Catégorie : Économie

  • RELATIONS BILATÉRALES – Aucune discussion engagée avec la France sur les minéraux stratégiques de Madagascar, assure Rafaravavitafika Rasata

    RELATIONS BILATÉRALES – Aucune discussion engagée avec la France sur les minéraux stratégiques de Madagascar, assure Rafaravavitafika Rasata

    Antananarivo, 29 Avril, 10h15 – Un intérêt français pour l’instant sans aucune réponse malgache. Si l’on en croit la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, le président de la République Andry Rajoelina n’a pas évoqué durant ses échanges avec son homologue français Emmanuel Macron le sujet des minerais stratégiques. “Il n’y a eu aucun accord, et il n’y a eu aucun échange sur le sujet”, martèle la ministre des Affaires étrangères lundi, en conférence de presse de bilan des deux événements diplomatiques de la semaine dernière.

    Le chef d’Etat français a pourtant clairement laissé entendre, durant l’entretien élargi avec les autres membres de la délégation et dans sa déclaration sur le perron du Palais d’Etat d’Iavoloha, l’intérêt de la France à développer un partenariat avec Madagascar en matière de minerais critiques et de terres rares. Il avait indiqué avoir “rajouté ce thème à dessein parce que nous avons la conviction que nous pouvons avoir un partenariat en matière de terres rares, de minerais stratégiques, et nous pouvons développer des filières pour les valoriser”.

    Pour faire la différence dans ses propositions sur le sujet, Emmanuel Macron insiste sur “le développement de filières et de production” à Madagascar même, “sur votre sol”, plutôt que de se limiter à l’exploitation. Des propositions qui entrent dans ce que le président français indique comme une volonté française de soutenir Madagascar “face aux prédations et provocations géopolitiques”.

    La proposition de partenariat de la France intervient alors que la compétition mondiale autour des minerais critiques commence à faire rage. Les besoins sont, par exemple, tels que l’administration Trump qui avait décidé de surtaxer la plupart des produits qui entrent sur le territoire états-unien a exempté ces ressources de droits de douane. Madagascar, de son côté, met en avant ses ressources stratégiques et critiques sur la table des négociations avec les Etats-Unis, autant dans le cadre du plaidoyer de renouvellement de l’African Growth Opportunity Act (Agoa) que dans la quête d’équilibre commercial.

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  • EXPORTATIONS – L’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala annonce une rencontre avec les acheteurs de vanille malgache aux Etats-Unis

    EXPORTATIONS – L’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala annonce une rencontre avec les acheteurs de vanille malgache aux Etats-Unis

    Antananarivo, 29 Avril, 7h15 – Un rendez-vous fixé. L’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, annonce la tenue prochaine d’une rencontre avec les acheteurs de vanille malgache aux Etats-Unis. Une concertation jugée importante pour la filière, surtout que plus d’une cinquantaine d’usines d’extraction de la vanille exportées par la Grande île opère sur place, a-t-elle indiqué lors d’une émission spéciale sur les relations économiques entre Madagascar et les Etats-Unis, la semaine dernière.

     

    La rencontre est organisée compte tenu des bénéfices mutuels tirés par les deux pays de cette filière. Près de 80% de la vanille travaillée aux Etats-Unis proviennent de Madagascar, précise la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Ce qui fait des transformateurs américains des gros clients pour ce produit malgache. La vanille qui est exportée vers le marché américain fait également des Etats-Unis un leader dans l’extraction de vanille naturelle, reprend l’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala.

     

    Les importateurs américains de vanille malgache ont déjà fait part de leurs inquiétudes concernant l’instauration de droits de douane à 47% sur les produits en provenance de Madagascar, qui devrait entrer en vigueur le 9 juillet 2025, sauf changement. C’est le cas par exemple de l’entreprise américaine Bakto Flavors, qui a alerté sur les conséquences de cette mesure, tant sur l’économie malgache que pour les entreprises aux Etats-Unis qui travaillent sur de la vanille de la Grande île.

