Étiquette : Politique
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MANIFESTATIONS – Des députés de l’opposition annoncent un rapport d’activités à Ambohijatovo ce samedi
Antananarivo, 15 Février, 18h00 – Les députés du parti Tiako i Madagascar élus dans la capitale prévoient de faire un rapport de la dernière session parlementaire ce samedi. Ils ont ainsi adressé au préfet d’Antananarivo une lettre l’informant de ce rapport « à destination des habitants d’Antananarivo ce samedi 20 Février ». Ils envisagent de l’organiser à « Ambohijatovo, au stade de la Démocratie », selon les termes qu’ils utilisent.
Le préfet indique avoir bien reçu la lettre ce lundi après-midi, vers 14h. Il indique que l’autorisation ou non de cet événement sera discutée au cours d’une réunion de la préfecture. La semaine dernière, le préfet a déjà assuré ne plus vouloir autoriser le mouvement Miara-manonja à organiser des sorties, celles-ci ayant tendance à devenir des manifestations politiques avec des propos frisant l’incitation à l’insurrection, souligne-t-il.
Les députés, de leur côté, misent sur le caractère constitutionnel de leur démarche dans leur lettre. Le rapport fait partie des attributions constitutionnelles et légales des parlementaires précisent les députés signataires de la lettre. En 2018, les députés de l’opposition de l’époque avaient déjà utilisé cet argument pour organiser une réunion publique devant l’Hôtel de ville d’AntananarivoPhoto d’illustration -

CONJONCTURE POLITIQUE – Les forces de défense et de sécurité veulent rassurer sur leur solidarité dans un contexte de tension politique
Antananarivo, 10 février, 15h55 – Les forces de défense et de sécurité reconnaissent que le pays traverse une « période difficile ». Elles tiennent ainsi à montrer qu’elles sont solidaires entre elles et que leurs ministres respectifs sont tous encore en fonction malgré les rumeurs.
« Il est faux de dire que les forces de défense et de sécurité sont en pleine cacophonie », soulève le général Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la Gendarmerie nationale. « Nous sommes solidaires et travaillons bien ensemble ainsi que vous le voyez maintenant », déclare-t-il. Il était, pour l’occasion, entouré du Chef d’état-major de l’Armée, le général Jean Claude Rabenaivoarivelo, et du directeur général de la police national (DGPN), le contrôleur général Dany Marius Rakotozanany.
Le commandant de la gendarmerie nationale assure également que chaque force suit bien les consignes transmises par leurs hiérarchies respectives. « Les ministres en charge de chacune des forces sont bien encore en fonction. Aucun n’a démissionné et aucun décret n’a abrogé leur nomination », indique-t-il. « Il est faux de dire que les commandements n’acceptent les ordres qui viennent de ces autorités », poursuit-il.
Face à une conjoncture politique « tendue » et « difficile », le commandant de la Gendarmerie nationale qui assure la coordination de l’Etat-major mixte opérationnel à l’échelle nationale (Emmo/Nat) précise que l’Emmo/Nat prévoit une réunion hebdomadaire au cours de laquelle les trois forces qui le composent s’échangeront des informations et se transmettront les consignes sur les différentes conduites à tenir.
Au cours d’un point de presse qui a précédé la première réunion de ce mercredi, le général Njatoarisoa Andrianjanaka, a invité la population à éviter de tombee dans le pièges des troubles politiques. « Cela n’a jamais rien apporté de bon pour le pays », indique-t-il. Il a également averti ceux qui seraient tentés de semer des troubles. « Nous les considérerons comme des malfaiteurs, des ennemis de la Nation et nous ne resterons pas les bras croisés », ajoute-t-il. Il précise néanmoins que les forces de défense et de sécurité ne se mêlent pas des querelles politiques. « Mais en cas d’émeutes et de troubles, nous prendrons nos responsabilités », conclut-il. -

