DIFFEREND PRE-ELECTORAL- Le collectif des candidats à la présidentielle lance un appel pour des manifestations à Antananarivo et en provinces pour ce samedi

Antananarivo, 6 octobre, 15h15 – Un projet de mobilisation nationale dévoilé. Le collectif des candidats à la présidentielle exhorte l’opinion à l’organisation de rassemblements dans l’ensemble du pays ce week-end. « C’est quelque chose qui nous concerne tous à Madagascar. Les provinces doivent également se mobiliser demain [vendredi] », informe Auguste Paraina lors de la marche du collectif des candidats vendredi. « Nous ne reculerons plus du moment qu’on a décidé de le faire », renchérit l’ancien président Marc Ravalomanana.
Dans son discours, le collectif des candidats tente de mobiliser ses partisans. « Il faut que nous soyons soit dix fois plus nombreux demain [samedi] (…) la communauté internationale est au courant que quelque chose cloche à Madagascar », lance Roland Ratsiraka au cours de la marche, avec comme point de ralliement du côté du Lycée Rasalama, en passant par Besarety et Ambodivona jusqu’à Ankorondrano. « Elle [communauté internationale] va nous scruter », argumente le parlementaire, soulignant le « caractère pacifique » de l’initiative.
Le collectif, composé d’une dizaine de candidats, fustige ce qu’il considère comme un « coup d’Etat institutionnel » après la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC) de valider la candidature de Andry Rajoelina et de transférer des fonctions du chef de l’Etat au gouvernement. Il revendique plusieurs points concernant l’organisation de la présidentielle du 9 novembre, à savoir la disqualification du président sortant et candidat Andry Rajoelina et la restructuration des institutions et organe.
Les autorités réfutent les accusations de partialité des institutions et organe étatique formulées par le collectif des candidats. Andry Rajoelina avait annoncé qu’il « n’y aura pas d’accord politique » et avait mis en garde « contre les provocations » qu’il « ne peut pas accepter ».
Le Premier ministre assure qu’« on n’a pas besoin d’une médiation parallèle » et que son gouvernement « ne l’acceptera pas » au moment où le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) évoque une initiative pour faire dialoguer les 13 candidats. Le chef du gouvernement dénonce des « velléités de créer une crise » et martèle l’ « unique voie » débouchant sur le premier tour de la course à la magistrature suprême le 9 novembre.
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