     

    Si cette mesure venait à être effective, la ministre en charge de l’économie, Rindra Rabarinirinarison, a déjà fait par de ses impacts. Selon ce membre du gouvernement, l’application d’un droit de douane à 10% jusqu’au 8 juillet, suivie d’un droit de douane à 47% applicable à partir du 9 juillet pourrait entraîner une baisse de 12,10% des exportations de la vanille pour Madagascar, pour cette année.

     

    La partie malgache espère néanmoins une issue favorable pour le pays, dans le cadre de ses négociations menées avec le gouvernement américain. Et ce, afin de s’épargner de ce niveau de taxation que les opérateurs ne pourraient supporter.

     

     

    Photo : Ambassade de Madagascar à Washington

  • CHIFFRE DU JOUR : 79,7% des Malgaches devraient vivre dans l’extrême pauvreté en 2025, selon la Banque mondiale.

    CHIFFRE DU JOUR : 79,7% des Malgaches devraient vivre dans l’extrême pauvreté en 2025, selon la Banque mondiale.

    La visite d’Etat du Président français Emmanuel Macron à Madagascar, n’a pas été le seul moment fort de la semaine dernière. La semaine du 20 au 25 avril a également été marquée par la publication par la Banque mondiale de ses rapports 2025 sur les Perspectives macroéconomiques de la pauvreté ou ses « Macro Poverty Outlook » pour les pays concernés, dont Madagascar.
    Et d’après ces rapports de la Banque mondiale, 79,7% de la population malgache devrait vivre en dessous du seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour.
    C’est cette proportion qui nous intéresse dans cette édition du Chiffre du jour. Dans le rapport sur les Perspectives macroéconomiques de la pauvreté de la Banque mondiale, 79,7% de la population malgache devrait donc vivre en dessous du seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour.

    Cette institution de Bretton Woods parle de prévision. Mais comment devons nous comprendre cette situation, selon la conception de la Banque mondiale ? Alors, sachez que le seuil international de pauvreté, basé sur les prix de 2017, est fixé à 2,15 dollars.
    Ce qui signifie que toute personne qui dispose de moins de 2,15 dollars par jour est considérée comme vivant dans l’extrême pauvreté.
    Et pour la Banque mondiale 79,7% de la population malgache devraient être dans cette situation cette année, selon ses prévisions.
    Une légère diminution du taux de pauvreté pourrait ainsi être enregistrée cette année par rapport à l’année 2024 durant laquelle il a été estimé par la Banque mondiale à 80%.

    Mais quoi qu’il en soit, Madagascar affiche l’un des taux de pauvreté les plus élevés au monde, précise-t-elle. Pour ce qui est de la croissance économique, elle devrait atteindre une moyenne de 4 % à moyen terme. Bien que des améliorations aient été enregistrées ces dernières années, la Banque mondiale estime que la croissance actuelle reste insuffisante pour soutenir la création d’emplois et soutenir la réduction de la pauvreté, en particulier avec une croissance démographique de 2,4 % par an.
    Selon cette institution de Bretton Woods, la croissance pour Madagascar est entravée par la prédominance de secteurs à faible productivité, la médiocrité des infrastructures et la lenteur de l’accumulation du capital humain. Il faut également considérer le faible ratio impôts/PIB qui est moins de 11 %, la volatilité des prix des produits de base, combinée au manque de diversification des exportations et des marchés, les chocs climatiques ou encore la mainmise des élites.

    Alors qu’avance la Banque mondiale ? Celle-ci préconise entre autres une meilleure gouvernance pour parvenir à la réduction de la pauvreté persistante et la promotion d’une croissance élevée et résistante. Pour cela, il faut un environnement commercial favorable, des réformes structurelles dans des secteurs clés et une accumulation plus rapide de capital humain et physique, suggère-t-elle.

