L’Etat espère faire du secteur minier un des leviers de croissance pour Madagascar pour 2024

Antananarivo 3 Janvier, 14h35 – Après une baisse de 9,8% en 2023, l’Etat estime que l’industrie extractive devrait afficher une croissance de 7,2% cette année. Et cette croissance devrait encore se situer à 14% en 2025 et atteindre 14,1% en 2026 selon les projections du ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans le Document budgétaire, annexé à la Loi des finances initiales 2023.

Le secteur extractif, avec l’agriculture et le tourisme, figure d’ailleurs parmi les principaux moteurs de la croissance économique de Madagascar, qui est prévue se situer à 4,5% cette année. Les mines devraient tirer cette performance grâce à un contexte favorable au niveau national, notamment avec l’application du code minier et la marche vers la transition énergétique qui se poursuit au niveau international, souligne le ministère de l’Economie.

Comme indiqué par la Banque africaine de développement (BAD), Madagascar entend développer un secteur minier compétitif qui génère des richesses et contribue à la relance de son économie. Pour atteindre cet objectif, l’État envisage de mettre en place un régime fiscal minier qui devrait pousser les sociétés minières à investir tout en permettant à l’État et aux communautés touchées par l’exploitation de profiter d’une part équitable des rentes minières, explique cette institution financière dans son rapport pays 2023 sur Madagascar.

La BAD estime que les exploitations d’ilménite, de nickel et de cobalt représentent 1,5 % du PIB et 30 à 60 % des recettes nationales. L’exploitation minière industrielle pourrait représenter entre 4 et 14 % du PIB et dominer les exportations du pays à l’horizon 2025, avance ce Groupe africain.

La Banque africaine de développement estime néanmoins que la gouvernance du secteur minier mérite d’être renforcée pour davantage de transparence. La législation minière est régie, entre autres, par le code minier, la loi sur les grands investissements miniers et le décret n°2015-996. La Banque africain de développement soutient que « la faiblesse du cadre politique et les décisions politiques contradictoires persistent malgré la volonté du secteur privé de contribuer à une démarche de transparence des industries extractives, et la prise de conscience des communautés et de la société civile ».

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