GOUVERNEMENT – Le Premier ministre dans l’Atsimondrano pour visiter le chantier de la station conteneurisée de la localité
Antananarivo, 6 Février, 14h35 – Le Premier ministre Christian Ntsay entend démentir les rumeurs. En descente de travail dans l’Atsimondrano pour visiter le chantier de la station conteneurisée de la localité, il martèle que « les autorités, sous la houlette du président de la République, travaillent ». Il indique même que « contrairement à ce qui se raconte, comme quoi le Premier ministre est introuvable, le Premier ministre est bien là, il est dans l’Atsimondrano ». « Nous travaillons à trouver des solutions pour toute la population », ajoute-t-il. Dans sa déclaration à l’issue de la visite, le chef du gouvernement invite « ceux qui propagent des rumeurs à faire attention ». « La propagation de rumeurs est régie par la loi », poursuit-il, entouré de la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, de députés, de maires et de responsables de la Jirama.
Vendredi, les services de la communication du Bureau du Premier ministre ont déjà publié un communiqué indiquant que « le Premier ministre n’a pas du tout démissionné et continue d’assurer pleinement ses fonctions ». « Aucun intérim n’est prévu à la tête du gouvernement parce que le Premier ministre travaille normalement », a également annoncé de son côté la porte-parole du gouvernement, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, dans son émission hebdomadaire sur la radio nationale.
Les médias proches du pouvoirs, eux, ont reconnu que « le Premier ministre était certes à La Réunion pour effectuer un contrôle de santé de routine périodique », dans leur émission commune « Tambatra ». Mais « le gouvernement est bien présent et travaille, et l’absence d’un membre du gouvernement ne signifie pas que l’administration ne fonctionne pas », ont-ils soutenu. Une autre source officielle proche du gouvernement a également confirmé le contrôle de santé de routine du Prermier ministre, « déjà prévu de longue date », mais a démenti toute démission et tout intérim évoqués sur les réseaux sociaux et dans les médias de l’opposition.Photo : Capture d’écran de la video de la visite de chantier du Prmeier ministre – Bureau du Premier ministre -

VAOVAO MINUTE FLASH 05 FEBROARY
RAHARAHAM-PITSARANA – Niampy zandary iray ireo voasambotra noho ilay raharaha fanondranana an-tsokosoko volamena 73,5 kilaoRAHARAHA BESAKAY – Olona 19 nampidirina am-ponja vonjimaika taorian’ny famonoana zandary tany Amparibolana MandaivatsyGOVERNEMANTA – Manao fanaraha-maso fahasalamana any La Réunion ny praiministra -

PARLEMENT – Christine Razanamahasoa met en garde les députés par rapport à leurs interventions en dehors du Palais
Antananarivo, 1er Février, 20h10 – « Les déclarations faites en dehors de l’exercice des fonctions parlementaires, que ce soit dans le cadre d’une réunion publique ou dans les médias, ne sont pas couvertes par l’immunité parlementaire ». Le rappel a été fait ce lundi par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale dans une lettre adressée aux députés. « La liberté d’expression que nous avons et l’irresponsabilité que cela induit sont limitées à l’exercice de nos fonctions de députés », indique-t-elle. Elle parle, entre autres, des avis émis dans le cadre des réunions et des débats au Palais de l’Assemblée nationale, des votes, des rapports ou encore des propositions de lois.
Dans sa lettre, la présidente de l’Assemblée nationale dit avoir constaté « une hausse des plaintes et des remontrances faites à l’encontre des députés ». A l’entendre, ces doléances proviennent « des différentes institutions, de ministères, de responsables étatiques, d’hommes politiques et même de simples citoyens ». La semaine dernière, des députés de la majorité ont notamment interpellé le bureau permanent sur les activités de certains de leurs pairs. Christine Razanamahasoa qualifie ces activités « de paroles et d’actes inadéquats venant de certains députés ». Dans sa lettre, elle va même jusqu’à répéter ce qu’elle qualifie « d’injure, de diffamation et de calomnie et d’accusations sans preuve et sans fondement faites à l’endroit des autorités ». Elle confie ainsi avoir dû écrire la lettre dans « le souci de préserver la perception que les gens ont de l’Assemblée nationale ».
Selon l’article 73 de la Constitution, « aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions ». Le même article prévoit que « aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit ». « Hors session, aucun député ne peut être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive », indique encore la Loi fondamentale.