  • TOURISME – Compétences renforcées en formation pour 63 formateurs de Diana, Menabe et Boeny en trois mois 

    TOURISME – Compétences renforcées en formation pour 63 formateurs de Diana, Menabe et Boeny en trois mois 

    Antananarivo, 28 Avril, 8h15 – La formation et la professionnalisation des acteurs du secteur du tourisme initiées par le ministère de tutelle se poursuivent. Après la région de Boeny en février et celle de Menabe en mars, c’est la région Diana qui a accueilli, du 14 au 26 avril 2025, une nouvelle session de formation de formateurs, avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

     

    Au total, 63 formateurs issus de ces trois régions, 20 à Boeny, 23 à Menabe et 20 à Diana, ont bénéficié de ce programme. Leur montée en compétences porte sur cinq métiers essentiels du tourisme : femme de chambre, serveur-barman, cuisine locale, guide touristique et réceptionniste.

     

    Cette démarche vise à créer un réseau régional de formateurs capables de diffuser les bonnes pratiques professionnelles au sein des établissements touristiques et des centres de formation. Elle s’inscrit dans une volonté de structurer durablement l’offre touristique de Madagascar, en misant sur la qualité de l’accueil, la valorisation du patrimoine local et l’adoption de pratiques écoresponsables.

     

    Au-delà du renforcement des compétences techniques, la formation intègre également des modules sur le marketing digital, la sécurité alimentaire, l’hygiène et la gestion financière, essentiels pour accompagner la montée en gamme du tourisme malgache.

     

    La formation est un axe essentiel des actions du ministère du Tourisme et de l’artisanat qui vise à étendre l’offre d’hébergement à plus de 11 500 chambres dans les prochaines années, et atteindre le million de touristes d’ici à 2028.

     

    Photo : Ministère du Tourisme et de l’artisanat

  • DÉVELOPPEMENT RURAL – Les recherches menées par les centres régionaux de recherche du Fofifa à adapter aux spécificités régionales

    DÉVELOPPEMENT RURAL – Les recherches menées par les centres régionaux de recherche du Fofifa à adapter aux spécificités régionales

    Antananarivo, 27 Avril, 20h30 – “Une recherche efficace, moteur du développement”. Le thème de la célébration du jubilé d’or du Centre national de recherches appliquées au développement rural (Fofifa) met l’accent sur la nécessité de dynamiser la recherche agricole au plus près des réalités locales. La cérémonie du cinquantenaire qui a eu lieu à Toamasina les 17 et 18 avril derniers a justement rappelé l’importance d’orienter les travaux scientifiques vers les besoins spécifiques de chaque territoire.

     

    A l’occasion de ce jubilé, les centres régionaux de recherche sont ainsi encouragés à intensifier leurs travaux sur les cultures spécifiques à leur zone d’implantation. Dans la région Atsinanana, par exemple, les recherches devraient se concentrer particulièrement sur le café, le poivre, le girofle, la vanille, le maïs mais aussi sur des variétés de riz adaptées aux conditions locales. L’objectif est d’apporter des réponses locales aux enjeux de sécurité alimentaire et de changement climatique, comme le souligne le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.

     

    Pour s’assurer de l’efficacité des recherches, les centres régionaux de recherche sont aussi incités à développer des « parcelles de démonstration de bonnes pratiques » de façon à vulgariser les résultats de leurs recherches. Leurs travaux devraient également viser à promouvoir des techniques améliorant les rendements tout en protégeant les sols, l’eau et les forêts, ainsi qu’à lutter contre le changement climatique.

     

    La célébration du cinquantenaire du Fofifa à Toamasina a également permis de mettre en avant certains projets menés par le centre de recherche avec ses partenaires, dont le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Une station météorologique, destinée à fournir des données de référence pour la recherche et les exploitants agricoles, opérationnelle depuis fin 2024, a ainsi été officiellement inaugurée.

