Les services d’urgence et de réanimation de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona et de l’hôpital “manara-penitra” d’Andohatapenaka fortement sollicités depuis mercredi soir. Au moins 85 employés d’une entreprise privée sont pris en charge auprès de ces deux centres hospitaliers universitaires (CHU) pour une suspicion d’intoxication alimentaire.
46 d’entre eux ont été admis à Ampefiloha, 39 à Andohatapenaka mais “de nouveaux cas continuent d’être enregistrés auprès des deux établissements”, indique une source auprès du ministère de la Santé publique. Certaines familles auraient également emmené leurs enfants dans des cliniques privées.
Les premiers cas ont commencé à se manifester mercredi soir. Mais les patients présentant les symptômes, douleurs abdominales et diarrhées, ont continué à se présenter auprès des services d’urgence ce jeudi. C’est un repas à la cantine de l’entreprise qui les emploie qui est évoqué comme étant à l’origine de l’incident.
Notre source auprès du ministère confie que “plusieurs aliments auraient été consommés au cours du repas, notamment du poisson tilapia, cité parmi les aliments les plus consommés, ainsi que de la salade de pommes de terre”. Elle précise cependant qu’il est “prématuré d’identifier l’un de ces aliments comme étant à l’origine de l’intoxication”.
Une équipe de l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires (ACSQDA) est actuellement mobilisée pour effectuer des prélèvements et procéder aux analyses nécessaires. “Ces examens doivent permettre de déterminer l’origine exacte de l’intoxication et de vérifier si un aliment était périmé, contaminé ou avait subi une altération susceptible d’expliquer les symptômes”, poursuit notre interlocuteur.










