Cela se précise. L’organisation propriétaire de la F1 et le gouvernement rwandais se sont entendus pour organiser une course, rapporte l’AFP, qui se base sur des sources proches du dossier.
Deux sources proches de l’exécutif assurent qu’il communiquera « en temps voulu ». L’une d’elles parle d’une « grosse nouvelle » pour le pays. Une source proche de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) évoque une conférence de presse « la semaine prochaine » dans la capitale rwandaise. Les autorités du Qatar, qui appuient le projet, y seront présentes, sans plus de précision pour l’instant.
Le Rwanda et l’Afrique du Sud étaient en concurrence pour accueillir ce retour. Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a pourtant salué la nouvelle sur X. Selon lui, Kigali travaille sur le dossier depuis plus longtemps que Pretoria, et il « le mérite ».
Ce Grand Prix prolonge une stratégie assumée du président Paul Kagame : faire connaître le pays par le sport. Le Rwanda a organisé l’an dernier les championnats du monde de cyclisme, une première en Afrique. Son logo « Visit Rwanda » s’affiche aussi sur les maillots du Paris SG, de l’Atletico Madrid et d’Aston Villa, ainsi que sur ceux des Los Angeles Clippers, en NBA.
Cette image de modernité contraste avec le bilan politique du chef de l’État, réélu en 2024 pour un quatrième mandat avec 99,18 % des voix. Ses détracteurs l’accusent de diriger d’une main de fer et de museler l’opposition. Ses partisans, eux, soulignent la transformation économique du pays, bien visible à Kigali, plus de trente ans après le génocide des Tutsis de 1994, qui a fait 800 000 morts, Tutsis pour la plupart mais aussi Hutus modérés.
Avec AFP