     

    Photo : Ministère de l’Agriculture et de l’élevage

  • CONJONCTURE – L’Etat revoit à la baisse ses prévisions de croissance économique de 5% à 4,5% pour 2025

    CONJONCTURE – L’Etat revoit à la baisse ses prévisions de croissance économique de 5% à 4,5% pour 2025

    Antananarivo, 27 Avril, 10h25 – La croissance économique de la Grande île est prévue ralentir pour s’établir à 4,5% en 2025. Elle pourrait ainsi être en baisse par rapport à l’estimation faite par l’Etat au début de l’année qui tablait sur une croissance de 5%. C’est la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, qui avait fait part de cette révision, en marge du déplacement de la délégation malgache, pour sa participation aux réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

     

    L’Etat anticipe cette baisse de la croissance pour Madagascar, en tenant compte de ce que pourrait être l’effectivité ou non de l’application du nouveau régime douanier américain imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Le gouvernement américain taxe ces produits malgaches à 10% jusqu’au 08 juillet et à 47% au-delà de ce délai, selon la disposition prévue être appliquée par l’administration Trump.

     

    Si cette disposition est effectivement appliquée suivant ces délais et ces taux, l’Etat anticipe une baisse de 42% des exportations de produits textiles de Madagascar à la fin de cette année. La baisse pourrait être de 12,10% pour les exportations de la vanille sous ses mêmes conditions, avance la ministre Rindra Rabarinirinarison.

     

    Des évolutions positives pourraient néanmoins être espérées par Madagascar, suivant les discussions et les négociations engagées par la partie malgache avec le Gouvernement américain, soutient la ministre en charge de l’Economie et des finances. “Mais pour le moment, avec les données à notre disposition, voilà ce que pourrait être l’impact de cette disposition douanière américaine sur notre économie”, expose-t-elle.

     

    C’est cette prévision de croissance économique à 4,5% qu’aurait également avancé la délégation du FMI qui avait effectué la deuxième revue du programme économique de Madagascar dans le cadre des accords de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité de résilience et de la durabilité au début de ce mois d’avril, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison.

     

    Le Fonds monétaire international avait expliqué que dans un contexte d’incertitude mondiale croissante, il devient impératif pour Madagascar de mettre en place des plans de contingence. Ces plans devront permettre de préserver la crédibilité budgétaire, d’une part et de laisser le taux de change jouer son rôle d’amortisseur pour la viabilité extérieure, d’autre part. La Banque Centrale devrait surveiller de près les effets indirects des chocs récents et se tenir prête à relever ses taux directeurs pour maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante, préconise cette institution de Bretton Woods.

  • EXPORTATION – Environ 180 000 emplois dans le textile et la vanille menacés avec le nouveau régime douanier américain

    EXPORTATION – Environ 180 000 emplois dans le textile et la vanille menacés avec le nouveau régime douanier américain

    Antananarivo, 26 Avril, 8h50 – 180 000 emplois se trouvent actuellement menacés avec le nouveau régime douanier américain imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Cette situation touche environ 60 000 emplois dans le secteur textile et environ 120 000 emplois dans la filière vanille, indique le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, dans une émission spéciale diffusée par TV Plus Madagascar en marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

     

    Il s’agit de prévisions que les membres du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) lui auraient rapportées, précise le gouverneur de la Banque centrale. Et elles auraient été avancées en supposant qu’il n’y ait aucune solution à la situation actuelle, a-t-il exposé.

     

    Le textile, la vanille et les produits miniers sont les trois produits qui dominent les exportations malgaches vers les Etats-Unis, rappelle la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. En termes de volume, leur part sur les exportations totales de la Grande île vers cette destination est de 54,8% pour le secteur textile, 23,07% pour les produits miniers et 16,9% pour la vanille, a-t-elle détaillé.

     

    Les impacts du nouveau régime douanier américain sur les activités des entreprises qui exportent ces produits vers les Etats-Unis ne sont pas négligeables. Il y a les emplois qui en sont concernés au niveau des entreprises franches mais aussi donc les emplois liés à l’exportation de la vanille. Mais la ministre Rindra Rabarinirinarison y ajoute encore l’impact de cette mesure sur les sociétés dans le transport de marchandises qui assurent habituellement l’acheminement de ces produits en partance des usines vers les ports.

