la refondation n’acceptant plus l’impunité. D’autre part, des efforts coordonnés ont été entrepris par le gouvernement afin de garantir la sécurité à la base, ajoute-t-il. Des mesures ont été mises en œuvre pour réduire les tensions sociales et politiques dans plusieurs régions du pays. L’objectif est, selon le chef du gouvernement, “de mettre en place un environnement pacifique et stable où les citoyens peuvent vivre sereinement et travailler dans l’ordre et le respect de la loi”.

  • RESSOURCES STRATÉGIQUES – Herintsalama Rajaonarivelo insiste sur la priorité de la préservation et de la sécurisation des stocks de bois de rose avant toute vente

    RESSOURCES STRATÉGIQUES – Herintsalama Rajaonarivelo insiste sur la priorité de la préservation et de la sécurisation des stocks de bois de rose avant toute vente

    Antananarivo, 15 Décembre, 15h50 – Le gouvernement ne souhaite pas se précipiter dans la vente des stocks de bois de rose à Madagascar. Le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo insiste sur la nécessité de préserver et de sécuriser ces stocks avant toute opération de vente, lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale, ce lundi.
     
    Selon le chef du gouvernement, “personne ne dit qu’il ne faut pas vendre les stocks de bois de rose, mais nous devons respecter la loi”. Il rappelle que, bien qu’il s’agisse d’“une ressource stratégique, facile à vendre”, Madagascar est lié par un accord international dans le cadre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites).
     
    Le locataire de Mahazoarivo évoque également l’existence d’une cellule spéciale au sein de la Primature, chargée de la gestion de cette question sensible. Pour lui, “la préservation est la chose la plus importante” afin d’assurer la sécurisation de ces stocks de bois précieux. Le chef du gouvernement fait par ailleurs état de tentatives d’exportation illicite de bois de rose dès que la question de sa vente est évoquée. Des saisies ont déjà été effectuées en lien avec ces intentions frauduleuses, poursuit-il.
  • DIPLOMATIE – L’OEACP affiche sa disponibilité à accompagner Madagascar dans le processus de refondation selon le MAE

    DIPLOMATIE – L’OEACP affiche sa disponibilité à accompagner Madagascar dans le processus de refondation selon le MAE

    Antananarivo, 15 Décembre, 12h15 – Rideau sur le 120ᵉ Conseil des ministres de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), qui s’est tenu ce week-end à Bruxelles, en Belgique. Représenté par la ministre des Affaires étrangères, Christine Razanamahasoa, Madagascar a obtenu le soutien de ce Conseil dans le cadre du processus de refondation engagé par les dirigeants actuels.
     
    Dans un communiqué publié dimanche par le ministère des Affaires étrangères (MAE), il est souligné que l’OEACP exprime sa “disponibilité à accompagner Madagascar dans son processus de refondation”. Cet accompagnement accordera “une attention particulière à l’organisation des élections”.
     
    Le MAE précise également que le secrétariat de l’OEACP s’est engagé à jouer un rôle actif de plaidoyer en faveur de Madagascar auprès des organisations internationales, notamment l’Union africaine et les Nations unies. Ces deux organisations figurent parmi celles ayant imposé des sanctions à la Grande Île après l’éviction d’Andry Rajoelina. L’objectif de ce plaidoyer est de “favoriser une meilleure compréhension de la situation du pays et de mobiliser un appui international renforcé”.
    Photo : Ministère des Affaires étrangères
  • INFRASTRUCTURE – La nouvelle barge “Volobe Amont” mise à l’eau pour faciliter la circulation vers Volobe

    INFRASTRUCTURE – La nouvelle barge “Volobe Amont” mise à l’eau pour faciliter la circulation vers Volobe

    Antananarivo, 15 Décembre, 9h10 – La traversée du fleuve Ivondro facilitée. La nouvelle barge “Volobe Amont” destinée à assurer la traversée du fleuve Ivondro a été officiellement mise à l’eau samedi à Andringaringa, dans le district de Toamasina II. Cette nouvelle barge d’une capacité de 30 tonnes est prévue sécuriser le passage des personnes et des véhicules dans cette zone menant vers le futur site hydroélectrique de Volobe II.
     
    Selon la Compagnie générale hydroélectrique de Volobe (CGHV), près de 70 000 personnes devraient bénéficier de cette nouvelle infrastructure, destinée à améliorer la mobilité et les échanges économiques locaux. “Penser aux élèves, aux femmes et aux familles qui traversent ce fleuve en toute sécurité est une fierté pour nous”, déclare Rémy Huber, directeur général de la CGHV, lors de la cérémonie d’inauguration qui a eu lieu samedi. “Voir le flux commercial contribuer au développement économique local est également une source de satisfaction”, ajoute-t-il.
     
    La barge sera exploitée dans le cadre du projet Volobe II, notamment pour le transport des équipements du chantier de la centrale hydroélectrique, mais restera accessible à l’ensemble des usagers. “Ce bac n’est pas réservé uniquement au projet, tout véhicule arrivant sur le site pourra l’utiliser”, indique le colonel Gervais Andriamiarintsoa, Haut conseiller de la Refondation, à la chaîne de télévision publique.
     
    Construite par une entreprise basée à Toamasina, l’infrastructure respecte les normes techniques en vigueur, selon la CGHV. “La mise en place de cette barge s’inscrit dans la continuité de l’ouverture de la route et montre que le projet avance avec l’installation progressive des infrastructures”, souligne Enick Razafindrakoto, responsable de communication auprès de la CGHV.
     
    La livraison de la barge intervient dans un contexte de désenclavement progressif de plusieurs communes riveraines du fleuve Ivondro, dont Fanandrana, Ambodilazana, Satrandroy et Ifito. Les autorités locales estiment que ces travaux auront un impact direct sur la relance des activités économiques dans cette zone agricole stratégique de la région Atsinanana.
     
    Photo : CGHV