Antananarivo, 27 Août, 12h25 – Politique du “zéro ariary” de contribution pour les plus vulnérables. “Il ne doit pas y avoir d’enfant en dehors des écoles pour la nouvelle année scolaire”, annonce Marie Michelle Sahondrarimalala, ministre reconduite à l’Education nationale. Dans une vidéo publiée par son département ce mardi, elle indique que les familles les plus vulnérables ne paieront rien à la rentrée et seront même exemptées de la contribution parentale.
La décision annoncée ce mardi concerne les familles avec des enfants en âge d’aller à l’école mais qui ne sont pas encore inscrits, précise-t-elle. Et si les ménages font partie des catégories les plus vulnérables, ils ne devront pas non plus participer aux cotisations destinées à la caisse-école.
A en croire la ministre, les droits d’inscription et les droits de réinscription dans les écoles publiques ont été fixés à 0 ariary depuis quelques années. Mais les parents devaient encore contribuer à la cotisation pour la caisse école dont le montant est décidé par le comité de gestion des établissements scolaires impliquant tous les acteurs éducatifs locaux (Feffi). Cette cotisation permet aux écoles d’avoir un budget pour le paiement des salaires des enseignants Fram (payés par l’Association des parents d’élèves), ou encore pour le fonctionnement de l’établissement.
Cette année, “la contribution parentale sera limitée au paiement des salaires des enseignants Fram non-subventionnés”, rappelle d’ailleurs la ministre de l’Education nationale. C’est une décision, selon elle, qui vise à alléger les charges des parents d’élèves. Mais les charges des ménages les plus vulnérables seront donc encore plus allégées.
Pour identifier ces ménages, le ministère entend “collaborer avec le département de l’Intérieur”. Elle souligne que “les présidents de Fokontany sont invités à établir la liste des familles pouvant être concernées par la politique du zéro ariary, et dont la vulnérabilité est prouvée”. La liste devrait ensuite être transmise aux établissements scolaires les plus proches du fokontany.
La ministre martèle que les établissements publics, qu’il s’agisse d’une école primaire publique, d’un collège d’enseignement général ou d’un lycée, devraient recevoir ces élèves. des consignes ont déjà été envoyées au niveau des différents responsables, indique-t-elle. Ce jeudi 22 août, en Conseil des ministres, le président Andry Rajoelina avait donné ses instructions sur la gratuité de l’éducation pour les familles les plus pauvres.