     

    L’Etat se mobilise face à cette situation et le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique est fortement impliqué pour y trouver des solutions. La ministre Hanitra Razakaboana avait déjà insisté, à l’issue d’une rencontre avec des représentants du groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) que « le maintien des emplois reste la priorité de l’Etat ». Elle avait avancé des soutiens aux entreprises qui se trouvent dans une situation délicate, mais n’y a cependant pas révélé des détails.

     

    Récemment le GEFP avait indiqué que les mesures américaines pousseront à la fois les investisseurs et les donneurs d’ordre à réévaluer et ajuster leurs commandes produites à Madagascar à destination des États-Unis. Ce groupement indique par ailleurs que « conséquences de ces décisions varieront selon le contexte propre à chaque entreprise et s’étendront sur le court, moyen et long terme ».

     

  • GROUPEMENT PROFESSIONNEL – Tiana Rasamimanana réélu président du SIM pour un second mandat

    GROUPEMENT PROFESSIONNEL – Tiana Rasamimanana réélu président du SIM pour un second mandat

    Antananarivo, 26 Avril, 13h15 – Tiana Rasamimanana rempile. L’assemblée générale ordinaire du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM), tenue ce vendredi à Anosy, reconduit le représentant du groupe Sipromad à sa présidence pour un second mandat couvrant la période 2025-2027.

     

     

    Avec cette réélection, Tiana Rasamimanana poursuit l’élan amorcé depuis son élection initiale en 2023, souligne le SIM. Sa reconduction intervient dans un contexte de forte mobilisation du SIM pour la défense des intérêts de l’industrie locale, la valorisation du label “Vita Malagasy” et l’accompagnement des jeunes talents.

     

     

    Ce renouvellement de confiance de la part des 25 membres du Conseil d’administration représentant les le tissu industriel malgache témoigne de la volonté du syndicat de maintenir le cap sur une vision d’une industrie malgache plus forte, innovante et résiliente. Le groupement passe par ailleurs à 167 membres, témoignant de la dynamique d’adhésion remarquable enregistrée en 2024.

     

    Photo : Syndicat des industries de Madagascar

  • CONDITIONS DE VIE – Un taux de pauvreté de 80% pour Madagascar en 2024, selon le Macro poverty outlook 2025 de la Banque mondiale

    CONDITIONS DE VIE – Un taux de pauvreté de 80% pour Madagascar en 2024, selon le Macro poverty outlook 2025 de la Banque mondiale

    Antananarivo, 26 Avril, 7h45 – Madagascar affiche l’un des taux de pauvreté les plus élevés au monde, selon la Banque mondiale. Dans le rapport 2025 sur les Perspectives macroéconomiques de la pauvreté ou le « Macro poverty outlook » qu’elle publie en ce mois d’avril, cette institution de Bretton Woods indique que 80% de la population malgache vivent en dessous du nouveau seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour en 2024. Des chiffres que le président de la République Andry Rajoelina, qui ne nie pas l’existence de la pauvreté, relativise, estimant que les barèmes locaux et internationaux ne sont pas pareils.

     

    A en croire la Banque mondiale, les revenus réels moyens ont diminué au fil du temps à Madagascar. Le PIB par habitant du pays est passé de 812 dollars en 1960 à 456 dollars en 2024. Et bien que ce partenaire de la Grande île ait noté une amélioration de la croissance au pays, “la croissance actuelle reste insuffisante pour soutenir la création d’emplois et soutenir la réduction de la pauvreté, en particulier avec une croissance démographique de 2,4 % par an”, estime-t-il.

     

    Pour expliquer cette situation, la Banque mondiale souligne que cette croissance est entravée par la prédominance de secteurs à faible productivité, la médiocrité des infrastructures et la lenteur de l’accumulation du capital humain. Et la situation est même aggravée par le faible ratio impôts/PIB qui est de moins de 11 % et qui limite la fourniture de biens publics.

     

    La volatilité des prix des produits de base, combinée au manque de diversification des exportations et des marchés, constituent par ailleurs des obstacles à une croissance plus rapide et inclusive, soutient la Banque mondiale. Sans oublier les chocs climatiques et la mainmise des élites qu’elle a également soulevés.

     

    Face aux chiffres, le président de la République Andry Rajoelina relativise. Sans nier la réalité de la pauvreté d’une grande partie de la population malgache, il préfère néanmoins mettre en avant “le bonheur” des Malgaches qui ne cherchent pas à manger du fromage ou du caviar, mais qui sont heureux de manger le riz et la viande de zébu.

     

    Pour le chef de l’Etat qui s’est exprimé sur TV5 Monde durant la visite d’Etat de son homologue français Emmanuel Macron, “le système de mesure de la pauvreté au niveau international et au niveau local n’est pas pareil”. Il donne l’exemple du salarié “européen” qui gagne autour de 1 200 euros mais qui vit dans la pauvreté”, et le compare au “paysan malgache qui vit dans la campagne et qui est heureux s’il touche 500 000 ariary”.

     

    “On peut vivre heureux sans les mêmes barèmes que le monde nous impose”, poursuit Andry Rajoelina qui souligne que “chacun a sa zone de confort”. Il n’en estime pas moins qu’il est “là pour améliorer le quotidien de la population malgache et pour augmenter les revenus”. “Je ne dis pas que la pauvreté n’existe pas, mais je suis là justement à mettre tout en oeuvre pour combattre cette pauvreté et pour rendre les Malgaches fiers d’être Malgaches et heureux dans leur pays”, indique-t-il dans l’interview.

     

    Et pour combattre la pauvreté, il met en avant “une arme” dont disposent les Malgaches, “la transformation agricole”. Celle qui va combattre les “méthodes de culture artisanales” qui font que les agriculteurs, constituant 80% de la population, soient pauvres. Il s’agit donc “d’aider les agriculteurs à augmenter le rendement à l’hectare” à travers la “mécanisation des méthodologies de plantation” et à un meilleur “accès aux engrais et aux semences améliorées”.

     

    La Banque mondiale, de son côté, préconise une meilleure gouvernance pour parvenir à la réduction de la pauvreté persistante et la promotion d’une croissance élevée et résistante. Elle souligne que cet objectif nécessite également “un environnement commercial favorable, des réformes structurelles dans des secteurs clés et une accumulation plus rapide de capital humain et physique.

     

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  • CARGO AERIEN – Madagascar se projette dans le transport par dirigeable avec la compagnie Flying Whales

    CARGO AERIEN – Madagascar se projette dans le transport par dirigeable avec la compagnie Flying Whales

    Antananarivo, 25 Avril, 16h55 – Madagascar entend révolutionner le transport aérien de marchandises avec des dirigeables. Ce projet va être mené avec la compagnie Flying Whales, avec laquelle le ministère des Transports et de la météorologie vient de signer un protocole d’accord de coopération. C’était en marge de la visite officielle de très haut niveau d’une délégation française à Madagascar, cette semaine.

    Les autorités malgaches entendent recourir au service du LCA60T (Large capacity airship 60 tons), un dirigeable écologique de 200 mètres qui a une capacité d’emport de 60 tonnes. Celui-ci a par ailleurs la faculté d’atteindre des zones isolées dépourvues d’infrastructures et se révèle particulièrement efficace pour le transport rapide de biens essentiels, comme présenté par son concepteur.

    Au-delà de contribuer au développement économique des territoires enclavés, ce projet devrait également permettre de renforcer le transport aérien des marchandises, dont les équipements pour le secteur de l’énergie, la santé ou encore l’amélioration des infrastructures aéroportuaires existantes, avance le ministère en charge des Transports. Il devrait également promouvoir un transport aérien durable ou encore la création d’emplois de qualité, ajoute ce département.

    Ce projet s’aligne par ailleurs sur la vision de l’État malgache, qui entend mettre en place un système de transport durable, l’amélioration de l’accessibilité dans toutes les régions de Madagascar. Il appuie également le pays à relever le défi du développement durable, selon toujours le ministère du Transport et de la météorologie.